Canon EOS 1D Mark IV : les "Jaunes" enfin rattrapés par les "Rouges"

21 octobre 2009
Si les deux dernières années étaient marquées par l’avance inexorable de Nikon, grâce à une meilleure maîtrise du traitement de bruit aux très hautes sensibilités, Canon se réhabilite enfin aux yeux des photographes en présentant le remplaçant du Canon EOS 1D Mark III.
21 octobre 2009
Si les deux dernières années étaient marquées par l’avance inexorable de Nikon, grâce à une meilleure maîtrise du traitement de bruit aux très hautes sensibilités, Canon se réhabilite enfin aux yeux des photographes en présentant le remplaçant du Canon EOS 1D Mark III.
Dans la continuité : le boîtier
Son nouveau capteur CMOS au format APS-H (18,6 ×27, 9 mm) arbore 16 millions pixels et se dote d’un puissant double processeur DIGIC 4, qui lui permet d’atteindre 10 images par seconde en mode rafale. L’architecture du capteur de l’EOS 1D Mark IV a été améliorée : outre une profondeur d’analyse de 14 bits, le capteur bénéficie d’un rapport signal/bruit supérieur, grâce à un circuit dédié à la suppression du bruit et une nouvelle architecture pour réduire l’espacement des éléments photosensibles. Ainsi, l’appareil propose par défaut des sensibilités ISO entre 100 et 12.800 ISO et jusqu’à 102.400 ISO (H3) en mode étendu. Canon annonce un niveau de bruit inférieur : à 6400 ISO, le niveau de bruit du Canon EOS 1D Mark IV serait similaire à celui obtenu à 1600 ISO avec l’EOS 1D Mark III dont les performances étaient déjà très convenables. À noter que le Nikon D3s arbore un capteur plein format dont les photosites mesurent 8,5 µm contre environ 5,2 µm pour le Canon, voilà une confrontation qui s’annonce passionnante pour ce qui est de leur qualité d’image respective aux sensibilités les plus élevées.
Un nouveau capteur APS-H à 16 mégapixels
En termes de puissance de calcul, le nouveau double processeur est également très impressionnant : l’appareil enregistre jusqu’à 121 photos au format JPEG ou 28 photos au format RAW à 10 images par seconde et propose également deux formats « RAW » aux définitions réduites, M-RAW (9 mégapixels environ) et S-RAW (4 mégapixels) et trois formats JPEG (L, M1, M2 et S). L’électronique de l’appareil corrige automatiquement le vignetage de nombreux objectifs, soit à la prise de vue (format JPEG), soit dans le logiciel DPP (format RAW).
Le nouveau double processeur DIGIC 4
La fonction ALO (Auto Lighting Optimizer) que l’on retrouve également dans DPP permet d’équilibrer la luminosité et le contraste des images sous-exposées ou prises à contre-jour. Suivant Canon, elle n’influe que faiblement sur le bruit dans les zones d’image ainsi éclairées et elle permet de corriger désormais des images prises en modes manuel et B. Notez aussi un nouveau système d’exposition qui s’appuie sur un capteur SPC à 63 zones pour obtenir des images mieux exposées. Hormis la mesure évaluative (qui est couplée aux collimateurs de mise au point), l’EOS 1D Mark IV propose une mesure sélective qui se concentre sur 13,5 % de la surface du viseur, deux modes de mesure spot (centrée ou couplée au collimateur AF actif) et une mesure multispot, permettant de pondérer jusqu’à huit mesures indépendantes. .
Quant à la vidéo, elle n’a pas été oubliée : l’EOS 1D Mark IV propose trois formats (1920×1080, 1280×720 et 640×480) et plusieurs cadences d’enregistrement (60, 50, 30, 25 et 24 images par seconde) et permet un ajustement manuel de l’exposition. L’EOS 1D Mark IV se place ainsi au-dessus du Nikon D3s qui se contente d’une définition maximale de 1280×720, insuffisante pour mériter le libellé Full HD. Pour l’enregistrement du son, vous pouvez choisir entre un microphone intégré et un microphone externe. Notez que les sensibilités ISO les plus élevées peuvent être également utiles à augmenter la profondeur de champ (assez faible) lors d’une saisie vidéo.
Pas vraiment adaptée à la vidéo : la disposition des commandes l’EOS 1D Mark IV
Pour reconquérir les photographes fortement déçus des performances de l’EOS 1D Mark III en termes de mise au point AF, Canon se doit de proposer un nouveau système de mise au point. Doté de 45 collimateurs, dont 39 collimateurs croisés, et d’une plage de sensibilité de -1 IL à 18 IL, ce nouveau système propose un nouveau mode Ai Servo II qui effectue une mise au point sur une position prévue par anticipation pour ainsi obtenir une photo nette. Le nouveau boîtier devrait être capable de suivre des sujets se déplaçant à différentes vitesses et à distances variables, le fabricant annonce de meilleures performances en macrophotographie, à la fois pour la mise au point et le suivi.
Pour ce qui est des autres caractéristiques de l’appareil, elles sont proches de celles de l’ancien modèle : finition renforcée et tropicalisée en alliage de magnésium (76 points d’étanchéité), afficheur LCD de 3 pouces (mais à 920.000 points), viseur à pentaprisme couvrant 100 % et d’un agrandissement de 0,76 fois, obturateur performant et résistant (30-1/8000 seconde + B, vitesse synchro 1/300s) et système de nettoyage de poussières.
Le chassis en alliage de magnésium
Un nouveau transmetteur sans fil, WFT-E2 II A, permet de déclencher plusieurs appareils (jusqu’à 10), un nouveau mode serveur WFT de piloter l’appareil à distance, y compris via Internet et en accédant directement aux commandes de l’appareil. Il est également possible d’enregistrer des métadonnées GPS. Le 1D Mark IV conserve le double slot CF/SD, la prise USB 2 et la batterie LP-E4 du précedesseur, cette dernière lui devrait procurer une autonomie importante, car Canon annonce jusqu’à 1500 vues à 23 °C et 1200 vues à 0°C. Annoncé à 5300 euros, le tarif du Canon EOS 1D Mark IV est proche de celui de son concurrent direct, Nikon D3s (5500 euros).

































