"Maîtriser le Canon EOS 5D Mk II" en avant-première : choisir l'ouverture du diaphragme
D’un point de vue esthétique, l’ouverture du diaphragme permet de gérer la profondeur de champ de l’image, mais elle a aussi une incidence sur le piqué et peut réduire ou faire apparaître certains défauts optiques. Choisir une valeur plutôt qu’une autre résulte donc autant d’un choix d’ordre créatif que d’un compromis technique puisque l’ouverture du diaphragme conditionne temps et de pose et sensibilité ou en découle.
Ouverture et profondeur de champ
La profondeur de champ est liée à un certain nombre de variables. Elle est d’autant plus étendue que le diaphragme est fermé (et inversement) ; ainsi, en portrait, on peut isoler un visage sur un fond flou grâce à une grande ouverture (f/2,8 par exemple), tandis que pour rendre compte de l‘étendue d’un paysage, on privilégie une petite ouverture (comme f/11).
Son étendue, ainsi que sa répartition de part et d’autre du plan de netteté sont non seulement tributaires de l’ouverture du diaphragme, mais subissent également l’influence de la distance de mise au point. S’il est communément admis que la profondeur de champ s‘étale 1/3 en avant, 2/3 en arrière, cette règle est mise à mal dès que l’on se rapproche fortement de son sujet ou que le dernier plan net est très éloigné. En macro, elle est ainsi d’autant plus courte que le sujet est proche et sa répartition tend vers un équilibre moitié en avant et moitié en arrière. Inversement, si la zone perçue comme étant nette sur l’image s‘étend au-delà d’une certaine distance et tend vers l’infini, on constate que la profondeur de champ en arrière du plan de mise au point est largement supérieure à celle qui est en avant de ce dernier. L’exploitation de cette condition dite “d’hyperfocale” est très utile en paysage et en reportage (voir plus loin).
Cette série a été réalisée avec un objectif de 50 mm et en conservant le même point de vue ; la variation de l’ouverture du diaphragme montre donc l‘évolution de la profondeur de champ. L’ouverture maximale d’une optique est déterminante et on observe qu’obtenir des effets de flou prononcé est plus facile avec une focale fixe lumineuse qu’avec un zoom à l’ouverture modeste.






























