Questions Photo

AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G : annonce officielle

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Alors que Canon semble snober les photographes à budget plus modeste, privilégiant la sortie de cailloux « L », plus onéreux les uns que les autres, Nikon semble avoir choisi une programmation moins élitiste pour le renouvellement de sa gamme d’objectifs. Ainsi, l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.4G aura très bientôt un petit frère, un tantinet moins lumineux, mais tout de même très alléchant par ses caractéristiques techniques.

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Photo d’architecture : démarche informative et/ou approche esthétique ?

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La photographie “esthétique”
Depuis l’Antiquité, l’architecture exerce un grand pouvoir attractif sur les hommes. Les pharaons, les rois, les empereurs, le clergé ont exprimé leur puissance en commandant aux bâtisseurs des pyramides, des châteaux ou des cathédrales toujours plus grands, plus hauts ou plus beaux. Et ceux-ci ont rivalisé de créativité pour inventer les systèmes constructifs les plus ingénieux et les ornements les plus sophistiqués. Aujourd’hui, les commanditaires ont changé, la demande en bâtiments exceptionnels est faite par les états, les collectivités ou les promoteurs. Pour autant, l’architecture quotidienne n’apparaît plus comme le parent pauvre de ce domaine, et beaucoup d’architectes apportent un soin extrême à des projets modestes par la taille, mais souvent grands par l’imagination, la technicité et la créativité.


Démarche artistique à contenu sémantique. Entre la destruction d’un vieil édifice et la reconstruction de son successeur, il existe un temps plus ou moins long pendant lequel restent apparentes des traces révélant les activités humaines passées. Ces empreintes d’escaliers arrachés, ces mosaïques de papiers peints et de faïences, ces fenêtres murées, ces crépis soufflés et ces structures déshabillées représentent autant d’indices témoignant de la vie passée en ces lieux. Série “Mémoires et traces”. © Gilles Aymard (Nikon F100, objectif 35 mm f/2).

Aux yeux de celui qui sait le regarder, un bâtiment n’est pas un objet inerte et statique ; comme un paysage, il “vit” au rythme des changements de lumière quotidiens et saisonniers. L’architecture est ainsi un sujet inépuisable pour l’art photographique. Dans cette approche “esthétique”, plusieurs démarches existent.
Le photographe choisit de mettre en valeur l‘œuvre d’un autre artiste, architecte, designer ou sculpteur, par ses photographies. Il cherche à faire découvrir le bâtiment sous des points de vue nouveaux ou inhabituels que son créateur n’avait pas forcément prévus ou imaginés. L‘œuvre du concepteur est le sujet principal.
Le photographe peut aussi, dans une approche poétique, se servir de l‘œuvre comme support à sa propre création, accroche de la lumière, abstraction graphique… Dans ce cas, le sujet photographié n’est qu’un prétexte, il n’est pas le sujet principal. Le photographe a pour seules intentions de déclencher émotion, interrogation, admiration du spectateur, et de faire partager un plaisir esthétique. Il peut aussi travailler sur un thème récurrent afin de créer des séries.


Les reflets dans l’architecture. De tout temps, les modes de construction ont suivi les progrès technologiques et industriels : à la pierre, au bois et à la terre succédèrent le béton et l’acier. Aujourd’hui, le verre est l’un des symboles de l’architecture contemporaine. Matériau transparent par essence, il devient miroir lorsqu’il préserve l’intimité des espaces ou habille les immenses façades urbaines. Le bâti disparaît alors au profit de reflets créant perspectives irréelles, espaces de fiction, façades-mosaïques qui offrent une vision subjective, abstraite et poétique du paysage urbain. © Gilles Aymard (Nikon F100, objectif 180 mm f/2,8).

L’iconographe : au cœur du processus de diffusion des images

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Les frontières du métier
Certes, l’iconographe est polyvalent, mais il doit savoir poser des limites : où s’arrête son métier, où commence celui de ses collègues ? Trois tâches en particulier ne sont pas de son ressort :

  • la retouche d’image requiert des connaissances très spécifiques (maîtrise de la colorimétrie, du graphisme, etc.) qui ne s’apprennent pas en quelques heures (!), ainsi qu’un matériel adéquat (logiciels, écran calibré, etc.). C’est à l’iconographe, en revanche, de s’assurer que le droit moral de l’auteur de l’image est respecté, c’est-à-dire que l‘œuvre originale n’a pas été dénaturée (sans que l’auteur ait donné son accord écrit – voir chapitre 3) ;
  • la maquette : la mise en pages nécessite aussi des compétences précises, qui ne sont pas les siennes. Lorsqu’on lui soumet le BAT d’un magazine ou d’un livre, il n’a pas à commenter le choix de mise en pages, de polices, de couleurs, etc. ; par contre, vérifier que l’image est bien au format prévu au contrat, qu’elle n’a pas été recadrée ni retouchée abusivement, que la légende et le copyright sont corrects, fait partie de ses attributions ;
  • la prise de vue(s) est également un métier à part entière ! En dépit des apparences, on ne s’improvise pas photographe, ni vidéaste : il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton, il faut maîtriser la lumière, le cadrage, la composition, etc. Savoir exprimer clairement la demande du client pour guider efficacement le photographe ou le vidéaste dans la réalisation de la commande sera, en revanche, entièrement de son ressort.

Divers secteurs d’activité
Il faut insister sur la diversité des “clients” ou des commanditaires. En dehors des secteurs traditionnels, qui sont tous les médias, la presse écrite et audiovisuelle, les sites Web avec maintenant les déclinaisons multisupports (sur tablettes numériques ou téléphones portables), les éditeurs de livres (édition multimédias ou print), les agences de presse et agences photographiques, ainsi que les fonds photo, les secteurs dans lesquels les iconographes peuvent évoluer sont aussi :

  • la publicité commerciale ;
  • la communication institutionnelle, print ou numérique ;
  • l’enseignement ;
  • la documentation ;
  • l‘événementiel, les expositions ;
  • la gestion de fonds et de banques d’image, pour des photographes indépendants par exemple.

Du plus petit au plus grand, dès qu’il y a utilisation d’une image, l’iconographe peut intervenir, et encore plus lorsque l’image doit être reproduite dans un cadre commercial. Mais un iconographe peut aussi ordonner un fonds photographique privé ou une collection qui n’a pas vocation à produire des revenus mais que son inorganisation rend tout simplement inexploitable.

Dans tous les cas, l’iconographe doit défendre ses compétences et son savoir-faire. Les aspects juridiques, financiers et administratifs inhérents au métier font de lui un professionnel rigoureux et exigeant, ayant à cœur de protéger les auteurs et leurs créations, et garantissant la diffusion paisible de visuels choisis avec pertinence.
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Cet article est extrait de “Profession iconographe”, prochainement disponible aux éditions Eyrolles, 292 p., 26 euros, ISBN : 978-2-212-12837-6.

L’ouvrage est coécrit par trois professionnelles de terrain. Aurélie Lacouchie est secrétaire de l’Association nationale des iconographes (ANI) et responsable de photothèque. Souâd Mechta est photographe, iconographe, et intervenante dans différentes écoles. Elisabeth Sourdillat est iconographe pour la presse et l‘édition, et enseigne le droit des images et l’iconographie à l’université de Nantes.

Akvis Enhancer 12 : une nouvelle version destinée à embellir vos images

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Akvis Enhancer vise à optimiser le contraste et la précision des détails, et ce, même pour des images sur-ou sousexposées. La nouvelle mouture indépendante du logiciel propose désormais une prise en charge directe des fichiers RAW et le traitement par lots, qui était auparavant uniquement proposé par la version plug-in s’intégrant dans Photoshop.

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Photo culinaire : transmettre un message

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Le bon instant
S’il est des sujets qui nous laissent du temps, la nature morte est de ceux-là. Photo culinaire et nature morte présentent de nombreux points communs, particulièrement le temps que l’on peut consacrer à la préparation, à la composition et à la création de l’ambiance. Sauf à travailler en lumière naturelle, changeante par définition, tout ce travail réalisé en amont n’occasionne pas de stress particulier : on prend le temps de choisir les éléments, de les disposer, de les éclairer jusqu‘à obtenir le résultat escompté.


Le granité est un dessert avec lequel il est difficile de tricher, car il fond très rapidement. Il oblige donc le photographe à être parfaitement au point. Dès lors qu’il est disposé dans les coupes, il ne reste que quelques secondes pour photographier de beaux cristaux de glace. (Hasselblad avec dos numérique Phase One H20, f/5,6 à 1/60 s, 50 ISO, 150 mm.)

Ensuite, tout s’accélère avec l’arrivée de produits frais, glacés ou même cuits. Plus le temps de traîner, car l’aspect change très vite, se ternit, sèche, fond : on doit affiner le réglage avec un maximum de célérité jusqu‘à l’aboutissement, le dépôt de l’ultime goutte d’assaisonnement qui ne doit pas avoir le temps de se figer ou de s‘étaler.

Les clients potentiels
En cuisine, il y a des recettes, en photo culinaire aussi, mais dans l’un comme dans l’autre domaine, il ne suffit pas d’appliquer des recettes toutes faites pour garantir la réussite. Au final, c’est le petit grain de sel, la petite touche d‘épice qui fait la différence. Il n’y a donc pas qu’une seule recette de la bonne image mais une multiplicité, et ce n’est pas forcément l’esthétisme qui l’emporte, mais la capacité à répondre à la demande précise d’un donneur d’ordre.
Justement, qui est-il ? Le panel est large. De l‘éditeur de livres en passant par l’agence de communication, les éditeurs de presse, les établissements hôteliers, les fabricants, importateurs et revendeurs de matériels culinaires ou d’art de la table, les acteurs des multiples filières de l’agroalimentaire, etc., il existe mille et un besoins, catalogues, emballages, livres, revues, affiches, sites Internet, décoration de stands, etc., et à chaque usage un type de travail. Vins, fromages, légumes, plats du terroir, gastronomie étoilée, emballages alimentaires et catalogues, tout est un sujet potentiel. L’art photographique se cache parfois là où on ne l’attend pas. Nous verrons par la suite que différents acteurs prennent part à l‘élaboration des photos (stylistes, chefs cuisiniers, directeurs artistiques, etc.).
Selon sa destination finale (emballage, livre, publicité, etc.), l’image sera différente et sa réalisation vous demandera de mettre en œuvre des techniques particulières. Ainsi, au cours de cet ouvrage, nous aborderons les différentes spécialités de la photo culinaire, traitées dans autant de chapitres : l’image à caractère commercial, destinée aux emballages alimentaires, aux catalogues, etc. ; la photo de recette grand public (fiche recette avec pas à pas, livre de cuisine pratique, etc.) ; le livre de chef. Cette liste n’est pas exhaustive, mais parfaitement représentative du quotidien d’un photographe culinaire.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !