Questions Photo

Nouveau DxO Optics Pro 7 et prise en charge du Fujifilm X100

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Hauts ISO, la recherche de la pôle position

Si pendant un temps DxO Optics Pro était le seul logiciel disponible pour les situations désespérées en termes de bruit dans les RAW à hauts ISO, la sortie de Lightroom 3 avait remis la balle au centre. La v7 va sans doute redonner la pôle position à DxO, car les autoréglages par défaut nécessitent moins d’ajustements personnalisés que la version 6 pour aboutir à d’excellents résultats. La personnalisation et la création d’autoréglages particuliers restent toujours aussi faciles.


Réglage par défaut d’une image à 51 200 ISO au Nikon D3s.

 


Il est facile de créer son propre autoréglage, ici “D3S report spécial”.

Pour avoir traité des milliers de photos en hauts ISO par batch avec les versions béta de DxO 7, j’ai cependant eu beaucoup moins recours aux autoréglages personnalisés qu’avec les versions antérieures qui avaient tendance à trop lisser les structures en hauts ISO, car le réglage par défaut donne maintenant très souvent un résultat convaincant dès la première passe en automatique. On peut ajouter aux images l’autoréglage “détails – conserver un grain fin” pour donner à ses images une légère touche argentique.


Développement par défaut d’une prise de vue au D3s à 20 000 ISO au cours de la première du Cirque du Soleil, spectacle Cortéo, à Paris.

 

 

Noël : dix cadeaux pour photographes

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Tous les ans, nous sommes confrontés au même dilemme : que faut-il offrir à Nöel à un ami, époux, fils ou papa photographe ? Et que faut-il demander au père Nöel ? Si le Web fourmille d’idées de cadeaux, la plupart des produits proposés ne sont pas d’une grande utilité pour un photographe ou simplement trop onéreux. Voici quelques idées de cadeaux à moins de 100 euros (c’est la crise…) dont un photographe peut tirer un bénéfice immédiat pour ses prises de vue.

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Reflecta MF5000 : un nouveau scanner film pour moyens formats

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CyberView X5

Alors qu’un scanner de ce prix mérite une version complète de Vuescan ou de SilverFast Ai, Reflecta ne fournit qu’une version du logiciel de numérisation CyberView X5 qui accompagne les autres scanners du fabricant Pacifique Image Eletronics. Il s’agit d’une décision assez incompréhensible, car Reflecta a pris la bonne habitude de livrer ses scanners avec le logiciel SilverFast, situé à mille lieues de l’application taïwanaise. Dès l’ouverture, l’utilisateur est frappé par la pauvreté fonctionnelle de CyberView X5 qui souffre également d’une interface qui semble avoir été conçue par des inconditionnels du dinosaure Windows 3.1. Bref, vivement la sortie et la livraison d’une version 8 de SilverFast pour tirer la quintessence de ce scanner. Notez que CyberView X5 utilise désormais des outils propriétaires pour la réduction des poussières et rayures (Magic Touch au lieu d’ICE), la restitution des couleurs (Auto Color au lieu de ROC) et la réduction du grain (Digital Noise reduction au lieu de GEM).



CyberView X5 : difficile de trouver pire en matière de logiciels de numérisation !

Une fois ouvert, le logiciel propose une interface utilisateur très dépouillée et en anglais. Idéalement, vous commencez par définir les paramètres de numérisation pour chaque flux de production (diapositive, négatif couleur et négatif noir et blanc) en paramétrant les Préférences du scanner (Scan>Preference). L’onglet Scan Setting permet de choisir la résolution de l’aperçu (320 ou 640 pp), la profondeur d’analyse (8 ou 16 bits/couche), la qualité de numérisation (Normal ou Qualité) et la résolution de numérisation par défaut (plusieurs réglages entre 320 et 3200 ppp ainsi qu’un réglage personnalisé). L’onglet Advanced Setting permet d’activer les automatismes de correction pour l’exposition, la balance des couleurs, le contraste et la réduction du grain/bruit. L’onglet Default Scanning Area propose de personnaliser la surface numérisée (une option rarement ou jamais sollicitée…) et l’onglet Magic Touch/AutoColor d’enclencher le nettoyage des poussières et des rayures et la restauration des couleurs. À noter que le logiciel ne comporte aucun réglage pour la gestion des couleurs. Il semble que les développeurs soient fâchés avec ce concept pourtant devenu incontournable pour un logiciel d’image. De ce fait, il n’y a aucun contrôle sur la prise en charge du profil d’affichage du système et le mystère règne quant à la présence d’un profil ICC du scanner et au choix de l’espace de travail interne. Qui plus est, les images produites par le scanner n’incorporent aucun profil, ce qui laisse un utilisateur un tantinet exigeant avec un cruel dilemme chaque fois qu’il ouvre un des fichiers dans Photoshop : faut-il alors désactiver la gestion des couleurs ou lui attribuer un profil par défaut, choisi au petit bonheur la chance ?

Après avoir paramétré les réglages par défaut, vous pouvez cliquer sur l’icône Prescan pour obtenir un aperçu de la numérisation finale. L’aperçu est uniquement utile au cadrage : compte tenu de sa faible résolution et de l’absence d’une gestion de couleur, vous ne pouvez pas vous fier à lui pour évaluer la netteté, le contraste et les couleurs. Le flux de production prescrit par les trois icônes prend donc tout son sens : la pré-numérisation (Prescan) est suivie de la numérisation (Scan) et l’ajustement des images étant relégué à Photoshop ou Photoshop Elements au lieu d’être affecté au logiciel de numérisation (Image Adjustment). Car si CyberView X5 offre des outils de correction, ils sont rudimentaires et pas très pointus :

  • L’onglet Variations se calque sur l’ancienne commande Variantes de Photoshop qui permet de modifier au choix les couleurs des tons foncés, tons moyens et tons clairs.
  • L’onglet Color Balance propose d’ajuster la luminosité, le contraste, la saturation et la teinte.
  • Quant à l’onglet Curves and Levels, il offre les deux outils Courbes et Niveaux, présentés de manière peu ergonomique.



Les outils de correction : mieux vaut produire un “bruit de scan”, puis de faire les corrections de tonalité et de couleur dans Photoshop Elements (fourni) ou Photoshop…

Notez aussi que le logiciel n’offre aucune commande conviviale et simple à utiliser pour ajuster la balance des blancs — un comble. Bref, mieux vaut snober les outils de correction de CyberView X5 !

Lorsque vous cliquez sur l’icone Scan, le logiciel ouvre une boîte de dialogue permettant de choisir le dossier, le nom, le type de fichier et sa qualité. Le logiciel permet de choisir deux formats d’enregistrement, TIFF et JPEG. Pour ce dernier, vous pouvez choisir parmi trois taux de compression (Good, Better, Best). En cliquant sur OK, vous initiez la numérisation.

Photoshop et traitement HDR : méthodes alternatives

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Virage HDR

La commande Virage HDR, uniquement proposée par Photoshop CS5, peut se substituer à la commande Tons foncés/Tons clairs. Elle a été conçue pour produire un rendu HDR à partir d’une seule image LDR. Dans notre cas, elle agit simultanément sur la tonalité et les couleurs des images de l’objet dynamique, rassemblées dans une seule image, grâce à l’empilement en mode Moyenne ou Médiane. L’outil Virage HDR est plus puissant et produit des résultats plus typés, mais il utilise un vocabulaire propre à l’imagerie HDR qu’il faut comprendre pour pouvoir en tirer parti.



La commande Virage HDR est uniquement proposée par Photoshop CS5.


Malheureusement, elle s’accorde mal aux objets dynamiques. Contrairement à la commande Tons foncés/tons clairs, elle exige l’abandon du flux de travail non destructif propre aux objets et filtres dynamiques…

  • Le mode par défaut Adaptation locale imite la perception humaine pour restituer une plage dynamique très étendue. Il est le seul à produire des résultats ne nécessitant pas un posttraitement important.
  • Le menu Lueur de contour comporte deux curseurs, Rayon et Intensité, qui déterminent l’action du tone mapping : le Rayon définit la largeur de la zone dans laquelle est ajusté le contraste local et le curseur Intensité le seuil à partir duquel un pixel voisin est considéré comme appartenant à la même plage de luminance. En déplaçant les curseurs à droite, vous pouvez augmenter l’ampleur du contraste local et la largeur de la zone affectée. Là encore, il faut se méfier des halos : vous pouvez les réduire en déplaçant le curseur Intensité à gauche.
  • Le menu Ton et Détail arbore plusieurs curseurs pour peaufiner la tonalité de l’image. Le curseur Gamma compresse les tonalités et le curseur Exposition joue sur la luminosité globale. Quant au curseur Détail, il ressemble au curseur Clarté de Camera Raw et Lightroom : plus sa valeur est élevée, plus le contraste local est fort. Les curseurs Ton foncé et Sélecteur influent séparément sur les tons foncés et tons clairs d’une image et les curseurs Saturation et Vibrance sur la saturation des couleurs.
  • Pour finir, la courbe de virage permet d’intervenir plus en douceur sur la dynamique des hautes lumières, sur le contraste des tons moyens ou sur la transparence des tons foncés. Une bonne stratégie consiste à la faire suivre l’histogramme, ultime repère pour la distribution des pixels dans l’image finale.


Photographier la nature en macro : les araignées (Deuxième partie)

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Technique photo

Attention à la surexposition : les toiles et les araignées, du fait de leur petite taille et de leur finesse, sont peu prises en compte par la cellule qui privilégie l’environnement. Si ce dernier est sombre, toile, fil et animal paraîtront trop clairs. Par ailleurs, à moins de bénéficier d’un peu de rosée ou d’un contre-jour favorable, les toiles se distinguent mal du fond. Vaporisez un peu d’eau pour les mettre en évidence, en procédant délicatement pour éviter de faire fuir l’araignée. Un flash en mode Automatique à côté du boîtier et un second, en mode Manuel déclenché par cellule photoélectrique, derrière la toile, permettront de mieux mettre cette dernière en valeur grâce au contre-jour ainsi produit. Il est prudent de bracketer.

L’éclat du flash annulaire souligne le regard particulier de cette saltique dont les yeux, véritables téléobjectifs, lui permettent d’apprécier la longueur de ses sauts. Pour ceux qui n’apprécient pas ce côté artificiel, l’éclat peut être facilement supprimé au posttraitement. 200 ISO, 65 mm macro, 1/200 s à f/14.
Souvenez-vous que les gros plans d’araignée sont surprenants. En effet, nous avons rarement l’occasion de rencontrer des animaux qui possèdent de six à huit yeux autour de la tête. Toutes n’ont pas les yeux à la même place, c’est même une façon de reconnaître les familles. Pour les photographier, il est indispensable d’utiliser le 50 mm macro, éventuellement retourné, ainsi que deux flashs montés sur support dont l’automatisme TTL est toujours en fonction. Munissez-vous d’un pied ou d’un monopode et approchez en douceur, en prenant garde de ne pas heurter la toile afin de ne pas donner l’alerte. En retournant l’objectif, vous gagnez un peu plus de distance entre l’objectif et le sujet, ce qui vous permet de moins effrayer l’animal et de bénéficier de plus de place pour l’éclairer.

 

 

Photographier la nature en macro : l’envol des insectes (Première partie)

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Les limites de l’emploi des cellules

L’acquisition de cellules photoélectriques ne résoudra pas toutes vos difficultés de prise de vue en vol. En effet, vous devrez encore régler un certain nombre de problèmes techniques. En premier lieu, il faudra baliser le chemin que devra emprunter l’insecte pour passer devant les cellules photoélectriques, déterminer l’endroit où faire la mise au point et, enfin, régler la rapidité de l’éclair pour immobiliser les ailes. Pour plus de confort, une fois encore, je conseille l’emploi de plusieurs flashs.

Guider l’insecte. Avant qu’il déclenche en passant devant la cellule, il faut conduire l’insecte à se présenter à un endroit donné en lui faisant suivre un parcours guidé dont l’ouverture finale sera réduite pour éviter qu’il ne s’éloigne trop. N’oublions pas que sa taille oblige à un rapport relativement important qui réduit la profondeur de champ : à un demi-centimètre près, la photo risque d’être floue. Un bon système consiste à placer les insectes dans une boîte noire dont l’une des faces comporte un cône translucide dirigé vers la lumière. Sur la face opposée, une large ouverture couverte par un rideau noir permet d’introduire de nouveaux « sujets ». En vous plaçant devant une fenêtre, vous récupérerez plus facilement les insectes lors de leur sortie afin de les remettre dans la boîte d’envol.

Régler la mise au point. La cellule est située devant la sortie du cône et les insectes en coupent le faisceau en sortant, ce qui provoque le déclenchement de l’appareil. Voilà pour la théorie. La pratique est plus délicate. En effet, les vitesses de vol varient d’un animal à l’autre et il est difficile de déterminer avec précision à quel endroit régler la mise au point. Selon le matériel utilisé, le déclenchement de l’obturateur varie également. Le mieux est de cadrer assez large au début, puis de réduire progressivement le champ si les résultats confirment la zone de netteté.



Il faut anticiper l’action de l’insecte pour tenter de le stopper en vol, d’où un grand nombre de photos ratées. Parmi le nombre, la découverte d’une rareté, un citron de Provence unique, à la fois mâle et femelle. 500 ISO, 180 mm macro, 1/1 300 s à f/18.


Les cellules à rayon laser sont également plus rapides au déclenchement et, surtout, leur faisceau très fin réagit au passage d’un petit insecte, ce qui n’est pas le cas avec les cellules classiques à infrarouge. Leur rayon plus large est facile à mettre en place mais d’un déclenchement plus aléatoire avec les petits sujets. Dans tous les cas, dites-vous que vous ne couperez pas aux essais, heureusement facilités maintenant par le numérique…
Si vous n’avez pas les moyens d’acquérir une cellule, laissez voler l’insecte dans un couloir transparent et déclenchez au moment où il quitte le tube, mais c’est un peu hasardeux. L’autre solution que nous propose le numérique, c’est de pratiquer une véritable chasse photographique sportive de tir en vol. Utilisez pour cela un boîtier performant capable de réaliser des rafales de 5 à 10 images par seconde et montez dessus un objectif macro de 180 mm.



Placée sur le dos sur une plaque d’altuglas opaque, cette coccinelle a été photographiée au moment où elle ouvrait ses élytres pour se redresser. La vitesse de prise de vue dépend de celle des éclairs émis par deux Metz CT4 utilisés en manuel avec la puissance diminuée de 1/128e. 160 ISO, 100 mm macro, 1/100 s à f/22.

Augmentez la sensibilité à 800 ou 1 600 ISO selon la luminosité. Vous pouvez gagner encore en sous-exposant de 1 ou 2 diaphragmes ; les papillons clairs ressortiront mieux et les parties sous-exposées seront retouchées au post-traitement. Réglez votre autofocus en mode AI Servo de façon à pouvoir suivre le sujet. La vitesse sera réglée autour de 1/4 000 s. Postez-vous près d’un massif de fleurs qui reçoit de nombreux visiteurs et tirez des rafales quand ils arrivent ou repartent des fleurs. Bon courage !


Composition : le cadrage vertical serait-il en train de disparaître ?

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Pourtant, il suffit de se discipliner un peu pour échapper à la prison créative que représente l’utilisation exclusive du cadrage horizontal. Face à un sujet, basculez votre boîtier d’abord en position verticale, puis repassez ensuite au cadrage horizontal. Décollez votre oeil du viseur : cela vous aidera à découvrir d’autres compositions possibles.



Souvent plus exigeantes, les compositions verticales sont souvent plus intéressantes.


Mais faites attention à la profondeur de champ en paysage : l’orientation verticale privilégie en quelque sorte le premier plan et il est souvent important qu’il soit net pour guider le regard à travers de l’image. Enfin, soignez votre composition pour établir une relation entre le premier et l’arrière-plan de vos images.

Quant à ma propre production photographique, elle est plutôt équilibrée : une vérification rapide sous Lightroom révèle une parité quasiment parfaite entre les deux orientations. Cela serait-il dû au fait que tous mes boîtiers soient dotés d’un déclencheur vertical ou d’une poignée verticale dédiée ?



Probablement, mais en tant qu’auteur d’ouvrages et d’articles de la presse écrite, je dois répondre à une demande fréquente d’illustrations au cadrage vertical. J’ai aussi une (fâcheuse) tendance à tourner autour de mes sujets pour ainsi réaliser différentes compositions, points de vue et cadrages, le cadrage initial n’étant pas toujours le plus pertinent.

Et vous, quid de vos images ? Quelle orientation privilégiez-vous et pourquoi ?


Composition : le mythe de l’objectif de paysage

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Augmenter ou réduire la profondeur d’un paysage

En utilisant un téléobjectif, il est possible de créer une impression de profondeur, grâce à une succession des différents plans d’un paysage, notamment lorsque le soleil est proche de l’horizon. De même, il est possible de rapprocher différents éléments et ainsi d’aplatir les différents plans d’une image lorsque la lumière est plutôt plate et diffuse. Là encore, il est important de jouer sur la répétition des lignes et des formes pour obtenir une image harmonieuse et d’éliminer d’éventuels éléments gênants par un cadrage serré.



Une perspective aérienne m’a permis de “placer” cette église fortifiée moyenâgeuse au plein milieu des vignes et à bien séparer les différents plans de la scène.


Holga HL-C 60 mm f/8 : un bouchon optique pour reflex Canon

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Caractéristiques techniques

  • Focale : 60 mm (équivalent 90 (Nikon) ou 96 mm (Canon) sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture déclarée (fixe) : f/8
  • Ouverture réelle (fixe) : f/22 à f/32
  • Construction optique : 1 élément
  • Mise au point : manuelle, sur quatre zones
  • Distance minimale de mise au point : 1 m environ
  • Dimensions : 38 × 57mm
  • Poids : 38g
  • Montures : Nikon (HL-N), Canon (HL-C), Sony (HL-S)
  • Prix: 20 euros environ



Canon 5DMII, Holga HL-C 60 mm f/8, 1/60s à 800 ISO. Posttraitement dans Nik Color Efex Pro 4.


Photographier avec un compact ou un hybride micro 4/3

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Premièrement, les compacts et hybrides nous donnent plus souvent le choix du format que les reflex. 4/3, 2/3, chacun peut choisir la proportion qui lui convient le mieux. Et surtout, certains d’entre eux proposent la prise de vue au format carré, fonctionnalité dont le numérique nous avait, depuis des années, contraint à nous passer.
Cadrer directement en carré ou recadrer, cela ne donne pas du tout les mêmes résultats. Le cadrage direct au format carré permet une précision géométrique plus qu’appréciable et une démarche de composition bien plus aboutie à ce format. Je l’utilise, personnellement, sans modération, et ce choix de format fait partie de mes conditions sine qua non lors d’un nouvel achat matériel.

Autre atout artistique, la visée à l’écran nous donne la possibilité d’une prise de vue directe en noir et blanc. Ah !… nous diront les experts. Il n’est pas conseillé de photographier directement en noir et blanc. Et pourtant, dans certains cas, il me semble que c’est tout à fait salutaire ! Je dirais même qu’il est nécessaire de passer par cette étape pour se rendre compte à sa juste valeur de la puissance du monochrome. Viser directement en noir et blanc, c’est voir les choses instantanément autrement ! Bien sûr, ce réglage peut être considéré comme une solution de facilité (sans nul doute, c’en est une) : savoir traduire en noir et blanc un décor en couleurs fait partie des compétences à acquérir pour tout photographe qui veut s’exprimer en monochrome. Mais pour quelqu’un qui débute ou pour les jours où l’inspiration joue à cache-cache, il me semble que cette possibilité n’est pas à négliger.


Le plaisir de quelques ombres…

Les compacts proposent aussi un “mode macro”. Souvent appelé le “mode fleur”, il permet de photographier de très près, ce qui n’est pas toujours permis par nos objectifs. Leur distance minimale de mise au point nous limite parfois dans nos explorations photographiques. Or, avec un compact en mode macro, on peut souvent s’approcher à quelques centimètres du sujet. Et en guise de pied de nez au problème de profondeur de champ des compacts, évoqué au début de cet article, le mode macro vous permettra non seulement d’être près du sujet, mais aussi de l’envelopper d’un joli flou.




Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !