Questions Photo

Samyang 14 mm f/2, 8 ED AS IF UMC : le test terrain

samyang14-10

Conclusion

S’agissant d’une focale plus exotique et donc moins souvent sollicitée, les défauts communs aux objectifs Samyang ne sont finalement pas aussi pénalisants que pour les objectifs plus « universels » (35 mm f/1, 4 et 85 mm f/1, 4). Après tout, un 14 mm ne sert pas tous les jours et lorsqu’il est employé dans ses domaines de prédilection, la photographie de paysage et la photographie urbaine, le manque de communication entre le boîtier et l’objectif est moins grave, puisque la réactivité n’est plus un facteur de réussite important. Le Samyang 14 mm f/2, 8 ED AS IF UMC offre des performances alléchantes, avec un excellent piqué en plein format, ce qui est suffisamment rare pour le souligner. Quant à son seul véritable défaut optique, la distorsion, énorme, elle se corrige de manière plutôt satisfaisante dans PTLens, plug-in peu onéreux disponible pour Photoshop, Lightroom et Aperture.



Au petit matin à Finnhamn, Archipel de Stockholm. Canon 5D Mark II, Samyang/Walimex Pro 14 mm f/2, 8 ED AS IF UMC, f/11, 1/13s à 100ISO. Conversion monochrome dans Nik Silver Efex Pro 2 et Photoshop CS5.1

La faiblesse vraiment rhédibitoire de cette optique réside finalement dans sa réalisation mécanique, comme j’ai découvert en démontant l’objectif pour corriger son défaut de mise au point. Si la plupart des testeurs insistent sur l’excellence de la mécanique des objectifs Samyang, mon avis demeure plus nuancé. Pour proposer ses objectifs à des tarifs défiant toute concurrence, le coréen fait des choix pas toujours heureux : ainsi, la baïonnette est vissée sur une bague en plastique et les vis de fixation sur le fût extérieur sont d’une qualité médiocre. Mes objectifs Voigtländer, plus onéreux, mais nettement plus robustes et mieux fabriqués, représentent pour moi un “investissement” à long terme et je considère les objectifs Samyang un peu comme des consommables, ayant des doutes quant à leur fiabilité…

Canon G12 : les modes d’exposition automatique

fig48

Sport

Le terme Sport désignant ce mode s’applique en fait à toutes les scènes incluant des sujets mobiles. Le mode est fondé sur les principes de la photographie d’action, c’est-à-dire la mise au point qui se refait en continu et les vitesses élevées d’obturation. Pour répondre à ces exigences, le programme règle le mode d’entraînement
(Drive dans la documentation en français) sur AF continu et le réglage de sensibilité ISO sur Auto. Il s’agit de réglages logiques, appropriés à la capture de la plupart des sujets mobiles. Nous reviendrons plus en détail sur ces caractéristiques – dont le mode d’entraînement continu – au chapitre 5. Vous pouvez accepter que l’image soit affectée d’un peu de bruit, tout au moins si les algorithmes de l’appareil estiment qu’il est nécessaire de pousser la sensibilité (à 1 600 ISO par exemple). En mode Sport, vous êtes par ailleurs obligé de placer le sujet mobile au centre du cadrage, de manière à ce que la mise au point automatique se fasse sur lui.



Voici le genre de prise de vue pour lequel le mode Sport est tout indiqué : vitesse d’obturation assez élevée pour geler le mouvement et autofocus continu assurant la plus grande netteté au sujet. Photo : Rick Lewis

Obturateur Intelligent

L’appellation d’un mode Scène suff t généralement à l’identifier, mais ce n’est pas le cas de celui-ci et l’on se demande en quoi l’obturateur du G12 est “intelligent”. Disons qu’il a été conçu pour faciliter l’obtention de bonnes photos de personnages, en particulier quand le photographe désire figurer au sein d’un groupe. Il offre trois modes, accessibles par pression sur la touche d’affichage (DISP).

• Sourire : il suffit au personnage cadré de faire risette en regardant l’objectif pour que la photo soit prise : pas besoin de presser le déclencheur.
• Retardateur avec détection du clignement des yeux : dans ce mode, le G12 détecte le visage du personnage cadré. Quand on presse le déclencheur, l’appareil attend que le modèle cligne des yeux et la photo est prise environ deux secondes plus tard (l’obturateur se déclenche automatiquement si aucun clignement n’a été détecté au bout de 15 secondes). Il est parfois nécessaire de cligner des deux yeux pour “télédéclencher”.
• Retardateur avec détection du visage : il faut presser le déclencheur, puis regarder directement dans l’objectif afin de démarrer le décompte du retardateur. Dans chacun de ces trois modes, il est possible de prendre jusqu’à 10 vues de suite en pressant les touches Haut ou Bas.


Grand reportage… qui gagne la course aux ISO ?

figure8

En fait, au-delà de 12 800 ISO, il est nettement conseillé d’utiliser le format RAW et un post traitement soigné en matière de réduction du bruit, en se souvenant que trop de corrections de chrominance (bruit de couleur) désature l’image, et que trop de corrections de luminance (grain numérique) diminue la netteté apparente. Il est à noter que les logiciels dédiés des deux marques (Capture NX2 pour Nikon et DPP pour Canon) sont pour cet usage moins performants que des produits alternatifs comme Ligthroom 3 et DxO 6. Pour la rédaction de cet article, c’est le module simplifié d’Adobe Camera RAW 6.4 pour Elements 9 qui a été utilisé avec succès.



Comparaison 100% écran de fichiers RAW à 25 600 ISO traités avec ACR 6.4

 

Le traitement est plus complexe à 51 200 ISO, où il faudra aussi faire jouer les curseurs de correction d’exposition et de saturation, et seul le D3s permet encore de travailleur à 102 400 ISO, et encore dans des conditions vraiment très périlleuses – mais certains logiciels permettront de tirer une image couleur exploitable, alors que je n’ai pas trouvé de compromis acceptable pour le Canon.





Test à 102 400 ISO avec le Nikon D3s

 

En conclusion, les essais pratiques confirment les mesures : pour l’usage le plus extrême, le Nikon D3s reste un peu meilleur que le Canon. Cependant, un vrai retournement de tendance peut apparaître dans la pratique, si d’aventure le reporter doit aussi réaliser des tournages vidéo avec le même appareil : la capacité du Mark IV à tourner des films de qualité pro est supérieure, parce qu’il dispose du mode Full HD avec plusieurs vitesses correspondant aux différentes zones de télévision, alors que le D3s ne dispose que du HD d’entrée de gamme (720 p) à la seule vitesse cinéma.

 

 

Photos de voyage : douze conseils pour les réussir

photo_voyage-010

Munissez-vous d’un trépied photo. Privilégiez un modèle léger dont les dimensions se conforment à celles de votre valise et de votre sac photo. Il vous permettra de saisir des images autrement impossibles à réaliser, même avec un stabilisateur optique et/ou une sensibilité ISO élevée. Avec en prime une qualité d’image parfaite. Mais pensez aussi à un déclencheur souple, vous permettant de définir vous-même le moment du déclenchement – avec le retardateur, des gens ou des voitures ruinent souvent au dernier moment un cadre soigneusement choisi.



Fête étudiante, Stockholm. Canon EOS 5DM2, Canon EF100-400mm f/4.5-5.6L IS USM, 0,6 s à f/6,3, 800 ISO.

Filtrez dès la prise de vue. Bien que les logiciels d’image peuvent accomplir des miracles, certains filtres de prise n’ont pas d’équivalent parmi les filtres logiciels. Certes, vous pouvez oublier les filtres destinés à la correction des couleurs et au traitement noir et blanc, devenus caduques, mais les filtres polarisants, gris neutre et dégradés ont toujours leur raison d’être.



Paysage dans l’archipel de Stockholm, Finnhamn. Canon EOS 5DM2, Voigtländer Color-Skopar SL 20mm f/3,5, 1/6 s à f/11, 100 ISO. Filtre dégradé Cokin P161pour harmoniser la luminosité du ciel.

Approchez-vous. Si les téléobjectifs autorisent des prises de vue de sujets lointains, les objectifs macro vous ouvrent les portes d’un monde nouveau, celles de la macrophotographie. Pour une utilisation occasionnelle, un objectif standard ou téléobjectif associé à une bonnette macro ou une bague allonge fera également l’affaire.



Fleur, Finnhamn. Canon EOS 5DM2, Canon EF 135mm f/2, 1/100 s à f/4, 800 ISO. Bague allonge Canon EF 25.

Jouez avec la faible profondeur de champ. Si la quête du bokeh “parfait” peut parfois devenir une véritable obsession, vous pouvez utiliser une faible profondeur de champ pour isoler votre sujet principal devant un arrière-plan vaporeux. De manière générale, plus l’ouverture de votre objectif et la distance entre votre sujet et l’arrière-plan sont grandes, plus le flou est important.



Reflets, Ekerö. Canon EOS 5DM2, Canon EF 135mm f/2, 1/2000 s à f/2, 100 ISO.

Et pour finir : ne négligez pas votre famille. Elle aussi est une source intarissable de sujets de prise de vue !



Chic suédois, Finnhamn. Canon EOS 5DM2, Canon EF 135mm f/2, 1/100 s à f/2,8, 100 ISO.

Photo de sport et composition

compo_fig04

Je n’arrête pas de me répéter que l’objectif long permet d’éliminer en grande partie un arrière-plan potentiellement perturbateur, ce qui est bien le cas ici. Je réfléchis à toute vitesse, car il ne reste plus que quelques minutes avant le départ. Je veux être certain d’avoir choisi le bon objectif pour photographier les premières haies de la course. Je décide de monter un 70-200 mm f/2,8 sur le second boîtier et un 200 mm f/2 sur le troisième, car je pense que cette combinaison me donnera un maximum d’options. Une dernière pensée me vient à l’esprit juste avant le coup de pistolet : comment traduire l’impression de vitesse et de mouvement dans les photos ? Je décide consciemment de régler une vitesse lente et de suivre l’action dans un mouvement panoramique, ce qui contribue aussi à faire disparaître l’arrière-plan en le floutant.


Plan moyen. J’ai décidé de régler une vitesse lente pour accroître l’impression de vitesse et pour nettoyer un arrière-plan très problématique.
200 ISO, 1/80 s, f/5,6, 200 mm

Le coup de pistolet est tiré. Gail Devers s’approche de la première haie et je me rends compte que quelque chose ne va pas. Elle essaye de s’arrêter.


Contre-plongée
800 ISO, 1/1 000 s, f/2,8, 175 mm, zoom 70-200 mm

La petite voix se met à hurler dans ma tête. Tous mes sens sont en éveil… Quand je suis dans cet état d’esprit, j’ai l’impression que le temps s’écoule moins rapidement et que l’action se déroule au ralenti. Je vois Devers faire la grimace et essayer de s’arrêter avant de heurter la première haie de son couloir, mais elle n’y parvient pas et tombe lourdement en se rattrapant à la barre transversale.


Plan moyen
800 ISO, 1/1 000 s, f/2,8, 175 mm

 


La carrière sportive de Gail Devers s’achève tandis qu’elle est étendue sous la haie, victime d’une déchirure au mollet. Le personnel médical se porte à son aide en quelques secondes, mais ses chances de médaille se sont évanouies.
800 ISO, 1/1 000 s, f/2,8, 175 mm

Alors que Devers s’effondre dans son couloir en serrant la barre, les pensées fusent dans ma tête. De quoi suis-je le témoin ? Cela va-t-il marquer un tournant décisif dans cette compétition olympique ? Ai-je fait le bon choix d’objectif pour la composition ? Je suis presque sûr que les images sont réussies. Devers reste allongée un certain temps sur la piste après sa chute et c’est l’image que la plupart des autres photographes en ont gardé. Un large sourire se dessine sur mon visage quand je réalise qu’un seul autre photographe, parmi les 400 accrédités à ces Jeux olympiques, a photographié cette scène depuis le même emplacement que moi. D’après l’expression qui se lit sur son visage, il ne semble pas avoir aussi bien tiré profit de la situation. Un bon sens de l’anticipation et une bonne préparation m’ont permis d’être presque le seul à avoir saisi l’instant fatidique. Le seul détail difficile à imaginer concerne le fait que tout l’épisode de la chute de Gail Devers se déroule en moins de trois secondes. C’est la raison pour laquelle maîtriser la complexité de la composition est si différent en photo de sport que dans les autres genres photographiques.

 

Extrait de Composition – Pratique photo, de Laurie Excell, John Batdorff, David Brommer, Rick Rickman et Steve Simon, paru aux éditions Eyrolles (édition originale PeachPit Press)
Auteur de cet extrait du chapitre 8 : Rick Rickman
Traduction : Danielle Lafarge

 

 

Photographier la nature (troisième partie) : les animaux

01

Le matériel utile
Le trépied sera très utile pour maintenir le matériel dans la bonne position, mais aussi pour le supporter sans qu’il ne bouge ou ne vibre. Pour ce type d’images, le téléobjectif est de rigueur car plus la distance avec l’animal sera importante, plus il continuera à vaquer à ses activités sans se soucier de vous, et plus il offrira donc l’occasion de photographier des comportements intéressants. Il faut que le trépied soit dans la bonne position car il ne sera pas possible de le bouger au moment de la prise de vue. L’idéal est d’avoir l’objectif à la hauteur des yeux du sujet mais, en photo d’action, cela n’est pas toujours possible, surtout si l’animal se déplace.
Pour saisir les actions très rapides, il ne faut pas hésiter à utiliser le moteur et à prendre une série d’images. Quand je compte photographier une action, je règle donc le boîtier sur le mode de prise de vue Rafale vitesse élevée. En effet, dans le feu de l’action, il n’est pas toujours possible d’analyser tous les éléments qui composent la photo : la lumière est bonne, vous êtes bien placé, le labbe en vol arrive face à l’appareil et l’autofocus le suit parfaitement, c’est le moment de déclencher.
Pourtant, même si les conditions semblent parfaites, il y aura certainement des photos loupées. Quand vous visionnerez les images, vous vous rendrez compte que sur certaines, l’oiseau avait un œil fermé, sur d’autres que son aile gauche sort de l’image, ou encore que le fond a changé au cours du déplacement et qu’il n’est pas toujours harmonieux… autant de petits détails qui peuvent gâcher une image. Dans la bonne situation, face à une action, n’hésitez pas : réalisez une série en espérant que la photo parfaite sera là !


Par cette fin de journée brumeuse, les oiseaux étaient particulièrement rapides sur cette falaise de l’ouest de l’Islande. Ils volaient à faible distance du bord et un zoom permettait de réaliser des gros plans. La plus grosse difficulté était de réussir la mise au point et de conserver une vitesse suffisamment rapide pour figer ces guillemots en mouvement. Le vent se mit à souffler et les bourrasques furent d’une grande aide car les oiseaux semblaient freinés, ce qui offrait ainsi de nouvelles possibilités d’images.
Canon EOS 1D Mark II, 1/250 s, f/6,3, 250 ISO, 100-400 mm.

Photographier la nature (deuxième partie) : les paysages

01

Portfolio


Le mouvement des vagues est ici enregistré pendant plusieurs minutes. Les allers et retours de l’eau donnent cet effet de flou, tandis que les “glaçons” immobiles, eux, sont bien nets, car ils ne bougent pas. L’appareil est calé sur un trépied bien stable.
Canon EOS-1Ds, 3,2 s à f/22, 50 ISO, 16-35 mm.


Dunes et phare en bordure la forêt de la Coubre en Charente Maritime. Un grand-angle et une petite ouverture du diaphragme permettent d’obtenir une très grande profondeur de champ. Attention si vous photographiez le soir (comme ici) ou le matin, la faible lumière entraînera un long temps de pose. Il faut prévoir un trépied pour éviter tout risque de bougé.
Canon EOS-1D Mk II, 0,6 s à f/22, 50 ISO, 25 mm.


Pour réaliser des images crépusculaires, il est préférable de réaliser un bon repérage des lieux quand il fait encore bien jour. Il faut aussi avoir tout le matériel à portée de main, et prévoir une lampe (idéalement une frontale) pour assurer un retour dans le noir s’il n’y a pas de lune pour éclairer.
Canon EOS-1Ds Mk II, 32 s à f/13, 50 ISO, 19 mm.


Pour les paysages réalisés au grand-angle avec la mer à l’horizon, j’utilise un petit niveau à bulle qui se bloque dans la griffe porte-flash du boîtier. Je m’assure ainsi que l’horizon sera bien droit sur la photo.
Canon EOS-1Ds Mk II, 32 s à f/22, 50 ISO, 16 mm.

Cet article est extrait du livre d’Erwan Balança, Photographier la nature, paru aux éditions Eyrolles.
Photographe naturaliste professionnel depuis plus de 15 ans, Erwan Balança partage sa connaissance intime des animaux et des milieux naturels dans ses ouvrages destinés aux photographes amoureux de nature. Ses photos sont régulièrement publiées dans des magazines en France et à l‘étranger (National Geographic, Terre sauvage, Chasseur d’Images, Bird Watching, Sciences et Vie, Image & Nature…) et dans des beaux livres.

Photographier la nature (première partie) : comprendre la lumière naturelle

01

Portfolio


J’ai effectué plusieurs voyages pour photographier les renards polaires. Il me fallut plusieurs semaines pour trouver un terrier occupé et réaliser les clichés de renardeaux que je souhaitais. Au mois de juin, sur la côte islandaise, la météo est souvent capricieuse et les jours de pluie se succèdent. Pour photographier ce renardeau qui jouait avec un morceau de mouette tridactyle apporté sa mère, j’avais besoin d’une vitesse élevée afin de figer ce petit lutin en mouvement perpétuel, et le peu de lumière disponible m’a obligé à travailler à pleine ouverture. L’utilisation d’un gros téléobjectif (500 mm) et un diaphragme ouvert au maximum (f/4) ont créé une faible profondeur de champ, seule une faible partie de l’image est nette. J’ai donc réalisé une mise au point très précise sur les yeux ; cela contribue à détacher le renard et les plumes du fond, donnant plus d’impact à l’image.
Canon EOS-1Ds, 1/250 s à f/4, 100 ISO, 500 mm.


Lorsque j’ai photographié ce paysage de côtes rocheuses en Espagne, j’ai choisi comme premier plan ces quelques cristes-marines, plantes grasses typiques du bord de mer (elles poussent très près de l’eau sur les rochers et résistent aux embruns). Je voulais avoir plusieurs plans nets : les rochers, la mer et les falaises dans le fond. Pour obtenir cette grande profondeur de champ, j’ai fermé le diaphragme au maximum, à f/22. Comme il était tard, la lumière ambiante était relativement faible. J’ai donc installé mon appareil sur un pied pour ne pas bouger et j’ai sélectionné une pose lente de 30 s.
Canon EOS-1Ds Mk II, 30 s àf/22, 200 ISO, 23 mm.


Je réalisais une série d’images dans la presqu’île de Crozon, par une belle soirée de printemps, lorsque j’aperçus ce tarier pâtre. La lumière rasante en contre-jour mettait en valeur la texture des graminées et la silhouette du pin. Il est parfois intéressant, lorsque l’on photographie un paysage, d’introduire un petit élément qui sera le point fort de la photo. Ce petit oiseau venait admirablement donner vie à la scène.
Canon EOS-1D Mk III, 1/1 000 s à f/4, 100 ISO, 500 mm.

Cet article est extrait du livre d’Erwan Balança, Photographier la nature, paru aux éditions Eyrolles.
Photographe naturaliste professionnel depuis plus de 15 ans, Erwan Balança partage sa connaissance intime des animaux et des milieux naturels dans ses ouvrages destinés aux photographes amoureux de nature. Ses photos sont régulièrement publiées dans des magazines en France et à l‘étranger (National Geographic, Terre sauvage, Chasseur d’Images, Bird Watching, Sciences et Vie, Image & Nature…) et dans des beaux livres.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !