Questions Photo

Picture Style Editor au secours de DPP

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Ma première retouche terminée, je souhaite renforcer la présence des teintes rougeâtres. Je procède comment précédemment, mais je m’aperçois que j’empiète sur ma première sélection. Tout comme j’ai étendu précédemment ma plage de travail, je vais ici la restreindre (11) jusqu‘à ce que l’avertissement de chevauchement disparaisse. Il ne me reste plus qu‘à apporter mes modifications (12).

Pour fignoler, je prélève du rose de la carapace. Par chance, je me trouve juste à la limite à la sélection précédente.

Comme avant tout réglage, je décoche la case d’affichage des zones traitées (15). Pour clôturer la personnalisation de mon style, je rajoute un peu de contraste à l’ensemble de ma photo en modelant la courbe des tons (18). Tout comme avec DPP, on peut supprimer l’un des points en effectuant un double clic gauche avec la souris.

Il ne reste plus qu‘à sauvegarder précieusement mon profil (19), en reprenant une partie du nom de mon RAW (_IMG_3890.cr2) (20) et en le plaçant dans le même dossier que celui-ci (21). N’oubliez pas de donner un titre au profil : c’est lui que DPP affichera (22) dans sa liste de sélection.

Alors que le copyright est optionnel (23) pour réellement protéger un style, la case à cocher (24), si elle est validée, interdira toute modification ultérieure. Laissez-la décochée par défaut. Pour retravailler un ancien style, il faut ouvrir le fichier RAW pour lequel il était destiné, puis le rappeler en cliquant sur le bouton à gauche de la disquette (19).

De retour dans DPP, cliquez sur le bouton Parcourir (26) et allez chercher le fichier sauvegardé à l‘étape précédente.

Certains d’entre vous jugeront que le fichiers de base qui a servi à cet exemple n’aurait pas eu besoin d‘être corrigé et que les outils de DPP auraient pu suffire à obtenir un résultat naturel et cohérent. Néanmoins, je l’ai choisi comme exercice pour vous familiariser avec Picture Style Editor, car il me paraissait très parlant.

Snow Leopard et la photo : un premier bilan

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Voici quelques applications photo et leur comportement sous Snow Leopard, vous pouvez consulter cette liste, très exhaustive, pour les logiciels qui ne sont listés ci-dessous :

Photoshop CS4: pas de problème particulier, le démarrage est un poil plus rapide que sous Leopard.

Lightroom 2.4:le fonctionnement est très fluide, y compris pour les corrections sélectives et lorsqu’il est utilisé en mode 64 bits. Dans ce dernier mode, je ne détecte aucun gain en termes de vitesse, le système d’exploitation demeure en mode 32 bits (voir plus loin).


Lightroom est un des rares logiciels pouvant fonctionner en mode 64 bits

Photoshop CS2: si les versions antérieures à Photoshop CS4 n’ont pas été testées avec la nouvelle version de Mac OS X (et les futures versions ne fonctionneront plus sur les Mac non Intel…), il n’est pas pour autant nécessaire de faire migrer votre version de Photoshop vers la version CS4. J’ai effectué un essai avec Photoshop CS2 : si vous devez installer Rosetta pour qu’elle puisse fonctionner, cette version est pleinement compatible avec Snow Leopard. Quant à Photoshop CS3, je ne l’ai pas essayé, mais d’autres sites, notamment celui de John Nack le déclarent comme étant compatible, hormis quelques petits bogues.

Acolens A1 1.7.1: voici un autre ancêtre toujours vert (dans Snow Leopard). Logiciel de correction de défauts optiques très professionnel, Acolens est très onéreux et plus suivi par son éditeur depuis deux ans…

PTLens 1.3:bien que Thomas Niemann soit très discret quant à sa compatibilité avec Max OS X 10.6, PTLens fonctionne bel et bien, avec Photoshop CS4 (32 bits), Lightroom et en tant qu’application indépendante (64 bits).

Gimp 2.6.7:cette version est compatible avec Snow Leopard.

Expression Media 2:mon catalogueur préféré continue à fonctionner sous Snow Leopard.

Aperture 2.1.4: Aperture n’a pas bénéficié du portage sur 64 bit — dommage ! Bien qu’il soit un peu plus réactif que sous Mac OS X 10.5, notamment pour l’importation et pour la création des aperçus, le logiciel est encore assez poussif, au moins sur mes ordinateurs qui sont équipés de cartes graphiques très modestes.

Bibble 5 bêta:la dernière version réservée aux bêta-testeurs ne pose aucun problème avec Snow Leopard. Mais il s’agit d’une version bêta…

Capture One 4.8.2: bien que certains utilisateurs ont rapporté de problèmes avec Snow Leopard, notamment pour activer le logiciel, je n’ai pas rencontré de problèmes, car le logiciel a déjà été activé sous Leopard. La dernière version 4.8.3 corrige les problèmes.

LightZone 3.6.2: même cette ancienne version fonctionne sous Snow Leopard. Cependant, selon LightCrafts, la dernière version 3.8 démarre, mais n’ouvre pas les images…

RAW Developer 1.8.3: RAW Developer est compatible, sa dernière version, 1.8.5, se trouve ici

UFRaw 0.15: sa version indépendante, disponible ici, est compatible avec Snow Leopard.

Photo Acute Studio 2.8.7: j’ai toujours apprécié cette application astucieuse qui maîtrise, outre la fusion HDR, la superposition précise d’une série d’images pour augmenter la profondeur de champ, réduire le bruit ou pour créer une image dont la résolution finale est très importante. Fort heureusement, la version 2.8.7 fonctionne sans problème avec Snow Leopard.

Photomatix Pro 3.2.2: la dernière version du célèbre logiciel français est compatible avec Snow Leopard.

DxO Optics Pro 4.5.: ayant subi, il y a quelques mois, un crash de système sous Windows, je n’ai pas pu réinstaller et tester la dernière version de DxO Optics Pro sous Mac, le nombre d’activations étant limité à deux. Pour ce qui est de la version antérieure, 4.5, elle est définitivement incompatible avec Snow Leopard : le logiciel d’antipiratage qui l’accompagne ne s’installe pas correctement et bien que l’activation et le démarrage soient couronnés de succès, il est impossible d’y convertir ses fichiers.

Nikon Capture NX2 2.2.2: bien que je n’ai pas vérifié toutes les fonctionnalités du logiciel, la dernière version pour Mac OS 10.5.7 (qui offre aussi une prise en charge des appareils D300s et D3000) fonctionne (ou presque…) sur la version 10.6.0 de Mac OS X. Mais la fonction de mise à jour (Nikon Message Center) y est très instable et le logiciel ne parviens pas à ouvrir les fichiers NEF – un comble ! Notez que Nikon Scan n’est toujours pas compatible avec Mac OS X 10.6 (ni avec Mac OS X 10.5 d’ailleurs…), le fabricant ayant abandonné ses scanners Coolscan. De plus, Nikon met l’utilisateur en garde pour ce qui est de la compatibilité de leur logiciels avec Snow Leopard. Voici l’annonce officielle

Canon DPP 3.5.1: n’ayant pas encore fait la mise à jour vers la dernière version, je n’ai pas rencontré le problème signalé par de nombreux utilisateurs de DPP . Il semble qu’il soit nécessaire d’attendre la future version 3.7.x (qui sortira au même temps que l’EOS 7D) pour que le problème évoqué soit résolu.

Du côté de mes logiciels de calibrage, tout (ou presque) va bien : le logiciel Spyder3Elite s’execute normalement, il n’y a que Eye-One Match qui demande l’installation de Rosetta pour fonctionner.

Pour mes utilitaires, j’ai effectué une mise à jour vers la dernière version de NTFS for Mac, en espérant que la prochaine version soit officiellement prise en charge par Snow Leopard. Mon logiciel de capture d’écran, Little Snapper, nécessite, quant à lui, une petite mise à jour pour pouvoir exporter les captures d’écran (en attendant, je les ouvre via Photoshop…). Bref, le passage vers Snow Leopard était pour moi moins douloureux que prévu, 95 % de mes logiciels indispensables s’y comportent bien.

Vitesse exécution et mode 64 bits

Sur ce site, vous trouverez une étude très approfondie sur les différences en termes de vitesse des logiciels photo les plus répandus. L’étude en question s’appuie sur du matériel informatique très haut de gamme et inaccessible au commun des mortels (Mac Pro Nehalem 2,66 Ghz, quatre disques configurés en RAID 0 et 12 Go de RAM…), les gains constatés ne correspondent donc pas forcement à ceux pouvant ête réalisés avec votre matériel.

Quoi qu’il en soit, Lloyd Chambers a comparé les performances de Photoshop CS4, Lightroom 2, Aperture, Canon DPP 3.6.1, Nikon Capture NX2 et Helicon Focus et constate que les vitesses d’exécution sont systématiquement supérieures à Leopard lorsque Snow Leopard s’exécute en mode 32 bits. Mais il faut démarrer en mode 64 bits pour que les différences soient vraiment significatives (d’environ 30 %). S’il existe plusieurs méthodes pour passer du noyau 32 bits en noyau 64 bits, elles ne fonctionnent pas sur toutes les machines à processeur 64 bits.

Par défaut, Snow Leopard démarre toujours en mode 32 bits et il faut tricher un peu pour lui forcer la main. Vérifiez d’abord si votre ordinateur est éligible au mode 64 bits, en copiant la commande « ioreg -l -p IODeviceTree | grep firmware-abi » (sans les guillemets) dans une fenêtre du Terminal.


Firmware EFI 64 bits pour le MacBook , mais il n’y a rien à faire…

Sur mes deux machines, seul mon MacBook blanc (2,13 GHz Core2Duo, 4 Go de RAM) se qualifie pour le mode 64 bits, mon MacMini (1,83 GHz Core2Duo, 2Go de RAM) est condamné au seul mode 32 bits, ce qui est d’autant plus étonnant que, selon Apple processeurs 64 bits, ce processeur fait partie des modèles à 64 bits. Et bien que j’ai suivi les recommandations sur cette page à la lettre, je n’ai pas pu activer le mode 64 bits sur mon MacBook. Bref, ce n’est pas si simple de tirer parti des performances reservées au mode 64 bits…


Ce MacMini est comme la plupart des machines “Macintel” bloqué en mode 32 bits

Hormis les logiciels livrés avec Mac OS 10.6, les applications 64 bits sont assez peu nombreuses, il suffit de jeter un oeil dans le menu Applications des Informations système pour s’en convaincre. Notez qu’il existe sur cette page  un autre comparatif entre Leopard et Snow Leopard. Et là, sur une machine un peu défraîchie, pas encore optimisé pour le nouveau système et bloquée en mode 32 bits, les performances sont strictement identiques pour les deux systèmes. Il n’y a donc pas de miracle : il ne suffit pas d’installer Snow Leopard pour obtenir les performances d’un ordinateur plus puissant, loin s’en faut. Mais les 29 Euros pour la mise à jour sont néanmoins bien investies, compte tenu du gain en capacité de stockage et tous les petits raffinements de Snow Leopard. Mais vérifiez au préalable la compatibilité de vos logiciels avec le nouveau système pour vous éviter les mauvaises surprises.

Lightroom : réussir le traitement de ses photos de vacances – deuxième partie

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Troisième exemple : aigrette garzette


Aigrette garzette, réserve de Mullembourg, Noirmoutier. Canon EOS 40D, EF 70-200 mm f/4 L USM +convertisseur 1,4x

Pour cette image, j’ai puisé à la fois dans les outils de correction du panneau Réglages de base et dans ceux du panneau Courbe des tonalités ; ici, je trouve la courbe paramétrique plus pratique que le curseur Contraste qui n’applique que des corrections symétriques, à valeurs égales, aux tons moyens clairs et sombres.
Après l’avoir recadrée, j’ai éclairci l’image à l’aide du curseur Exposition (+ 0,66), puis j’ai modifié la courbe Contraste moyen : les valeurs +23 pour les Teintes claires et -28 pour les Teintes sombres appliquent une courbe en forme de « S » pour augmenter le contraste de l’image, la valeur pour les Teintes claires étant moins marquée pour protéger les hautes lumières, situées dans le plumage de l’aigrette. Afin d’y améliorer le rendu des détails, j’ai déplacé le curseur Récupération à la valeur 30. Les curseurs Clarté et Vibrance portent enfin secours à l’image pour la rendre plus saisissante.


L’image de départ et les étapes nécessaires à sa corection

Lightroom : réussir le traitement de ses photos de vacances – première partie

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Noter les images

Pour départager les images ratées des images réussies, vous pouvez utiliser choisir parmi les nombreux outils (notes, étiquettes et marqueurs) du logiciel. Le marqueur Rejetée (raccourci clavier X) est alors très utile pour mettre les images floues, mal exposées et mal cadrées de côté et les notes permettent d’affiner le tri, en allant des images tout juste acceptables (zéro ou une étoile) jusqu’aux images les plus réussies d’une série (trois étoiles).


Jeux de plage, Vieil/Noirmoutier, Canon EOS 1 Ds, EF 17-40 mm f/4 L USM, 100 ISO

Réservez de préférence les catégories quatre ou cinq étoiles aux images vraiment exceptionnelles, dont vous ne possédez qu’une petite poignée. Affichez les images dans le module Bibliothèque (raccourci E), puis faites les défiler à l’aide des flèches de votre clavier, tout en utilisant la touche Espace pour scruter leur netteté au rapport d’agrandissement 1:1. Alternativement, vous pouvez sélectionner les images et appuyer sur les touches Ctrl./Cmd+Retour pour les afficher en mode Diaporama — les touches entre 0 et 5 servent alors à leur attribuer des notes. Les grands impatients peuvent choisir les meilleures images d’un lot en appuyant sur la touche B pour les rassembler au sein d’une collection temporaire. Cliquez ensuite sur Collection rapide pour les afficher.

Si vous pratiquez comme moi la photographie HDR et l’assemblage panoramique, vous pouvez les marquer par des libellés de couleur pour les séparer visuellement des autres et pour ainsi faciliter leur sélection.


??Images d’une vue panoramique (libellé bleu) et…


images HDR (libellé pourpre)

Organiser les images dans des dossiers virtuels

Les collections et collections dynamiques sont parfaites pour regrouper des images qui partagent les mêmes attributs (notes, libellé de couleur, mots-clés, métadonnées, etc.) ou qui correspondent à certains types d’images (paysages, portraits, photos noir et blanc, etc.). Elles peuvent également servir à isoler les images HDR et panoramiques : créez simplement une collection dynamique avec pour critère le libellé de couleur attribué lors de l’étape précédente.

Faut-il toujours supprimer les images médiocres ?

Voilà une question qui ne se pose pas lorsqu’il faut éliminer les images vraiment ratées, floues et mal cadrées. Cependant, compte tenu de la « gratuité » du support numérique, nous sommes nombreux à multiplier les déclenchements, pour nous assurer de produire la « bonne » image qui réunit tous les critères de succès. Le nettoyage des archives sera alors aussi long que laborieux et il vous faudrait alors vous poser la question quant à son utilité. Le prix des disques durs ne cesse de baisser et le téraoctet ne coûte plus qu’une centaine d’euros. Combien de temps passerez-vous alors à séparer le bon grain de l’ivraie et quel sera alors votre prix de main d’oeuvre ? À titre personnel, j’ai opté pour la conservation des doublons et des images médiocres, mais techniquement réussies.


Pour obtenir au moins une image qui place la profondeur du champ sur la tête du papillon, j’ai multiplié les essais et il est ainsi difficile de départager les images sans y passer du temps, plus précieux que le coût du périphérique de stockage…

« Maîtriser le Canon EOS 500D » en avant-première : découvrir l’enregistrement vidéo du 500D

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Défaut de mise au point

En photo comme en vidéo, le défaut de mise au point est l’un des plus inesthétiques. Faute de pouvoir assurer correctement un suivi en vidéo, la seule solution est d’espérer compenser avec une grande profondeur de champ. Or, faute de pouvoir gérer l’ouverture, ceci impose de disposer de beaucoup de lumière en espérant que l’automatisme du 500D ferme le diaphragme au lieu de réduire le temps de pose.

Gérer le son

Se pose aussi le problème du son. Bien que mono, le micro intégré remplit parfaitement son office, mais étant disposé sur le boîtier lui-même et n’offrant aucune gestion manuelle du gain (amplification), il est extrêmement sensible. Quelle que soit l’optique, et même en prenant de grandes précautions, il est impossible d‘éviter qu’il n’enregistre les bruits de frottement d’une mise au point manuelle ou les hésitations du système AF. Le pire en la matière restant l’utilisation de la correction d’exposition (qui reste possible en vidéo même si le mode d’emploi n’en fait pas état dans cette rubrique) en raison de l’insupportable cliquetis de la molette…

Faute de pouvoir connecter un micro externe déporté, la meilleure solution reste de désactiver l’enregistrement du son. Malheureusement ceci impose soit une acquisition séparée, soit un doublage ultérieur. Dans tous les cas, une postproduction demeure indispensable… mais impossible avec les outils livrés par Canon avec le 500D. Il faudra alors se tourner vers des logiciels dédiés comme Adobe Premiere Elements ou Final Cut Express…

Le livre de Vincent Luc, “Maîtriser le Canon EOS 500D”, sera en librairie le 17 septembre 2009. Vous pouvez d’ores et déjà consulter d’autres extraits et son sommaire sur eyrolles.com .

Appareils reflex numériques Canon : Comment choisir ses objectifs ?

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Que penser des objectifs en kit ?

Livrés avec l’appareil, les objectifs EF-S 18-55 mm f/3, 5-5, 6 IS et EF-S 17-85 mm f/4-5, 6 IS USM sont trop souvent les seuls à s’associer aux appareils de nombreux amateurs ? Polyvalents, dotés de stabilisateurs très pratiques et de performances optiques plutôt honorables, ils possèdent de nombreuses qualités. Mais il ne s’agit pas pour autant d’objectifs parfaits, loin de là : les performances des capteurs de 15 mégapixels ne sont pas intégralement respectées, leur faible luminosité et leur plage d’ouvertures plutôt étriquée mettent un frein à votre créativité. Mieux vaut donc les compléter par d’autres objectifs, plus lumineux et plus qualitatifs.


L’EF-S 18-55 mm f/3, 5-5, 6 IS procure une qualité d’image satisfaisante, mais frustre l’utilisateur par sa construction spartiate

Les zooms super grand angle

Parfaits pour les aficionados de photos de paysage, d’architecture et de reportages sportifs, ces objectifs sont indispensables, mais plutôt onéreux. Pour les capteurs APS-C, Canon propose l’EF-S 10-22 mmf/3, 5-4, 5 USM, pour les autres deux références, le superbe EF 16-35 mm f/2,8 L II USM et le beaucoup plus raisonnable, mais néanmoins très performant, EF 17-40 mm f/4 L USM. Notez que ce dernier possède une homogénéité optique supérieure à celle de la première mouture du 16-35 mm et qu’il peut être associé sans crainte aux derniers appareils numériques de la marque. Mais il n’est pas très homogène à 17 mm et il faut fermer le diaphragme de deux ou trois valeurs pour tirer la quintessence de cette optique bien finie, robuste et pas trop cher. Le 16-35 mm f/2, 8 est en revanche hors de prix, mais un peu plus performant. Côté optiques d’occasion, évitez l’EF 17-35 mm f/2, 8 L USM, déjà peu convaincant en photo argentique, l’ancêtre EF 20-35 mm f/2, 8 est plus homogène, mais difficile à trouver en bon état.


Résistant et performant: l’EF 17-40 mm f/4 L USM, ici sur un Canon D60 (6 mpix.)…


…et sur un 40D

Les zooms transstandard

Le 17-55 mm F/2,8 IS USM est aussi le seul objectif Canon APS-C de type transstandard dont l’ouverture ne varie pas. Si sa réalisation mécanique ne diffère malheureusement peu de celle du beaucoup moins professionnel EF-S 17-85 mmf/4-5, 6 IS USM, sa qualité optique serait même digne de la prestigieuse gamme “L”. Pour les appareils « plein format », Canon propose deux références professionnelles, l’EF 24-70 mm f/2, 8 L USM et l’EF 24-105 mm f/4 L IS USM, tous les deux dotés d’éléments asphériques et de verres UD. Tandis que le premier offre une plage de focales plus réduite, mais une luminosité plus importante que le second, ce dernier ajoute un stabilisateur d’image, fort pratique pour éliminer le flou de bougé. Mais cela a un prix : l’EF 24-105 mm f/4 L IS USM souffre d’une distorsion et d’un vignetage important aux focales grand-angles.


Très performant, sauf pour le vignetage et la distorsion autour de 24 mm : l’EF 24-105 mm f/4 L IS USM sur un Canon 5D

Les zooms télé

Hormis les objectifs EF 70-200 mm f/2,8 IS USM et EF 70-200 mm f/2, 8 USM (le deuxième, de conception ancienne, n’a pas de stabilisateur d’image…), Canon propose deux modèles à ouverture plus réduite, moins encombrants, moins chers et plus légers, mais néanmoins très performants. Si l’EF 70-200 mm f/4 L USM offre une excellente finition et une très bonne qualité d’image pour une somme modique, l’EF 70-200 mm f/4I S L USM propose un stabilisateur et des performances encore plus élevées à un tarif deux plus élevé — à vous de décider si le jeu en vaut la chandelle… Notez qu’il existe aussi des objectifs aux focales plus longues, deux zooms télé stabilisés proposent une plage de 70 à 300mm, l’EF 70-300 f/4,5-5,6 DO IS USM étant bien plus compact que son homologue à verres « traditionnels », mais encore deux fois plus cher pour un gain fictif en termes de qualité d’image. L’EF 100-400 mm f/4, 5-5, 6 L IS USM faits bien partis de la série L, mais peine à reproduire les résultats obtenus avec les objectifs à focale fixe EF 300 mm f/4 L IS USM ou EF 400 mm f/5, 6 L USM, plus léger et moins encombrant. Vous pouvez toujours recourir à un des multiplicateurs de focale x1, 4 ou x2, bien qu’ils réduisent les performances optiques à un niveau encore acceptable.


Très bonnes performances optiques et tarif raisonnable: l’EF 70-200 mm f/4 L USM


Pratique pour photographier les animaux…


…et des vues rapprochées : l’EF 100-400 mm f/4, 5-5, 6 L IS USM

Appareils reflex numériques Canon : Peut-on les acheter d’occasion ? (Deuxième partie)

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Les appareils professionnels

Canon est le seul fabricant qui s’offre trois formats de capteur : outre le format APS-C, apanage des appareils entrée de gamme et experts, il commercialise deux séries de capteurs différents : les appareils de la gamme EOS 1D incorporent ainsi des capteurs APS-H aux dimensions réduites, mais optimisés en vue d’une réactivité hors pair, grâce à des obturateurs plus petits (et plus véloces) et des poids de fichiers moins importants, les appareils de la gamme 1Ds des capteurs plein format pour une utilisation plus posée. L’EOS 1D, sortie en 2001, s’inspire directement des fonctionnalités du dernier appareil argentique professionnel, l’EOS 1V, tout en incorporant l’ultime capteur CCD : supérieur au capteur 5,4 mégapixels de son concurrent direct Nikon D1x, ce capteur pose un vrai dilemme, car ses performances sont sinon très convenables : fort peu doté en mégapixels, le capteur de l’EOS 1D produit souvent des artéfacts de moiré (son filtre passe-bas est très faible et la résolution des objectifs dépasse de loin celle du capteur…) et du bruit sous forme de stries colorées. Aux sensibilités les moins élevées, l’appareil fournit des fichiers bien nets (dont la plage dynamique reste toutefois un peu trop juste, et ce même au format RAW…) et un rendu proche de l’argentique. L’obturateur et la motorisation de l’appareil atteignent des performances extraordinaires : une vitesse maximale de 1/16 000 s, une vitesse synchro de 1/500 s et une fréquence de pas moins de 8 images par seconde en rafale ! Protégé, tout comme les autres appareils des séries 1D et 1Ds, des intempéries et de la poussière, l’appareil est très robuste, mais son ergonomie est moins étudiée que celle des appareils experts (un comble…) : il faut appuyer sur deux boutons pour choisir, puis pour valider chacune des options. La mise au point AF est plutôt précise et réactive, la mesure d’exposition parfois perfectible, surtout au flash, avec une petite tendance a la sous-exposition. L’appareil est plus gourmand que ses successeurs : le capteur CCD et l’écran LCD consomment beaucoup d’énergie, au point de faire plafonner la capacité de l’accu NiMh à 250 images environ — pour une journée de prise de vue, mieux vaut alors emporter deux ou trois accus de rechange. Quant à l’écran LCD, il est aussi petit (deux pouces) que peu défini (120 000 pixels). Pâle et verdâtre, il devient illisible à l’extérieur et il n’autorise aucun agrandissement pour scruter la netteté des images. L’histogramme affiche une moyenne des trois couches RVB et reste peu fiable quant à la détection des zones surexposées ou sursaturées. Une prise Firewire (IEE-1394) permet la prise de vue connectée, un emplacement pour cartes Compact Flash l’utilisation des cartes jusqu’à une capacité de deux gigaoctets (formatage FAT). Proposé à autour de 500 € en occasion, l’EOS 1D possède toujours de sérieux atouts, mais n’oublions pas sa résolution limitée : si vous pouvez obtenir sans peine des tirages jet d’encre d’excellente qualité au format A4, il vous faudrait « tricher » avec Genuine Fractals pour aller bien au-delà…


EOS 1 D mark 2, objectif 17-40 mm f/4 L USM à 100 ISO – avec un facteur de 1,3 fois, le format APS-H est utile pour ne pas (trop) compromettre le potentiel de ses objectifs grand angle

Son successeur, l’EOS 1D Mark 2, s’impose alors tout naturellement : avec un capteur CMOS de 8,2 mégapixels, il offre une connectique plus riche (USB et Firewire), un deuxième emplacement pour cartes SD/HC et un écran mieux défini (230 000 pixels). Si les performances de l’obturateur sont en retrait (1/8000s et 1/250s), celles du moteur sont en hausse (8,5 images par seconde) et la sensibilité ISO de base descend à 100 ISO pour faciliter l’emploi de l’appareils avec des flashs de studio. Le Canon EOS 1D Mark 2 propose une qualité d’image très élevée et bien conservée aux sensibilités les plus élevées, avec une texture d’image très fine. Seule la netteté laisse quelque peu à désirer, n’oubliez donc pas à bien accentuer les images dans votre logiciel de développement RAW. Le menu de l’appareil permet de choisir l’enregistrement simultané aux formats RAW et JPEG, plusieurs matrices couleur (sRVB et Adobe RVB) sont proposées, mais la gestion des supports de mémoire reste plutôt malaisée : il n’est pas possible d’enregistrer sur les deux cartes à la fois et le passage entre les deux cartes n’est pas automatique (lorsque la première est pleine…). Notons aussi une utilisation moins stable en prise de vue connectée : le câble tend souvent à se détacher de la prise Firewire 4-pin, incorporé pour faire la place à la prise USB supplémentaire et finalement peu utile. La mise au point AF est, quant à elle, bien plus performante que ce que proposent les modèle experts : nettement plus fiable, elle dépasse même souvent celle du successeur EOS 1D Mark 3, dont le bilan s’est alourdi de plusieurs défauts de conception. A noter qu’il existe une mouture améliorée de l’EOS 1D Mark 2 : l’EOS 1 D Mark 2n propose des styles d’image, un écran d’une diagonale de 2,5 pouces (identique à celui du 5D), une accentuation par défaut plus prononcée et des menus plus ergonomiques – mais pas de quoi le payer plus cher en occasion…


EOS 1Ds, objectif EF 70-200 mm f/4 L USM à 100 ISO, le grand capteur contribue à obtenir un « bokeh » agréable…

Premier appareil Canon à capteur « plein format », l’EOS 1Ds était aussi le plus performant des appareils de l’époque. Basé sur l’EOS 1D avec lequel il partage l’architecture et, fort malheureusement, aussi l’écran LCD, il intègre un capteur de 11 mégapixels, dont le filtre passe-bas procure un excellent équilibre entre netteté et absence d’artefacts. Si sa plage de sensibilité est plutôt restreinte, le niveau de bruit demeure acceptable jusqu’à 400 ISO en JPEG et 640 ISO en RAW. La sensibilité maximale de seulement 1250 ISO restera réservée au « sauvetage » et à des formats d’impression peu importants. Notez que cet appareil offre, tout comme son successeur et l’EOS 1D Mark 2, une sensibilité de 50 ISO qui délivre une structure d’image encore plus fine, au prix d’une plage dynamique plus étroite dans les hautes lumières. Celle-ci est par ailleurs très convenable pour les autres sensibilités. Côté alimentation, l’EOS 1Ds partage avec les autres « série 1 » de première et deuxième géneration l’accu NiMh lourd et encombrant : si l’autonomie est supérieure à ce que propose l’EOS 1D de première génération, elle est inférieure, avec 300 vues environ par accu, à celle délivrée par l’EOS 1D Mark 2. Pensez donc à vous munir d’accus de rechange. Que dire sinon de ce classique toujours vert ? Citons une conception saine (l’obturateur a été testé pour 150 000 déclenchements) et une réalisation robuste, un AF précis, mais pas suffisamment rapide pour des sujets mobiles, une motorisation limitée à trois images par seconde et une vitesse d’enregistrement plutôt médiocre, mais satisfaisante pour la plupart des sujets. La qualité de visée est somptueuse et prédestine ce boitier à l’utilisation avec des objectifs exotiques, TS-E et adaptations « contre nature » (objectifs M42, Nikon, Leica, Contax…). Reste à regretter le format RAW exotique (.TIFF) et l’impossibilité à enregistrer des fichiers à la fois au format RAW et au format JPEG. Le grand capteur agit aussi tel un aspirateur à poussières et il est souvent nécessaire de procéder au nettoyage. Quant à l’exposition, l’EOS 1Ds est moins fiable que l’EOS 1 D/1Ds Mark 2. Souvent, il faut intervenir « à la main pour » l’exploiter aux meilleur de sa forme. Mais c’est un point commun à tous les appareils professionnels de la marque : à mettre entre les mains d’un utilisateur expert seulement…


… et des tons chairs subtils. EOS 1Ds, objectif EF 100 mm f/2 USM à 800 ISO

L’architecture de l’EOS 1Ds Mark 2 se calque sur celle de l’EOS 1D Mark 2, paru un an plus tôt. Avec une double-connectique Firewire et USB et des emplacements pour cartes Compact Flash et SD-HC, cet appareil arbore aussi un puissant capteur « full frame » de 16,6 mégapixels, une plage de sensibilité ISO de 50 à 3200 ISO et une vitesse de rafale ramenée à 4 images par seconde. Étanche et d’une fiabilité à toute épreuve, l’appareil produit de superbes photos tant nuancées que bien définies, en amélioration par rapport à son ainé. Tout juste pourrait-on lui reprocher une ergonomie toujours aussi douteuse, un poids très élevé, une alimentation obsolète et un écran assez médiocre, peu lisible en plein jour, mais proposant un agrandissement pour l’évaluation de la netteté. L’histogramme, séparé en trois couches, facilite la détection des zones surexposées ou trop saturées. Notez que l’EOS 1Ds Mark 2 utilise le format CR2, désormais la norme chez Canon, pour l’enregistrement des fichiers RAW.

Appareils reflex numériques Canon : Peut-on les acheter d’occasion ? (Première partie)

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Alimentations et systèmes AF

Du côté alimentation en énergie électrique, Canon a pendant longtemps fait cohabiter deux types d’accus : Nickel-Métal hydrure (NiMh) et Lithium-Ion (Li-Ion). Plus légères et plus petites, les batteries rechargeables de type Li-Ion conservent leur charge assez longtemps, tandis que les accus NiMh, très robustes, perdent environ 10 à 15 % de sa charge après un mois d’immobilisation. Les accus NiMh, qui équipent les anciens appareils reflex professionnels de la marque, doivent être régénérés régulièrement pour éviter une baisse de rendement. Parmi les appareils experts, nombreux sont ceux qui utilisent l’accu BP-511A de type Li-Ion, économique et relativement puissant, les appareils professionnels des gammes EOS 1D/1Ds des deux premières générations acceptent la référence NP-E3, lourde, très onéreuse et pas si performante – avec les 1D et 1 Ds d’origine on peine à faire 300 vues par charge. N’oubliez donc pas de vous munir d’un ou de deux accus de rechange pour une journée de prise de vue. Malheureusement, les appareils reflex grand public ne partagent pas l’alimentation des appareils experts : pour réduire les dimensions de la poignée (par ailleurs une mauvaise idée pour la prise en mains…), les concepteurs ont opté pour des accus Li-Ion miniaturisés, NB-2LH pour les Canon EOS 350D et 400D et LP-E5 pour le 450D, seul l’ancêtre Canon EOS 300D conserve le si pratique accu BP-511A. Quant aux dernières moutures des 1D et 1Ds, elles acceptent un accu LP-E4, incomparablement plus léger et plus performant que l’ancien accu NiMh. Si les appareils professionnels intègrent une poignée verticale avec duplication des principales commandes, les appareils des gammes experts et grand public acceptent une poignée optionnelle qui remplit également les fonctions d’une poignée d’alimentation, doublant la capacité d’origine. Il en existe plusieurs modèles : la poignée BG-ED3 s’adapte aux modèles D30, D60 et 10D, la poignée BG-E2/n aux appareils 20D, 30D, 40D et 50D et la poignée BG-E4 augmentent la capacité du 5D, tout en améliorant sa prise en mains et sa stabilité au déclenchement avec un objectif lourd et/ou volumineux. Pour les appareils entrée de gamme, il existe plusieurs références : BG-E1 pour le 300D, BG-E3 pour les 350 D et 400D, et BG-E5 pour les Canon 450D, 500D et 1000D.


Photo prise avec un Canon EOS 1Ds. Si vous optez pour un des modèles à accus NiMh, n’oubliez pas de vous munir de plusieurs accus de rechange

Canon à jeté son dévolu dès 1987 sur un changement radical de la connectique entre boîtier et objectif : il n’y a plus aucune liaison mécanique entre les deux composantes, les informations et les données s’échangent grâce à des plots de contact situés sur les montures du boîtier et de l’objectif. Chaque objectif intègre deux moteurs pour commander la mise au point et la fermeture du diaphragme, les objectifs ne portent donc ni bague de réglage pour le diaphragme ni levier de transmission mécanique pour l’autofocus, ce qui contribue à leur robustesse. Les premiers appareils reflex numériques experts, D30 et D60, arborent un module AF très rustique qui ne s’appuie que sur trois collimateurs AF et dont le fonctionnement est assez lymphatique mais suffisamment précis. Pour parvenir à la mise au point, l’appareil se fait seconder par un faisceau lumineux qui s’active presque systématiquement dans le pénombre et lorsque le contraste de la scène laisse à désirer. Mais notez que la portée de ce faisceau auxiliaire ne dépasse pas la distance de 3,7 m… Fort heureusement, les successeurs passent à 7 (EOS 10D), puis 9 collimateurs (EOS 20, 30D, 40D, 50D et 5D) et la réactivité du système AF fait également de gros progrès, si bien que la précision de mise au y laisse parfois à désirer, avec différents problèmes de « back focus » et « front focus », anglicismes pour définir une mise au point derrière et devant le sujet visé. Les modèles entrée de gamme incorporent généralement le module AF de la gamme supérieure, à savoir 7 collimateurs AF pour les 300D et 350D et 9 pour les 400D, 450D et 500D, seul le 1000D reste en retrait puisqu’il incorpore en 2009 qu’un module pilotant seulement 7 collimateurs.

Les appareils professionnels première et deuxième génération bénéficient d’un système AF à 45 collimateurs, conçu à l’origine pour les appareils reflex argentiques EOS 3 et EOS 1V. Les collimateurs couvrent une plus grande partie du viseur des modèles 1D, contribuant ainsi à une meilleure détectivité, épaulée par une réactivité plus importante des circuits intégrés. Les 1D Mark 2 et 1D Mark 2n sont donc des appareils de reportage par excellence, parfaitement à l’aise en photo d’action et photo de reportage, grâce à leur mise au point efficace et rapide. Leur successeur souffre d’ailleurs de plusieurs défauts de conception (miroir secondaire…) rendant son fonctionnement pour la mise au point erratique à un point que de nombreux photographes ont regretté le passage à l’EOS 1D Mark 3, supérieur en qualité d’image et confort d’utilisation, mais instable pour ce qui est de système de suivi de mise au point. Son grand frère 1Ds Mark 3 n’a pas complètement échappé à ce problème.
Reste à préciser que les systèmes AF des modèles grand public et experts de la gamme Canon conviennent pour les sujets « classiques » (paysage, architecture, portrait), sans pour autant satisfaire les exigences de la photo de sport : si le sujet se déplace de manière non linéaire, le nombre de photos floues est assez important et la mise au point décroche le plus souvent aux distances intermédiaires. La hiérarchie des appareils (pro, expert et grand public) reste par ailleurs intacte, mais pour chaque catégorie les performances augmentent, grâce à l’intégration de processeurs de plus en plus puissants. Les systèmes de mise au point doivent compenser l’augmentation du nombre de pixels par une précision accrue et ce n’est pas si simple. La plupart des photographes ont la (mauvaise ?) habitude de scruter leurs images à la taille réelle des pixels (100 %) et à ce rapport d’agrandissement, le moindre défaut est accentué, aussi bien pour la mise au point que pour la qualité optique.

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