Questions Photo

8 conseils pour se lancer dans la photo de rue

D Free-runners – Londres, Royaume-Uni. Canon EOS 350D, objectif 10-22 mm f/3,5-4,5

Soyez discret…

Savoir se faire discret est un avantage majeur en photographie de rue. Comment créer une bonne photo sans être intrusif et capturer des instants intéressants sans se faire remarquer ? Il existe de nombreuses façons de se fondre dans la foule et d’être « invisible », et même si ce n’est pas toujours nécessaire, cela peut certainement aider, particulièrement dans les endroits où il y a peu de touristes, ou ceux où les gens qui se baladent avec un appareil photo se font rares. Ne portez pas de vêtements qui vous distinguent de la foule. À l’étranger, portez des habits locaux, surtout si vous êtes dans une région très différente de votre environnement habituel et où vous vous feriez facilement remarquer en portant vos vêtements de tous les jours. Ne vous promenez pas avec plusieurs appareils autour du cou. Si vous avez l’air d’un touriste, vous passerez pour un novice qui prend des photos au hasard, ce qui n’attire pas l’attention. En clair, essayez de ne pas avoir l’air d’un pro !

… sauf quand il n’y a pas de bruit !

Faire du bruit est déconseillé car c’est la meilleure manière de se faire remarquer, mais cela peut parfois présenter des avantages. Par exemple, si vous prenez des photos dans un musée ou une librairie calme, le bruit de l’obturateur risque d’attirer l’attention ; vous pouvez alors le couvrir en toussant. Ce genre de tactique utilisée dans des musées par le légendaire photographe de rue Elliott Erwitt a prouvé son efficacité.

Femme au chien – Zurich, Suisse
Nikon F3, objectif 50 mm f/1,8, pellicule Kodak 400
Cette élégante femme a attiré mon regard. En capturant la scène, je me suis rendu compte qu’en photographie, il vaut parfois mieux aller au plus simple.

Souriez !

Quasiment tous les photographes de rue feront face, à un moment ou à un autre, à une personne hostile. Mais toute hostilité peut être apaisée par un geste très simple : un sourire. D’après mon expérience, un sourire efface la barrière entre le sujet et le photographe. C’est de la simple psychologie du comportement et de l’interaction humaine, qui fait partie des fondamentaux de la photographie de rue.

Homme qui fume – Haridwar, Inde
Canon EOS 350D, objectif 24-70 mm f/2,8
En attendant le client suivant, ce conducteur de rickshaw a allumé une cigarette et m’a regardé. J’ai composé l’image en utilisant la règle des tiers, avec les rickshaws en guise de cadre.

Cachez-vous dans la foule

Si vous avez peur de vous balader avec votre appareil photo, commencez par des événements publics : des manifestations ou des défilés. Ce sont des occasions idéales pour prendre de l’assurance et expérimenter sans s’inquiéter du regard des autres. Les cafés sont aussi d’excellents endroits pour observer tout en étant assis dans une atmosphère détendue ; vous y trouverez beaucoup d’activité et d’innombrables expressions intéressantes.

 

Photoshop CS6 et le RAW par la pratique : comprendre les courbes

Canon 5D Mk II, 285 mm, f/8, 1/350 s, 500 ISO © Volker Gilbert

Étape 3

En appuyant sur Alt/Option, cliquez sur Réinitialiser pour remettre les curseurs du panneau à zéro. Répétez le réglage du curseur « Tons clairs » (+100) et déplacez le plus à droite des trois séparateurs de gamme tonale (en bas de la courbe) destinés à compresser ou étendre les gammes tonales : plus vous irez à droite, plus le réglage se limitera à la plage correspondante (Tons clairs), plus vous irez à gauche, plus il influera sur la plage voisine (Teintes claires). (Les séparateurs de gamme tonale n’interviennent ni sur les noirs ni sur les blancs, chasse gardée des curseurs Noirs et Exposition.)

Étape 4

Cliquez sur le volet « De points » pour ouvrir l’« Éditeur de courbe à points ». Il offre plus de précision dans les hautes lumières et semble s’adresser aux experts. Contrairement à la courbe paramétrique dont l’ampleur des réglages est limitée, la courbe à points autorise des réglages assez prononcés, jusqu’à l’inversion complète ou partielle (pseudosolarisation) de la courbe. Le menu déroulant Courbe (dans la partie supérieure du panneau) offre deux courbes préinstallées (« Contraste moyen » et « Contraste fort »), auxquelles s’ajoute une courbe Linéaire, plus douce, utilisée par défaut.

Photoshop CS6 et le RAW par la pratique : attribuer des notes et étiquettes dans Bridge

Canon 5D Mk II, 400 mm, f/10, 1/500 s, 100 ISO © Volker Gilbert

Étape 3

Pour comparer netteté et mise au point d’une série d’images dans le panneau Aperçu, sélectionnez-les en appuyant sur Ctrl/Cmd. Cliquez sur les images pour leur superposer l’outil Loupe (Ctrl/Cmd + clic si l’option idoine est cochée dans Préférences>Général). Par défaut, le rapport de grossissement est de 1 (un pixel écran correspond à un pixel image) ; appuyer sur les touches « + » et « – » du clavier l’augmente ou le réduit.

Pour masquer la loupe, cliquez sur l’icône en forme de croix ; pour ôter une image du panneau Aperçu, cliquez sur la vignette du panneau Contenu en appuyant sur Ctrl/Cmd.

Étape 4

Après la suppression des images ratées (Étape 2), les notes seront un classement précis et pérenne. Soyez rigoureux et critique : s’il est possible d’attribuer entre zéro et cinq étoiles à vos images, ne faites pas trop grossir la catégorie « chefs-d’œuvre » (cinq étoiles), car vos archives ne cesseront de s’agrandir au fil du temps. Limitez-vous à trois étoiles pour les images les plus réussies, réservez les notes supérieures aux rares images dignes de votre portfolio.

Un conseil : désactivez dans l’onglet Préférences>Étiquettes l’option « Utiliser la touche Commande pour appliquer les étiquettes et les notes ».

Photographie de concert : la composition

Nikon D700, 35 mm f/2,8 à 100 mm (3 200 ISO, 1/160 s à f/2,8).

Réaliser des portraits individuels

Ces deux images d’Alison Mosshart, chantant avec The Dead Weather, ont été réalisées à quelques secondes d’intervalle. Le cliché de droite est plus susceptible de plaire à un rédacteur de magazine photo, car son visage n’est pas caché. Photos prises avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 80-200 mm f/2,8D AF-S (640 ISO, 1/250 s à f/2,8, mesure Spot).

Les chanteurs sont souvent le point focal principal du groupe puisqu’ils sont normalement sur le devant de la scène et au centre de l’action. Deux cas de figure sont possibles : le chanteur reste debout presque tout le temps sans trop bouger – la prise de vue est alors relativement simple –, ou le chanteur ne tient pas en place – dans ce cas, les choses se compliquent un peu.

 

Employez les plans serrés pour montrer l’humeur du chanteur, retranscrire ses émotions. Ainsi, celui qui regardera vos clichés aura l’impression d’une réelle proximité avec l’artiste

Chanteurs et rappeurs

En zoomant avec un 70 mm, j’ai pu réaliser ce gros plan de Mike Ness, chanteur du groupe Social Distortion. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 28-70 mm f/2,8 à 70 mm (1 100 ISO, 1/80 s à f/2,8, mesure Spot).

Le principal problème que vous allez rencontrer avec les chanteurs est celui du micro qui peut occulter leur visage ou projeter des ombres disgracieuses – soyez donc vigilant afin de les éviter. C’est particulièrement vrai avec les rappeurs, qui ont tendance à dissimuler leur visage derrière le micro. La clé est de saisir le moment où le chanteur, ou le rappeur écartent suffisamment le micro pour avoir le temps de photographier l’ensemble de son visage.

Au quotidien ou dans les concerts, il existe trois manières de réaliser des portraits : en plan serré, en plan américain ou en pied.

  • Les plans serrés sont comparables aux gros plans en photo de portrait où le visage du chanteur (ou sa tête) s’inscrit dans tout le cadre. Pour les réaliser, il est généralement nécessaire de dis — poser d’un téléobjectif, comme un 70-200 mm. Mais si vous êtes assez près, un zoom standard peut suffire. Pour les portraits en gros plans, essayez aussi d’inclure dans votre composition une main de l’artiste, voire les deux. En revanche, évitez les vues en contreplongée peu flatteuses, cela arrive sou- vent lorsque le chanteur est sur le bord de la scène et que vous vous trouvez juste en dessous.

Voici un bel exemple de contre-plongée dans les narines. Même les pros avertis peuvent, dans le feu de l’action, réaliser ce type de cliché. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 28-70 mm f/2,8 à 28 mm (900 ISO, 1/125 s à f/2,8, mesure Spot).

  • Les plans américains sont incontournables en photo de concert. Ils cadrent l’artiste jusqu’à la taille, voire aux  genoux (voir page 141). Pour donner un sentiment de proximité, ils se prennent d’assez près, tout en incluant davantage de scène (l’éclairage ou l’arrière-plan, par exemple). Ils permettent aussi de révéler la tenue vestimentaire de l’artiste, élément qui peut être aussi important dans la mise en scène que le décor ou l’éclairage.

    Ce cliché du crooneur de rock alternatif Morrissey, pris au Bass Concert Hall à Austin (Texas), est un plan américain à l’horizontal, ce qui est peu habituel. L’espace négatif (le fond) et le cadrage lâche ajoutent une certaine tension dynamique. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 28-70 mm f/2,8 à 70 mm (900 ISO, 1/320 s à f/2,8, mesure Spot).

  • Pour ma part, je préfère réserver les photos en pied aux artistes très dynamiques. Généralement, j’opte pour un grand-angle non seulement pour saisir l’artiste en entier, mais aussi pour ajouter un peu de distorsion de perspective et donner ainsi un certain effet à l’image. Pour les réussir, il faut saisir le sujet au summum de son action, qu’il soit en train de sauter ou de se jeter en arrière en tenant une note.

Conseil de pro : des clichés d’un artiste debout et statique n’ont guère d’intérêt. Essayez par conséquent de saisir un mouvement ; un regard ou un geste du chanteur apporteront une touche personnelle bienvenue, le petit plus qui anime une image.

Lorsque le chanteur Chris Cornell de Soundgarden se donne à fond, il sort toutes ses tripes. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 14-24 mm f/2,8 à 24 mm (3 200 ISO, 1/320 s à f/2,8, mesure Spot).

Ici, la chanteuse pop Colbie Caillat jette à l’appareil photo un regard impassible. Les rédacteurs de magazine photo raffolent des clichés où le regard de l’artiste est dirigé vers le boîtier. Photo prise avec un Nikon D300s équipé d’un objectif Tamron 17-50 mm f/2,8 à 50 mm, équivalent à 75 mm (1 600 ISO, 1/80 s à f/2,8, mesure Spot).

J’ai saisi cette image en pied d’Alison Mosshart, avec The Dead Weather, juste au moment où elle venait de sauter sur les enceintes pour faire chanter le public. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 80-200 mm f/2,8D AF-S à 185 mm (200 ISO, 1/400 s à f/3,2, mesure Spot).

Karen O de Yeah, Yeah, Yeah fait le show. Sur scène, elle ne cesse de bouger et de se contorsionner, permettant de réussir de très beaux clichés, bien qu’il soit parfois vraiment difficile de la saisir. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 80-200 mm f/2,8 à 120 mm (200 ISO, 1/640 s à f/2,8, mesure Matricielle).

La technologie des objectifs

Quelques éléments de la superbe gamme des objectifs Nikkor AF.

Lentilles en fluorite et verres à faible dispersion

L’aberration chromatique est provoquée par le fait que la lumière passant à travers le verre est d’autant plus réfractée que sa longueur d’onde est plus courte. Ce phénomène est démontré par l’expérience du prisme de Newton, dispersant un faisceau de lumière blanche en spectre coloré. L’aberration chromatique est d’autant plus marquée que l’objectif est de plus longue focale et de plus grande ouverture. Sa correction est historiquement obtenue par l’emploi d’un doublet, c’est-à-dire une lentille convergente en verre Crown peu dispersif (nombre d’Abbe A > 55, indice de réfraction n < 1,6) collée à une lentille divergente en verre Flint très dispersif (A < 50, n > 1,6). Selon cette configuration, la correction n’est assurée que pour deux couleurs primaires, par exemple le bleu et le vert. La fluorite (CaF2), substance minérale cristalline, présente des caractéristiques particulières associant un faible indice de réfraction (n = 1,43) et une très faible dispersion (A = 95,6), particulièrement dans le bleu et le vert. L’emploi d’une lentille en fluorite permet la correction apochromatique, c’est-à-dire étendue à l’ensemble du spectre visible, d’un super-téléobjectif à grande ouverture.

Chez Canon, les super-téléobjectifs de 300 à 600 mm, ainsi que deux zooms à ouverture constante incorporent une lentille en fluorite et une ou deux lentilles asphériques. Les lentilles en fluorite étant onéreuses et fragiles, les opticiens utilisent plus volontiers des verres optiques spéciaux, dont il existe deux grands types. Le nom des objectifs utilisant ces verres spéciaux est complété de sigles divers : Canon UD (Ultra low Dispersion), Minolta/Sony LDO, Tamron LD, Nikon, Olympus, Pentax ED, Sigma SLD, Tokina SD, etc. Ces appellations propriétaires sont des termes de marketing appliqués à des verres semblables, car tous s’approvisionnent en verres spéciaux bruts chez les mêmes 4 ou 5 fabricants verriers mondiaux.

L’autre type de verres spéciaux est les verres à dispersion anomale. En simplifiant, on peut dire que la dispersion est due à ce que la lumière de courte longueur d’onde (le bleu) se propage un peu moins vite dans le milieu transparent que la lumière de plus grande longueur d’onde (le rouge). Ainsi, l’indice de réfraction n du milieu transparent décroît-il quand la longueur d’onde diminue ou, ce qui revient au même, quand la fréquence augmente. C’est pour cela que le bleu est plus dévié vers la base du prisme que le rouge. La dispersion du verre optique est dite normale quand l’étalement du spectre est à peu près proportionnel aux longueurs d’onde. Mais il y a des verres optiques, dont les caractéristiques se rapprochent davantage de celles de la fluorite, avec lesquels la dispersion est normale sur une partie du spectre et anomale sur une autre. C’est le cas, par exemple, si la lumière rouge est relativement plus retardée que la lumière bleue et se rapproche du vert, ce qui concentre le spectre de dispersion, en permettant ainsi une meilleure correction de l’aberration chromatique. Dans quelques- uns de ses objectifs les plus élaborés, Minolta (donc Sony) signale la présence de lentilles en verre à dispersion dite « anomale » (AD = Anomalous Dispersion). Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas chez les autres !

Mise au point interne, mise au point arrière

Autrefois, la fonction manuelle de mise au point impliquait le déplacement longitudinal de l’ensemble des lentilles de l’objectif. Avec les objectifs AF, au contraire, la mise au point ne mobilise que le déplacement d’un ou plusieurs groupes de lentilles situés devant le diaphragme (mise au point interne ou IF) ou derrière le diaphragme (mise au point arrière ou RF). Dans les deux cas, le fait de ne déplacer qu’une partie des lentilles de moindre diamètre requiert moins d’énergie de motorisation et accélère la mise au point AF. De plus, la lentille antérieure de l’objectif restant fixe, la mise au point ne modifie pas l’orientation d’un filtre polariseur ou dégradé, par exemple.

Mise au point interne (IF). Ce principe permet d’effectuer la mise au point pour toutes les distances en ne déplaçant que deux groupes optiques internes. Avantages : longueur constante de l’objectif, la lentille frontale ne tourne pas (ce qui facilite l’emploi d’un filtre dégradé ou d’un polariseur), mise au point minimale plus courte, plus grande rapidité de l’AF.

Retouche manuelle de la mise au point en mode AF

Sur les reflex actuels, le couple boîtier-objectif assure une mise au point AF rapide et précise, encore plus efficace grâce à la sélection automatique ou manuelle des collimateurs AF. En photo d’action et sportive notamment, il est souvent nécessaire de retoucher à l’ultime moment la mise au point effectuée par l’AF. Au lieu d’avoir à repasser en mode manuel, un grand nombre d’objectifs EF motorisés USM de Canon (ainsi que les objectifs à moteur intégré des autres fabricants) permettent, sans quitter le mode AF, de rectifier le point en agissant directement sur la bague de mise au point de l’objectif. Avec ces objectifs, le système FT-M (Full-Time Manual focusing) permet la mise au point manuelle, soit électroniquement (détection du taux de rotation de la bague et déplacement motorisé du groupe optique de mise au point), soit mécaniquement (découplage du moteur AF).

Préréglage de mise au point

Ce système appelé Focus Preset, disponible sur les super-téléobjectifs et certains télézooms (Canon, Nikon, Minolta, peut-être d’autres), permet de spécifier et de mémoriser une distance de mise au point bien précise, puis de la rappeler instantanément en pressant une touche de l’objectif. Durant un match de foot, par exemple, on règle cette distance sur le but afin de saisir instantanément un tir décisif, sans que cela empêche de suivre les actions se déroulant à diverses distances sur le reste du terrain.

Limiteur de distance de mise au point

Par définition, le débattement de la rampe de mise au point d’un objectif va de la distance minimale à l’infini. Pour détecter le sujet, le système AF doit effectuer un aller-retour sur toute l’étendue des distances. Sur beaucoup d’objectifs de longue focale ou de type macro, avec lesquels la variation de tirage est relativement importante, un limiteur de mise au point AF permet de restreindre volontairement la course à la zone de distance où évolue un sujet mobile, ce qui accélère le fonctionnement de l’autofocus. Sur tel super-télé Nikon de 300 mm, par exemple, on peut régler le limiteur de mise au point AF pour une zone proche ou pour une zone lointaine, l’autre limite étant l’infini ou la distance minimale de mise au point (2,5 m pour cet objectif).

Jeu concours « Créez vos livres photo avec Lightroom » et des cartes cadeaux Blurb

Jeu concours Blurb Eyrolles

À l’occasion de la parution du nouveau livre de Gilles Theophile et Céline Jentzsch, Créez vos livres photo avec Lightroom, les éditions Eyrolles et Blurb, l’un des leaders du marché du livre photo, organisent sur QuestionsPhoto un grand jeu concours du 9 au 16 janvier (à midi).

Trois gagnants auront la chance de remporter un pack comprenant un exemplaire du livre ainsi qu’une carte cadeau valable sur le site Blurb pour réaliser son propre livre photo ! L’occasion de faire vivre et partager vos plus belles photos de voyages ou de souvenirs en famille par exemple… Lire la suite

Photographie de concert : l’exposition

L’éclairage de concert s’étend normalement sur une plage dynamique extrême, allant des ombres noir foncé aux hautes lumières brûlées, comme sur ce cliché
du guitariste Ryan Hahn des Local Natives. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon Nikkor 28-70 mm f/2,8D à 50 mm (220 ISO, 1/125 s à f/2,8, mesure Spot à -0,3 IL).

La vitesse d’obturation

L’utilisation d’une vitesse d’obturation lente m’a permis de figer Zach Blair, guitariste de Rise Against, au moment où il sautait. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon Nikkor 28-70 mm f/2,8D à 52 mm (1 400 ISO, 1/200 s à f/2,8, mesure Spot).

La vitesse d’obturation, exprimée en secondes, correspond tout simplement au temps durant lequel le capteur est exposé à la lumière. La plupart des appareils photo permettent de la contrôler de 30 s (très lent) jusqu’à 1/8 000 s (très rapide), et de la modifier par incréments de 1/3 IL.

Écriture des valeurs

Les vitesses d’obturation les plus fréquemment utilisées sont inférieures à la seconde. On emploie donc des fractions de seconde même si les boîtiers affichent des nombres entiers pour plus de clarté : par exemple, 1/125 s apparaît sous la forme « 125 » dans le viseur. Lorsque les vitesses d’obturation dépassent la seconde, elles sont alors indiquées par le symbole des secondes «  » » : par exemple, 8 s s’écrit « 8″ ».

Incidence sur le mouvement

Ce paramètre permet de contrôler l’effet du mouvement sur vos photos :

  • les réglages les plus rapides (1/125 s à 1/8 000 s) figent le mouvement ;
  • les réglages les plus lents (30 s à 1/15 s) créent un flou ;
  • les vitesses intermédiaires (1/30 s à 1/60 s) peuvent générer un léger flou pour les sujets qui se déplacent rapidement, ou les faire apparaître plus nets lorsqu’ils bougent lentement.

En photo de concert, il est préférable de privilégier les vitesses plus rapides. En général, environ 1/125 s convient à la plupart des prises de vue avec un grand-angle ou un téléobjectif court. Avec des téléobjectifs plus longs, mieux vaut appliquer la loi de réciprocité ) pour déterminer la vitesse d’obturation.

La vitesse d’obturation lente a donné plus de mouvement à cette image, sur laquelle le guitariste et chanteur de Franz Ferdinand, Alex Kapranos, effectue un petit saut. Photo prise avec un Nikon D700 équipé d’un objectif Nikon 14-24 mm f/2,8G à 15 mm (3 200 ISO, 1/30 s à f/2,8, mesure Spot).

Si vous désirez donner du mouvement à votre image pour signifier une impression d’action, il faut dans ce cas sélectionner une vitesse d’obturation plus lente. L’idée ici n’est pas de rendre l’ensemble flou, mais bien de mettre en valeur un aspect de la scène. Par exemple, l’un des effets les plus fréquemment recherchés en photo de concert est celui du guitariste relativement immobile dont la main gratte les cordes de son instrument. Le résultat obtenu est une image nette du guitariste dont la main rendue floue confère un sentiment de mouvement et d’action.

En général, je n’utilise pas de vitesse d’obturation lente tant que je ne suis pas sûr d’avoir pris toutes les images dont j’avais besoin. 

 

Réaliser la couverture d’un livre de photos de mariage avec Lightroom

LivrePhotoMariage

 

Création d'un modèle d'impression dans Lightroom

Je crée le modèle d’impression « Carré 30×30 Blurb ». (Je pourrai bien sûr le réutiliser pour d’autres livres.)

J’ai choisi pour ce livre de photos (dans les « Préférences de mise en forme » du menu Livres) un grand format carré de 30 × 30 cm. En effet, les photos de Franck Ehret ont un style bien particulier, elles se démarquent des nombreuses photographies de mariages habituelles, les images sont dynamiques, certaines très colorées, d’autres au contraire plus rétros. Ce style mérite un format de livre original, je vais donc créer un fichier de 30 × 30 cm afin de couvrir toute la surface de la première de couverture.

3. Dans le menu Impression, je choisis l’option « Nouveau modèle » que je nomme « Carré 30×30 Blurb ». Dans le panneau de gauche, tout en bas, je clique sur « Mise en page ». Sous « Taille du papier », je choisis « Gérer les tailles personnalisées ». Je crée une nouvelle taille (signe « + » en bas, à gauche), que je nomme aussi « Carré 30×30 Blurb ». Lorsque je valide, le nouveau modèle apparaît au centre de la fenêtre.

4. J’intègre deux cellules de photos verticales : dans le panneau de droite, sous « Cellules », j’insère deux cellules au format 10 × 15 cm – je pourrai ajuster la taille ultérieurement si nécessaire. Je coche la case « Verrouiller sur le rapport L/H de la photo ». Grâce à un glisser/déposer, je déplace les photos vers ces cellules, celle de la mariée à gauche, celle du marié à droite.

 

Couleur de la bordure

Pour la bordure de l’image, je rentre le code couleur relevé dans le module Développement.

5. J’insère une bordure : les photos ayant un fond clair, je décide d’ajouter une bordure pour fermer les images et les couper de l’arrière-plan. Dans le panneau « Paramètres d’image », je coche la case « Contour interne » et choisis une largeur de 1,8 pt. Une couleur de cadre trop contrastée ne me semble pas appropriée ; pour trouver une teinte plus douce, qui soit dans les tons des photos, je vais utiliser une des couleurs de l’image. Dans le panneau « Réglages de base » du module Développement, je sélectionne la pipette et la déplace sur une partie foncée de l’image; je note le code couleur qui apparaît en bas de la fenêtre flottante (RVB). De retour dans le module Impression, je rentre ce code dans le panneau « Paramètres d’image », dans le rectangle couleur à droite de « Contour interne ».

6. Je modifie la couleur de fond : les deux images ayant un traitement sépia, une couleur de fond blanche ne me semble pas esthétique. Je vais privilégier une couleur crème. À nouveau, je sélectionne une zone claire dans le module Développement, toujours grâce à la pipette, et note son code couleur. Dans le panneau Page, je coche « Couleurs d’arrière-plan de la page » et clique dans le petit rectangle à droite. J’y saisis ce code.

 

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Créez vos livres photo avec Lightroom : la disposition automatique

Créez vos livres photo avec Lightroom

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Créer un paramètre prédéfini à disposition fixe

Pour créer un paramètre prédéfini à disposition fixe, allez dans l’éditeur, puis, dans la page de gauche ou de droite – ou même dans les deux –, choisissez un modèle de page. Dans le menu « Zoom photos vers », sélectionnez l’une des deux options, Ajuster ou Remplir, qui vont agir sur la manière de remplir une cellule image. [NdE : ces options et leurs propriétés sont abordées en détail dans le chapitre 1 du livre.]

Sélection de modèles de page dans l’éditeur des paramètres prédéfinis de disposition.

Sélection de modèles de page dans l’éditeur des paramètres prédéfinis de disposition.

 

L’option « Correspondance bords larges », lorsqu’elle est activée, force des images de rapport largeur/hauteur différent à adopter la même dimension pour leur côté le plus large, spécialement si vous avez choisi « Ajuster » dans le menu « Zoom photos vers ». Cela permet d’obtenir une mise en page plus propre et cohérente.

L’option « Correspondance bords larges » désactivée (en haut) et activée (en bas).

 

L’option « Ajouter des légendes de photo » automatise l’incorporation de légendes : vous pouvez les aligner avec la photo et utiliser un paramètre prédéfini de style de texte. [NdE : ce paramètre est traité dans le chapitre 8 du livre.]

 

 

Concevoir son livre de photographie : sélectionner ses images

Les tirages permettent d’avoir une bonne lisibilité des images et peuvent servir de base à la maquette papier.

Les tirages de lecture

Qu’ils soient réalisés à partir d’un négatif ou d’un fichier numérique, les tirages offrent une lecture optimale des images et rappellent de par leur support papier les pages d’un livre. Si, contrairement à la planche-contact, ils ne permettent pas une lecture chronologique des prises de vue, il est facile de les déplacer pour les comparer ou commencer à les réunir en possibles diptyques, triptyques ou autres assemblages. Bien évidemment, ne travaillez pas à partir de tirages grand format que vous auriez pu faire réaliser pour une exposition. Votre jeu de tirages doit rester maniable. J’ai pris pour habitude de réaliser mes tirages de lecture dans des formats allant du 13 × 18 cm au 18 × 24 cm. Ces dimensions permettent de les rassembler sur une grande table ou au sol et de tourner autour. Une fois le travail de mise en pages engagé, ils se prêteront aisément à l’exercice de la photocopie sous différentes tailles afin de pouvoir les déplacer au sein de la maquette.

Les tirages permettent d’avoir une bonne lisibilité des images et peuvent servir de base à la maquette papier.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !