Questions Photo

Concevoir son livre de photographie

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Êtes-vous prêt à vous investir ?

Si, à l’heure actuelle, il est particulièrement difficile d’être édité (et la tendance ne semble pas prête à s’inverser), l’autoédition apparaît comme un phénomène de plus en plus présent et permet de découvrir des titres d’une originalité peu commune. Leurs auteurs, en décidant de concevoir et diffuser de A à Z leurs productions, ce sont dans le même temps dégagés de la majorité des contraintes commerciales qui « dictent » le marché.

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Concevoir son livre de photographie : un acte créateur permettant de donner un aboutissement à son travail tout en maîtrisant son fond et sa forme !

Mais cette prise de liberté a un coût et se lancer seul, sans aucune aide extérieure, dans la création de son livre de photographie est le début d’un long travail qui au-delà de l’énergie mise en œuvre demande souvent un gros investissement financier ; concevoir son livre soi-même implique, en effet, de financer l’intégralité de sa production et d’en gérer chacune des étapes jusqu’à sa diffusion. Autant de raisons pour ne pas prendre l’exercice à la légère.

La question du financement n’a rien de négligeable. Elle a d’ailleurs sûrement déjà freiné bon nombre de photographes, j’en suis bien conscient pour avoir moi-même investi beaucoup dans mes projets éditoriaux. Mais la photographie, ce n’est pas nouveau, est un métier (ou une passion) qui coûte cher et demande du temps. Boîtiers, objectifs, logiciels, papiers, encres, chimies ou autres consommables représentent bien souvent un budget très important. Alors pourquoi y ajouter le coût d’un livre ? Lorsque vous achetez du nouveau matériel, vous pensez sûrement aux images qu’il vous permettra de réaliser et à leurs possibles retombées. Il en va de même pour ce projet de livre qui vous fait rêver ; quelle visibilité pourra-t-il justement apporter à votre photographie, quel impact aura-t-il sur votre carrière ? En regard de ces résultats, les dépenses et l’énergie nécessaires pour le réaliser vous semblent-t-elles encore disproportionnées, voire injustifiées ? Bien sûr, vous pourrez toujours faire imprimer des portfolios en ligne ou d’autres albums vous permettant de diffuser votre travail mais leur qualité ne risque-t-elle pas de vous desservir ? De plus, ces ouvrages basiques ne pourront jamais trouver place sur les tables des libraires. Mettez donc toutes les chances de votre côté ! Qui sait, un premier beau livre représentera peut-être un argument de poids pour décrocher des aides en vue de nouveaux projets ou bien vous ouvrira les portes de nouvelles expositions…

N’ayez pas peur de vous lancer dans l’aventure, car si elle peut paraître de prime abord un peu compliquée, elle est loin d’être inaccessible. Concevoir son livre de photographie est plus que jamais l’occasion de se plonger dans son travail, de se questionner, de le considérer autrement, de prendre les bonnes décisions et peut-être de mettre au monde un livre dont on parlera longtemps !

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Cet article est extrait de Concevoir son livre de photographieÉditing, mise en pages, impression, disponible en librairie le 30 novembre (176 pages, 25 euros, ISBN : 978-2-212-13624-1).

Photographe et formateur, Gildas Lepetit-Castel a autopublié six livres de photographie depuis 2007. Il a conçu cet ouvrage comme un véritable guide répondant à toutes les questions auxquelles il s’est trouvé confronté lors de la réalisation de ses projets. Retrouvez ses activités sur :

www.glc-photographie.com et www.glc-editions.com.

Au sommaire

Au cœur du projet : l’éditing. Quel est le propos de mon livre ? • Quel est le public visé ? • Comment sélectionner ses images • Les grandes étapes de la conception d’un livre Rassembler la matière première : les images. Exploiter les photographies numériques • Scanner ses négatifs (et ses diapos) • Numériser des tirages • Regard de professionnel – G. Geneste, fondateur du laboratoire La Chambre noire Penser son ouvrage : maquette et mise en pages. Le format • Les dimensions et le nombre de pages • Du papier à l’écran : la naissance du livre • La mise en pages • La couverture Préparer son devis… Faire des choix. Établir une demande de devis • Identifier les différents types d’impression • Choisir papier, reliure et finitions (pelliculages et vernis) • Prévoir le conditionnement • Fixer le nombre d’exemplaires • Trouver un imprimeur • Comparer les devis et négocier les prix • Imprimer soi-même • Regard de professionnel – D. Geers, imprimeur Préparer les photos pour l’impression. Les corrections de base • Soigner la repique • Recadrer et redimensionner • Vérifier le rendu des couleurs à l’écran • Effectuer la conversion des fichiers images • Accentuer la netteté des images Du PDF à l’impression. Contrôler avant d’exporter • Préparer le fichier PDF • Donner le BAT • Faire le suivi de l’impression Au-delà du livre… Méthode de travail et réflexions. Le prix de vente • La diffusion • Regard de professionnel – La librairie le 29

 

5D Mark III – Un boîtier pro en « tout auto programme vert », est-ce bien raisonnable ?

Le Canon 5D Mark III avec son 24-105.

Style d’image automatique

Comment le 5D Mark III devine-t-il qu’il photographie un paysage ou un portrait ? Peut-être par l’analyse des teintes ou des contrastes ; toujours est-il que le mode A+ adapte tout seul le contraste, la saturation et la netteté, avec une prédominance importante pour les photos claquantes et saturées. C’est un style qui était déjà recherché par les fabricants de pellicules argentiques négatives couleur du siècle dernier, et qui donnera des résultats concluants en JPEG pour bien des sujets. Là aussi, en cas d’excès, il vaudra mieux repasser en mode P et choisir son Style d’image, le « standard » étant déjà bien soutenu en matière de contraste et de couleurs.

Parfois le mode automatique peut aller un peu loin dans le contraste et la saturation de l’image.

Parfois le mode automatique peut aller un peu loin dans le contraste et la saturation de l’image.

Combinaison avec une optique stabilisée

Deux zooms transtandards stabilisés existent dans la gamme Canon, le classique 24-105 mm f/4 proposé en kit avec le 5D Mark III, et le bien oublié mais très démocratique 28-135 mm f/3,5-5,6, dont le piqué mesuré a été une très bonne surprise de nos tests. Il existe aussi le très haut de gamme 28-300 mm f/3,5-5,6 L, qui, lui, nous a un peu déçus en longue focale. Quand on utilise le mode A+, l’appareil déduit automatiquement la vitesse minimale de la focale sélectionnée, et dès lors que l’on attend une fraction de seconde déclencheur à mi-course, pour que le stabilisateur démarre, on est certain d’avoir une très belle netteté.

Ce mode automatique intégral atteint cependant ses limites si l’on photographie un sujet qui se déplace très rapidement, par exemple une voiture ou une moto de course à peu de distance, car la vitesse choisie par l’appareil (qui a pour règle d’être assez basse pour ne pas trop monter en ISO) risque de ne pas pouvoir figer le mouvement. Dans ce cas, il vaut mieux choisir sa vitesse avec le mode Tv (par exemple 1/1000 s) et ajuster les ISO le cas échéant.

Si l’on veut user d’une vitesse lente, il faut se souvenir que le stabilisateur ne peut pas figer les mouvements, mais ici l’effet vitesse lente est volontaire.

Éviter le mode A+ en vidéo

Le mode A+ est également proposé pour la vidéo (voir le manuel page 218), mais il risque là de présenter l’inconvénient inverse de celui qui peut exister en photo sportive. En effet, pour contrôler les effets en vidéo, il convient de maîtriser l’ouverture (pour gérer la netteté sur le sujet principal et les flous de fond, si prisés au cinéma) et la vitesse d’obturation, afin que les images soient fluides.

Beaucoup de photographes qui passent à la vidéo ignorent le principe selon lequel une image est bien fluide si la vitesse d’obturation est seulement le double de la cadence de prise de vues : par exemple, en cinéma, dont la norme historique est le 24 images par seconde, les caméras sont calées avec une vitesse d’obturation de 1/48s. Si on tourne à 30 images/seconde, on devrait choisir une vitesse de 1/60 s. En pratique, on peut décaler d’une vitesse sans trop de problèmes (1/125 s par exemple), mais choisir une vitesse rapide rend les images scintillantes et saccadées, ce qui est d’ailleurs indiqué dans le manuel à la page 219. Laisser faire l’appareil en tout automatique est bien risqué, et cela vaut tout autant pour le mode Av et le mode P.

Imaginons que vous filmiez un personnage au soleil et que vous vouliez obtenir un flou en positionnant votre diaphragme à f/2. L’appareil choisira naturellement 100 ISO et… 1/8000 s, ce qui procurera une vidéo inexploitable. La seule solution est de choisir une vitesse proche de 1/125 s et de coiffer votre objectif d’un filtre gris neutre (ND) qui absorbera autant de lumière que nécessaire, ici de l’ordre de 6 crans de diaphragme. Évidemment, comme le Live view tient compte de la lumière qui parvient au capteur, votre image de visée restera très claire alors qu’elle sera tellement sombre dans le viseur optique que vous croirez la nuit tombée.

En conclusion

Se servir d’un appareil en mode « vert » est toujours déroutant pour quelqu’un habitué à souvent utiliser le mode M dès que la lumière est délicate, mais les résultats du 5D Mark III sont à la hauteur si l’on est attentif aux points signalés plus haut. Certes, beaucoup d’experts rechigneront (à juste titre) à laisser leur appareil prendre la main sur tous les réglages, mais si le boîtier passe de mains en mains en famille, au cours d’un voyage, il n’y a guère de craintes à avoir sur les résultats.

 

 

Lightroom 4 pour les photographes : l’épreuvage sur écran dans la pratique (2)

Voici une image, affichée côte à côte avec son épreuve sur écran.

L’épreuvage sur écran est une des nouveautés de Lightroom 4. Alors que dans un autre article, paru il y a quelques jours, Martin Evening explorait le « pourquoi » de l’épreuvage sur l’écran, le photographe, auteur et alpha-testeur de Photoshop et Lightroom s’attarde cette fois-ci sur le « comment ».

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Créer et gérer une activité de photographe : être photographe, qu’est-ce que c’est ?

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Dans la même logique, il convient également d’être maître dans l’art de la mise en page, du graphisme, de la correction et du réglage des images avant impression, tout cela sans occulter l’histoire de l’art et tout en cultivant sa propre culture artistique. Si vous me permettez l’expression, c’est « tout un programme »… L’époque (et le marché) exige(nt) que tout photographe professionnel maîtrise les différents aspects de cette chaîne. Un peu d’honnêteté fait dire que c’est impossible. Impossible en termes de charge de travail, impossible en termes de système de pensée, impossible en termes de portée de la réflexion. Bien entendu, il doit y avoir d’étroites collaborations, des connexions, des participations des différents intervenants d’un projet très en amont du processus décisionnel et de la phase de création. Et le photographe ne peut plus aujourd’hui créer seul sans prendre en considération la ou les façons dont seront utilisées les images. Si j’emploie le terme de « chaîne », c’est bien parce qu’il s’agit d’une succession d’acteurs engagés les uns avec les autres dans le but d’une production commune ; les uns étant plutôt « créateurs », les photographes, les autres étant plutôt « fournisseurs », ceux qui valorisent la mise en forme de l’image.

Un photographe doit conserver la capacité à penser, structurer et partager un discours. On attend d’un artiste qu’il nous touche, nous enrichisse, ce qui ne se fera pas sans ouverture, sans curiosité, sans pugnacité et obstination. Cela ne se fera pas non plus sans un engagement honnête fondateur de toute sa démarche, et sans intégrer le fait que créer, c’est se mettre en danger personnellement ; c’est accepter d’aller au-delà de soi, au-delà de ce qui dérange, de ce que l’on tait par confort. C’est ce dépassement qui fait le photographe.

Nous voilà avec deux notions fondamentalement complémentaires et diamétralement contradictoires : le photographe doit être un créateur et un bon technicien, et le bon professionnel doit aussi être bon gestionnaire et savoir bien apprécier son marché. Ces deux aspects ne peuvent pas être distincts l’un de l’autre. Les enseignements ou les nombreuses propositions de stages techniques ou artistiques font une grande partie du « travail ». Au-delà de ça, gestion, comptabilité et négociation doivent cesser d’être un langage abstrait pour le photographe d’aujourd’hui.

Cet article est extrait de l’avant-propos de Créer et gérer une activité de photographe, à paraître aux éditions Eyrolles le 2 novembre (176 pages – 20 euros – ISBN : 978-2-212-13590-9).

Fabiène Gay Jacob Vial accompagne les photographes dans le développement de leur activité. Elle propose des formations sur www.blog-lescyclopes.com.

Au sommaire

Photographe, moi ? Chronique du quotidien • La double facette : gérer sa photo à soi et la photo alimentaire Quel(s) marché(s) pour la photographie ? Portrait des marchés • Trois secteurs prédominants Quel marché pour « ma » photographie ? Définir les marchés locaux • Comprendre son environnement • Travailler avec le secteur privé/avec le secteur public Comportements et usages des commanditaires. Cerner son public • Faire le point : ma pratique face au marché Stratégie et posture professionnelle : un édifice à bâtir. Mesurer, accroître et mettre en perspective son potentiel artistique • Se présenter • Présenter sa photographie Gérer son activité. Savoir dire « non » • Élaborer une stratégie • S’organiser • Rédiger une proposition/répondre à une commande/établir un budget et un devis Vendre… Codes et usages à exploiter. La vente dans la fonction commerciale • Étapes clés • La rentabilité Face au client. Convaincre • Argumenter • Conclure S’appuyer sur un réseau professionnel

Manuel d’éclairage au flash : utiliser un seul Speedlite

Les deux images ont été éclairées avec un seul flash. Ce qui les distingue est la proportion de lumière ambiante. Dans l’exemple de gauche, sa part est prépondérante. Dans l’exemple de droite, l’obturateur a contribué à en éliminer la plus grande partie.

Prise de vue : créer un effet de silhouette

En dirigeant votre flash sur le fond, vous pouvez parfois réaliser un éclairage plus spectaculaire qu’en le dirigeant sur votre modèle. Pour cette prise de vue, j’ai sous-exposé Arian au point de le transformer en silhouette.

Utiliser le zoom pour créer la texture sur le fond

Avant l’installation du modèle, j’ai essayé différents réglages de zoom de mon Speedlite pour savoir comment éclairer au mieux le fond. Si un réglage de 24 mm produit un fond aux couleurs homogènes, un réglage de 105 mm génère un point chaud au centre de l’image et un vignetage prononcé en périphérie. L’image ci-contre a été réalisée avec un Speedlite 580EX II, réglé sur une « focale » de 70 mm. La couleur du point chaud résulte de l’utilisation d’une gélatine colorée (Rosco Medium Red).

Dissimuler le flash

Faites attention au moindre détail lorsque vous photographiez des silhouettes. Ici, j’ai dissimulé le flash derrière la jambe du modèle et je lui ai donné des instructions précises quant à sa position au sol.

Parfois, le moins devient un plus

Plus un filtre couleur laisse traverser la lumière, plus sa teinte apparaîtra claire. Ainsi, pour produire une teinte bien saturée, il faut réduire l’exposition au lieu de l’augmenter.

Données d’éclairage

  • Lieu : magasin vide
  • Heure de prise de vue : aucune importance
  • Lumière ambiante : tubes fluorescents (très faibles), éteints le temps de la prise de vue
  • Speedlite : un 580EX II
  • Mode de mesure : E-TTL
  • Niveau de puissance : 1/8
  • Zoom/Inclinaison : 70 mm, tête orientée vers le haut
  • Filtre : Rosco Medium Red
  • Façonneur : aucun
  • Distance au sujet : faible
  • Hauteur : placé à même du sol
  • Déclenchement : Elinchrom Skyports

Données de prise de vue

  • Appareil : Canon EOS 5D Mark II
  • Objectif : Canon EF 17-40 mm f/4 L USM
  • Distance au sujet : 3,60 m
  • Mode d’exposition : M
  • Exposition : 1/160 s, f/8, ISO 400
  • Balance des blancs : Flash

L’image retenue a été réalisée avec un Speedlite dont la puissance a été réduite au 1/8e de la puissance maximale.

En guise de décor, j’ai utilisé deux panneaux en PVC et un mur jaune.

Ce passage est extrait du livre “Manuel d‘éclairage au flash – les flash Canon Speedlite” de Syl Arena, adapté de l’anglais par Volker Gilbert, paru aux éditions Eyrolles et  disponible sur eyrolles.com. 

 

Lightroom 4 pour les photographes : épreuvage sur écran et impression (1)

Voici deux captures d’écran d’une image avec la fonction Epreuvage écran activé. Alors que la première image (à gauche) montre représente l’aperçu sur un écran Apple LCD (gamut standard, sRVB), la deuxième (à droite) montre l’aperçu sur un écran NEC 3090WQXi (gamut étendu, Adobe RVB). Notez que les différences, visible en impression offset, s’estompent une fois les images converties en sRVB et affichées via le Web.

L’épreuvage sur écran est une des nouveautés de Lightroom 4. Il permet d’anticiper à l’écran l’apparence visuelle d’une image imprimée, puis d’optimiser son rendu pour un périphérique de sortie donnée. Dans ce premier article, extrait de l’ouvrage Lightroom 4 pour les photographes, Martin Evening, photographe, auteur et alpha-testeur de Photoshop et Lightroom,  explique pourquoi utiliser cette fonction, idéale pour anticiper le rendu d’un tirage imprimé.

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Adaptation chromatique (4e épisode) : balance des blancs avec Lightroom

Balance des blancs avec Lightroom

Que vous ayez l’intention de photographier une scène dans la nature, de reproduire une œuvre d’art ou de traiter une mire destinée à la caractérisation d’un APN, vous devez, pour établir la balance des blancs,  photographier une mire achromatique, dite « de balance des blancs », dans les mêmes conditions d’éclairage que celles de votre sujet.

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Manuel d’éclairage au flash : cibler votre éclairage

En termes d’éclairage, les deux images ne diffèrent que par le placement du flash. Si, pour l’image à gauche, le Speedlite 580EX II n’a pas quitté la griffe de l’appareil, je l’ai déplacé pour l’image à droite à 60° sur le côté gauche du modèle. J’ai également ajouté un second flash, placé comme source fill-in à 90° sur le côté droit. La séparation du flash crée des ombres qui ajoutent de la profondeur à l’image.

Éclairage de face et éclairage latéral

L’étude simultanée de la boussole et de l’inclinomètre d’éclairage vous aidera à comprendre pourquoi il n’est pas toujours désavantageux d’éclairer un sujet de face.

L’éclairage de face

Si la source adopte le même angle que l’objectif de votre appareil, il s’agit d’un éclairage frontal. Sur la boussole d’éclairage, cela correspond à un angle de 0°. Ainsi, si votre Speedlite est fixé sur l’appareil, il s’agit d’un éclairage de face. Cependant, il n’est pas nécessaire de placer le flash sur la griffe de l’appareil : l’éclairage peut être placé en dessous et au-dessus, devant et derrière l’appareil pour être qualifié d’éclairage frontal. La condition sine qua non est que la lumière soit dirigée le long d’un axe parallèle à l’axe optique. L’éclairage de face éclaire les deux faces d’un sujet de manière identique.

L’éclairage latéral

Si la source n’adopte pas le même angle que l’objectif de votre appareil, il s’agit d’un éclairage latéral. L’éclairage latéral éclaire les deux faces d’un sujet de manière différente, l’une étant plus éclairée que l’autre. L’éclairage latéral produit ainsi des ombres prononcées. De manière générale, il est plus facile de créer un portrait intéressant en utilisant un éclairage latéral qu’avec un éclairage frontal.

Pratique de l’éclairage frontal

Il existe plusieurs manières de se servir d’un éclairage frontal et l’un de ses avantages est d’éliminer tous les risques liés aux ombres croisées. Il est en effet assez facile de détecter un tel défaut dans un portrait, puisque l’ombre du nez se dédouble. Bref, les ombres croisées sont strictement interdites aux photographes expérimentés.

Examinez les images suivantes. Pour la première, j’ai utilisé un seul flash, utilisé de face et positionné à 25 cm au-dessus du boîtier. Pour adoucir la lumière, j’ai employé une petite boîte à lumière Lasolite Ezybox Speed-Lite. Du coup, la lumière est plutôt plate. Notez que l’éclairage pour cette image est presque identique à celui utilisé pour l’image 5.4 : le flash est placé plus en hauteur, et l’ombre souligne davantage la mâchoire du modèle.

La deuxième image montre comment produire une lumière dramatique en repositionnant la source comme éclairage latéral. Le Speedlite est situé à 45° sur le côté droit du modèle. Si j’ai produit une lumière pleine de profondeur, les ombres sur la partie gauche de l’image sont trop prononcées.

Pour la troisième image, j’ai ajouté un second flash Speedlite, placé symétriquement à 45° sur le côté gauche du modèle, et doté d’une petite boîte à lumière Lumiquest Softbox III. La puissance de la source principale est quatre fois plus grande que celle de la source fill-in, ce qui permet de conserver des ombres pour créer du relief.

Pour la dernière image, j’ai repositionné la source fill-in dans l’axe de l’objectif. Grâce à une différence de 2 IL entre les deux sources, la source d’ambiance débouche les ombres sans pour autant écraser la lumière de la source principale.

Éclairage frontal, placé à 25 cm au-dessus de l’objectif ; éclairage principal à 0°.

Éclairage latéral, placé à 45° sur le côté droit du sujet, pas de source secondaire.

Éclairage latéral, source principale placée à 45° sur le côté droit du sujet, source fill-in à 45° à gauche du sujet.

Éclairage latéral et éclairage frontal, source principale placée à 45° sur le côté droit du sujet et source fill-in à 0°.

 

 

Adaptation chromatique (3e épisode) : les couleurs d’une boule de billard blanche

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L’opération dite de « la balance des blancs » d’une photographie numérique est un préalable indispensable sans lequel il serait vain de se lancer dans la moindre opération de gestion des couleurs. Cette balance des blancs, c’est-à-dire des gris, est directement liée au phénomène d’adaptation chromatique de la perception visuelle. Voyons de plus près ce qui se cache dans cette affaire presque grave.

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Le magazine Eyrolles
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