En cette période d’actualité riche en annonces et révélations, entre le Nikon D4, le Canon G1X et le Fuji X-Pro 1, la reprise de Bibble par Corel, l’annonce de la sortie de la bêta publique de Lightroom 4 le 10 janvier dernier ne vous aura certainement pas échappé, tant une nouvelle version du logiciel de flux de production d’Adobe était attendue.

L’interface du module Développement de Lightroom 4 bêta.
Cette édition est particulièrement riche en nouveaux outils, notamment avec les modules Cartes et Livre. Néanmoins, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le nouveau moteur de dématriçage et plus particulièrement la refonte des outils de correction de tonalité dans le module Développement.
Processus de développement 2012
En effet, le moteur de dématriçage Processus 2012 a été développé pour répondre à un certain nombre de critiques, notamment les problèmes de récupération de hautes lumières, qui entraînait dans certains cas des dérives chromatiques, ainsi que les problèmes de restitution des détails dans les ombres, avec une montée très rapide du bruit lorsqu’on utilisait le curseur Lumière d’appoint.

Le Processus 2012 succède au Processus 2010, le moteur de développement de Lightroom 3. Ce dernier reste disponible, ainsi que le Processus 2003 de Lightroom 1 et 2.
L’ergonomie n‘était pas exempte de critiques non plus, puisqu’il fallait, par exemple, utiliser en premier le curseur Exposition, agissant sur les tons moyens et les tons clairs, avant de passer à la récupération des hautes lumières, puis de redonner de la pêche à l’ensemble de l’image à l’aide des curseurs Luminosité et Contraste intervenant principalement dans les tons moyens.

Le panneau Réglages de base de Lightroom 3 (à gauche) et de Lightroom 4 bêta (à droite).
Les nouveaux outils de Lightroom 4 ont été entièrement repensés, aussi bien d’un point de vue ergonomique qu’au niveau des algorithmes, pour exploiter au maximum la totalité de la plage dynamique, le plus facilement possible. Ainsi, vous pourrez travailler plus rapidement, avec plus d’efficacité, et la correction d’images trop claires, trop sombres ou à la distribution de tons mal équilibrée deviendra beaucoup plus aisée et logique.
De plus, la plage dynamique des nouveaux outils de correction des tons a été portée à +/-5 IL (ou diaphragmes), grâce à la puissance et à la sophistication des nouveaux algorithmes développés par Thomas Knoll, Eric Chan et leur équipe de Camera Raw.

Les algorithmes de récupération de tons écrêtés sont beaucoup plus performants, comme en témoigne cette comparaison entre le moteur de Lightroom 3 (à gauche) et celui de Lightroom 4 bêta (à droite), sans qu’aucun curseur n’ait été manipulé.
Un bon truc pour se rendre compte de la qualité des nouveaux algorithmes est d’ouvrir une image comportant des tons clairs dans le Processus 2010 de Lightroom 3 puis dans celui de Lightroom 4 bêta. Sans toucher à aucun curseur, allez dans l’histogramme puis cliquez sur l’indicateur d‘écrêtage des tons clairs (le petit triangle situé dans le coin supérieur droit).
Les zones écrêtées de l’image vont apparaître sous la forme de zones rouge. Par défaut, le Processus 2012 fait un bien meilleur travail de récupération des hautes lumières, puisque les indicateurs rouges sont bien moins étendus qu’avec l’ancien processus.