Questions Photo

Photo d’architecture : démarche informative et/ou approche esthétique ?

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En résumé
La première approche de la photographie d’architecture, la photographie de commande, est davantage utilitaire et comporte un caractère documentaire et/ou publicitaire. Le commanditaire préconise souvent au photographe une vision objective (mais est-elle vraiment possible ?) qui n’exclut nullement la dimension artistique qu’il y mettra (il n’y a qu‘à voir les résultats de la mission héliographique !). L’important, c’est que l’auteur de l’image d’information mette toujours l’accent sur le contenu sémantique de la photographie et qu’il ne laisse pas reculer l’information au second rang. C’est une photographie souvent lourde de contraintes, par les délais parfois très courts, les aléas météorologiques, les autorisations à obtenir, etc. Elle est de plus soumise à une obligation de résultat, ce qui fait la principale différence entre la photographie professionnelle et une pratique amateur.
La seconde approche, la photographie esthétique, n’est en général soumise à aucune obligation de résultat ; c’est une démarche purement artistique. Elle n’est conditionnée que par le désir de création de l’auteur, son souhait de communiquer des émotions, des questionnements, et de faire partager un plaisir esthétique. C’est dans ce cadre que s’est créé, à l’initiative du photographe Henri Gaud, un groupe de photographes réunis par le même objectif de travailler sur un thème commun, sans autre contrainte que la réalisation d’un ouvrage collectif, avec autant de visions personnelles que d’auteurs.


Exemple de démarche purement artistique autour des escaliers dans l’architecture. Dans cette photographie, seul l’aspect graphique et abstrait, dû au jeu des ombres et des lumières créé par l’escalier, a été recherché. © Gilles Aymard (Canon EOS 1Ds Mk III, objectif TS-E 45 mm f/2,8).

Pour ma part, lorsque je suis séduit par un bâtiment, la qualité de son architecture ou la conception originale d’un architecte, j’adopte bien souvent la double approche : je réalise des photographies au service de mon client, correspondant à sa demande et qui lui permettront de communiquer, vendre ou archiver. Et je réalise également, si possible, des photographies plus “libres”, à caractère artistique, pour montrer ma vision personnelle, indépendamment des contraintes de production.

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Cet article est extrait de “Photo d’architecture”, l’ouvrage de Gilles Aymard paru aux éditions Eyrolles. L’auteur y décortique le quotidien d’un photographe d’architecture et donne conseils et méthodes pour gérer au mieux les contraintes du métier : repérages, exigences des clients, respect des délais, caprices de la météo, matériel spécifique… Il explique aussi, au moyen de nombreux exemples illustrés, comment choisir un point de vue valorisant pour un bâtiment, composer avec la luminosité ambiante en intérieur comme en extérieur, corriger les imperfections d’une scène telles qu’un ciel gris ou un chantier inachevé, redresser des perspectives, etc.

Diplômé de l‘école d’architecture de Lyon en 1978, photographe depuis 35 ans, Gilles Aymard s’est spécialisé dans la photo d’architecture il y a 15 ans. Il travaille notamment pour des architectes, des grands constructeurs, des industriels et des organismes institutionnels. Son travail est présenté sur son site.

L’iconographe : au cœur du processus de diffusion des images

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Les frontières du métier
Certes, l’iconographe est polyvalent, mais il doit savoir poser des limites : où s’arrête son métier, où commence celui de ses collègues ? Trois tâches en particulier ne sont pas de son ressort :

  • la retouche d’image requiert des connaissances très spécifiques (maîtrise de la colorimétrie, du graphisme, etc.) qui ne s’apprennent pas en quelques heures (!), ainsi qu’un matériel adéquat (logiciels, écran calibré, etc.). C’est à l’iconographe, en revanche, de s’assurer que le droit moral de l’auteur de l’image est respecté, c’est-à-dire que l‘œuvre originale n’a pas été dénaturée (sans que l’auteur ait donné son accord écrit – voir chapitre 3) ;
  • la maquette : la mise en pages nécessite aussi des compétences précises, qui ne sont pas les siennes. Lorsqu’on lui soumet le BAT d’un magazine ou d’un livre, il n’a pas à commenter le choix de mise en pages, de polices, de couleurs, etc. ; par contre, vérifier que l’image est bien au format prévu au contrat, qu’elle n’a pas été recadrée ni retouchée abusivement, que la légende et le copyright sont corrects, fait partie de ses attributions ;
  • la prise de vue(s) est également un métier à part entière ! En dépit des apparences, on ne s’improvise pas photographe, ni vidéaste : il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton, il faut maîtriser la lumière, le cadrage, la composition, etc. Savoir exprimer clairement la demande du client pour guider efficacement le photographe ou le vidéaste dans la réalisation de la commande sera, en revanche, entièrement de son ressort.

Divers secteurs d’activité
Il faut insister sur la diversité des “clients” ou des commanditaires. En dehors des secteurs traditionnels, qui sont tous les médias, la presse écrite et audiovisuelle, les sites Web avec maintenant les déclinaisons multisupports (sur tablettes numériques ou téléphones portables), les éditeurs de livres (édition multimédias ou print), les agences de presse et agences photographiques, ainsi que les fonds photo, les secteurs dans lesquels les iconographes peuvent évoluer sont aussi :

  • la publicité commerciale ;
  • la communication institutionnelle, print ou numérique ;
  • l’enseignement ;
  • la documentation ;
  • l‘événementiel, les expositions ;
  • la gestion de fonds et de banques d’image, pour des photographes indépendants par exemple.

Du plus petit au plus grand, dès qu’il y a utilisation d’une image, l’iconographe peut intervenir, et encore plus lorsque l’image doit être reproduite dans un cadre commercial. Mais un iconographe peut aussi ordonner un fonds photographique privé ou une collection qui n’a pas vocation à produire des revenus mais que son inorganisation rend tout simplement inexploitable.

Dans tous les cas, l’iconographe doit défendre ses compétences et son savoir-faire. Les aspects juridiques, financiers et administratifs inhérents au métier font de lui un professionnel rigoureux et exigeant, ayant à cœur de protéger les auteurs et leurs créations, et garantissant la diffusion paisible de visuels choisis avec pertinence.
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Cet article est extrait de “Profession iconographe”, prochainement disponible aux éditions Eyrolles, 292 p., 26 euros, ISBN : 978-2-212-12837-6.

L’ouvrage est coécrit par trois professionnelles de terrain. Aurélie Lacouchie est secrétaire de l’Association nationale des iconographes (ANI) et responsable de photothèque. Souâd Mechta est photographe, iconographe, et intervenante dans différentes écoles. Elisabeth Sourdillat est iconographe pour la presse et l‘édition, et enseigne le droit des images et l’iconographie à l’université de Nantes.

Akvis Enhancer 12 : une nouvelle version destinée à embellir vos images

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Akvis Enhancer vise à optimiser le contraste et la précision des détails, et ce, même pour des images sur-ou sousexposées. La nouvelle mouture indépendante du logiciel propose désormais une prise en charge directe des fichiers RAW et le traitement par lots, qui était auparavant uniquement proposé par la version plug-in s’intégrant dans Photoshop.

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Photo culinaire : transmettre un message

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Les outils
Pour transmettre les émotions qu’il éprouve face à son sujet, le photographe dispose d’un seul médium, l‘œil, et son prolongement technique, l’appareil photo. À lui la tâche ardue de rassembler, sur une petite étendue en deux dimensions, les perceptions d’odeurs et de saveurs qui accompagnent naturellement les formes, couleurs et textures d’un mets.
Je ne m‘étendrai pas sur les différents boîtiers du marché, car il en existe pléthore d’excellents. Je me concentrerai plutôt sur quelques spécificités indispensables à l’obtention du résultat. Argentique, numérique, cela n’a pas grande importance. On sait déjà que, fort d’un nombrilisme à toute épreuve, la seule bonne technique est celle que nous affectionnons, donc surtout, ne changeons rien… La photographie ne date pas d’hier et la très bonne photographie n’a pas attendu le numérique pour pointer le bout de son nez. Laissons à l’appareil la place qu’il doit occuper, celle d’un outil. Personnellement, je ne travaille plus qu’en numérique depuis sept ou huit ans, mais je ne prétends pas imposer ce système. Il faut aussi se faire plaisir avec des outils que l’on peut ressentir comme le prolongement naturel de soi-même.
Pour le photographe possédant déjà un minimum de matériel de prise de vue, il n’y aura rien d’essentiel à investir pour notre sujet. J’utilise pour ma part deux types de boîtiers :

  • un modèle moyen format avec dos numérique avec un capteur de 22 Mpix format 36,7 × 48,9 mm, essentiellement pour les images réalisées sur place en studio ;
  • un modèle petit format avec un capteur plein format 24 × 36 mm utilisé en déplacement, à main levée lorsque c’est indispensable. Surtout, lorsque j’ai besoin de travailler en très haute sensibilité (1 000 à 3 000 ISO), les résultats obtenus sur le plan qualitatif tiennent quasiment du miracle lorsque l’on a connu l’image argentique…

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Cet article est extrait de “Photo culinaire”, l’ouvrage de Philippe Barret, publié aux éditions Eyrolles. Philippe Barret nous dit tout sur les petites ficelles et les grandes techniques de son métier. Des astuces pour rendre une pièce de viande appétissante ou “fabriquer” un espresso à partir de café soluble, jusqu’aux grandes étapes du travail avec les clients, il dévoile l’essentiel d’une profession où le plaisir des yeux fait écho aux sensations gustatives. Richement illustré d’images issues de la photothèque de l’auteur mais aussi de schémas d‘éclairage ou de pas-à-pas didactiques, cet ouvrage précis et exhaustif est une mine d’informations pour les jeunes professionnels ou les amateurs experts qui s’intéressent au sujet.

Photographe généraliste à ses débuts, Philippe Barret s’est ensuite spécialisé dans la photo culinaire au début des années 1990. Travaillant pour l‘édition et les grandes marques de l’industrie agroalimentaire, il a illustré plus d’une trentaine de livres, collaborant avec des grands chefs comme Eric Fréchon (Le Bristol), Yannick Alleno (Le Meurice), Michel Rochedy (Le Chabichou) ou Jacques et Laurent Pourcel (Le Jardin des Sens).

Canon EF 100 mm F 2,8 Macro : un ancêtre toujours vert

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Caractéristiques techniques

  • Focale : 100 mm (équivalent 160 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/2,8 et f/32
  • Construction optique : 10 éléments en 9 groupes, diaphragme à 8 lamelles
  • Angle de champ : 24 ° (24×36)
  • Mise au point : manuelle ou automatique (moteur AFD), interrupteur pour le passage au mode manuel
  • Distance minimale de mise au point : 0.31 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Diamètre x longueur : 105,3 mm x 75 mm
  • Poids : 650 g
  • Prix (occasion) : 300 euros environ


Datacolor SpyderCheckr : le Passport killer ?

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Conclusion

Cela fait de nombreuses années que je suive de près l‘évolution des outils d‘étalonnage. De ce fait, je possède une caisse remplie de mires pour étalonner l’appareil photo et/ou pour ajuster la balance des blancs. De même, j’ai passé de nombreuses heures à peaufiner la restitution des couleurs de mes appareils. Ce travail est-il vraiment indispensable pour un photographe ? Rassurez-vous, la plupart des logiciels de développement RAW proposent d’emblée d’excellents profils d’entrée pour la grande majorité des appareils pris en charge. Si la fidélité des couleurs de vos images ne fait pas partie de vos préoccupations majeures, passez votre chemin : Passport et SpyderCheckr ne font pas partie des outils indispensables et ne feront pas de vous un meilleur photographe !



Poussins, Ouette d‘Égypte, Canon EOS 1DMark II, EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM, Flash 550 EX en synchro haute vitesse (-1 IL), 160 ISO

J’avoue que ces jours-ci, ma pratique des mires d’étalonnage est devenue sporadique. Devenu locataire permanent de mon sac à dos photo, ColorChecker Passport ne me sert finalement que très occasionnellement à ajuster la balance des blancs et à harmoniser la reproduction des couleurs de mes différents appareils. Quant à SpyderCheckr, il s’agit d’un produit superfétatoire qui ne parviendra surement pas à déloger mon fidèle Passport.

S’ils s’adressent aux photographes professionnels et amateurs avertis, ColorChecker Passport et SpyderCheckr sont deux produits bien différents.

De par ses dimensions et sa coque très résistante, ColorChecker Passport se destine aux photographes baroudeurs alors que SpyderCheckr, plus encombrant et plus fragile, vise plutôt les photographes de studio.

La mise en place et l’utilisation de Passport sont plus aisée : d’une part, grâce à son support intégré il s’affranchit d’un assistant et d’un trépied et de l’autre, son logiciel est plus convivial et mieux intégré dans Lightroom. La cible est automatiquement détectée, et ce, même lorsque le Passport ne fait pas face à l’appareil.

L’utilisation du SpyderCheckr est plus compliquée : à la prise de vue, il faut veiller à un alignement parfait entre la cible et l’appareil photo, plus tard, il faut préparer l’image de la mire pour qu’elle puisse être analysée par le logiciel. De même, les paramètres prédéfinis TSL représentent une solution moins élégante que les profils DNG de ColorChecker Passport.

Quant aux mires de rechange, il s’agit de l’ultime argument de SpyderCheckr face à Passport : au lieu de jeter l’ensemble au bout de quelques années d’utilisation, rachetez simplement de nouvelles cibles – une proposition dans l’air du temps !

SpyderCheckr – configuration minimale

  • Windows XP 32/64 bits, Windows Vista 32/64 bits, Windows 7 32/64 bits
  • Mac OS X (10.4 ou plus récent)
  • 128Mo de RAM disponible
  • 100Mo d’espace disque disponible
  • Adobe Lightroom 2 ou 3, Adobe Photoshop CS3, CS4 ou CS5.

Tarif : 115 euros ht

Les agences photographiques et les droits des auteurs

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Les agences photographiques, d’illustration ou de presse, constituent une source incontournable d’images. Elles ne sont cependant pas titulaires des droits d’auteur sur les œuvres qu’elles fournissent à leurs clients, mais dépositaires des œuvres. En effet, les photographes, auteurs des images, en conservent la propriété…

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Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !