Questions Photo

La photo ne serait-elle pas assez « fun » ?

cipa

Que l’industrie photo aille mal et même très mal c’est un secret de polichinelle. Après plusieurs années fastes, les fabricants de matériel photo doivent composer avec l’arrivée des années de vaches maigres, caractérisées par un déclin brutal et net des ventes de matériel photo. Ce dernier serait-il dû à un manque d’idées de l’industrie photographique ?

Lire la suite

Adobe Lightroom mobile : disponibilité pour Android

LRAndroid

Alors que la version pour iOs existe déjà depuis le mois d’avril 2014, Adobe Lightroom mobile est désormais compatible avec un certain nombre de smartphones exécutant le système d’exploitation Google Android. Partenaire de l’application pour Windows et Mac OS Adobe Photoshop Lightroom, Adobe Lightroom mobile permet de gérer, corriger et partager ses images à partir de son téléphone ou sa tablette, puis de synchroniser les modifications via le serveur Creative Cloud.

Lire la suite

Samyang : un nouveau télé ultralumineux

samyang-2

L’opticien coréen Samyang annonce la disponibilité prochaine d’un nouvel objectif à mise au point manuelle qui possède de quoi séduire les vidéastes et les photographes à la recherche d’un bokeh prononcé. Le Samyang 135mm f/2.0 ED UMC sera bientôt disponible en deux versions distinctes dont les caractéristiques s’adressent aux deux groupes d’utilisateurs.

Lire la suite

L’objectif standard revisité (troisième partie)

50mm-10

Distorsion et vignetage

À la distance de mise au point mesurée, située autour de 4 mètres, la distorsion est quasiment nulle avec le Micro Nikkor 3,5/50, le Tessar 2,8/50 et le Helios 2/58. Sinon, elle se manifeste sous la forme d’une déformation en barillet, très discrète avec le Summicron 2/50, ou alors plus visible, mais encore peu gênante, avec les Nikkor 2/50, S-M-C Takumar 1,4/50, Pentacon 1,8/50 et Industar 3,5/50. Sensible entre f/2 et F/2,8, le vignetage des Nikkor 2/50 et Leitz 2/50 s’estompe à partir de f/4. L’obscurcissement des bords du Micro Nikkor 3,5/50 est très sensible à pleine ouverture , sensible à f/5,6 et négligeable entre f/5,6 et f/32. Quant aux Takumar  1,4/50, Pentacon 1,8/50 et Helios 2/58, le vignetage est sensible entre la pleine ouverture et f/2,8, puis quasi négligeable à partir de f/4. Pour faire disparaître le vignetage du Tessar 2,8/50, il faut fermer d’au moins  deux crans. Alors qu’il s’agit de l’objectif le moins lumineux, l’Industar 3,5/50 souffre d’un vignetage très sensible à pleine ouverture et encore sensible entre f/4 et f/5,6. Il  ne devient négligeable qu’à partir de f/8.

Aberration chromatique

Le Micro-Nikkor, le Summicron et le Helios présentent une aberration chromatique latérale assez sensible à pleine ouverture qui disparait au fur et à mesure de la fermeture du diaphragme. L’aberration chromatique des autres objectifs reste peu sensible (<1 pixel). Notez que ce défaut ainsi que le vignetage peuvent être corrigés convenablement dans la plupart des logiciels de développement RAW.

Flare et reflets parasites

Parmi les objectifs testés, les objectifs japonais, le Summicron et le Pentacon bénéficient d’un traitement multicouche des lentilles. En pointant les objectifs traités monocouche (en provenance de l’RDA et de l’URSS) en direction du soleil, les images présentent un voile lumineux et une baisse importante du contraste. Toutefois, les objectifs dotés d’un traitement multicouche ne sont pas pour autant irréprochables : tandis que le Micro Nikkor est assez bien protégé des reflets parasites, grâce à l’enfoncement de la lentille frontale et  la simplicité de la formule optique (Tessar modifié à cinq éléments), le Nikkor et le Summicron n’échappent pas au flare et aux reflets parasites. Doté du célèbre traitement à sept couches de la marque, le Super-Multi-Coated Takumar n’est pas aussi performant qu’un objectif moderne. Les reflets parasites y sont assez intrusifs. Quant au Pentacon, il ne mérite guère son sigle MULTI COATED, gravé en lettres majuscules, son traitement antireflet n’étant que peu efficace.

Bokeh

J’avoue que je ne choisis pas mes objectifs en fonction de leur rendu dans les parties hors profondeur de champ. Toutefois, un mauvais bokeh, c’est-à-dire un rendu trop « nerveux » des zones en question, peut détourner l’attention du sujet principal. Mieux vaut donc un bokeh harmonieux ou, au moins, un bokeh « neutre », sans caractère particulier. La construction du diaphragme influe sur le caractère de cet indice de qualité très subjectif, bien que son importance soit souvent surestimée. À l’exception des Takumar 1,4/50 (huit lamelles), Helios 2/58 (huit lamelles) et Tessar 2,8/50 (cinq lamelles), le diaphragme des objectifs testés se compose de six lamelles. Forte de sa grande ouverture maximale, le S-M-C Takumar 1,4/50 incite à jouer avec une faible profondeur de champ : à f/1, 4, celle-ci est minimale et le bokeh saisissant, avec des cercles de confusion circulaires au centre et étirés en ellipses aux bords de l’image. En fermant le diaphragme, les cercles de confusion conservent pendant longtemps une forme circulaire avant d’adopter la forme octogonale du diaphragme. Le Helios 44 2/58 est un autre objectif souvent apprécié pour son bokeh. La qualité de celui-ci émane d’une part de la correction perfectible du coma et de l’aberration sphérique et de l’autre de la forme, bien arrondie, du diaphragme à huit lamelles. La plupart du temps, le bokeh reste doux et discret, mais dans certaines situations, par exemple avec du feuillage à l’arrière-plan, les parties hors profondeur de champ semblent suivre un mouvement circulaire autour du centre de l’image. Bien que sa formule optique soit assez proche de celle de son alter ego russe, y compris pour les défauts optiques aux grandes ouvertures, le Pentacon 1,8/50 produit un bokeh plus tranchant, tout comme le Nikkor 2/50 qui ne brille qu’à pleine ouverture. Le rendu du Summicron-R est assez agréable entre f/2 et f/4, avec un bokeh assez « neutre », sans caractère particulier. Quant aux Tessar 2,8 et Industar 3,5/50, ils ne sont pas particulièrement doués en la matière, leur ouverture maximale étant déjà assez étriquée pour bien servir la cause de l’opposition flou-net.

Le Summicron-R 2/50 présente un bokeh très agréable, bien que peu typé.

L’objectif standard revisité (seconde partie)

Léger et compact, le 50 mm f/1,8 est un excellent objectif standard. Canon EOS 5D Mark III, EF 50 mm f/1,8, 1/320 s à f/5,6 et 400 ISO.

En guise de conclusion

Si aucun des objectifs ci-présents ne possède de quoi pousser les rois actuels parmi les objectifs standards (Zeiss Otus 55 mm f/1, 4 et Sigma 50 mm f/1, 4 Art) de leur trône, chacun se distingue par des performances optiques à même de satisfaire la majorité des utilisateurs même exigeants. Tous possèdent leur propre personnalité : si l’EF 50 mm F/2, 5 Macro possède une grande polyvalence, le Voigtländer Ultron 40 mm f/2 séduit les photographes de reportage et les voyageurs grâce à une très grande compacité et une robustesse à toute épreuve. Le TS-E 45 mm f/2, 8 s’adresse au photographe créatif qui souhaite jouer avec les fonctions de bascule et de décentrement qui le prédestinent à la photo de produit, la photo d’architecture et le paysage. Mais il se prête aussi bien au portrait, sous condition de conserver un peu de recul pour ne pas introduire des déformations de perspective — la fonction de bascule permet alors de placer la netteté sur les yeux tout en plongeant les autres parties de l’image dans un flou vaporeux. Certes, il ne s’agit pas d’un objectif facile d’emploi et la maitrise de ses réglages demande un apprentissage lent et laborieux. L’EF 50 mm f/1, 8 continue à me surprendre. Alors qu’il s’agit d’un objectif très bon marché (mais uniquement disponible sur le marché d’occasion), il offre des performances optiques très élevées, sous condition de trouver un exemplaire en bon état. Certes, l’ancien moteur AF-D n’est pas toujours d’une précision à même de produire des images nettes aux grandes ouvertures, mais l’objectif partage cet inconvénient avec son remplaçant, l’ EF 50 mm f/1, 8  II dont la construction mécanique s’avère nettement plus fragile à l’usage.

L’objectif standard revisité (première partie)

L’objectif standard revisité (troisième partie)

 

Capture One 8.1 : nouveaux formats, modules optiques et fonctionnalités

CO81-5

Phase One, l’éditeur de Capture One Pro, vient de publier la première mise à jour majeure du logiciel depuis la sortie de sa huitième mouture au mois de septembre. Capture One Pro 8.1 introduit de nouvelles fonctionnalités, augmentant le nombre de formats RAW et d’objectifs pris en charge et améliore la stabilité et les performances du logiciel sur Mac et sous Windows.

Lire la suite

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !