Croiser les réglages pour s’adapter à son sujet
Même sans (encore) prendre en compte les Fonctions personnalisées ayant une influence sur le fonctionnement de l’AF (et pas seulement sur son confort d’utilisation), le choix du mode et celui de sélection de zone AF offrent de nombreuses possibilités de réglages croisés. Si avec un sujet immobile, travailler en mode One Shot et en sélection manuelle du collimateur est la solution la plus simple (et souvent la plus efficace), le suivi d’un sujet mobile s’avère plus délicat et demande à la fois un peu plus de méthode, de réflexion et, surtout, de pratique.
On peut en effet penser que plus le nombre de collimateurs est élevé, plus on a de chances d’assurer un bon suivi or, l’expérience montre que ce n’est pas toujours le cas (quand ça n’est pas carrément le contraire !). En réalité, l’affirmation ne se vérifie que quand le mouvement du sujet est très imprévisible, rapide, et que celui-ci occupe une grande partie du cadre ou se détache parfaitement d’un arrière-plan “lisse”. En revanche, s’il évolue dans un environnement encombré (un enfant qui court parmi des tables et des chaises ou un sportif qui joue en équipe, par exemple) ou encore qu’il n’est pas proéminent dans le champ, l’automatisme est assez souvent perturbé, soit dès la phase d’accroche, soit à tout moment du suivi.
Plus qu‘à sa nature même ou à la possibilité que l’on aura (ou non) à maintenir le sujet sous le collimateur en ayant assuré l’accroche, c’est à l’interaction de la proportion du champ occupée par le sujet, de la régularité de son mouvement, de son orientation, de la présence ou non d‘éléments parasites et de la nature de l’arrière-plan que l’on devra adapter au mieux la sélection de zone AF (voir tableau ci-dessous).

Le meilleur choix de sélection de la Zone autofocus est un compromis entre la facilité d’anticiper et d’accompagner le sujet dans son déplacement et le risque qu’un élément parasite entre dans la zone AF et perturbe le suivi.
Aucune solution n‘étant idéale ou universelle, on se contentera le plus souvent de choisir (ou de continuer de chercher…) le compromis le “moins inadapté” aux conditions. Le nombre de réglages croisés qu’offre le 7D rend le système plus complexe que sur les précédents EOS de cette gamme, mais autrement plus souple et efficace ! On notera d’ailleurs qu’en pratique, certaines combinaisons n’ont pas grand sens : les éléments d’assistance en “Extension du collimateur AF” n’ont évidemment d’intérêt que dans le cas d’un suivi, donc aucun en One Shot…