Manfrotto 732 CY : un trépied voyageur

10 mai 2011
On les aime ou les déteste. Malgré la présence de sensibilités ISO très élevées et de dispositifs de stabilisation surpuissants, les trépieds photo ont conservé leur raison d‘être.
10 mai 2011
Lourd, encombrant, inflexible, onéreux — autant de reproches que l’on pourrait faire aux trépieds photo. Bien heureusement, ils présentent aussi des avantages. Ils autorisent des prises de vue sinon impossibles à réaliser tout en améliorant celles réalisables à main levée. Ils vous incitent aussi à vous poser, à étudier votre sujet et à peaufiner la composition et l’exposition. Bref, tout photographe sérieux devrait posséder un, voire plusieurs de ces supports, suivant leur poids, celui des équipements à stabiliser et le lieu d’opération.
Il y a quelques années encore, une poignée de fabricants européens (Manfrotto, Gitzo, Linhof, Novoflex, Cullmann…) et japonais (Velbon, Slik) étaient seuls à se disputer le marché et la qualité de fabrication était généralement aussi élevée que les prix de vente pratiqués. L’achat d’un trépied était alors un investissement pour toute la vie active d’un photographe. De nombreux trépieds très anciens (Gizo, Linhof, Arca, erc.) remplissent encore aujourd’hui leur rôle de stabilisateur d’appareil. Depuis, les fabricants de l’Ancien Monde ont confié leurs secrets de fabrication à des sous-traitants chinois et ces derniers inondent depuis le marché photo avec leurs produits, souvent directement inspirés des originaux : Vanguard, Benro, Induro et Feisol sont autant de marques réputées, mais les sous-marques sont très nombreuses, la qualité et la finition des produits fort disparates. Choisir son pied est donc devenu une opération plutôt délicate.
J’utilise depuis quelques années déjà un “Benfrotto” (trépied Benro A157 et rotule 3D Manfrotto 141RC) aux prestations correctes. Mais récemment, il m’a fallu trouver un trépied deux fois plus léger et nettement moins encombrant pour mes balades photo. Mes critères étaient alors plutôt stricts : 1 kg pour le poids du trépied sans rotule, une charge admissible de plus de 3 kg et des dimensions réduites pour l’attacher sur mon Lowepro Mini Trekker AW et/ou pour le ranger dans une valise. Après de longues recherches, j’ai jeté mon dévolu sur le trépied Manfrotto 732 CY et la rotule ball 496RC2.


