Filtres de densité neutre : Hoya ND 400 et Heliopan Variable ND 0,3-ND2,0 Slim

19 septembre 2011
L’exposition d’une image est conditionnée par la quantité de lumière qui atteint la surface sensible (film ou capteur). Alors que dans la plupart des situations, elle procure une très grande latitude en termes de choix de diaphragme et de vitesse d’obturation, elle est parfois trop abondante ou insuffisante pour un couple diaphragme/vitesse désiré.
19 septembre 2011
L’exposition d’une image est conditionnée par la quantité de lumière qui atteint la surface sensible (film ou capteur). Alors que dans la plupart des situations, elle procure une très grande latitude en termes de choix de diaphragme et de vitesse d’obturation, elle est parfois trop abondante ou insuffisante pour un couple diaphragme/vitesse désiré. Si la lumière est trop forte, il convient de réduire la sensibilité ISO de l’appareil, de fermer l’ouverture du diaphragme ou d’augmenter la vitesse d’obturation.
Nous remercions Richard Frances du site Lapetiteboutiquephoto.com qui nous a permis d’essayer le filtre Heliopan Variable ND 0,3 – ND 2,0 pendant une période de prêt prolongée.
Canon 5D Mark II, Voigtländer 20 mm f/3,5, f/16 à 13 s, filtre Hoya ND 400
Toutefois, il est souvent encore plus utile de coiffer votre objectif d’un filtre de densité neutre : donner un effet de filé aux nuages ou à l’eau d’une photo de paysage, éliminer des piétons ou des véhicules d’une scène urbaine et permettre l’usage de l’ouverture maximale d’un objectif ultra-lumineux sont autant d’applications à sa portée. Si vous utilisez les fonctions vidéo de votre appareil reflex numérique, il faut souvent réduire la sensibilité du capteur lorsqu’il il fait beau : pour qu’une vidéo soit fluide, la durée d’exposition doit rester assez longue (autour de 1/50 s) et il est ainsi recommandé d’utiliser des filtres pour atténuer la lumière.
La plupart des fabricants de filtres (Hoya, Rodenstock, B+W, Heliopan, etc.) commercialisent des filtres de densité neutre qui se distinguent par leur taux de transmission. Il en existe de différentes densités, graduées selon une échelle logarithmique (chaque pas de 0,3 correspond alors à une réduction de moitié de la luminosité) ou selon l’augmentation nécessaire pour reproduire une exposition équivalente. Ainsi, un filtre ND 0,3 (ou NDx2) laisse passer 50 % de la lumière, alors que le taux de transmission est de 25 et 12,5 % pour les modèles ND 0,6 (NDx4) et ND 0,9 (NDx8). Avec un filtre ND 2 (NDx100), vous perdez 99 % de la lumière (c’est-à-dire 6,6 diaphragmes) et un filtre ND 3 (NDx1000) n’a qu’une transmission de 0,1 %, nécessitant d’augmenter la vitesse d’obturation 1000 fois et le diaphragme de 10 valeurs IL.
Il est théoriquement possible de combiner plusieurs filtres pour obtenir une densité plus élevée. L’ajout d’un filtre ND 0,3 (NDx2) sur un filtre ND 0,9 (NDx8) équivaut par exemple à un seul filtre ND 1,2 (NDx16) — pour calculer la densité, additionnez simplement les valeurs logarithmiques ou multipliez les valeurs correspondant à la perte de luminosité. Mais dans la pratique, l’empilement de plusieurs filtres réduit le piqué et augmente à la fois le flare et le vignetage.
Contrairement aux filtres dégradés, la densité des filtres gris neutres est uniforme à travers toute la surface du filtre. Les filtres ronds et vissants sont ainsi aussi pratiques à utiliser que les filtres carrés à porte-filtre (Cokin, Lee, etc.) et vous pouvez donc les choisir en fonction de votre équipement existant. Dans certaines conditions, un filtre polarisant peut se substituer à un filtre de densité neutre : son taux de transmission, variable, correspond à une perte de 1,5 à 2 IL, proche de celle d’un filtre ND 0,6 (NDx4). Son emploi entraîne aussi de changements (souvent avantageux…) du rendu car il augmente aussi la saturation de certaines couleurs et la transparence des tons foncés.


