Délicieuses photos : le livre "Photo gourmande" en librairie

05 avril 2012
Photographe autodidacte, Mouni Adbelli s’est lancée dans l’apprentissage de la technique et de l’éclairage pour illustrer son blog de recettes, Aux mignardises.
A force de répondre aux questions des visiteurs de son blog, elle a décidé de rédiger un petit guide de conseils photo à destination des autres blogueurs culinaires, Photo gourmande, disponible en librairie à partir du 5 avril. Extrait.
05 avril 2012
Photographe autodidacte, Mouni Adbelli s’est lancée dans l’apprentissage de la technique et de l’éclairage pour illustrer son blog de recettes, Aux mignardises.
A force de répondre aux questions des visiteurs de son blog, elle a décidé de rédiger un petit guide de conseils photo à destination des autres blogueurs culinaires, Photo gourmande, disponible en librairie à partir du 5 avril. Extrait.
Gérer la lumière naturelle
La plupart des photographes sont d’accord sur le fait que la lumière naturelle est idéale pour photographier la nourriture. J’en suis d’ailleurs une inconditionnelle malgré son gros défaut : elle ne peut être modulée. Vous n’avez alors guère de contrôle dessus. Mais vous pouvez, sans trop de moyens, en faire votre alliée pour obtenir de belles photos au rendu naturel.
Roulés briochés à la cannelle.
Observer la lumière
La photographie ne serait rien sans l’effet de la lumière sur ce qui nous entoure. Pour bien gérer l’exposition, il faut donc d’abord comprendre la lumière et, pour la comprendre, commencer par l’observer, tout simplement. Prenez du temps pour regarder attentivement la lumière, sa direction, sa puissance, sa couleur et comment elle influence notre perception des sujets.
La meilleure manière d’apprendre à utiliser cette lumière ambiante consiste à multiplier les essais à plusieurs endroits, selon la disposition de la fenêtre, sa hauteur, ses dimensions, son orientation, etc. Tentez différentes mises en place des éléments selon la localisation de la fenêtre pour n’en privilégier au final qu’une seule selon l’effet escompté.
Sablés à la semoule de maïs et au citron.
Canon 60D, f/3,5, 1/125 s, 400 ISO. Une lumière naturelle correctement diffusée et réfléchie produit peu d’ombres et apporte beaucoup de douceur.
Selon l’endroit que vous avez choisi pour vos prises de vue, et surtout selon l’orientation de la fenêtre qui éclaire vos sujets, il est nécessaire de faire plusieurs essais dans la journée pour voir quelles sont les heures les mieux adaptées. Vous pourrez ainsi vous préparer au mieux à la localisation des lieux et aux caractéristiques de l’éclairage en fonction de la position du soleil dans le ciel – et de la météo.
Si vous avez la chance de vivre dans un endroit éclairé et ensoleillé, vous aurez davantage d’heures pour expérimenter. Choisissez de préférence une pièce aux murs blancs, afin d’éviter toute couleur parasite, ce qui permettra de gérer plus facilement la lumière disponible. Puis, disposez une table à proximité de la fenêtre ; elle vous servira de plan de travail.
La qualité de la lumière
Une lumière n’est jamais la même partout. Elle peut être douce ou dure ; on parle alors de qualité de la lumière. Attention, il ne s’agit pas de dire qu’un type de lumière est meilleur qu’un autre, mais seulement que l’un ou l’autre peut mieux convenir à un style de photos.
Une lumière peut être douce ; elle produit alors peu d’ombres et les contrastes restent doux et légers. C’est le cas de la luminosité ambiante lors d’un ciel nuageux. Au contraire, une lumière dure accentue les traits et les contrastes et produit des ombres plus marquées, comme c’est le cas en plein soleil, aux heures où la luminosité est la plus intense (en plein mois d’août).
Ananas rôti à la vanille.
Sony a-380, f/3,2, 1/20 s, 200 ISO. Un contraste élevé et des ombres marquées accentuent le côté automnal de ce dessert, ambiance qui se marie très bien avec la poêle en cuivre, les bords caramélisés de l’ananas et la gousse de vanille. Je n’ai utilisé ni diffuseur ni réflecteur pour jouer sur les contrastes élevés et le fond noir.
Cake vanille aux pépites de chocolat.
Canon 5D Mark II, f/5,6, 1/40 s, 320 ISO. La lumière douce utilisée pour cette photo avec très peu d’ombres crée une atmosphère légère et permet d’apprécier tous les détails de ce gâteau – et même ceux de la caissette en papier. La lumière de la fenêtre a été adoucie grâce à un tissu léger et transparent ; un réflecteur limite les ombres.
La qualité de la lumière dépend de deux facteurs : la taille de la source lumineuse et son éloignement par rapport au sujet. Plus la source lumineuse est petite (par exemple une lampe torche dirigée vers le sujet) et plus la lumière est dure ; inversement, plus la source est grande et plus douce sera la luminosité. Par ailleurs, plus la source lumineuse est proche et plus la lumière est douce ; la réciproque est vraie (lumière éloignée = lumière dure).



























