Sortie en juin 2010, Lightroom 3 est désormais en fin de vie. L’éditeur américain vient de publier ce matin la version bêta publique du successeur, Lightroom 4, qui comporte de nombreuses nouveautés et pas des moindres. Presque cinq années se sont écoulées entre la sortie de la première version de Lightroom (février 2007) et celle de Lightroom 4.0 bêta et ces années ont réussi à rendre le celèbre logiciel de flux de production RAW de plus en plus séduisant.

L’avènement du “processus 2010 » a été un des changements les plus importants de la version précédente. Grâce à de nouveaux algorithmes pour le dématriçage, l’accentuation et la réduction du bruit, le logiciel propose aujourd’hui une qualité d’image qui n’a plus rien à envier à celle des autres logiciels de développement RAW. Bien au contraire, elle se situe dans le haut du panier et on pourrait tout juste reprocher à Camera Raw et Lightroom de conserver une légère texture granuleuse et monochromatique, par ailleurs facile à corriger à l’aide du curseur Luminance du menu Réduction du bruit. Citons aussi la correction des défauts optiques qui s’appuie sur des profils de correction automatique, moins sophistiqués que ceux du logiciel DxO Optics Pro, mais néanmoins très efficaces, la prise en charge des formats vidéo, la révision complète du module Importer, le gestionnaire de publication et la capture en mode connectée.
Je viens de l‘évoquer un peu plus haut, les nouveautés de cette quatrième mouture sont aussi, voire plus nombreuses que celles de Lightroom 3. Pour la première fois, le logiciel se dote de deux nouveaux modules, respectivement consacrés à la géolocalisation et à la création de livres photo. Ce dernier point est particulièrement important puisque l‘éternel rival Aperture a été jusque-là le seul à proposer de telles fonctionnalités. Proche du module Impression en ce qui concerne l’interface utilisateur et la facilité d’emploi, le nouveau module Livre est un des points forts du logiciel. Le module Cartes repose sur le moteur de Google Maps et il offre d’une part la géolocalisation automatique et de l’autre un procédé manuel plutôt simple à utiliser, permettant d’attribuer rapidement des métadonnées GPS aux images sélectionnées. Le soft-proofing est une autre nouveauté très remarquée : alors que Camera Raw permet de prévisualiser le rendu d’une image dans l’espace de sortie, Lightroom offrait rien de tel. Désormais, vous pouvez anticiper le rendu d’une image exportée au imprimée en tenant compte de l’espace de travail de sortie. Il est donc enfin possible d’accéder au nirvana WYSIWYG (what you see is what you get…) et de tirer parti des fonctionnalités sophistiquées du module Impression. Mais ce n’est pas tout : le module Impression propose deux nouveaux curseurs permettant de peaufiner la luminosité et le contraste des images imprimées. Si je me vois mal utiliser cette fonction (mieux vaut utiliser un profil ICC d’excellente qualité), il s’agit là d’une fonction simple à utiliser pour effectuer des petites corrections sans pour autant devoir replonger dans le module Développement.
Si Lightroom 3 a été la première version à importer et à afficher des fichiers vidéo, Lightroom 4 va encore plus loin. Désormais, vous pouvez afficher les vidéos directement dans le logiciel, effectuer des traitements non destructifs dans le module Bibliothèque et les télécharger vers votre compte Facebook ou Flickr. Il est également possible d’exporter une vidéo tout en modifiant les dimensions et le format d’enregistrement. Mais passons maintenant à une revue illustrée des nouveautés, module par module.