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Mot clé : Camera-Raw

Affinity Photo : l’interface Développement (1)

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Transformation monochrome

Si l’interface d’édition Bitmap du logiciel offre de nombreuses manières de transformer une image en noir et blanc et d’en parfaire les tonalités, il est également possible d’effectuer la conversion plus en amont, dans l’interface Développement. A cette fin, la commande Noir et blanc vous propose six curseurs qui interviennent sur les couleurs issues des synthèses additives (RVB) et soustractives (CMJ).  Pour éclaircir une couleur, poussez le curseur correspondant à droite, pour l’assombrir, tirez-le à gauche. Malheureusement, le logiciel ne fournit aucun paramètre prédéfini (Tri-X, etc.)  pour vous aider à retrouver un rendu d’antan.

Les outils Noir et Blanc et Séparation des tons dans l’onglet Tons permettent de produire de belles images monochromes.

Les commandes du panneau Séparation des tons s’apparentent à ceux du panneau Virage partiel de Camera Raw et Lightroom. Vous pouvez les utiliser pour  séparer les tons clairs des tons foncés et pour ainsi attribuer à chacune des deux gammes de tons une teinte (curseurs Teinte) et d’en définir la saturation des couleurs (curseurs Saturation). Le curseur Balance permet de privilégier la teinte de l’une des gammes de tons au détriment de la teinte de l’autre. Le curseur Intensité de l’onglet Détails permet d’ajouter du bruit sous forme de grain. En cochant l’option Gaussien, la texture demeure monochrome, l’option Couleur introduit des pixels colorés, mieux adaptés à des images en couleurs.

Outils de correction locale

Application d’un masque gradué de type linéaire. Il est également possible de choisir une forme circulaire ou elliptique.

Les corrections locales de Photo suivent la même logique que celle déjà utilisée dans Capture One Pro et Camera Raw/Lightroom. L’onglet Superpositions permet de choisir entre un masque à opacité graduelle (Superposition de dégradés) ou fixe (Superposition de pinceaux). Dans le premier cas, il suffit de superposer, avec votre souris, un tracé à l’image, puis de choisir la ou les corrections à appliquer à partir de l’onglet Basique ; dans le second, de sélectionner l’outil Pinceau de superposition (B) puis de peindre au pinceau les parties de l’image auxquelles vous souhaitez appliquer les corrections.

  •  Le masque de l’outil Dégradé de superposition (G) se décline en trois versions : le masque linéaire correspond à celui appliqué par l’outil Gradué, les masques Elliptique et Radial ressemblent à ceux appliqués par le filtre Radial de Camera Raw et Lightroom.
  •  Il est possible de contrôler le diamètre (Taille) et la progressivité des contours  (Dureté) du pinceau. Pour effacer le masque, activez l’outil Gomme de superposition (E), puis passez avec le curseur de votre souris sur les parties préalablement peintes au pinceau. L’option Prise en compte des bords facilite la sélection des zones à corriger,  en fonction de leurs tonalités et couleurs.

Les outils de correction locale sont très puissants. ici, j’ai créé trois calques, un premier pour appliquer un effet gradué au ciel, un deuxième pour augmenter la luminosité et le contraste du premier plan puis un troisième pour mieux ressortir les détails dans les arbres. Notez qu’il est encore impossible de renommer les calques tout comme les instantanés. Si ces derniers permettent d’enregistrer différentes étapes de traitement, ils ne sont pas sauvegardés lors de la fermeture du fichier.

Flux de production

A l’heure actuelle, on ne peut pas encore parler d’un véritable flux de travail pour le développement des fichiers RAW. Ces derniers sont ouverts les uns après les autres dans l’interface Développement, soit à partir d’un explorateur de fichiers tel que Bridge (fourni avec Photoshop…) ou Perfect Browse, soit en passant directement par la commande Ouvrir ou le  Navigateur Multimedia d’Affinity Photo. L’architecture du logiciel interdit une utilisation en tant qu’éditeur externe d’un catalogueur d’images tel qu’Aperture ou Lightroom – si le transfert vers Photo fonctionne, il n’en va pas de même pour le rapatriement du fichier modifié au sein du catalogue – au lieu de la commande Enregistrer (qui enregistre un fichier propriétaire à l’extension « .afphoto »), le logiciel impose une exportation (Fichier>Exporter) qui casse le lien entre l’original et la copie Bitmap modifiée….

Pour l’enregistrement des paramètres de développement, le tableau est pour l’instant aussi sombre. En fait, les développeurs du logiciel ont oublié d’établir un système de fichiers annexes permettant de sauvegarder les paramètres appliquées au sein de l’interface Développement – à chaque nouvelle ouverture d’un fichier, celui-ci est donc vierge de toute modification ! C’est d’autant pus rageant que le logiciel propose une fonction Historique, répertoriant l’ensemble des ajustements, et une fonction Instantanés, enregistrant différents états de traitement. Mais uniquement tant que l’image reste ouverte dans l’interface Développement. Le fait de pouvoir attribuer des métadonnées GPS au sein de l’onglet Emplacement n’est donc qu’une faible consolation – là encore, les métadonnées ne sont pas enregistrées autrement que dans le fichier final. Autre découverte étrange : s’il est possible d’enregistrer des préréglages, ces derniers se bornent aux réglages de l’onglet en question, nécessitant de sauvegarder un fichier par onglet d’outils et rendant ainsi la sauvegarde d’un jeu de préréglages maîtres impossible. Enfin, sachez que les développeurs d’Affinity Pro n’ont pas seulement boudé les XMP et XML, mais ils ignorent également la norme IPTC ! C’est impardonnable, car si la gestion des métadonnées est une des caractéristiques sine qua non d’un catalogueur, elle sied aussi bien à un éditeur d’images, Photoshop en est la preuve par l’exemple.

En guise de conclusion

Peut-on comparer l’interface Développement d’Affinity Pro à Camera Raw ? Pour répondre à cette question, il faut tenir compte de la différence d’age de ces deux modules de développement RAW. Si Affinity Photo vient tout juste de joindre le rang des éditeurs photo après plus de quatre années de développement, Camera Raw est un des doyens en matière de développement RAW puisqu’il existe depuis 2003. Il n’est donc guère étonnant que le module d’Affinity Photo soit moins abouti que celui de Photoshop. En matière de qualité d’image, le rendu par défaut étant à la fois plus saturé, plus contrasté, moins défini et plus bruité qu’avec Camera Raw, et en matière de productivité, le module ne bénéficiant pas, à l’heure actuelle, d’un environnement de production à la hauteur de celui  de son alter ego d’outre-atlantique (Adobe Bridge, fichiers annexes XMP, prise en charge des métadonnées IPTC, gestion des paramètres de développement et du traitement par lot, etc.). Pour ce qui est des outils de développement, Affinity Photo est également moins bien doté. Cela commence par l’absence de profils de couleur et de correction optique, se poursuit par celle des modes de fusion panorama et HDR et finit par la faiblesse actuelle des outils de réduction du bruit. Si la sortie d’Affinity Pro s’annonce sous les meilleures auspices (l’interface Photo est simplement superbe), les développeurs ont encore du pain sur la planche pour rendre l’interface Développement utilisable dans un contexte de production. Espérons qu’ils y parviennent rapidement pour qu’Affinity Pro devienne une alternative crédible à Photoshop. En attendant, l’interface Développement peut déjà convenir à un usage occasionnel, parallèlement à celui de Camera Raw, Lightroom, Capture One Pro, Photo Ninja ou DxO Optics Pro.

Lightroom CC/ 6 : mise à jour majeure

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Module Diaporama

Il est désormais possible d’ajouter jusqu’à dix chansons à une présentation.  Vous pouvez synchroniser la musique et les images (Synchroniser les diapositives et la musique), une nouvelle option Panoramique et zoom introduit de jolies transitions dont vous pouvez spécifier l’ampleur.

Module Web

Adobe vient de supprimer les galeries Flash au profit des galeries HTML 5. Trois nouveaux types de galerie Web, optimisés pour l’affichage sur des smartphones et tablettes, s’ajoutent à la galerie classique : Galerie carrée, Galerie en pistes et Galerie en grille.

La nouvelle galerie carrée.

 

Nouveaux formats RAW pris en charge

Canon EOS 5DS, EOS 5DS R, 750D, 760D, M3, Casio EX-ZR3500, Fujifilm X-A2, Fujifilm XQ2, Hasselblad Stellar II, Nikon D5500, D7200, Olympus OM-D E-M5 II,  Stylus SH-2, Panasonic Lumix DMC-GF7, DMC-ZS50  et Samsung NX 500.

Nouveaux boitiers en prise de vue connectée

Canon EOS 7D Mark II et Nikon D750.

Nouveaux modules optiques

Canon EF 8-15mm f/4L Fisheye USM,  EF 11-24mm f/4L USM, EF 24-85mm f3.5-4.5 USM, EF 50mm f/2.5 Compact Macro et  EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM (Canon),  DJI Inspire 1 FC350, Voigtlander LTM 28mm f/1.9 Ultron Aspherical, LTM 28mm f/3.5 Color Skopar,  35mm f/1.7 Ultron Aspherical, LTM 50mm f/2 Heliar,  LTM 50mm f/2.5 Color Skopar, LTM 50mm f/3.5 Heliar, LTM 75mm f/2.5 Color Heliar, LTM 90mm f/3.5 APO Lanthar, VM 40mm f/2.8 Heliar (Leica), Voigtlander MFT 17.5mm f/0.95 Nokton Aspherical, MFT 25mm f/0.95 Nokton, MFT 42.5mm f/0.95 Nokton (MFT), Lomography Petzval 85mm f/2.2 (Canon, Nikon), TAMRON SP 15-30mm F/2.8 Di VC USD A012E (Canon, Nikon), SIGMA 24mm F1.4 DG HSM A015 (Canon), Venus Optics 60mm f2.8 2X Ultra-Macro Lens (Canon, Nikon, Pentax, Sony A), Nikon AF NIKKOR 14mm f/2.8D ED, AF-S DX NIKKOR 55-200mm f/4-5.6G ED VR II, AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR et Nikon NIKKOR 50mm f/1.2 AIS,  Voigtlander SL II 20mm f/3.5 Color-Skopar Aspherical, SL II 28mm f/2.8 Color-Skopar Aspherical et SL II 58mm f/1.4 Nokton (Nikon), SIGMA 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM (Pentax), dp1 Quattro, dp2 Quattro, dp3 Quattro,  SIGMA 24mm F1.4 DG HSM A015 et  SIGMA 150-600mm F5-6.3 DG OS HSM C015 (Sigma),  SIGMA 50mm F1.4 DG HSM Art Lens, TAMRON 16-300mm F/3.5-6.3 DiII PZD MACRO AB016S,  28-300mm F/3.5-6.3 Di PZD A010S, SP 70-200mm F/2.8 Di USD A009S, SP 150-600mm F/5-6.3 Di USD A011S et TAMRON SP 90mm F/2.8 Di MACRO 1:1 USD F004S (Sony Alpha), Sony FE 24-240mm F3.5-6.3 OSS, FE 28mm F2,  FE 28mm F2 + Fisheye Converter, FE 28mm F2 + Ultra Wide Converter, FE 35mm F1.4 ZA et FE 90mm F2.8 Macro G OSS (Sony E), ZY Optics Mitakon Speedmaster 50mm f0.95 Pro (Sony E) et Yuneec CGO2gb.

Lightroom CC/6 – configuration minimale

Windows

  • Processeur Intel ou AMD Athlon avec support 64 bit
  •  Microsoft Windows 7 avec Service Pack 1, Windows 8 ou Windows 8.1
  • Carte graphique compatible OpenGL 3.3 et DirectX 10
  •  2 Go de mémoire vive (4 Go recommandés)
  • 2 Go d’espace disque disponible
  •  Connexion internet

Mac OS

  •  Processeur multicœur Intel avec support 64 bit
  •  Mac OS X 10.8 *, 10.9 ou 10.10
  •  Carte graphique compatible OpenGL 3.3 et DirectX 10
  •  2 Go de mémoire vive (4 Go recommandés)
  •  2 Go d’espace disque disponible
  •  Connexion internet

* accélération graphique uniquement disponible sur Mac OS 10.9 et 10.10

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À paraître aux éditions Eyrolles, le nouveau livre de Gilles Theophile, revu et augmenté, Lightroom 6/CC par la pratique (65 exercices, 356 pages, 28 €). En librairie le 28 mai – précommandes ouvertes dès aujourd’hui sur Amazon, la Fnac

 

Camera Raw et DNG Converter 8.8 : sortie des versions finales

ACR 8.8 dans Photoshop CC 2014 et...

Adobe vient de faire passer ses logiciels Camera Raw et DNG Converter à la version 8.8. Une fois n’est pas coutume, l’éditeur n’avait pas publié de versions préliminaires. Le plug-in de développement RAW et l’utilitaire de conversion DNG augmentent le nombre de formats RAW pris en charge tout en ajoutant de nouveaux profils de correction optique.

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Adobe : Photoshop souffle ses 25 bougies !

PS-icone

Un quart de siècle, c’est une (petite) éternité dans l’univers informatique. Pourtant, l’emblématique Photoshop a réussi à dominer le marché de logiciels d’image depuis 25 années déjà et continue à le faire. Aujourd’hui, l’éditeur Adobe fête l’anniversaire de l’application dont l’introduction sur le marché avait eu lieu le 19 février 1990.

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VisionLOG : un adoucissant pour Camera Raw et Lightroom

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En guise de conclusion

L’usage des profils VisionLOG me rappelle un peu les tirages de lecture que je produisais dans la chambre noire. Volontairement tirés sur du papier à grande très doux, ils me permettaient d’évaluer le potentiel de mes images argentiques tout en m’indiquant la voie à suivre pour les différents traitements globaux et sélectifs à effectuer (grades simples/multiples et/ou maquillages). À la manière de la courbe « Linear Response » dans Capture One Pro, la courbe logarithmique offre une marge de manœuvre plus importante pour ajuster les tonalités d’une image, sans pour autant recourir systématiquement aux commandes de récupération des tonalités.  Pour une qualité globalement supérieure, car l’usage intensif des curseurs Hautes lumières (Tons clairs dans Camera Raw) et Ombres (Tons foncés dans Camera Raw) risque sinon d’introduire des artéfacts plus ou moins gênants (ruptures de tons et bruit).

Ne vous attendez pas à des miracles pour ce qui est de la plage dynamique. Fixée à la prise de vue, celle-ci ne pourrait pas être améliorée en utilisant une courbe des tonalités plus douce. Pour éviter un écrêtage dans les hautes lumières et tons foncés, une exposition parfaite restera donc primordiale (en posant éventuellement «à droite »). Pour ma part, j’ai ajouté les profils VisionLOG à mon arsenal d’outils de développement et je les utilise de plus en plus pour des images à convertir en noir et blanc.

Canon EF 16-35 mm f/4 IS L USM : quelques échantillons et un profil de correction optique

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Jusqu’ici les utilisateurs d’appareils 24 x 36 Canon devaient recourir à des objectifs tiers (Zeiss, Nikon) pour obtenir un piqué satisfaisant avec des zooms aux focales inférieures ou égales à 24 mm. Le nouveau Canon EF 16-35 mm f/4 IS L USM change complètement la donne et présente ainsi une alternative crédible pour la photo de paysage et d’architecture, domaines particulièrement exigeants en termes d’homogénéité de rendu.

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Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !