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Mot clé : Camera-Raw

Photoshop CS6 et le RAW par la pratique : ajuster localement la balance des blancs

L'image image rétablit l'équilibre des couleurs.

Étape 5

Modifiez les paramètres Exposition (+0,20), Contraste (+11), « Tons foncés » (+16) et Clarté (+12) de l’outil « Pinceau de retouche » (mode Ajouter), puis passez à l’outil « Filtre gradué » (G) pour finaliser l’image : deux effets de dégradé, partant respectivement des bords supérieurs et inférieurs de l’image, aident à mieux différencier les différents éléments composant ce paysage presque minimaliste. Pour les paramètres des dégradés, reportez-vous à la figure ci-dessous.

L’image finale rétablit l’équilibre des couleurs au premier plan sans pour autant réchauffer les couleurs des parties ensoleillées.

 

Pour reproduire cet exercice sur votre ordinateur, téléchargez le fichier Original_42.dng, décompressez-le puis ouvrez-le dans Photoshop CS6 ou Lightroom 4. Les étapes y sont inscrites sous forme d’instantanés.

L’article présent est extrait de l’ouvrage Photoshop CS6 et le RAW par la pratique, de Volker Gilbert, paru aux éditions Eyrolles en mars 2013 (26 € TTC – 256 pages en couleurs – 21 x 23). © Groupe Eyrolles 2013. ISBN 978-2-212-13646-3

 

 

Photoshop CS6 et le RAW par la pratique : comprendre les courbes

Canon 5D Mk II, 285 mm, f/8, 1/350 s, 500 ISO © Volker Gilbert

Étape 7

Désormais, l’« Éditeur de courbe à points » permet d’ajuster individuellement chacune des couches rouge, vert et bleu, pour peu que vous ayez préalablement converti les paramètres de développement de l’image au Processus 2012.

On pourrait s’interroger sur l’utilité des courbes RVB, étant donné la puissance des outils des panneaux TSL et Virage partiel. Cependant, elles sont tout à fait utiles pour corriger des couleurs ou créer des effets spéciaux (traitements croisés, virages, etc.). Ouvrez l’image Original_20b.dng, puis passez dans le volet « De points » du panneau « Courbe des tonalités ». Sélectionnez le menu Couche pour afficher les courbes correspondant aux couches rouge et bleu et destinées à rendre le reflet du ciel plus violet et la couleur de la rivière plus vive.

Étape 8

Le traitement croisé a été très apprécié des photographes de mode dans les années 1980. Il consistait à traiter un film inversible dans une chimie qui ne lui était pas destinée pour obtenir des rendus caractéristiques, contrastés et aux couleurs à la fois étranges et saturées. Grâce aux courbes RVB, vous pouvez simuler un rendu semblable.

Ouvrez l’image Original_20c.dng et appliquez dans l’« Éditeur de courbe à points » une courbe en S  pour augmenter le contraste de l’image. Passez ensuite aux couches individuelles pour appliquer une courbe en S dans les couches vert et rouge (plus prononcée pour cette dernière) et une courbe en S inversé dans la couche bleue, n’affectant que la moitié gauche du tracé : pour ce faire placez trois points d’ancrage sur la courbe, le premier dans les quarts de tons et les deux autres au milieu et dans les trois quarts de tons pour verrouiller la moitié droite de la courbe. Déplacez ensuite le premier point vers le haut.

 

Astuce : vous trouverez sur le DVD d’accompagnement de l’ouvrage un grand nombre de paramètres prédéfinis de développement et notamment trois paramètres permettant de faire revivre le traitement croisé d’antan. Pour des résultats encore plus typiques, n’hésitez pas à colorer les hautes lumières et tons foncés (outil « Virage partiel ») et/ou à amplifier le contraste global et local (curseurs Contraste et Clarté du panneau « Réglages de base »). De même, il est souvent intéressant d’ajouter une texture granuleuse et/ou un effet de vignetage (outils du panneau Effets).

 

Pour reproduire cet exercice sur votre ordinateur, téléchargez les fichiers Original_20a.tif, Original_20b.dng et Original_20c.dng ,décompressez-les,  puis ouvrez-les dans Photoshop CS6 ou Lightroom 4. Les étapes y sont inscrites sous forme d’instantanés.

Cet article est extrait de l’ouvrage Photoshop CS6 et le RAW par la pratique, de Volker Gilbert, paru aux éditions Eyrolles en mars 2013 (26 € TTC – 256 pages en couleurs – 21 x 23). © Groupe Eyrolles 2013. ISBN 978-2-212-13646-3

Photoshop CS6 et le RAW par la pratique : attribuer des notes et étiquettes dans Bridge

Canon 5D Mk II, 400 mm, f/10, 1/500 s, 100 ISO © Volker Gilbert

Étape 7

Dédiez les étiquettes au classement des images selon leur destination (Web, fusion HDR, conversion CMJN, retouches dans Photoshop, etc.) ou l’avancement du travail (image pas encore notée ou légendée, images à supprimer, etc.).

Si vous utilisez plusieurs logiciels d’images, synchronisez l’attribution des étiquettes. Lightroom permet d’adopter les réglages de Bridge (Métadonnées>Ensemble des libellés de couleur>Valeur par défaut de Bridge), mais il fait appel à des intitulés différents. Dans Lightroom, choisissez l’option Modifier pour synchroniser les paramètres des deux logiciels : tapez le titre de chaque libellé de couleur dans le champ correspondant et enregistrez les paramètres sous un nouveau nom.

Étape 8

Pour appliquer une étiquette, utilisez le raccourci qui lui est attribué. Il est également possible de sélectionner une ou plusieurs images avant de choisir l’étiquette désirée, à partir du menu Étiquette ou du menu contextuel de la fenêtre Aperçu. Une fois l’étiquette appliquée, sa couleur s’affiche parmi les informations de la fenêtre Contenu et vous pouvez filtrer les images en fonction de leur étiquette dans le volet Filtre.

Notez que la couleur blanche désigne une étiquette dont l’intitulé ne correspond pas aux réglages actuels de Bridge ou qui est manquant.

Remarque : reconnues par la plupart des logiciels d’images, les notes sont indispensables pour classer ses images. Mais encore faut-il établir un système de notation cohérent et pérenne. Il existe plusieurs manières de classer rapidement les images d’un dossier :

  • effectuer plusieurs passages successifs pour attribuer une, deux, puis trois étoiles aux images. Les critères du volet Filtre aident à n’afficher que les images pas encore notées (aucune note, une étoile, deux étoiles, etc.) ;
  • adopter un système binaire qui n’utilise que deux notes, d’une ou de deux étoiles. Baissez (Ctrl/Cmd + Maj + E) ou augmentez le classement (Ctrl/Cmd + E) en réservant la note maximale aux meilleures images ;
  • utiliser un système basé sur trois niveaux : après avoir attribué une, deux ou trois étoiles aux images rejetées, neutres ou retenues, affinez le classement des images « neutres » en baissant ou en augmentant leur note ;
  • travailler avec un système basé sur une unique séance de notation pendant laquelle vous attribuerez directement des notes entre une et quatre étoiles. Le mode d’affichage Vérification (Ctrl/Cmd + B) se prête particulièrement bien à l’affichage simultané et la comparaison de plusieurs images.

Gardez toujours à l’esprit que l’évaluation et le classement des images sont des étapes décisives, puisqu’elles déterminent quelles images bénéficieront de la suite des traitements constituant votre flux de production photographique. Retardez dans la mesure du possible la notation finale pour tendre à plus d’objectivité vis-à-vis de vos images. Il est souvent utile de les passer en revue une seconde fois, à tête reposée, pour entériner vos choix ou pour dénicher d’éventuels « joyaux cachés ».

Cet article est extrait de l’ouvrage Photoshop CS6 et le RAW par la pratique, de Volker Gilbert, paru aux éditions Eyrolles en mars 2013 (26 € TTC – 256 pages en couleurs – 21 x 23). © Groupe Eyrolles 2013. ISBN 978-2-212-13646-3

 

Camera Raw 7.4 et Lightroom 4.4 : sortie des versions bêta publiques

Le site Adobelabs vient de publier des versions préliminaires de Camera Raw 7.4, Lightroom 4.4 et Adobe DNG Converter 7.4. Les nouvelles versions, baptisées RC, offrent la prise en charge des formas RAW des appareils suivants : Canon EOS 1DC, Casio Exilim EX-ZR700, Fujifilm X100s et Fujifilm X20, Hasselblad Lunar, Leica M, Nikon 1 V3, Nikon 1 S1 et Pentax MX-1.

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Adobe Camera Raw : le plug-in fête son dixième anniversaire

L'interface de Camera Raw 1.0, plug-in payant pour Photoshop 7, était encore très rudimentaire. Alors qu'il proposait déjà deux curseurs pour l'ajustement de la balance des blancs, Température et Teinte, il n'y avait que quatre curseurs pour ajuster la tonalité des images et un seul pour réduire ou augmenter la saturation des couleurs. Notez tout de même la présence d'un filtre anti-moiré.

Chez Adobe, le 19 février est une date hautement symbolique puisqu’elle marque la naissance de trois logiciels emblématiques, Photoshop, Camera Raw et Lightroom. Ainsi, Photoshop est né le 19 février 1990, Camera Raw, le 19 février 2003, et Lightroom le 19 février 2007. Voici, avec quelques jours de retard, quelques infos sur la fulgurante carrière de Camera Raw.

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Camera Raw, Lightroom et le HDR (1)

Brume matinale sur la vallée du Rhin : grâce au tonemapping dans Camera Raw, le rendu de l'image reste naturel (fusion de 6 images, espacés d'un IL dans le module HDR Pro de Photoshop CS6).

Faut-il faire du HDR mono-image ?

Au vu de la latitude, très importante, des curseurs Tons clairs et Tons foncés de Camera Raw et Lightroom, on pourrait être tenté de n’utiliser qu’une image légèrement sous-exposée dont il est aisé de récupérer les ombres à l’aide du curseur Tons foncés. Malheureusement, il s’agit là d’une méthode beaucoup moins efficace : l’éclaircissement des ombres révèle à coup sûr beaucoup de bruit et ce, même à la sensibilité ISO native du capteur. Le fichier HDR -TIFF en 32 bits est beaucoup plus malléable et tolère des traitements même très musclés avant de laisser apparaître des artéfacts gênants.

Agrandissement à 200 % d’une des images( sous-exposée) de la série (à gauche) et de l’image finale (à droite) : alors que la première affiche du bruit, la seconde est parfaitement lisse.

Conclusion

Grâce à leurs nouveaux algorithmes de tonemapping (PV2012) et une panoplie complète d’outils de correction globale et locale, Camera Raw et Lightrom sont désormais parés pour  le traitement des fichiers HDR. Souvent même, les résultats sont meilleurs et plus naturels qu’en passant par un logiciel HDR dédié. Dans la seconde et dernière partie de cet article, je présenterai le flux de travail dans Bridge, Camera RAW et Photoshop ainsi que l’utilisation d’un logiciel HDR tiers (Photomatix Pro et PhotoAcute) en amont du tonemapping dans Camera Raw.

Photo Ninja : la qualité d’image avant tout

Photo Ninja 4

Gestion des couleurs

La création du profil de couleur est directement intégré au logiciel et permet de générer d’excellents profils d’entrée pour étalonner l’appareil photo. Cliquez pour agrandir l’image.

S’appuyant sur le moteur Little CMS, Photo Ninja est bien armé pour gérer les couleurs. Le logiciel intègre même un utilitaire fort astucieux et facile d’utilisation pour créer des profils personnalisés. Ouvrez l’image brute d’une mire ColorChecker, sélectionnez le type de la mire (Classic, Passport, Mini ou SG), le type de lumière et la température de couleur (si vous l’avez mesuré), puis appuyez sur la touche Build profile. Il est même possible d’évaluer la précision du profil crée (comparaison visuelle ou écart en dE) et la commande Image>Manage Profiles permet d’afficher les profils et/ou de choisir le profil le plus approprié pour la source de lumière en question.

Le rendu du profil générique, fourni par le logiciel, est supérieur à celui produit par le profil Adobe Standard (Camera Raw/Lightroom) et il est possible d’aller encore plus loin avec un profil personnalisé, notamment en cas de source d’éclairage non linéaire (ampoules à économie d’énergie, tubes fluorescents, etc.).

Photo Ninja utilise automatiquement le profil d’affichage par défaut de votre système d’exploitation, mais il y a un petit bogue empêchant l’application du « bon profil » si jamais vous décidez de faire glisser la fenêtre de l’application sur l’écran secondaire (dans une configuration biécran). Mieux vaut donc se résigner à afficher le logiciel sur votre écran principal. À l’exportation, Photo Ninja vous laisse choisir parmi différents espaces de travail (sRGB, Adobe RGB, ProPhoto RGB, etc.).

Affichage visuel des écarts de couleur avant (en haut) et après (en bas) la création de profils personnalisés.

Flux de production

Peut-on vraiment qualifier Photo Ninja d’outil de flux de production ? Certainement pas s’il s’agit de développer plusieurs images à la fois puisqu’il lui manque cruellement un outil pour le traitement par lot. Et pas non plus lorsqu’il s’agit de gérer ses images à l’aide de métadonnées. Photo Ninja se destine à tous ceux qui possèdent déjà une solution logicielle pour les scénarios évoqués (Aperture, Lightroom, AfterShot Pro, ACDSee Pro etc.) et qui souhaitent bénéficier de ses algorithmes particulièrement performants  pour peaufiner les meilleures images. Si Photo Ninja n’est guère probant en tant que logiciel indépendant, la situation change dès que vous l’utilisez en tant qu’éditeur externe à partir d’Aperture, Bridge, Lightroom ou Photo Mechanic. Avec Lightroom et Bridge, il est possible d’ouvrir une image dans Photo Ninja via un simple glisser/déposer entre les fenêtres du logiciel (sur Mac au moins) . Mais vous pouvez également paramétrer Photo Ninja pour faire en sorte que celui-ci ouvre directement le fichier RAW au lieu du fichier Bitmap qui lui est envoyé. Pour que Camera Raw et Lightroom n’écrasent pas les paramètres de développement de Photo Ninja (enregistrés dans la même balise XMP), l’éditeur conseille d’utiliser une option qui  duplique le fichier annexe avant de l’enregistrer au sein d’un sous-dossier « _PhotoNinja ». Cependant, pour que l’aller-retour entre Aperture/Lightroom et Photo Ninja fonctionne sans heurts, il faut suivre les consignes pour le renommage des fichiers. Photoshop/Bridge et/ou Lightroom se marient particulièrement bien avec Photo Ninja  (gestion des fichiers, retouche des poussières, corrections locales, etc.). Cela tombe bien puisque  l’éditeur promet pour la version 1.1 du logiciel un plug-in améliorant l’interaction  entre Photoshop et Bridge d’un côté et Photo Ninja de l’autre. Quant au traitement par lots, encore plus urgent, il est également prévu pour une des mises à jour prochaines (le bouton Queued au bas du panneau principal prouve qu’il était même prévu pour la sortie initiale…).

Depuis Bridge ou Lightroom, il suffit de faire glisser une image sur la fenêtre de Photo Ninja pour l’ouvrir dans le logiciel. Mais il est également possible d’attribuer à Photo Ninja le rôle d’éditeur externe d’Aperture ou de Lightroom pour y ouvrir des fichiers bruts (RAW ou DNG).

 

Prix et compatibilité

Avec un tarif régulier de 129 (version complète) ou 99 $ (mise à jour depuis Noise Ninja), Photo Ninja ne s’adresse pas vraiment au grand public, mais plutôt aux photographes « fine art », particulièrement sensibles à la qualité  et aux rendu de leurs images. Le logiciel est proposé aux utilisateurs de Windows XP, Vista et 7 (32-bit et 64-bits) et de Mac OS X 10.5, 10.6, 10.7 et 10.8 (uniquement en 64-bits) et certains signalent qu’il fonctionne même sous Linux via Wine. L’éditeur précise qu’il faut l’utiliser sur un ordinateur doté à la fois d’un processeur puissant (Core2Duo ou mieux) et de plus de 4 Go de mémoire RAM. Avec des  ordinateurs très puissants, Photo Ninja utilise tous les cœurs du processeur  pour le calcul des corrections  et ses performances bénéficient aussi largement d’une bonne dotation de mémoire RAM.  A l’heure actuelle, le logiciel ne connait qu’une diffusion très confidentielle puisque limitée au seul site de l’éditeur. L’anglais est la seule langue proposée et s’agissant d’une équipe de développement très restreinte, Picturecode n’entretient pas de forum pour s’échanger avec les développeurs et avec d’autres utilisateurs. Si le courrier électronique (en anglais) est le seul moyen de communication, cela fonctionne plutôt bien. L’éditeur répond rapidement à vos questions et requêtes. À noter aussi la présence de plusieurs tutoriels pour mieux comprendre les différents aspects du logiciel et d’une foire aux questions. Espérons que Picturecode se montre réactif à la fois pour la prise en charge de nouveaux formats RAW et pour améliorer l’interface utilisateur de Photo Ninja. Pour l’essayer, vous pouvez télécharger la dernière version du logiciel. Toutefois, il faut demander une licence temporaire, limitée à seulement deux semaines et nécessaire pour exporter des images (sinon, votre découverte du logiciel se limite aux seuls aperçus…).

Un premier avis

Pour ce qui est de la qualité des images, Photo Ninja se mesure aux meilleurs logiciels de développement RAW et les dépasse même parfois lorsqu’il s’agit de restituer les infimes petits détails d’un paysage ou d’une photo d’architecture ou les hautes lumières d’une image sévèrement surexposée. Noise Ninja 3 est également bien plus puissant que son ainé Noise Ninja 2, lui-même incorporé à AfterShot Pro. Alors que ce dernier génère souvent des artéfacts disgracieux, Noise Ninja 3 suit la voie tracée par DxO Optics Pro et Camera Raw/Lightroom qui consiste à remplacer le bruit par une texture granuleuse très « argentique » et peu intrusive. Les inconditionnels d’une texture parfaitement lisse peuvent toujours augmenter la correction du bruit de luminance pour rendre le grain quasi invisible sans pour autant réduire la netteté des images. Mais le véritable point fort du logiciel réside dans la puissance de ses algorithmes de correction automatique (tonalité et aberrations chromatiques) et la pertinence de ses profils couleur. Par défaut, le rendu des images est très flatteur (idem DxO Pro) et souvent, il n’est pas nécessaire de se plonger dans les réglages manuels pour arriver au rendu recherché. Certes, avec Camera Raw ou Lightroom, vous aboutirez  à un résultat aussi satisfaisant (et parfois meilleur, grâce aux corrections locales), mais uniquement après avoir bien assimilé le fonctionnement des différents curseurs du panneau Réglages de base. Photo Ninja peut-il se substituer à un logiciel de flux de production tel qu’Aperture, AfterShot Pro et Lightroom ? S’agissant d’un simple logiciel de conversion, la réponse est non. Considérez-le plutôt comme un complément à votre logiciel habituel – Photo Ninja vous offre une autre approche et un rendu différent lorsqu’il s’agit de tirer la quintessence de vos fichiers RAW (expositions photo, livres,magazines, book du photographe, tirages grand format, etc.).  Un peu comme un objectif Zeiss à mise au point manuelle, adapté sur un boitier Canon, Nikon ou Sony…

 

Photo Ninja — les plus

  • très grande finesse de dématriçage avec très peu d’artéfacts
  • automatismes puissants pour minimiser le temps passé sur chaque image
  • excellente restitution des couleurs (que l’on peut améliorer en créant de profils personnalisés)
  • réduction du bruit très efficace avec une texture d’image très harmonieuse
  • récupération des hautes lumières très réussie
  • correction parfaite des aberrations chromatiques (sauf pour les images issues d’objectifs à décentrement)
  • outils complets pour corriger la distorsion, le vignetage et les défauts de perspective (possibilité de créer des profils de correction pour la distorsion)
  •  réactivité satisfaisante avec des ordinateurs modernes
  •  support des normes actuellement en vigueur DNG et XMP
  •  bonne interaction avec Aperture, Bridge, Lightroom et Photo Mechanic (ouverture des RAW au lieu des Bitmap dans Aperture et Lightroom)
  •  support client très réactif

Photo Ninja — les moins

  • absence d’outils de gestion (importation, catalogage, filtrage, recherche, gestion des métadonnées, impression, web, GPS, diaporama, livre photo etc.) et de correction locale (poussières, yeux rouges, pinceau, filtre gradué, etc.)
  • ergonomie parfois bizarre (nécessite d’annuler/valider les corrections pour passer à l’outil suivant, séparation des commandes de rotation et de recadrage, etc.)
  • pas de profils fournis pour la correction de la distorsion et du vignetage
  • quelques lenteurs à l’ouverture d’un dossier d’images (la génération des vignettes et aperçus n’est pas désactivable lorsque le logiciel sert d’éditeur externe).
  • prise en charge exclusive des boitiers à capteurs Bayer
  • pas de forum pour échanger avec d’autres utilisateurs
  • pas de traitement par lot (prévu pour une version future)

 

 

Le magazine Eyrolles
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