Image Ingester Pro : la productivité en amont
Publié le 7 décembre 2009 dans Articles et dossiers par Volker Gilbert
Flux de production avec Image Ingester Pro
Voici les différentes étapes d’un flux de travail mutualisé entre Image Ingester Pro, Bridge et/ou Lightroom. Suivant vos propres besoins et préférences, vous pouvez changer l’ordre chronologique ou même supprimer ou ajouter certaines étapes.
Dans Image Ingester Pro (automatique):
1. Transfert sur l’ordinateur.
2. Sauvegarde.
3. Vérification.
4. Changement des noms de fichiers.
5. Attribution de métadonnées de base (copyright, adresse, etc.).
6. Application de mots-clés communs.
7. Éjection des cartes.
Dans l’appareil photo
8. Effacement des fichiers ou formatage de la carte (fait dans l’appareil).
Dans Bridge (flux de travail 1):
9. Constitution du fichier cache
10. Tri et notation des images (notes et libellés).
11. Application de mots-clés specifiques (ceux qui s’appliquent qu’à une ou à un petit nombre d’images).
12. Correction dans Camera Raw
13. Conversion au format DNG
14. Catalogage dans Expression Media, IMatch, etc.
Dans Lightroom (flux de travail 2):
9. Importation et création des aperçus.
10. Tri et notation des images (notes et libellés, collections et collections dynamiques)
11. Application des mots-clés spécifiques (ceux qui s’appliquent qu’à une ou à un petit nombre d’images).
12. Correction.
13. Exportation des images sous forme de fichiers Bitmap, pages Web, etc., impression jet d’encre
Les avantages d’Image Ingester Pro reposent sur l’automatisation des premières étapes du flux de production. Bien que le logiciel ne soit pas toujours simple d’emploi et convivial (à noter l’obligation de ré-enregistrer plusieurs jeux de paramètres définis après la moindre modification d’un d’eux), le logiciel débarrasse ses utilisateurs de nombreuses manipulations répétitives et susceptibles de provoquer des erreurs. Le logiciel se veut rassurant et il l’est vraiment : les cartes mémoire ne sont jamais effacées et les fichiers RAW jamais altérés puisqu’il enregistre ses modifications au sein de fichiers XMP. À noter aussi le parfait respect des standards en vigueur : hormis les métadonnées XMP, Image Ingester Pro maîtrise aussi le schéma IPTC et le format DNG. Mais il ne suffit pas d’avoir de l’érudition, mieux vaut éviter les ignares, c’est-à-dire les logiciels qui boudent encore ces standards. S’il complète parfaitement Lightroom, Bridge, iView Media Pro et Expression Media, il ne saura pas s’exprimer pleinement avec d’autres logiciels, et notamment Capture One (qui stocke les métadonnées dans des fichiers propriétaires), DxO Optics Pro (qui ne sais lire ni les fichiers DNG ni les métadonnées IPTC) et Aperture (qui suit un système propriétaire pour enregistrer les informations relatives aux images du catalogue).
Commercialisé à 40 $ sur le site de son auteur, Image Ingester Pro n’est pas particulièrement bon marché, mais je l’ai trouvé suffisamment pratique pour mon propre flux de travail et complémentaire à mes logiciels . Pour savoir s’il puisse vous convenir, vous pouvez télécharger une version d’essai sur cette page. Sur la même page, vous trouverez également la configuration minimale pour ce logiciel et d’autres utilitaires plus ou moins utiles, payants ou gratuits.








