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Mot clé : Canon

Canon EOS 5D Mark II : l’honneur retrouvé de la maison Canon

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Nous étions nombreux à nous soucier du destin des appareils reflex numériques de la marque, malmenés ces derniers temps par une concurrence féroce et ô combien plus créative. Mais l’ancien leader des ventes se ressaisit : le remplaçant du Canon EOS 5D, à la carrière commerciale exceptionnellement longue, a tout pour séduire (à nouveau) les photographes !

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Photokina 2008 : les grandes tendances

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Que la lumière soit

Les photographes semblent de plus en plus apprécier l’apport de lumière des flashs électroniques et le mauvais temps n’en est certainement pas la seule raison. Les Allemands en ont acheté en 2007 166.000 unités (+20% par rapport à 2007) pour éclairer leurs photos de famille, ce qui est étonnant, vu que la plupart des appareils reflex numériques intègrent un petit flash d’appoint. Là encore, l’offre devrait certainement s’agrandir, avec de nouveaux modèles plus simples à utiliser, plus rapides pour le recyclage et doté, pour certains, d’une liaison par cable USB afin de mettre leur logiciel interne à jour pour les adapter à de nouveaux appareils.

Stockage de masse
Les années 2003 à 2007 ont vu une augmentation de 3300 % pour le nombre de cartes mémoire vendues. Si on peut imputer une partie des ventes à différents périphériques utilisant des supports de mémoire spécifiques (téléphones portables, baladeurs, etc.), cette augmentation reflète d’une part l’augmentation du parc des appareils photo numériques et d’autre part une baisse de tarifs énorme : les cartes mémoire sont aujourd’hui très abordables alors qu’elles coutaient une petite fortune il y a quelques années encore ! Parmi les formats courants, les cartes SD ont aujourd’hui dépassé les cartes CF en volume de vente, les cartes xD n’ont pas connu le succès qu’on leur attribuait au départ, et les cartes Memory Stick sont majoritairement utilisées dans les appareils Sony. Par ailleurs, de nombreux appareils s’équipent d’emplacements doubles (xD/CF, CF/SD, CF/MS) afin de se munir contre la disparation des formats les moins populaires. Parmi les appareils reflex numériques, les modèles moyen et haut de gamme continuent à utiliser un emplacement pour carte Compact Flash, le bas de gamme a déjà adopté les cartes SD, moins onéreux, mais plus facile à égarer.

Corrections locales

Depuis que LightZone et Nikon Capture NX ont ouvert le bal, les corrections locales figurent sur la liste des fonctionnalités les plus importantes pour un logiciel d’image. Camera Raw 5, dont la sortie accompagne celle de Photoshop CS 4, (le nom est désormais officiel…) intégrera le Filtre gradué et le Pinceau de retouche, chers aux utilisateurs de Lightroom 2. Mais Adobe ne sera sans doute pas le seul à présenter un nouveau logiciel lors de la Photokina : les développeurs de la petite société texane Bibblelabs exhiberont la dernière génération de leur logiciel de développement RAW, Bibble 5, intégrant des corrections locales à la LightZone et des fonctionnalités très élaborées pour la gestion, le tri et le développement des fichiers RAW.

DNG, le « négatif numérique » revisité

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Il y a DNG et DNG…

Si le DNG est avant tout destiné à enfermer les données brutes d’un capteur, il est devenu au fil des années une enveloppe pouvant contenir, comme le format TIFF, des données fort disparates : brutes ou dématriçées, originaires d’un appareil photo numérique ou d’un scanner. Pire encore, il est tout à fait possible d’obtenir un fichier DNG 16 bits à partir d’un fichier JPEG 8 bit –le fichier résultant ne partage alors que l’extension avec un négatif numérique au format DNG. Hormis le format « DNG-RAW », qui comprend les données brutes et quelques métadonnées supplémentaires, il existe en fait une autre variante, abusivement appelée « DNG linéaire ».


Options d’enregistrement pour le Convertisseur DNG : l’option “Conserve l’image brute” préserve l‘état brut du fichier, l’option “Convertir en image linéaire” transforme le fichier brut en une image Bitmap dématriçée.

Il s’agit d’un format réservé aux données dématriçées (et non pas linéaires, d’un gamma égal à 1.0 ! Cette ouverture aux données Bitmap sème la confusion sur la véritable vocation du format DNG : devenir une alternative crédible à la myriade des fichiers Raw du marché. Mais il serait prématuré de condamner le format « DNG linéaire » sans en avoir examiné les bénéfices.


Options d’enregistrement pour Capture One 4.1 : il s’agit du format DNG RAW

Le regretté Bruce Fraser précise que le format DNG linéaire permet à un logiciel de lire les fichiers qu’il ne peut pas lire en suivant la procédure par défaut, notamment les fichiers RAW « exotiques », produits par les capteurs de type Super-CCD ou Foveon. Les anciennes versions de Camera Raw peuvent ainsi ouvrir les fichiers du Fuji S5 Pro, Silkypix ceux des appareils Sigma à capteur Foveon et DxO Optics Pro de corriger les défauts optiques de vos fichiers avant de poursuivre le traitement avec un autre logiciel (Camera Raw, Lightroom, LightZone, SilkyPix…).


Options d’enregistrement pour Dxo Optics Pro 5 : il s’agit du format DNG linéaire

Loin d’être parfait (le poids de fichier est plus important que celui d’un fichier DNG Raw…), un fichier au format DNG linéaire a tout d’un fichier Bitmap : les corrections appliquées lors du dématriçage sont irréversibles et vous ne bénéficiez plus de la souplesse d’un fichier RAW pour corriger tonalité, couleurs et balance des blancs !

Canon DPP 3.4.1 et restitution des hautes lumières

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Alors que tous les regards restent rivés sur Lightroom et Aperture, les autres éditeurs de logiciels ne chôment pas pour autant – malgré le peu d’attention que leur accordent les médias. Canon DPP (Digital Photo Professionnal), par exemple, est offert à tous les possesseurs d’un appareil reflex numérique de la marque et s’impose naturellement à tous ceux qui sont un peu déçu par la austérité de Raw Image Task (RIT).

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Calibrage et format RAW

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Capture One Pro

Il y a deux ans encore, Capture One faisait partie des meilleures solutions pour développer les fichiers RAW. Interface d’utilisateur limpide, flux de travail efficace et qualité de conversion irréprochable, les arguments ne lui manquaient pas pour séduire un grand nombre de photographes numériques. Dépassé depuis par la nouvelle génération de logiciels “tout en un” (Aperture et Lightroom), Capture One souffre aujourd’hui d’un tarif aussi dissuasif que surréaliste, au vu de ses fonctionnalités finalement assez réduites.

Capture One 4.0, remplaçant de la version allégée du logiciel, Capture One LE et actuellement disponible dans une version non finalisée, présente nombre d’améliorations par rapport à la version précédente, mais il lui reste du chemin à parcourir pour rejoindre les ténors du marché : malgré quelques nouveautés bienvenues (outil High Dynamic Range, création de galeries Web), le logiciel est encore loin d’offrir la polyvalence de Lightroom ou Aperture.

Pourtant, Capture One Pro a été l’un des premiers à proposer une gestion des couleurs complète : outre le choix d’un profil d’entrée (le logiciel fournit un ou plusieurs profils par appareil photo), vous pouvez choisir un espace de travail RVB et un profil d’épreuvage pour simuler les couleurs d’une impression à l’écran (soft proofing). Un éditeur de profil (Color Editor) permet de modifier un profil d’entrée existant, mais il est également possible d’intégrer ses propres profils personnalisés.

Contrairement à Bibble, Rawshooter et SilverFast, qui désactivent la gestion des couleurs afin de préserver au mieux possible les couleurs d’origine d’un fichier RAW, Capture One propose de lui attribuer un profil “neutre” (Phase One – no color correction), solution moins élégante et sans doute moins performante.

Sélection du “profil neutre” pour la création de profils

Le profil créé devient le profil par défaut…

…et s’affiche ici dans l’onglet Balance des blancs.

Pas facile de s’y retrouver ! De gauche à droite : profil par défaut, créé avec X-Rite Profile Maker, généré avec l’application en ligne ColorXact – la restitution des teintes jaune, orange et rouge varie beaucoup entre les trois profils, pourtant établis à partir du même fichier RAW converti…

Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !