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Zeiss et Samyang : dans les starting-blocks pour la Photokina

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Alors que le catalogue de l’opticien coréen comprend encore quelques objectifs bas de gamme, Samyang continue à développer sa gamme d’optiques de prestige. Le Samyang T-S 24 mm f/3,5 ED AS UMC est le premier objectif à décentrement et bascule de la marque. Il bénéficie d’une formule optique très sophistiquée (16 éléments en 11 groupes) qui s’appuie à la fois sur des surfaces asphériques et des verres à faible dispersion pour corriger les différents défauts optiques.



À noter aussi la présence d’un traitement multicouche UMC, permettant de réduire le flare et les lumières parasites. La réalisation mécanique de l’objectif rappelle étrangement celle de son alter ego de chez Canon : elle autorise une latitude de 17 mm (+/-8,5) en bascule et de 24 mm en décentrement (+/-12) ainsi qu’une rotation de 90° pour la partie bascule et de 180° pour la partie décentrement. Cet objectif spécialiste ravira sans doute les photographes de paysages et d’architecture à la recherche d’un outil de travail abordable, et notamment les utilisateurs des appareils Sony et Pentax. Malheureusement, il faudra attendre le début du salon pour en savoir davantage sur le tarif et la date de disponibilité de l’objectif. En attendant, parions que celui-ci sera plutôt musclé, au vu de la réalisation mécanique, de loin la plus soignée des objectifs Samyang. Préparez-vous donc à un tarif environ deux fois moins important que celui actuellement pratiqué par Canon et Nikon (autour de 1000 euros TTC)…



Samyang T-S 24 mm F/3.5 ED AS UMC, caractéristiques techniques

  • Focale : f=24 mm
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 à f/22
  • Construction optique : 11 éléments en 8 groupes
  • Angle de champ : 84 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.20 m
  • Mise au point : manuelle
  • Diamètre x longueur : 86 mm x 112 mm
  • Poids : 680 g
  • Diamètre de filtre : 82 mm
  • Monture : Canon, Nikon, KM/Sony, Pentax
  • Tarif : encore inconnu

Oser la photo rapprochée : les outils dédiés (seconde partie)

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Comment choisir son objectif macro ?

Pensez au premier lieu à vos domaines d’utilisation habituelles : un objectif 30, 35, 40 (APS-C) ou 50 mm (24 x 36) peut se substituer à votre objectif standard et un objectif de 50 (4/3), 60 (APS-C) ou 100 mm se prête parfaitement au portrait, pour peu que vous soyez prêt à sacrifier un peu de luminosité. Si vous comptez photographier des insectes craintifs (libellules, papillons, abeilles, etc.) ou de petits oiseaux, une focale un peu plus longue (150, 180 ou 200 mm) permettra de rester plus en retrait et de réaliser en même temps des flous d’arrière-plan de plus agréables.

Aujourd’hui, la mise au point interne n’est plus un luxe : d’une part, elle autorise une mise au point plus silencieuse et souvent plus rapide et de l’autre, elle n’effraie pas vos sujets de prise de vue tout en facilitant la prise en main de votre matériel de prise de vue. La mise au point AF n’est en revanche pas très utile. Lorsque la lumière fait défaut, elle devient souvent hésitante et/ou imprécise et elle incite souvent à placer votre sujet au plein centre de l’image pour ainsi obtenir une netteté parfaite. Quant à la stabilisation optique à la Canon, bien qu’elle soit moins efficace aux grandissements les plus importants , elle augmente tout de même vos chances d’obtenir des images au piqué irréprochable. Faites aussi attention au grandissement maximal : si la plupart des objectifs macro contemporains accèdent directement à la “grandeur nature”, certains objectifs de conception ancienne (Canon EF 50 mm f/2, 5) ou “conservatrice” (Carl Zeiss Makro-Planar 50 et 100 mm) imposent l’ajout d’un accessoire optionnel pour y parvenir.



Avec l’appareil photo, l’objectif macro est situé au cœur d’un système de prise de vue parfois hautement spécialisé. Souvent, il est intéressant de dépenser un peu plus pour augmenter le confort de travail.

Peut-on investir dans un objectif d’occasion ? Pour ma part, j’ai travaillé pendant plusieurs années avec des optiques antédiluviennes : un Micro-Nikkor 55 mm f/3, 5 des années 1970 et un Canon EF 100 mm f/2, 8 Macro des années 1990. En dépit de certaines contraintes techniques imposées (mise au point à ouverture réelle pour le premièr et barillet à extension linéaire pour le second), les objectifs anciens n’ont pas à rougir lorsqu’il s’agit de produire des images de qualité. Si vous utilisez un appareil Nikon ou Pentax, vous pouvez puiser parmi de nombreuses références encore proposées sur le marché d’occasion. Plusieurs opticiens indépendants (Vivitar, Kiron, Tamron, Tokina, etc.) et fabricants d’appareils reflex argentiques (Konica, Olympus, Mamiya, Fuji, etc.) étaient en fait à l’origine d’objectifs macro très réputés sinon “mythiques” bien que certains utilisateurs et collectionneurs aient une fâcheuse tendance à surestimer leur valeur d’usage pour ainsi faire monter leurs prix sur le marché d’occasion.

Les heureux possesseurs d’appareils réflex Sony ou Canon doivent en revanche veiller à la conformité de l’objectif avec les protocoles de communication établis. Sélectionnez de préférence un objectif qui conserve l’automatisme du diaphragme et la mise au point AF. S’il est possible de cadrer et de faire la mise au point à l’ouverture réelle, ce n’est guère confortable et précis et même contreproductif pour un photographe uniquement habitué à des appareils photo et objectifs modernes.


Oser la photo rapprochée : les bases (première partie)

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Distance de mise au point

De manière générale, plus la focale d’un objectif est longue, plus la distance de mise au point sera éloignée pour un grossissement donné. Ainsi, pour réaliser des images à rapport 1 : 1, la distance de mise au point est de 24 cm pour un objectif 50 mm, 31 cm pour un objectif 100 mm et 48 cm pour un objectif 180 mm. Sachez qu’il s’agit de la distance entre le sujet et le plan focal, ce dernier étant le plus souvent marquée d’une icône en forme de cercle barré d’un trait horizontal sur la partie supérieure du boîtier. Alors que la distance de travail puisse paraitre encore plutôt confortable pour un objectif de 50 mm et son convertisseur, elle fait en réalité fuir des insectes un tant soit peu farouches et rend l’installation d’éclairages d’appoint plutôt délicate. Bref, mieux vaut travailler avec un objectif d’une focale supérieure ou égale à 100 mm lorsque vos sujets ne sont pas immobilisés sur le plateau d’un statif de reproduction.




Deux images, prises avec un objectif macro 100 mm, puis avec un objectif macro 50 mm. Si le grandissement de la première image (100 mm macro) est supérieur à celui de la seconde, elle bénéficie aussi d’un rendu plus harmonieux de l’arrière-plan, grâce à l’angle de champ plus restreint de l’objectif utilisé. Canon EOS 5D Mark II, Canon EF 100 mm f/2,8 Macro L IS USM+ bague allonge EF 25 + convertisseur EF 1,4X (première image), Canon EF 50 mm f/2,5 Macro + bague allonge EF 25 + convertisseur EF 1,4X. Flash annulaire Canon MR14EX + Canon 550EX (arrière-plan).

L’emploi d’un appareil à capteur APS-H ou APS-C facilite par ailleurs la prise de vue sur le terrain : pour obtenir le même rapport de reproduction, vous pouvez vous éloigner davantage de votre sujet, gage de discrétion pour immortaliser des sujets remuants. Pour photographier des insectes encore plus farouches, et notamment des libellules, vous pouvez adapter des bagues allonges ou une bonnette achromatique sur un téléobjectif plus long. Une focale plus longue aidera non seulement à contrôler l’apparence de votre sujet mais également celle de l’arrière-plan : plus la focale de l’objectif est longue, plus son angle de champ est restreint et plus l’arrière-plan sera réduit à des tonalités et couleurs agréablement diffuses. Avec un téléobjectif, il est également possible de changer la tonalité de l’arrière-plan via une simple modification de l’angle de prise de vue. Sachez que la profondeur de champ ne change pas avec la focale de l’objectif, pour peu que vous conservez la même taille du sujet et le diaphragme – l’angle de champ est simplement plus restreint, permettant de mieux détacher votre sujet de l’arrière-plan.

Prise de vue rapprochée et profondeur de champ

Au fur et mesure que la distance de mise point diminue, la profondeur de champ se réduit pour ne mesurer quelques millimètres aux grandissements les plus importants. Ne désespérez pas, ce (prétendu) inconvénient peut même devenir un atout considérable lorsqu’il s’agit de diriger le regard sur les parties les plus intéressantes d’une image et/ou de créer de jolis effets de bokeh. Alors que certains prétendent le contraire, la profondeur de champ n’est pas directement liée à la taille du capteur (bien que le cercle de diffusion y joue un rôle important…), mais plutôt à la focale de l’objectif utilisé. Toutes proportions gardées, un capteur APS-C procure une profondeur de champ environ une fois et demie plus grande qu’un capteur 24 x 36, la focale de l’objectif employé étant environ 1,5 fois moins longue que celle d’un objectif 24 ×36 doté d’un angle de champ équivalent. À ouverture et distance de mise au point égales, un appareil à capteur 4/3 et un objectif macro de 50 mm produisent une profondeur de champ deux fois plus importante qu’un appareil à capteur 24 × 36 mm et doté d’un objectif macro 100 mm. En revanche, avec un capteur plus petit, la diffraction compromet plus rapidement le piqué des images : alors qu’il est possible de “visser” le diaphragme à f/16 avec un capteur 24 × 36 sans subir les conséquences néfastes de la diffraction, il faut se contenter d’une ouverture minimale de f/11 (APS-C) ou f/8 (4/3 et Micro 4/3) pour réaliser des images parfaitement nettes. Le choix du diaphragme est alors toujours une affaire de compromis : aux ouvertures les plus grandes, la profondeur de champ est souvent réduite, voire insuffisante, alors qu’aux ouvertures les plus petites, la diffraction réduit la netteté à néant.



Pour restituer toutes les nuances de ce couple de libellules, la meilleure stratégie consiste à aligner le sujet avec le plan focal de l’appareil- bien heureusement, le sujet était ici d’une patience inébranlable ! Canon EOS 5D Mark II, Canon EF 100 mm f/2,8 Macro L IS USM, f/8, 1/250s, 500 ISO. Lumière du jour.

Pour maximiser la profondeur de champ, vous pouvez augmenter la sensibilité ISO de votre capteur (attention au bruit) ou réaliser une série d’images avec pour chacune une mise au point légèrement différente (focus stacking). Malheureusement, cette technique ne se prête guère à des sujets vivants et elle demande une grande rigueur à la prise de vue. Avec certains sujets, il suffit d’aligner les parties les plus importantes avec le plan focal. Les objectifs macro ne permettent pas d’obtenir une profondeur de champ plus étendue. Toutefois, leurs performances optiques accrues contribuent à donner cette (fausse) impression : grâce à une excellente correction des différents défauts optiques, les images paraissent plus croustillantes, rendant la transition entre le net et le flou plus franche.

Asitis RoundFlash : rendu et rondeurs

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Qualité de lumière

Au vu de sa conception quelque peu particulière (le flash s’insère dans la partie supérieure du diffuseur), on pourrait s’inquiéter de l’homogénéité de l’éclairage. Or, celle-ci est simplement excellente. Grâce à un astucieux système interne, la lumière est repartie de manière uniforme et ce, même dans la partie inférieure, c’est-à-dire la plus éloignée du flash.



Canon 580EX II + RoundFlash, mode E-TTL : le RoundFlash est parfait pour des portraits en extérieur, ici en source fill-in…



…tout comme pour des portraits au studio (source principale) : sa lumière ressemble à celle d’une boîte à lumière.

Sur les portraits, on distingue sans peine un reflet parfaitement circulaire en forme d’anneau, plus harmonieux que les reflets produits par les boîtes à lumière rectangulaires et carré. En plus, l’ombre derrière le sujet est beaucoup plus diffuse que celle produite par un véritable petit flash annulaire, grâce au grand diamètre du RoundFlash. Celui se prête donc parfaitement au rôle d’éclairage principal ou fill-in.



Canon 580EX II, réflecteur “standard”, mode manuel, pleine puissance (f/20) : température de couleur plutôt neutre (légèrement froide) et ombres très visibles.


Canon MR-14EX, mode manuel, pleine puissance (f/11) : température de couleur plus chaude (dominante magenta) et ombres adoucies.



Canon 580EX II + RoundFlash, mode manuel, pleine puissance (f/8) : température de couleur plus froide (dominante verte) et ombres bien diffuses.

En termes de puissance, le RoundFlash s’en tire fort bien. Par rapport au réflecteur standard du flash, la perte est de 2 2/3 IL, c’est-à-dire supérieure d’un IL par rapport au passage entre les flashs 580EX II et MR-14EX. L’efficacité est donc bonne, surtout en tenant compte du fait qu’un MR14EX distribue la lumière sur une surface quatre fois plus petite pour ne gagner qu’un seul diaph.

Canon 5D Mark III : une évolution bien sage

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Canon présente aujourd’hui avec l’EOS 5D Mark III un nouvel appareil réflex numérique 24 × 36 qui poursuit la lignée 5D en troisième génération. Parmi les grandes nouveautés, on trouve un capteur de 22 mégapixels, un système autofocus avec 61 collimateurs, une plage de sensibilité ISO étendue à 102.400 ISO et une gestion sans fil des flashs par radio.

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Yongnuo RF-603 : petit prix et petits défauts

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Avant de pouvoir utiliser les déclencheurs, il faut choisir un parmi 16 canaux de communication sur chacun des composants. Pour cela, il faut ôter la trappe du logement des piles qui accueille deux piles ou accus au format LR3/AAA.



Le Yongnuo RF-603 utilise des piles au format standard.

Utilisez ensuite la pointe d’un stylo pour déplacer l’un des minuscules interrupteurs pour choisir le canal. Il est important de paramétrer tous les déclencheurs de la même manière.



Le choix du canal de communication n’est pas très aisé.

Yongnuo livre le RF-603 dans deux versions différentes : RF-603C et RF-603N, respectivement dotées de sabots spécifiques pour déclencher des boîtiers Canon ou Nikon. Un “transcepteur ” dédié aux boitiers Canon ne fonctionne ainsi qu’avec des boîtiers de cette marque, alors qu’il déclenche tous types de flashs, sous condition d’utiliser un cordon approprié. Le kit de base comprend une paire de déclencheurs et deux cordons : l’un sert à déclencher des flashs de studio et l’autre à déclencher des boîtiers. Voici les différentes versions proposées et les appareils photo pris en charge :

  • C1 : Canon 60D, 600D, 550D, 500D, 450D, 400D, 350D, 1100D, 1000D, Powershot G10 et G11.
  • C3 : Canon 1D (Mark II/III/IV), 1Ds (Mark II/III) 5D (Mark II) 7D, 50D, 40D, 30D, 20D, 10D
  • N1 : Nikon D3/D3s, D2 (H/X/Xs), D700, D300/D300s, D200, F6, F5, F100 F90/F90x, Fujifilm S3 et S5.
  • N3 : D7000, D90, D5100, D5000 et D3100.

Photographier la nature en macro : les araignées (Deuxième partie)

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Technique photo

Attention à la surexposition : les toiles et les araignées, du fait de leur petite taille et de leur finesse, sont peu prises en compte par la cellule qui privilégie l’environnement. Si ce dernier est sombre, toile, fil et animal paraîtront trop clairs. Par ailleurs, à moins de bénéficier d’un peu de rosée ou d’un contre-jour favorable, les toiles se distinguent mal du fond. Vaporisez un peu d’eau pour les mettre en évidence, en procédant délicatement pour éviter de faire fuir l’araignée. Un flash en mode Automatique à côté du boîtier et un second, en mode Manuel déclenché par cellule photoélectrique, derrière la toile, permettront de mieux mettre cette dernière en valeur grâce au contre-jour ainsi produit. Il est prudent de bracketer.

L’éclat du flash annulaire souligne le regard particulier de cette saltique dont les yeux, véritables téléobjectifs, lui permettent d’apprécier la longueur de ses sauts. Pour ceux qui n’apprécient pas ce côté artificiel, l’éclat peut être facilement supprimé au posttraitement. 200 ISO, 65 mm macro, 1/200 s à f/14.
Souvenez-vous que les gros plans d’araignée sont surprenants. En effet, nous avons rarement l’occasion de rencontrer des animaux qui possèdent de six à huit yeux autour de la tête. Toutes n’ont pas les yeux à la même place, c’est même une façon de reconnaître les familles. Pour les photographier, il est indispensable d’utiliser le 50 mm macro, éventuellement retourné, ainsi que deux flashs montés sur support dont l’automatisme TTL est toujours en fonction. Munissez-vous d’un pied ou d’un monopode et approchez en douceur, en prenant garde de ne pas heurter la toile afin de ne pas donner l’alerte. En retournant l’objectif, vous gagnez un peu plus de distance entre l’objectif et le sujet, ce qui vous permet de moins effrayer l’animal et de bénéficier de plus de place pour l’éclairer.

 

 

Photographier la nature en macro : l’envol des insectes (Première partie)

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Les limites de l’emploi des cellules

L’acquisition de cellules photoélectriques ne résoudra pas toutes vos difficultés de prise de vue en vol. En effet, vous devrez encore régler un certain nombre de problèmes techniques. En premier lieu, il faudra baliser le chemin que devra emprunter l’insecte pour passer devant les cellules photoélectriques, déterminer l’endroit où faire la mise au point et, enfin, régler la rapidité de l’éclair pour immobiliser les ailes. Pour plus de confort, une fois encore, je conseille l’emploi de plusieurs flashs.

Guider l’insecte. Avant qu’il déclenche en passant devant la cellule, il faut conduire l’insecte à se présenter à un endroit donné en lui faisant suivre un parcours guidé dont l’ouverture finale sera réduite pour éviter qu’il ne s’éloigne trop. N’oublions pas que sa taille oblige à un rapport relativement important qui réduit la profondeur de champ : à un demi-centimètre près, la photo risque d’être floue. Un bon système consiste à placer les insectes dans une boîte noire dont l’une des faces comporte un cône translucide dirigé vers la lumière. Sur la face opposée, une large ouverture couverte par un rideau noir permet d’introduire de nouveaux « sujets ». En vous plaçant devant une fenêtre, vous récupérerez plus facilement les insectes lors de leur sortie afin de les remettre dans la boîte d’envol.

Régler la mise au point. La cellule est située devant la sortie du cône et les insectes en coupent le faisceau en sortant, ce qui provoque le déclenchement de l’appareil. Voilà pour la théorie. La pratique est plus délicate. En effet, les vitesses de vol varient d’un animal à l’autre et il est difficile de déterminer avec précision à quel endroit régler la mise au point. Selon le matériel utilisé, le déclenchement de l’obturateur varie également. Le mieux est de cadrer assez large au début, puis de réduire progressivement le champ si les résultats confirment la zone de netteté.



Il faut anticiper l’action de l’insecte pour tenter de le stopper en vol, d’où un grand nombre de photos ratées. Parmi le nombre, la découverte d’une rareté, un citron de Provence unique, à la fois mâle et femelle. 500 ISO, 180 mm macro, 1/1 300 s à f/18.


Les cellules à rayon laser sont également plus rapides au déclenchement et, surtout, leur faisceau très fin réagit au passage d’un petit insecte, ce qui n’est pas le cas avec les cellules classiques à infrarouge. Leur rayon plus large est facile à mettre en place mais d’un déclenchement plus aléatoire avec les petits sujets. Dans tous les cas, dites-vous que vous ne couperez pas aux essais, heureusement facilités maintenant par le numérique…
Si vous n’avez pas les moyens d’acquérir une cellule, laissez voler l’insecte dans un couloir transparent et déclenchez au moment où il quitte le tube, mais c’est un peu hasardeux. L’autre solution que nous propose le numérique, c’est de pratiquer une véritable chasse photographique sportive de tir en vol. Utilisez pour cela un boîtier performant capable de réaliser des rafales de 5 à 10 images par seconde et montez dessus un objectif macro de 180 mm.



Placée sur le dos sur une plaque d’altuglas opaque, cette coccinelle a été photographiée au moment où elle ouvrait ses élytres pour se redresser. La vitesse de prise de vue dépend de celle des éclairs émis par deux Metz CT4 utilisés en manuel avec la puissance diminuée de 1/128e. 160 ISO, 100 mm macro, 1/100 s à f/22.

Augmentez la sensibilité à 800 ou 1 600 ISO selon la luminosité. Vous pouvez gagner encore en sous-exposant de 1 ou 2 diaphragmes ; les papillons clairs ressortiront mieux et les parties sous-exposées seront retouchées au post-traitement. Réglez votre autofocus en mode AI Servo de façon à pouvoir suivre le sujet. La vitesse sera réglée autour de 1/4 000 s. Postez-vous près d’un massif de fleurs qui reçoit de nombreux visiteurs et tirez des rafales quand ils arrivent ou repartent des fleurs. Bon courage !


Le magazine Eyrolles
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