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Canon EOS 7D : appréhender l’AF (troisième partie)

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Les tableaux ci-après détaillent les subtilités qu’il est bon d’assimiler pour une utilisation rationnelle des modes One Shot et Ai Servo. Si l’Ai Focus en a été volontairement exclu, c’est d’une part en raison d’une efficacité aléatoire et d’autre part, parce qu’au besoin, il est facile d’en déduire le fonctionnement (pour rappel : avant l’accroche, l’appareil fonctionne en One Shot et ne bascule en Ai Servo que si et seulement si un déplacement de l‘élément accroché – ou un mouvement du photographe – est détecté). On notera cependant qu’en Ai Focus, la confirmation visuelle du point dans le viseur ne confirme que l’accroche et qu’elle est désactivée en cas de bascule du suivi.

Bien qu’ils puissent paraître un peu arides, on peut envisager différentes lectures de ces tableaux synthétisant (dans les grandes lignes) le système AF du 7D : soit dans leur intégralité (pour disposer d’une vision d’ensemble des possibilités et performances du système), soit en partant d’un cas concret d’utilisation pour en déduire les réglages les mieux adaptés. Quelques allers-retours avec les textes des pages précédentes pourront, le cas échéant, lever toute ambiguïté, mais aussi et surtout permettront de voir, selon ses habitudes, sujets de prédilection et conditions de prise de vue, lesquels sont utiles à sa pratique et quel(s) mode(s) de sélection de zone AF on désactivera avec la fonction idoine. Une fois assimilés et moyennant un peu de pratique, ces réglages (oserais-je dire, “préliminaires”) devraient déjà permettre de couvrir efficacement la plupart des situations, la rubrique suivante n’ayant pour objet que d’optimiser l’exploitation du système AF et/ou de déjouer quelques pièges auxquels lui et son “pilote” sont toujours soumis.


Comme dans le choix du temps de pose optimal pour le figer, c’est la vitesse apparente du sujet (plus que sa vitesse réelle) qui s’avère critique. L’AF et le photographe auront toujours d’autant plus de mal à suivre le déplacement du sujet que celui-ci est proche ; assurer le point sur une moto de course lancée à pleine vitesse à partir des tribunes d’un circuit mais peiner à suivre un enfant qui court à quelques mètres de soi n’a donc rien de paradoxal.


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Cet article est extrait de “Maîtriser le Canon EOS 7D” de Vincent Luc (ISBN : 978-2-212-67324-1, éditions Eyrolles, 32,90 euros). D’autres extraits sont disponibles sur eyrolles.com et QuestionsPhoto.

Canon EOS 7D : appréhender l’AF (deuxième partie)

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Page 89 du mode d’emploi, Canon annonce qu’“étant donné que AF spot couvre une très petite zone, la mise au point peut se révéler difficile pendant la prise de vue à main levée ou pour les sujets en mouvement”. En effet, la taille réelle des capteurs ne doit rien au hasard et résulte de sévères compromis, notamment entre précision d’analyse et rapidité d’exécution (voir encadré ci-après). Pour autant, si opter pour l’AF spot n’est pas judicieux avec un sujet mobile, c’est davantage parce que l’option ralentit l’accroche du point que parce qu’elle affecte le système d’anticipation/suivi de l’Ai Servo ; or, la première étant nécessaire à la seconde, on réservera l’AF spot aux sujets immobiles ou peu remuants.

Plus que l’exemple de l’animal en cage en tant que tel, c’est alors surtout l’idée de chevauchement des plans qu’il faut retenir de la page 89 du mode d’emploi. D’une part, tous les animaux en cage ne poseront pas le problème de l’AF qui accroche sur les barreaux (!) ; d’autre part, en situation, on aura souvent plus vite fait de rétablir la netteté sur l’animal par retouche du point ou en travaillant en manuel (voir “Optimiser et ajuster la mise au point” dans Maîtriser le Canon EOS 7D) qu’en utilisant l’AF spot comme le conseille Canon (à supposer d’ailleurs que la réduction du champ d’analyse du point suffise ici à “passer” entre deux barreaux…).
En portrait, il arrive cependant que le point soit fait sur le sourcil et non sur le coin de l‘œil ; de loin et/ou au grand-angle, l’AF peut aussi accrocher plus facilement sur le bord d’un chapeau ou d’un casque mais, pour être gênant, encore faut-il que le décalage soit visible. Ce ne sera généralement le cas que si l’on utilise une très grande ouverture et que l’on agrandit fortement l’image. En prise de vue courante, les situations où le phénomène est à la fois problématique, sensible dès la prise de vue et où l’AF spot est la seule (ou la meilleure) solution sont relativement rares.


L’AF spot ne se justifie, d’après mon expérience, que dans des situations particulières en portrait, en macro et plus généralement quand on photographie avec un fort grandissement, une très longue focale et/ou une très grande ouverture, qu’une grande précision est de mise et – oserais-je dire – qu’il est impossible de travailler en Live view avec mise au point manuelle et Loupe10x.

Extension collim. AF (sélection manuelle)
Ce mode est une variante de la sélection manuelle d’un collimateur unique et s’avère être un des mieux adaptés au suivi d’un sujet en mouvement. En effet, 2 à 4 des collimateurs qui jouxtent celui qu’a choisi le photographe en assurent en quelque sorte l’assistance. Ainsi, en Ai Servo ou Ai Focus, après que l’AF a accroché le sujet sur le collimateur sélectionné, le système surveille les éléments adjacents de façon que, si le sujet quitte le collimateur de départ, les autres prennent le relais.



Lors du choix du mode de zone autofocus, “Extension collim. AF (sélection manuelle)” affiche tous les repères de position des capteurs AF en rouge, sauf celui du collimateur actif principal. Celui-ci est mis en exergue au même titre que les 2, 3 ou 4 d’assistance situés en périphérie ; bandeau et écran secondaire affichent le pictogramme SEL [ ] (sélection manuelle). En situation de prise de vue, seuls le collimateur actif et les repères de position de ses capteurs d’assistance sont visibles.

En suivi, cette option est un excellent compromis entre la précision d’une sélection manuelle et la sécurité en termes de couverture de suivi qu’offre le pavé des capteurs adjacents. Elle se montre idéale avec certains sports d‘équipe, en particulier face à un sujet d’assez petite taille, plutôt difficile à maintenir parfaitement sous le collimateur en ayant assuré l’accroche et évoluant de façon relativement imprévisible dans un environnement confus (donc mal identifié – ou pas identifié du tout – par la sélection automatique en Zone AF. L’extension de collimateur AF n’a en revanche aucun intérêt en One Shot.


L’action étant souvent très rapide et difficile à suivre au basket, l’extension de collimateur AF est précieuse. On dispose alors d’une sélectivité satisfaisante dans le choix du sujet quand l’action entre les joueurs est confuse (grâce à celui du collimateur principal), tandis que les capteurs d’assistance peuvent prendre le relais en cas de changement de direction brusque et/ou de difficulté à suivre le sujet. Cette option était sans doute d’ailleurs une des plus attendues des utilisateurs.

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Cet article est extrait de “Maîtriser le Canon EOS 7D” de Vincent Luc (ISBN : 978-2-212-67324-1, éditions Eyrolles, 32,90 euros). D’autres extraits sont disponibles sur eyrolles.com et QuestionsPhoto.

Canon EOS 7D : appréhender l’AF (première partie)

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De fait, il apparaît plus “raisonnable” d’utiliser l’Ai Focus à demeure (ou presque). On bénéficie alors à la fois de la confirmation visuelle et éventuellement sonore de l’accroche du point (qui font défaut au mode Ai Servo) et, le cas échéant, de la capacité de suivi du sujet (qui par définition manque au mode One Shot). Rappelons tout de même que, comme le One Shot, l’Ai Focus donne toujours la priorité à la mise au point : si l’AF peine un tant soit peu à accrocher le sujet, l’appareil refuse donc de déclencher. Ce qui rassure les uns (on évite a priori le flou de mise au point) agace cependant prodigieusement les autres car dans bien des situations familiales et spontanées, on préférera toujours une image “vaguement nette” à pas d’image du tout ! Par ailleurs, on constate à l’usage que même si l’accroche est bonne, l’Ai Focus induit une certaine latence entre accroche et bascule effective en suivi qui (selon les sujets) conduit parfois à des résultats aléatoires.

Pour ma part, je préfère donc toujours travailler en Ai Servo. Il est certes question d’habitude (si ce n’est un peu d’entraînement), mais c’est la solution que je trouve la plus efficace et la plus simple :

  • l’Ai Servo ne présente pas l’inertie que l’on peut reprocher à l’Ai Focus. Plus “réactif”, il gère toujours un peu mieux les sujets mobiles (et n’est évidemment pas perturbé par un sujet immobile) ;
  • mémoriser ponctuellement le point pour interrompre un suivi et/ou travailler en cadrage-décadrage est non seulement possible, mais très facile (voir encadré ci-dessous) ;
  • quand on travaille sur le vif, éliminer une variable (ici, celle du mode AF) permet de se concentrer sur les autres (qui, reconnaissons-le, sont déjà assez nombreuses…) et, surtout, sur son sujet, qui doit rester ce qui prime.

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Maîtriser le Canon EOS 7D de Vincent Luc est disponible en librairie (ISBN : 978-2-212-67324-1, éditions Eyrolles, 32,90 euros). D’autres extraits seront prochainement mis en ligne sur eyrolles.com et QuestionsPhoto.

« Maîtriser le Canon EOS 550D » : limiter le bruit numérique

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Réduire le bruit en postproduction
Si le bruit est très gênant sur une photo, il reste la solution du post-traitement logiciel. Certaines applications sont spécialisées dans cette tâche (Noise Ninja, Neatimage, Dfine, etc.) ; d’autres, plus généralistes (comme Photoshop ou DxO Optics Pro), disposent d’un outil dédié.
Quand on fait ses prises de vue en RAW, il est assez simple de corriger le phénomène au moment du développement du fichier, car la quasi-intégralité des logiciels de conversion disposent d’outils spécifiques. Pour ne prendre que l’exemple de Camera Raw Converter de Photoshop CS5 ou de Photoshop Elements 8, on trouve ainsi deux curseurs distincts, l’un pour la réduction du bruit monochromatique (Lissage de la luminance) et l’autre pour le bruit chromatique (Réduire bruit de la couleur). Un affichage à 50%, voire à 100%, permet de visualiser correctement les modifications apportées. On peut par ailleurs gérer indépendamment le bruit de luminance et le bruit de chrominance, ce qui offre un contrôle autrement plus subtil du rendu qu’avec les corrections conjointes proposées par le boîtier. Il en va de même dans DPP.




Les corrections qu’offrent le boîtier et les logiciels sont assez bonnes, mais j’estime qu’à partir de 3200 ISO, le rendu reste “limite” en raison d’un bruit de basse fréquence souvent sensible dans les ombres et impossible à réduire sans altérer le rendu. Dès que la moindre marbrure entache le rendu, je convertis les images en noir et blanc. La solution est certes radicale, mais elle a l’incontestable mérite d’être efficace !

Réduire le bruit des fichiers JPEG en postproduction est bien plus délicat. Certes, des outils comme ceux de Photoshop, DxO, Noise Ninja, Neatimage et autres sont assez efficaces, mais ils imposent une nouvelle étape dans le traitement et malmènent malheureusement toujours la netteté des plus fins détails de la photo.
Seul le bruit chromatique peut se montrer vraiment gênant, mais il est très simple de le corriger sans aucune perte de netteté, même sur un fichier JPEG (du moins s’il s’agit de bruit à haute fréquence). Une fois la photo ouverte dans Photoshop, il suffit de dupliquer le calque de fond et d’appliquer un flou gaussien au calque supérieur, en sélectionnant un rayon compris entre 3 et 10 pixels environ. L’image devient alors floue, c’est parfaitement normal… Il ne reste plus qu’à “fondre” ce calque flou en mode Couleur (??via?? les modes de fusion des calques) pour que non seulement l’image redevienne nette, mais qu’en plus son bruit chromatique disparaisse. Aplatir les calques et enregistrer l’image permet d’achever le travail ; les utilisateurs experts de Photoshop n’hésiteront pas à créer un script pour automatiser cette série d’opérations.

Le livre de Vincent Luc “Maîtriser le Canon EOS 550D” vient de sortir en librairie. D’autres extraits seront bientôt disponibles sur eyrolles.com et QuestionsPhoto.

« Maîtriser le Canon EOS 7D » en avant-première : bien utiliser les Styles d’image du 7D

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Profils colorimétriques et/ou métadonnées de développement
Canon reste assez discret sur la nature exacte des Styles d’image, mais on peut constater qu’ils agissent à deux niveaux :

  • rendu des couleurs : chaque capteur a sa propre “perception” des couleurs, que les Styles d’image doivent donc corriger pour offrir un rendu chromatique similaire d’un appareil à un autre. On peut en cela les apparenter à autant de profils colorimétriques relatifs à chaque boîtier. La gestion des couleurs des six Styles que propose le 7D ne correspond qu‘à lui ; sur les autres EOS, les mêmes intitulés appellent en réalité un paramétrage interne dédié à chaque appareil assurant, au final (et en toute transparence pour l’utilisateur), les mêmes effets. Seul DPP dispose de tous les profils et sélectionne automatiquement le jeu qui correspond à l’appareil dont sont issus les fichiers ;
  • rendu global : parallèlement, chaque Style d’image propose un lot de corrections de Netteté, Contraste, Saturation et Teinte couleur. Celui-ci est préparamétré de façon à ce que son effet conjugué à celui de l’interprétation des couleurs forme un ensemble cohérent qui destine a priori chaque Style d’image au traitement d’un sujet type. Il reste personnalisable, déterminant en JPEG et en vidéo, révisable en RAW dans DPP, aussi l’assimile-t-on à un jeu de métadonnées de développement.

Présenté à l’occasion du Salon de la photo du 4 au 8 novembre à Paris, le livre de Vincent Luc “Maîtriser le Canon EOS 7D” sera disponible en librairie dès le 18 novembre (ISBN : 978-2-212-67324-1, éditions Eyrolles, 32,90 euros). D’autres extraits seront prochainement mis en ligne sur eyrolles.com et QuestionsPhoto.

Tourner en vidéo HD avec les reflex Canon : un ouvrage de référence

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Bien qu’il n’ait pas été pas le premier à intégrer la capture vidéo, le Canon 5D Mark II a littéralement bouleversé les deux univers de la photo et vidéo professionnelle, répondant à la fois aux besoins des photographes et vidéastes professionnels. Mais contrairement aux fonctions dédiées à la photo (qui ne nécessitent guère de préparations particulières…), la maîtrise des fonctions vidéo nécessite un certain investissement personnel de la part d’un photographe.

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Tourner en vidéo HD avec les reflex Canon

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Les prestataires spécialisés se sont adaptés

Depuis l’apparition de la HD, les prestataires spécialisés ne cessent de voir le matériel évoluer et devoir être remplacé tous les six mois. Il devient très compliqué d’investir sans perte ; seuls les anciens prestataires expérimentés, et qui ont acquis une solide réputation, arrivent à tirer leur épingle du jeu en s’adaptant aux demandes des utilisateurs.

 

Alain Rappoport (PDG) et Jean-Charles Marmeleira (directeur technique) de la société Planipresse

Planipresse est un prestataire dirigé par Alain Rappoport depuis 1988, qui s’est spécialisé dans le matériel de tournage reportage, magazines et news dont la tendance actuelle est d’utiliser de petites caméras “corporate” type Z7 ou EX3 de Sony. À côté de ce marché, la volonté de réaliser de la belle image les a également poussé à se développer vers la publicité, le documentaire et la captation institutionnelle. Ils ont notamment été parmi les premiers à proposer des systèmes Pro 35 à la location comme alternatives économiques aux tournages films. En restant très à l‘écoute des techniciens de terrain, ils arrivent à proposer rapidement des solutions techniques tendances et de qualité. Depuis peu, ils ont également créer la société Planimonteur qui propose tous les services de postproduction avec des workflow complets adaptés aux différents types de productions.

Planipresse a découvert la technologie EOS sur un tournage HD institutionnel de 10 minutes pour Alstom, produit par Auditoire, qui était destiné à une diffusion internationale. Début juillet 2009, au bout de trois semaines de tournage avec de gros moyens techniques (Panasonic HDX900, Pro 35, série Zeiss, Swing and tilt), le client a préféré mettre en “stand by” la production pour des raisons esthétiques, méthodologiques et financières. Pour éviter de bloquer le tournage trop longtemps, l‘équipe de Planipresse ainsi que le chef opérateur du film, Roland Mouron, ont décidé de chercher une solution économique qui réponde parfaitement à l’esthétisme du film. Après avoir réalisé quelques tests très concluants avec le 5D MkII, la décision de reprendre et de finaliser la production avec ce procédé a rapidement fait l’unanimité. Au terme du tournage, seules les images réalisées avec le 5D MkII ont été retenues par le réalisateur pour le montage, la première partie réalisée avec le matériel traditionnel HD n’a absolument pas été reprise.

Au regard des résultats positifs de cette production, la location de kits EOS 5D MkII est donc apparu chez Planipresse qui a décidé d’investir sérieusement dans cette technologie (boîtiers, gamme optique complète et supports dédiés) pour se donner les moyens de réussir. Planipresse a notamment été le premier à proposer une sortie HDSDI à la place de la sortie HDMI pour privilégier l’utilisation de monitoring professionnelle (type Astro). Ils recommandent leurs utilisations pour toutes les productions statiques ayant une exigence esthétique (institutionnel haut de gamme, publicités, clips et mini-fictions). Pour sécuriser ces productions, un assistant spécialisé de Planipresse accompagne souvent les tournages EOS.

Au vu des retours d’exploitation (problématique de l’enregistrement sonore ou de la difficulté à réaliser une mise au point précise), Planipresse a bien conscience que les EOS restent des appareils photo qui nécessitent une maîtrise technique complexe, limitant naturellement la cible des utilisateurs. C’est pourquoi, dans certains cas, les kits EOS seront plutôt proposés comme caméra de complément plutôt que caméra principale. Néanmoins, la décision d’investissement a été motivée par la réelle demande de ces nouvelles générations de matériel hybride, même si le modèle économique de cette technologie peut apparaître contre-productif pour les spécialistes du tournage professionnel.

Pour remédier également aux problématiques de postproduction et maîtriser cette technologie, l’alliance de Planipresse et Planimonteur propose un suivi complet des différentes étapes de production, de la composition de l’unité de tournage à la sortie définitive du film, en passant par le montage, l‘étalonnage et les différentes étapes de compositing. Aujourd’hui, parmi la trentaine de locations d’unités de tournage quotidienne, trois sont des kits EOS. Planipresse se doit, en plus de ses prestations de location, de proposer une valeur ajoutée technique, avec un savoir-faire de broadcaster éprouvé, car l’investissement personnel de ce matériel est accessible à l’ensemble des utilisateurs. Tranquilliser et sécuriser l’utilisateur, ainsi qu’anticiper et régler les éventuels problèmes, sont les mots d’ordre de Planipresse.

La sortie du 7D a diminué brutalement les locations du kit EOS 5D MkII, mais au bout d’un mois seulement, un équilibre s’est opéré. Certains utilisateurs ont préféré revenir à l’image produite par le capteur Full Frame du 5D plutôt que de bénéficier de la facilité de postproduction offerte par la cadence images européenne disponible sur le 7D. Pour Alain Rappoport, ce qui a marqué les esprits, c’est le prix et le côté “post-moderne” des HDSLR : “Paris étant le centre mondial de la mode, la personne qui vient nous voir veut avoir l’habit de l’année et ce dernier pour la caméra correspond à l’EOS 5D MkII collection 2009/2010 !”

 

Benjamin Steele, directeur général de la société Emit

Importateur agréé depuis plus de 25 ans, Emit offre aux professionnels de l’image des solutions de prise de vues innovantes, en partenariat avec des fabricants de renommée mondiale : P+S Technik, Abakus, Betz Tools, Chrosziel, C-Motion, Cooke, Easyrig, Pag , Panther, 16X9 INC, Transvideo, Zeiss HD. Couvrant tous les formats, 35 mm, Super 16, HD, vidéo 2/3 et HDV, Emit conseille en amont dans le choix d’accessoires caméras, optiques, porte-filtres, alimentations, machinerie.

Nous avons découvert le 5D MkII début 2009, quand le fabricant d’accessoires professionnels allemand Chrosziel a développé et adapté tout une gamme comprenant Mattebox et Follow focus, Fluid zoom, crosses d‘épaule et poignées dédiés à l’utilisation des HDSLR. Deux raisons majeures expliquent concrètement la révolution technologique qui s’opère actuellement autour des EOS:

  • leur rapport prix/qualité inégalable dans un contexte de crise économique,
  • le fait que notre industrie est souvent marquée par des phénomènes de mode (Pro 35, Red, EOS).

La clientèle de ces caméras hybrides est essentiellement composée de productions qui souhaitent posséder leur propre caméra afin d’améliorer leur réactivité, leur compétitivité et leur rentabilité, et du même coup s’affranchir quand cela est possible d’un prestataire ou d’une sous-traitance. Pour autant, ces clients comptent parmi les premiers à nous solliciter pour savoir comment adapter les outils ou accessoires traditionnels à l’ergonomie inadéquate de cet appareil.

À ce jour, et à en croire les chiffres de vente annoncés, il apparaît que l’essentiel du marché est destiné à la vente. Néanmoins, il est possible de trouver ces appareils chez la quasi-totalité des loueurs caméras. Au regard de la clientèle ayant accessoirisé leur boîtier avec nos produits, le mode vidéo semble bien être le premier critère de sélection. À leur sortie, on pouvait penser que les EOS seraient uniquement utilisés comme caméras de complément, mais très rapidement, certains utilisateurs de ces appareils ont imaginé une utilisation plus polyvalente, leur assignant très vite le rôle de caméra principale.”

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(Mise à jour du 19 août 2010)
L’ouvrage de Sébastien Devaud (380 pages, 39,50 euros, format 21,5 × 23,5) est en librairie.
Au sommaire :
Des reflex équipés du mode vidéo HD
Les reflex EOS, meilleurs caméscopes vidéo HD du moment ou nouvelles caméras cinéma HD?
Composition des unités de tournage
Prise de son
Sélection des optiques
Gestion du point
Gestion de la lumière
Applications et intégration des HDSLR sur divers types de productions
Montage et conformation
Entretien du matériel

 

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(Mise à jour du 8 novembre 2010)
Devant le succès de l’ouvrage, Sébastien Devaud fera un workshop suivi d’une séance de dédicace de son livre autour d’un verre le jeudi 25 novembre 2010 à la Librairie Eyrolles (61, bd Saint-Germain, Paris 5e, M° Maubert-Mutualité). Entrée libre. Accueil à 18h, conférence de 18h30 à 19h30, dédicace et cocktail à partir de 19h30. Pour vous inscrire gratuitement à ce workshop et échanger avec Sébastien Devaud, que vous soyez photographe ou vidéaste (ou les deux !), merci d’envoyer un mail à l’adresse conference@eyrolles.com

 

 

Canon EOS 5D Mark II : un nouveau micrologiciel pour la vidéo

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La fameuse version 2.0.3 du micrologiciel pour l’appareil Canon EOS 5D Mark II, déjà annoncée à plusieurs reprises, est finalement disponible en téléchargement. Elle ajoute deux nouvelles cadences d’enregistrement et offre désormais les vitesses et formats suivants : 1920×1080 et 30 i/s , 1920×1080 et 24i/s (23.976 i/s) et 640×480 /30 i/s en mode NTSC ainsi que 1920×1080 et 25 i/s, 1920×1080 et 24 i/s et 640×480 /25 i/s en mode PAL.

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Voigtländer Color-Skopar 20 mm f 3.5 : un objectif super grand-angle pour Canon

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Conclusion

Une nouvelle fois (après le 40 mm f 2) Cosina réussit la “quadrature du cercle” : introduire un objectif à la fois léger, petit, relativement abordable et très performant. J’apprécie d’autant plus ces qualités qu’il n’existe pas dans le vaste système des objectifs Canon d’objectif semblable et capable de réunir toutes les caractéristiques mises en avant.

De plus, en combinant cet objectif avec l’Ultron, vous disposerez d’un ensemble pouvant aisément remplacer un objectif zoom de type 16-35 ou 17-40 mm, sous condition de faire quelques pas de plus (“sneaker zoom”) afin de compenser le manque de focales intermédiaires.



Mais Cosina possède encore une petite marge pour améliorer la prise en main du Color-Skopar: il lui manque encore un repère saillant pour faciliter et sécuriser son montage sur l’appareil photo et un revêtement moins salissant et plus agrippant pour la bague de mise au point. Mais bon, il ne s’agit là que de petits détails…

Caractéristiques techniques

  • Focale : 20 mm (équivalent 32 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/3.5 et f/22
  • Construction optique : 9 éléments en 6 groupes, une lentille asphérique, diaphragme circulaire à 9 lamelles
  • Angle de champ : 94 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.2 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Diamètre x longueur : 63 mm x 28,8 mm
  • Poids : 205 g
  • Pare-soleil en option (LH-20)

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !