Questions Photo

Mot clé : Nikon

L’objectif standard revisité (troisième partie)

50mm-10

Les candidats

Nikkor-HC Auto 50 mm f/2

Le Nikkor 2/50 est un des grands classiques de la gamme d’objectifs Nikkor. Introduit en juillet 1959, en même temps que le légendaire Nikon F, c’était le premier objectif de la gamme et l’objectif standard qui était associé d’office aux  boitiers Nikon et Nikkormat. De ce fait, de très nombreux exemplaires ont été construits, rendant les prix très accessibles sur le marché d’occasion. L’objectif a été produit en trois variantes : les deux premières, fabriquées entre 1959 et 1963, arborent une formule optique à 7 lentilles en cinq groupes alors que les versions suivantes, produites entre 1964 et 1977, bénéficient d’une formule de type Planar (double Gauss) à 6 éléments en 4 groupes. La première version dotée d’un revêtement antireflet multicouche (Nikkor-HC Auto 50 mm f/2) était introduite en décembre 1972 alors qu’il fallait attendre mars 19777 pour voir débarquer la version AI, compatible avec le système de mesure à pleine ouverture des boitiers Nikon F2 Photomic A, Nikon EL2 et Nikkormat FT3 et de tous les boitiers Nikon successifs. Si un objectif antérieur à la gamme AI n’est pas utilisable sur un boitier Nikon contemporain (il faut procéder à une transformation de la bague de diaphragme pour le rendre compatible), ils peut s’adapter sur un boitier Canon ou un boîtier hybride. L’objectif testé, un Nikkor-HC Auto 50 mm f/2 avec traitement multicouche, possède une construction très robuste. L’objectif est entièrement réalisé en métal, y compris la bague de mise au point. La bague des diaphragmes possède un crantage par valeurs entières, entre f/2 et f/16. La lentille frontale, très en retrait, est parfaitement protégée.

Caractéristiques techniques

  • Focale : 50 mm (équivalent 75 ou 80 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/2 et f/16
  • Construction optique : 6 éléments en 4 groupes
  • Angle de champ : 46 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.6 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Diamètre x longueur : 64,5 mm x 48 mm
  • Poids : 205 g

Micro-Nikkor- 55 mm f/3,5 Ai

Le Micro Nikkor 3,5/55 avait été étudié exclusivement pour la photographie en plans très rapprochés (proxi- et macrophotographie). Le pouvoir de résolution atteint son apogée au rapport de reproduction de 1:10, mais les performances de l’objectif varient si peu qu’il peut fort bien servir pour la photographie courante (portrait, paysage, architecture, etc.). L’objectif se distingue par une excellente correction de la distorsion et de la courbure du champ. Le système bihélicoïdal incorporé autorise une mise au point allant de l’infini jusqu’au rapport de reproduction de 1 : 2. Au-delà, il faut employer la bague allonge fourni qui permet d’attendre le rapport 1 : 1. Les rapports de reproduction, avec ou sans bague allonge, sont inscrits sur le barillet de l’objectif. Le Micro-Nikkor 3,5/55 existe en quatre versions différentes qui se distinguent principalement par leur présentation, leur traitement antireflet (mono ou multicouche) et leur compatibilité avec le système de mesure à pleine ouverture (AI ou pré-AI) des boîtiers Nikon. La formule optique est commune aux différentes versions : 5 éléments en quatre groupes. L’objectif testé, un Micro Nikkor 55 mm f/3, 5 en version AI, possède une construction à la fois légère (230 g) et très soignée, avec une bague de mise au point onctueuse dont la course très longue favorise un ajustement très précis, de l’infini jusqu’à la distance de mise au point minimale (0,24 m). La lentille frontale est très enfoncée et le fut de l’objectif fait ainsi figure de pare-soleil incorporé. La bague de diaphragme est crantée par valeurs entières.

Caractéristiques techniques

  • Focale : 55 mm (équivalent 82,5 ou 88 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 et f/32
  • Construction optique : 5 éléments en 4 groupes
  • Angle de champ : 43 °
  • Distance minimale de mise au point : 0,24 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Diamètre x longueur : 65,5 mm x 64,5 mm
  • Poids : 235 g
  • Rapport 1/2, avec bague PK13 1/1

L’objectif standard revisité (première partie)

La focale standard donne la même priorité aux différents éléments d'une scène, ne privilégiant pas l'un au détriment d'un autre. Cela ne facilite guère la prise de vue car on ne peut plus se fier aux seules caractéristiques de l'objectif pour créer une composition saisissante.

Le mythe de la focale « naturelle »

Sous condition de visualiser un tirage de 13 x 18 cm à une distance de 30 cm environ, l’angle de champ d’un sujet saisi avec une focale de 50 mm s’apparente à la vision humaine. Toutefois, une photo n’est que rarement observée dans ces conditions et il serait donc vain de prétendre qu’un objectif standard serait à même de reproduire la vision humaine. D’autant plus que l’angle de champ produit par le chevauchement stéréoscopique de la paire d’yeux, amplifiée par le déplacement continuel de ces derniers, est en réalité beaucoup plus vaste et proche d’une vision panoramique. La notion d’angle de champ naturel est donc purement subjective, variant d’un photographe à un autre : si Henri Cartier-Bresson affectionnait particulièrement une focale de 50 mm, David Alan Harvey, célèbre photographe du magazine National Geographic, préfère utiliser une focale de 35 mm, plus proche de sa vision photographique du monde. Quant à Ansel Adams, il jugeait que l’objectif standard n’était pas particulièrement attractif d’un point de vue technique et esthétique, l’angle de champ et la profondeur de champ ne favorisant ni l’interprétation de l’espace ni l’étagement des plans. Néanmoins, l’utilisation d’un objectif standard s’avère très enrichissante. Elle contraint le photographe à être plus créatif, celui-ci ne pouvant plus jouer sur l’exagération des perspectives d’un objectif grand-angle ou l’écrasement des plans d’un objectif télé pour rendre ses photos plus intéressantes.

La focale standard accorde la même importance aux différents éléments d’une scène, ne privilégiant pas l’un au détriment d’un autre. Cela ne facilite guère la prise de vue car on ne peut plus se fier aux seules caractéristiques de l’objectif pour créer une composition saisissante.

Nikon D3300 : l’autofocus

nikon d3300 livre pascal druel

Les différents modes autofocus

Afin que vous soyez en mesure de couvrir le plus large éventail de sujets possibles, le D3300 propose trois modes autofocus agrémentés d’un mode de mise au point manuelle (captures ci-dessous). Les besoins en termes de netteté et de rapidité diffèrent en effet selon que vous photographiez un sujet immobile ou, au contraire, se déplaçant à grande vitesse. La sélection du mode de mise au point se fait via l’écran et le sélecteur multidirectionnel (validation par OK), suite à une pression sur la touche « i ».

 nikon d3300 mode autofocus

 

mode autofocus nikon d3300

Une pression sur la touche « i » vous permet de choisir instantanément le mode autofocus le plus adapté à vos besoins.

Par défaut, le D3300 est configuré en mode AF-A. Notez également que les modes AF-S et AF-C sont disponibles uniquement avec les modes P, A, S et M. Chacun des trois modes autofocus convient à une utilisation précise. Il est à retenir que dans les modes AF-A, AF-S et AF-C, le déclenchement est impossible si l’appareil ne parvient pas à faire la mise au point.

  • AF-A (Auto) : ce mode automatique laisse au D3300 le contrôle total sur la netteté. L’appareil ajuste alors de lui-même la gestion de la mise au point en fonction des spécificités du sujet et bascule d’un mode autofocus à un autre selon les besoins. Ainsi, en cas de sujet immobile, l’AF sélectif (ponctuel) est sélectionné. Inversement, si le sujet bouge, c’est le mode AF continu qui est choisi. L’autofocus travaille alors en mode suivi de mise au point, afin de se verrouiller sur les déplacements du sujet.
  • AF-S (Sélectif) : il convient aux sujets immobiles (architecture, paysage, portrait posé, objet, reproduction de documents, etc.). La mise au point est réalisée et mémorisée tant que vous maintenez le déclencheur pressé à mi-course.
  • AF-C (Continu) : dédié aux sujets en mouvement, l’autofocus AF-C assure la mise au point en continu dès lors que le déclencheur est sollicité à mi-course. Le D3300 active alors le suivi des déplacements du sujet et anticipe la position de ce dernier au moment du déclenchement afin d’assurer la netteté de l’image.
autofocus nikon d3300 mode AF-S

Pour photographier ce « paisible » crocodile, j’ai sélectionné le mode autofocus AF-S qui convient bien aux sujets immobiles. (200 ISO, 1/125 s, f/7,1, 300 mm.)

 

Le capteur du Nikon D610 et les hauts ISO

fig_1_d610

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Test en éclairage contrôlé

Ces mesures ne s’appliquant qu’aux fichiers RAW, d’autres essais de terrain permettent de se rendre compte des performances de l’appareil, d’une part au format JPEG, d’autres part en développant les NEF (format RAW de Nikon) avec le meilleur logiciel actuel en matière de réduction du bruit, DxO Optics Pro version 9, avec traitement du bruit PRIME.

Scène de test pour les essais hauts ISO.

La scène de test ci-dessus, utilisée pour les comparaisons entre appareils, est éclairée par une lampe de 75 W sous abat-jour orangé dans une pièce éclairée elle-même avec un plafonnier de 100 W. L’appareil est réglé en balance de blanc « lumière incandescente », et l’on va pouvoir juger du niveau de rendu des couleurs (notez les R, V, et B purs de la figurine Nessie), des ombres (le pied de la cage), des textures (les mailles de la broderie).

En ouvrant les images suivantes plein écran vous verrez des découpages 100 % du fichier (crops) que vous pourrez comparer par grade ISO, mais souvenez-vous que ce test est très sévère : pour estimer du niveau de netteté que présenterait la photo imprimée sur papier A2 (40 × 60 cm), selon la définition du fichier en qualité photo (254 points par pouce), un visionnage à 50 % écran suffirait.

 

Comparaison des crops de 1 600 à 25 600 ISO.

La qualité du capteur du D610 et de son traitement permettent d’augurer des images impeccables sous éclairage normal à 1 600 et 3 200 ISO ; on commencera à discerner une granulation discrète à 6 400 ISO. En mode poussé H1 et H2 correspondant à un retraitement numérique du fichier pour correspondre à 12 800 et 25 600 ISO, la dégradation de qualité est évidente, le grade le plus élevé présentant une image vraiment grossière.

Quand on examine l’écart de qualité entre le JPEG et le RAW traité (en mode automatique par défaut par DxO), on peut considérer que le logiciel permet de gagner 2 IL en qualité : le niveau de détail et de couleurs à 6 400 ISO est même meilleur que celui du JPEG à 1 600 ISO. Le post-traitement atteint quand même ses limites à 12 800 ISO, car l’image prise à 25 600 ISO voit ses détails sérieusement altérés ; il faudra se limiter à un usage « presse », c’est-à-dire au format A4. En fait, à cette sensibilité, chez Nikon seuls les D3s, D4 et Df seront pleinement exploitables au format A3.

 

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Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !