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Nikon D5200 : l’autofocus

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Faire le point manuellement

Utile dans un certain nombre de cas, la mise au point manuelle est parfois la seule solution. S’il faut convenir qu’avec un sujet mobile, il est impossible d’égaler la rapidité et la fiabilité de l’AF, sur trépied, en paysage ou en macro, on peut prendre le temps de réaliser le point manuellement. En outre, ce sera le mode de mise au point obligatoire si vous désirez continuer à utiliser des objectifs Nikon non AF-S.

nikon d5200 autofocus mise au point manuelle

Avec le D5200, la sélection de la mise au point manuelle ou AF se fait via le menu Information sur l’écran arrière ou sur le fût de l’objectif, en poussant le curseur dédié. Pour une mise au point manuelle, il faut choisir M (pour « Manual » Focus).

C’est au photographe de faire la mise au point en tournant la bague de l’objectif et de juger visuellement de la netteté de l’image dans le viseur. Il est possible de s’aider du témoin de bonne mise au point, matérialisée par l’affichage d’un petit rond vert en bas à gauche du viseur une fois le déclencheur sollicité. L’indicateur d’exposition dans le viseur sert alors d’aide pour savoir dans quel sens tourner la bague pour faire le point (voir mode d’emploi p. 159). En effet, en mise au point manuelle, le D5200 continue d’exploiter les informations issues des capteurs AF afin de tenir compte de l’éloignement du sujet, pour calculer au mieux l’exposition.

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Les fans de macro utilisent encore beaucoup la mise au point manuelle. Pour cette image graphique, j’ai pu caler précisément la zone de netteté. 105 mm, 800 ISO, f/4,5, 1/2 500 s. (Photo C.-L. T.)

Là encore, l’ouverture maximale de l’objectif a une grande influence sur la qualité de la mise au point. Plus l’objectif est lumineux, plus la quantité de lumière qui parvient au viseur est grande. La mise au point « visuelle » est alors plus aisée et la précision du système d’aide meilleure.

nikon d5200 autofocus

nikon d5200 autofocus

Pour photographier à travers une vitre, la mise au point manuelle est préférable. Je m’en sers aussi parfois pour jouer sur la défocalisation et créer des images à effets, ou bien encore en vidéo. 50 mm, 1 600 ISO, f/1,4, 1/500 s. (Photo M. F.)

Les modes autofocus

Avec le D5200, comme sur la grande majorité des boîtiers, c’est en pressant le déclencheur à mi-course que l’on active l’autofocus (AF). L’automatisme détermine alors la position du sujet ou force la mise au point sur la zone sélectionnée manuellement, comme nous allons le voir.

Le D5200 dispose de trois modes autofocus destinés à rendre cet automatisme le plus performant et efficace possible en fonction du sujet visé, car les besoins en termes de rapidité ne sont pas les mêmes face à un paysage immobile ou à des enfants qui courent… Pour la sélection de ces modes, reportez-vous au mode d’emploi p. 33 ; les modes Photo et Scène imposent, eux, le mode AF-A (Auto).

Mode AF-S (Sélectif)

nikon d5200 autofocus

Le mode AF-S offre une grande sécurité quant à la netteté du sujet. La sélection d’un capteur AF excentré ou la technique du cadrage-décadrage peuvent être utiles pour éviter un centrage systématique du sujet. 200 mm, 400 ISO, f/2,8, 1/750 s. (Photo C.-L. T.)

C’est le mode le plus simple et le plus classique. Une fois que le sujet est détecté par le système AF, celui-ci envoie un signal à l’objectif pour que le groupe de lentilles destinées à la mise au point soit déplacé dans la position adéquate. La mise au point est alors figée jusqu’à ce que le déclencheur soit actionné. C’est donc le mode parfait pour les sujets immobiles.

L’autre particularité de ce mode est que le déclenchement reste bloqué tant que la mise au point n’est pas effectuée. Ce qui se veut être une garantie contre les photos floues est une source de déconvenues lorsque l’autofocus ne parvient pas à « accrocher » sur un sujet insuffisamment contrasté (surface unie, ciel, etc.), ce qui empêche la prise de vue. Dans ce cas, mieux vaut faire la mise au point sur un autre élément placé à la même distance et exploiter la technique du « cadrage-décadrage », idéale en paysage ou en portrait – dès que le sujet n’est pas en mouvement et que l’on dispose d’un peu de temps.

Nikon : annonce officielle du D610

D610

En dépit d’une fiche technique prometteuse, le Nikon D600 a trainé dès sa sortie une lourde casserole derrière lui. Machine trop bien huilée, l’obturateur de nombreux exemplaires de cet appareil 24 x 36 possédait la fâcheuse tendance à projeter de nombreuses taches de graisse sur le capteur. En introduisant un successeur légèrement modifié, Nikon fait table rase de son passé plutôt tumultueux.

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Zeiss : un nouvel objectif standard vraiment « chouette »

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Après avoir introduit une nouvelle série d’objectifs destinés aux appareils hybrides, Zeiss présente le premier représentant d’une série qui ambitionne à battre tous les records en termes de qualité optique. Par ailleurs, l’opticien allemand continue avec les noms d’oiseau : la famille des petits-ducs (Otus) se joigne à celle des touis (Touit).

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Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC : décentrement et bascule

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Sur le terrain

J’ai eu le plaisir d’essayer cet objectif pendant une semaine déjà bien chargée par la rédaction d’articles et la traduction d’un ouvrage. Je ne l’ai donc utilisé que dans son domaine de prédilection, la photo d’architecture. Si certains photographes n’hésiteraient pas l’employer à sa pleine ouverture et basculé à fond pour produire un effet de miniature ou simuler un objectif « Holga » ou « Diana »,  j’estime que le Samyang  T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC mérite sans doute mieux vu son tarif  assez élevé…

 

Rue des poissonniers, Colmar/Alsace. Canon 5D Mark II et Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC, f/11, 1/6 s à 100 ISO. Deux images à orientation horizontale (décentrement maximal vers le haut et le bas), fusionnées dans Photoshop CC pour obtenir un fichier de 36 mégapixels.

En tant que fervent adepte du 14 mm de la même origine, je suis déjà habitué à basculer en mode LiveView pour effectuer une mise au point précise. Se reposer sur le viseur réflex d’un boitier 24 x 36 nécessiterait en fait de véritables yeux de lynx, car le grossissement de celui-ci ne permet pas de bien distinguer entre le flou et le net, notamment avec un objectif grand-angle. Le mode LiveView aide aussi à composer l’image et à l’examiner pour y détecter d’éventuels artéfacts provoqués par un mouvement trop vigoureux de l’axe de décentrement et/ou de bascule. Nous l’avons déjà évoqué, la manipulation des commandes de réglage et de serrage n’est guère confortable, dû au faible diamètre des boutons et au choix des matériaux. L’utilisation de plastique pour les vis de blocage ne contribue pas vraiment à donner une impression de durabilité. J’aurai préféré des commandes en métal et de dimensions plus généreuses. Heureusement, la bague de mise au point est douce et suffisamment progressive pour permettre une mise au point précise (en  mode LiveView et au grossissement maximal).  La bague de diaphragmes est également bien dimensionnée et crantée pour autoriser un réglage au demi-diaphragme entre les ouvertures maximale (f/3, 5) et minimale (f/22).

 

Portail de la cathédrale, Colmar. Canon 5D Mark II, Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC à f/11, 1, 6s et 100 ISO. Décentrement vers le haut pour compenser une perspective en contre-plongée.

Nikon D600, le coût du changement et des objectifs

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Zooms grand-angle et longue focale

En zoom grand-angle, l’excellent DX 10-24 mm est vendu 919 €. Il cadre comme un 15-36 mm en 24 × 36, et on peut lui comparer le nouveau 18-35 mm AFS à 739 € et le 16-35 mm stabilisé f/4 constant à 1 190 € : le format DX n’est pas vraiment plus avantageux que le FX.

En zoom longue focale, il n’existe pas d’objectif haut de gamme en DX mais des zooms amateurs très abordables qui ne sont toutefois pas excellents à leur grossissement maximal. Il n’en reste pas moins que le 55-200 mm DX coûte 359 € et le 55-300 (équivalent à 82-450 mm) 419 €.

En format 24 × 36, le 70-300 mm est à 649 € et le nouveau 80-400 mm est affiché à… 2 649 € ! Certes, les 55-200 et 55-300 mm ne sont pas impressionnants en longue focale, mais l’objectif 70-300 mm a montré quelques faiblesses à 300 mm sur le D600 – et nous n’avons pas encore testé le 80-400 mm qui est clairement affiché sur un créneau « pro ». On pourra toujours opter pour le 70-200 mm f/4 de classe pro (1 349 €), mais on se souviendra qu’en DX il se comporterait comme un 105-300 mm !

Nikkor 70-200 mm f/4

Le Nikkor 70-200 mm f/4 complétera très bien le zoom de base.

Sigma 50-500 mm

Le Sigma 50-500 mm est un zoom unique sur le marché.

Heureusement, il existe pour les amateurs de longue focale des objectifs compatibles, dont un zoom sortant de l’ordinaire chez Sigma, puisqu’en contrepartie d’une luminosité assez faible il couvre les focales de 50 à 500 mm avec stabilisation (de 75 à 750 mm en DX) et coûte 1 769 €. Pour l’avoir testé sur beaucoup de boîtiers, notamment sur le D7000 et sur le D600, et sans qu’il puisse prétendre à la couverture d’image d’un 500 mm Nikkor six fois plus cher, il est adapté à la prise de vue lointaine dès lors qu’en 24 × 36 on centre son sujet, car son piqué se dégrade en longue focale sur les bords de l’image. Cela peut être une solution tout à fait acceptable pour un D600 en complément d’un zoom de base.

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Macro et zooms pro

En macro, le DX garde aussi un avantage puisque le 40 mm DX est à 279 € alors que le 60 mm FX (un peu meilleur, mais de peu) est à 599 €, et que le 85 mm DX stabilisé coûte 549 € contre 919 € au 105 mm FX stabilisé. Par contre, le standard lumineux est dans l’égalité absolue : au 35 mm f/1,8 DX à 219 € correspond un tout aussi excellent 50 mm f/1,8 FX au même prix !

À part un excellent 17-55 mm f/2,8 DX à 1 519 € (alors que le 24-70 mm f/2,8 FX coûte 1 849 €), il n’existe aucun objectif pro dans la gamme « petit capteur ». Ce sont donc les mêmes objectifs qui serviront sur un FX et sur un DX, avec bien entendu un gros avantage au second en matière de cadrage rapproché en longue focale (chasse photo, sport) : le 300 mm f/2,8 à 5 969 € cadre comme un 450 mm sur un petit capteur, alors que le 400 mm f/2,8 qui serait adopté sur un FX est à 9 769 €. On sort là des budgets prévisibles pour un amateur désireux de franchir un pas vers une plus belle qualité (notamment en matière de modelé des images, de faibles profondeurs de champ et de hauts ISO) en passant du « petit capteur » au « plein format ».

Tamron 24-70 mm f/2,8

Le Tamron 24-70 mm f/2,8 (1 399 €) est le seul zoom de cette catégorie à être stabilisé.

Les amateurs de zooms ouverts à f/2,8, constants et couvrant le format FX, auront également intérêt à consulter les offres des constructeurs de compatibles : on peut signaler les bons rapports qualité/prix des Sigma 24-70 et 70-200 mm, et, sur un cran tarifaire plus élevé, les bonnes performances des Tamron les plus récents de même focale, dont nous n’avons pas pu hélas disposer en monture Nikon mais qui ont été testés sur un Canon 5D Mark III de définition approchante avec de très bons résultats.

Quant aux fans d’objectifs ultra-lumineux f/1,4, on ne peut bien sûr que leur conseiller la série des Nikon 24, 35, 50 et 85 mm AFS, mais si le budget semble excessif vu le prix élevé de certains de ces modèles, ils pourront aussi regarder vers les 35 et 85 mm f/1,4 Sigma, tous deux excellents, ou vers les Nikkor 28 mm (699 €) et 85 mm f/1,8 (529 €) nettement plus  abordables. En tout état de cause, comme à part le Sigma 30 mm f/1,4 et le Nikkor 35 mm f/1,8 il n’existe pas d’optiques dédiées DX en ultra-lumineux, tout acheteur de reflex Nikon à petit capteur paiera le prix d’objectifs FX s’il souhaite les utiliser sur un modèle à petit capteur.

Samyang 24 mm f/1,4

Proposé à 679 €, le Samyang 24 mm f/1,4 offre des performances du meilleur niveau mais il faut faire le point manuellement.

En matière de mise au point manuelle, les économiques Samyang 24 et 85 mm f/1,4 font rêver, et l’on peut trouver en occasion d’anciens Nikkor Ai ou Ais qui donneront encore de bons résultats. Mais attention, les grands-angles des années 1970 ou 1980 sont souvent assez faibles sur les bords de l’image, sauf à beaucoup diaphragmer, et les bonnes affaires se feront surtout dans les focales moyennes que l’on peut souvent trouver à bon prix. Par exemple, un mythique 105 mm f/2,5 Ais (celui dont s’est servi Steve Mc Curry pour le portrait de la jeune fille afghane) mérite d’être acheté en occasion s’il est en bon état, nos tests prouvent qu’il reste de haut niveau sur le D600.

 



 

Nikon, Olympus, Panasonic et Sigma : huit nouveaux objectifs

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Olympus renouvelle  l’objectif zoom télé M.Zuiko Digital ED 4,8-6,7/75-300 mm du système Micro Four Thirds. Si La nouvelle version, le Zuiko Digital ED 75-300 mm 1:4.8-6.7 II, conserve la plage des focales et la luminosité du prédécesseur, elle bénéficie de deux améliorations : les technologies MSC et ZERO. Pour la première, il s’agit d’un nouveau mécanisme de mise au point, permettant un AF à la fois plus rapide et plus silencieux, ce dernier point étant particulièrement important en mode vidéo. Quant à ZERO, c’est abréviation de « ZUIKO Extra-low Reflection Optical », un revêtement multicouches des surfaces optiques destiné à réduire les parasites en contre-jour. Avec un poids de 425 g, l’objectif est très léger et il bénéficie d’une construction optique ambitieuse, avec 18 éléments en 13 groupes dont 2 éléments en verres ED, 1 en verres Super-ED et 3 en verres HR. Le Zuiko Digital ED 75-300 mm 1:4.8-6.7 II sera disponible à partir de mars 2013 au tarif officiel de 549 euros ttc.

Données techniques

  • Focale : 75-300 mm
  • Luminosité maximale : f/4,8 (75 mm ) à f/6,7 (300 mm)
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 16 – 4,1°>
  • Construction optique : 18 éléments en 13 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,9 m (75mm)
  • Rapport de grossissement max : 0,18 x
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Système MaP : interne
  • Moteur AF : MSC
  • Diamètre de filtre : 58 mm
  • Dimensions : 69 x 116,5 mm
  • Poids : 423 g

Panasonic présente, quant à lui, un nouvel  objectif zoom standard pour le système Micro Four Thirds. Le LUMIX G VARIO 14-42mm/F3.5-5.6 II ASPH./O.I.S intègre un moteur de mise au point à la fois silencieux et rapide et comporte 9 éléments en 8 groupes dont 2 surfaces asphériques pour réduire les dimensions et le poids de l’objectif. LUMIX G VARIO 14-42mm/F3.5-5.6 II ASPH./O.I.S intègre un stabilisateur d’images et autorise une distance de mise au point minimale de 20 (14-20 mm) ou 30 cm (21-42 mm) pour un rapport de grossissement de 0,17 fois. Le diaphragme comporte sept lamelles pour un « bokeh » agréable. Livré avec son pare-soleil dédié, il sera disponible à partir de mois de mars 2013, au prix de 249 euros ttc.

Données techniques

  • Focale :14-42 mm
  • Luminosité maximale : f/3,5 (14 mm ) à f/5,6 (42 mm)
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 75- 29°
  • Construction optique : 9 éléments en 8 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,2  ou 0,3 m
  • Rapport de grossissement max : 0,17 x
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Système MaP : interne
  • Stabilisateur : O.I.S
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 56 x 49 mm
  • Poids : 110 g

La technologie des objectifs

Quelques éléments de la superbe gamme des objectifs Nikkor AF.

Lentilles en fluorite et verres à faible dispersion

L’aberration chromatique est provoquée par le fait que la lumière passant à travers le verre est d’autant plus réfractée que sa longueur d’onde est plus courte. Ce phénomène est démontré par l’expérience du prisme de Newton, dispersant un faisceau de lumière blanche en spectre coloré. L’aberration chromatique est d’autant plus marquée que l’objectif est de plus longue focale et de plus grande ouverture. Sa correction est historiquement obtenue par l’emploi d’un doublet, c’est-à-dire une lentille convergente en verre Crown peu dispersif (nombre d’Abbe A > 55, indice de réfraction n < 1,6) collée à une lentille divergente en verre Flint très dispersif (A < 50, n > 1,6). Selon cette configuration, la correction n’est assurée que pour deux couleurs primaires, par exemple le bleu et le vert. La fluorite (CaF2), substance minérale cristalline, présente des caractéristiques particulières associant un faible indice de réfraction (n = 1,43) et une très faible dispersion (A = 95,6), particulièrement dans le bleu et le vert. L’emploi d’une lentille en fluorite permet la correction apochromatique, c’est-à-dire étendue à l’ensemble du spectre visible, d’un super-téléobjectif à grande ouverture.

Chez Canon, les super-téléobjectifs de 300 à 600 mm, ainsi que deux zooms à ouverture constante incorporent une lentille en fluorite et une ou deux lentilles asphériques. Les lentilles en fluorite étant onéreuses et fragiles, les opticiens utilisent plus volontiers des verres optiques spéciaux, dont il existe deux grands types. Le nom des objectifs utilisant ces verres spéciaux est complété de sigles divers : Canon UD (Ultra low Dispersion), Minolta/Sony LDO, Tamron LD, Nikon, Olympus, Pentax ED, Sigma SLD, Tokina SD, etc. Ces appellations propriétaires sont des termes de marketing appliqués à des verres semblables, car tous s’approvisionnent en verres spéciaux bruts chez les mêmes 4 ou 5 fabricants verriers mondiaux.

L’autre type de verres spéciaux est les verres à dispersion anomale. En simplifiant, on peut dire que la dispersion est due à ce que la lumière de courte longueur d’onde (le bleu) se propage un peu moins vite dans le milieu transparent que la lumière de plus grande longueur d’onde (le rouge). Ainsi, l’indice de réfraction n du milieu transparent décroît-il quand la longueur d’onde diminue ou, ce qui revient au même, quand la fréquence augmente. C’est pour cela que le bleu est plus dévié vers la base du prisme que le rouge. La dispersion du verre optique est dite normale quand l’étalement du spectre est à peu près proportionnel aux longueurs d’onde. Mais il y a des verres optiques, dont les caractéristiques se rapprochent davantage de celles de la fluorite, avec lesquels la dispersion est normale sur une partie du spectre et anomale sur une autre. C’est le cas, par exemple, si la lumière rouge est relativement plus retardée que la lumière bleue et se rapproche du vert, ce qui concentre le spectre de dispersion, en permettant ainsi une meilleure correction de l’aberration chromatique. Dans quelques- uns de ses objectifs les plus élaborés, Minolta (donc Sony) signale la présence de lentilles en verre à dispersion dite « anomale » (AD = Anomalous Dispersion). Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas chez les autres !

Mise au point interne, mise au point arrière

Autrefois, la fonction manuelle de mise au point impliquait le déplacement longitudinal de l’ensemble des lentilles de l’objectif. Avec les objectifs AF, au contraire, la mise au point ne mobilise que le déplacement d’un ou plusieurs groupes de lentilles situés devant le diaphragme (mise au point interne ou IF) ou derrière le diaphragme (mise au point arrière ou RF). Dans les deux cas, le fait de ne déplacer qu’une partie des lentilles de moindre diamètre requiert moins d’énergie de motorisation et accélère la mise au point AF. De plus, la lentille antérieure de l’objectif restant fixe, la mise au point ne modifie pas l’orientation d’un filtre polariseur ou dégradé, par exemple.

Mise au point interne (IF). Ce principe permet d’effectuer la mise au point pour toutes les distances en ne déplaçant que deux groupes optiques internes. Avantages : longueur constante de l’objectif, la lentille frontale ne tourne pas (ce qui facilite l’emploi d’un filtre dégradé ou d’un polariseur), mise au point minimale plus courte, plus grande rapidité de l’AF.

Retouche manuelle de la mise au point en mode AF

Sur les reflex actuels, le couple boîtier-objectif assure une mise au point AF rapide et précise, encore plus efficace grâce à la sélection automatique ou manuelle des collimateurs AF. En photo d’action et sportive notamment, il est souvent nécessaire de retoucher à l’ultime moment la mise au point effectuée par l’AF. Au lieu d’avoir à repasser en mode manuel, un grand nombre d’objectifs EF motorisés USM de Canon (ainsi que les objectifs à moteur intégré des autres fabricants) permettent, sans quitter le mode AF, de rectifier le point en agissant directement sur la bague de mise au point de l’objectif. Avec ces objectifs, le système FT-M (Full-Time Manual focusing) permet la mise au point manuelle, soit électroniquement (détection du taux de rotation de la bague et déplacement motorisé du groupe optique de mise au point), soit mécaniquement (découplage du moteur AF).

Préréglage de mise au point

Ce système appelé Focus Preset, disponible sur les super-téléobjectifs et certains télézooms (Canon, Nikon, Minolta, peut-être d’autres), permet de spécifier et de mémoriser une distance de mise au point bien précise, puis de la rappeler instantanément en pressant une touche de l’objectif. Durant un match de foot, par exemple, on règle cette distance sur le but afin de saisir instantanément un tir décisif, sans que cela empêche de suivre les actions se déroulant à diverses distances sur le reste du terrain.

Limiteur de distance de mise au point

Par définition, le débattement de la rampe de mise au point d’un objectif va de la distance minimale à l’infini. Pour détecter le sujet, le système AF doit effectuer un aller-retour sur toute l’étendue des distances. Sur beaucoup d’objectifs de longue focale ou de type macro, avec lesquels la variation de tirage est relativement importante, un limiteur de mise au point AF permet de restreindre volontairement la course à la zone de distance où évolue un sujet mobile, ce qui accélère le fonctionnement de l’autofocus. Sur tel super-télé Nikon de 300 mm, par exemple, on peut régler le limiteur de mise au point AF pour une zone proche ou pour une zone lointaine, l’autre limite étant l’infini ou la distance minimale de mise au point (2,5 m pour cet objectif).

Zeiss et Samyang : dans les starting-blocks pour la Photokina

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Alors que le catalogue de l’opticien coréen comprend encore quelques objectifs bas de gamme, Samyang continue à développer sa gamme d’optiques de prestige. Le Samyang T-S 24 mm f/3,5 ED AS UMC est le premier objectif à décentrement et bascule de la marque. Il bénéficie d’une formule optique très sophistiquée (16 éléments en 11 groupes) qui s’appuie à la fois sur des surfaces asphériques et des verres à faible dispersion pour corriger les différents défauts optiques.



À noter aussi la présence d’un traitement multicouche UMC, permettant de réduire le flare et les lumières parasites. La réalisation mécanique de l’objectif rappelle étrangement celle de son alter ego de chez Canon : elle autorise une latitude de 17 mm (+/-8,5) en bascule et de 24 mm en décentrement (+/-12) ainsi qu’une rotation de 90° pour la partie bascule et de 180° pour la partie décentrement. Cet objectif spécialiste ravira sans doute les photographes de paysages et d’architecture à la recherche d’un outil de travail abordable, et notamment les utilisateurs des appareils Sony et Pentax. Malheureusement, il faudra attendre le début du salon pour en savoir davantage sur le tarif et la date de disponibilité de l’objectif. En attendant, parions que celui-ci sera plutôt musclé, au vu de la réalisation mécanique, de loin la plus soignée des objectifs Samyang. Préparez-vous donc à un tarif environ deux fois moins important que celui actuellement pratiqué par Canon et Nikon (autour de 1000 euros TTC)…



Samyang T-S 24 mm F/3.5 ED AS UMC, caractéristiques techniques

  • Focale : f=24 mm
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 à f/22
  • Construction optique : 11 éléments en 8 groupes
  • Angle de champ : 84 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.20 m
  • Mise au point : manuelle
  • Diamètre x longueur : 86 mm x 112 mm
  • Poids : 680 g
  • Diamètre de filtre : 82 mm
  • Monture : Canon, Nikon, KM/Sony, Pentax
  • Tarif : encore inconnu

Oser la photo rapprochée : les outils dédiés (seconde partie)

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Objectifs Macro

Les objectifs macro sont calculés pour travailler de près et délivrent tous sans exception des performances optiques très élevées, et ce, même à l’infini.

Autrefois, la mise au point minimale a été obtenue à l’aide d’une rampe à forte amplitude, limitant le plus souvent le grandissement maximum à 0,5 fois. Il était alors nécessaire d’ajouter une bague allonge ou un complément optique pour réaliser un grandissement à taille réelle. Désormais, la plupart des objectifs macro de conception moderne intègrent un dispositif de mise au point interne qui permet d’obtenir directement un grandissement d’une fois tout en conservant les dimensions physiques de l’objectif aux distances les plus courtes ainsi que l’équilibre de l’ensemble boitier/objectif. Toutefois, les catalogues de la plupart des fabricants d’appareils photo et d’objectifs comportent encore quelques objectifs de conception traditionnelle. Pour nommer un exemple, Canon continue à commercialiser l’EF 50 mm f/2, 5 Compact Macro, limité à 0,5 fois et doté d’une rampe de mise au point et d’un moteur de mise au point à l’ancienne.



Hormis un grandissement plus important, un véritable objectif macro offre des performances optiques hors pair. Par ailleurs, il n’est pas toujours nécessaire d’investir dans un modèle dernier cri, ici j’ai utilisé un vieux macro Canon de première génération. Canon EOS 5D Mark II, EF 100 mm f/2, 8 Macro, f/8, 1/30 s et 400 ISO. Flash 550EX.

Parmi les nombreuses optiques Micro-Nikkor se cachent encore quelques ancêtres très performants, mais désormais un peu démodés : le 60 mm f/2, 8 D AF, le 105 mm f/2, 8 D AF et deux objectifs à mise au point manuelle, Micro-Nikkor 55 mm f/2, 8 et 105 mm f/2, 8. Outre les objectifs cités plus haut, le fabricant commercialise deux objectifs optimisés pour la surface d’image plus réduite des capteurs APS-C (40 mm f/2, 8 G AF-S DX et 85 mm f/3, 8 G AF-S DX VR) et trois autres couvrant le format 24 x 36 (60 mm f/2, 8 G AF-S, 105 mm f/2, 8 G IF-EF AF-S VR et 200 mm f/4 D IF-ED AF) ; deux des objectifs sont équipés d’un dispositif de stabilisation d’images (appelé VR chez Nikon), qui n’est, hélas, pas aussi efficace que le système hybride inauguré par Canon qui compense à la fois des mouvements en translation et en rotation.







Si le Micro-Nikkor 105 mm f/2, 8 G IF-EF AF-S VR s’adresse surtout aux utilisateurs de boîtiers FX, les modèles 40 mm f/2, 8 G AF-S DX et 85 mm f/3, 8 G AF-S DX VR sont réservés aux boîtiers DX.

Sony propose un objectif moderne à la fois performant et peu onéreux, le 30 mm f/2, 8 Macro SAM et deux optiques plus utiles sur le terrain, 50 mm f/2, 8 et 100 mm f/2, 8 qui sont en réalité des objectifs Minolta, relookés pour les boitiers Alpha. Bien que dotés de très bonnes qualités optiques, ils sont relativement chers et leur barillet s’allonge à la mise au point, tout comme celui des objectifs Pentax SMC Pentax D FA Macro 50 mm f/2, 8 et 100 mm f/2, 8. Pentax propose également un objectif de focale plus courte, Pentax SMC DA 35mm f/2, 8 Limited macro, clone de l’ATX 35mm f/2,8 Macro PRO DX de l’opticien indépendant Tokina, qui commercialise aussi un autre objectif macro, l’ATX 100 mm f/2, 8 Macro Pro, dont la formule optique ressemble à s’y méprendre à celle de son homologue de chez Pentax.



Utiliser un boitier APS-C avec un objectif macro conçu pour le format 24 ×36 permet d’obtenir des grandissements encore plus importants, et notamment si vous ajoutez une bague allonge. Canon 600D, EF 100 mm f/2,8 L IS USM + bague EF25, f/10, 1/250 s à 800 ISO, Lumière naturelle et trois flashs (MR-14EX, 580EXII et 550EX, TTL sans fil avec synchronisation Haute-vitesse.

Canon propose une gamme six objectifs, bien étagés entre 50 et 180 mm. Si l’EF 50 mm f/2, 5 est limitée au grandissement de 0,5 fois, l’EF-S 60 mm f/2, 8, de conception beaucoup plus moderne, propose un grandissement d’une fois aux seuls possesseurs d’appareils réflex numériques à capteurs APS-C. À l’image de Nikon, Canon propose deux objectifs à focale 100 mm : EF 100 mm f/2, 8 USM et EF 100 mm f/2.8L IS USM. Deux fois plus cher que le premier, le second ne propose pas pour autant de meilleures performances optiques. En revanche, il se distingue de l’objectif standard par sa qualité de fabrication (douceur de la bague de mise au point, traitement d’étanchéité), par son stabilisateur d’images de 4 IL et les accessoires fournis (pare-soleil et étui). La visée stabilisée est vraiment très confortable, même si l’efficacité du stabilisateur diminue au fur et à mesure que le grandissement augmente. Lorsque celui-ci est maximal, vous ne gagnez qu’une seule vitesse d’obturation. Sachez aussi que la stabilisation optique ne saurait pas remédier aux mouvements du sujet et notamment lorsqu’une légère brise souffle sur la prairie fleurie.



L’EF 100 mm f/2, 8 L IS USM est sans doute le plus polyvalent parmi les objectifs Canon.

Sur le terrain, il est souvent préférable d’utiliser une longue focale (150, 180, voire 200 mm) pour ne pas effaroucher certains insectes craintifs et pour obtenir un détachement aisé du sujet, grâce à un fond agréablement flou et abstrait. Canon propose un objectif macro télé, l’EF 180 mm f/3, 5 L USM, doté d’une mise au point rapide et silencieuse ainsi que d’une excellente qualité optique. Le MP-E 65 mm f/2, 8 1-5x Macro Photo est, quant à lui, destiné aux spécialistes de la macrophotographie souhaitant explorer des grandissements entre 1 et 5 fois (l’objectif est inutilisable au-delà de son domaine d’emploi, très restreint). MP-E 65 mm f/2, 8 1-5x Macro Photo est cantonné à une utilisation sur trépied (heureusement, le collier de pied est fourni) et la mise au point est plutôt délicate, ce qui est attribuable à la fois au grandissement extrême et à la perte de luminosité associée. Utilisez de préférence un flash dédié (Canon MT-24EX ou MR14EX) pour que vos photos puissent rendre justice aux performances très élevées de cette optique hors pair.



Même avec un objectif macro, il faut parfois “tricher” pour obtenir le grandissement souhaité. Ici, j’ai ajouté une bague allonge EF 25 pour obtenir le grandissement 1:1 ainsi qu’un multiplicateur de focale 1, 4 x pour aller au-delà (1,4 fois).

Sigma est l’option indépendant avec la gamme la plus exhaustive d’objectifs macro. Alors que certains des objectifs (50 mm f/2,8 EX DG Macro et 70 mm f/2,8 EX DG Macro) appartiennent encore à l’ancienne génération à mise au point classique , les autres exhibent tous les attributs d’un objectif macro moderne : les objectifs 105 mm f/2, 8 EX DG OS HSM Macro, 150 mm f/2, 8 EX DG OS HSM APO Macro et 180 mm f/2, 8 EX DG OS HSM Macro bénéficient d’un dispositif de mise au point interne (IF), d’une mise au point silencieuse et rapide (HSM) et d’un stabilisateur d’image (OS). Malheureusement, leurs tarifs sont à l’image de leurs performances, excellentes. .



Grâce à une plage de mise au point continue et ininterrompue, un objectif macro permet de travailler de manière à la fois plus décontractée et spontanée. Canon EOS 5D Mark II, EF 100 mm f/2.8L IS USM, f/8, 1/400s, 500 ISO. Lumière du jour.

Quant à l’opticien Tamron, il propose trois objectifs macro. Le Tamron SP 60 mm f/2 Di II LD (IF) Macro, uniquement compatible avec les appareils aux capteurs APS-C, offre une grande luminosité et une mise au point interne tandis que le Tamron SP 90 mm f/2, 8 Di Macro, de conception classique, couvre le format 24 × 36, tout comme le SP 180 mm f/3,5 Di LD (IF) Macro lequel bénéficie d’une mise au point interne, de verres LD et d’un collier de pied amovible.

Cosina est le seul fabricant qui ne propose que des objectifs macro à mise au point manuelle. Commercialisés sous la prestigieuse appellation Carl Zeiss Makro-Planar et basés sur des calculs optiques de ce célèbre opticien allemand, les objectifs 50 mm f/2, 0 et 100 mm f/2, 0 partagent une somptueuse réalisation mécanique, tout en métal, ainsi qu’une qualité optique hors pair, avec de magnifiques flous d’arrière-plan (bokeh). Cependant, leur conception est aussi “classique” que laisser penser leur appellation. D’une part, les objectifs en question s’allongent au fur et à mesure que la distance de mise au point diminue et cette dernière ne permet d’atteindre qu’un grandissement de 0,5 fois, nécessitant un accessoire supplémentaire (bague macro ou bonnette) pour les pousser jusqu’au grandissement d’une fois et au-delà. La mise au point manuelle et l’absence d’une stabilisation optique réduisent leur intérêt si vous pratiquez le portrait ou des prises de vue en lumière faible.


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