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Mot clé : Nikon

Nikon D5200 : l’autofocus

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Mode AF-C (Continu)

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La détection du sujet par un des capteurs est capitale pour un bon suivi en AF-C. J’ai visé le skateur avec le collimateur central. Tant que mon doigt est resté sur le déclencheur et que j’ai suivi le sportif, le D5200 a continué à calculer le point. 300 mm, 200 ISO, f/4, 1/4 000 s. (Photo M. F.)

En mode AF-C, tant que le déclencheur est enfoncé à mi-course, l’appareil met la mise au point à jour afin de restituer des images bien nettes du sujet malgré ses déplacements. Ce mode, lié au principe du suivi du sujet (voir ci-après), prend tout son sens lorsqu’on l’utilise en prise de vue en rafale. Il est évidemment employé par défaut pour la photo de sport, mais il est également préconisé pour la photographie d’enfants, souvent très vifs quand ils jouent. En revanche, il n’est guère utilisable si l’on est partisan du cadrage-décadrage.

Par défaut, ce mode n’autorise le déclenchement que si le point est obtenu, comme en mode AF-S (voir mode d’emploi p. 33). Aussi nous vous conseillons de choisir l’option Priorité Déclenchement (voir mode d’emploi p. 157). En reportage ou photo d’action, une photo légèrement floue est souvent préférable à pas de photo du tout.

Mode AF-A (Sélection automatique)

Le choix du mode AF est dicté par la nature du sujet : il ne viendrait pas à l’esprit d’un photographe sportif d’utiliser l’AF-S, ni à un professionnel de la reproduction d’œuvres d’art en studio de choisir le mode AF-C. Les choses sont plus délicates pour l’amateur qui se voit plus souvent confronté à des sujets variés, parfois imprévisibles. Pour cela, Nikon a créé le mode AF-A, synthèse en quelque sorte des deux modes précédents.

Par défaut, il fonctionne comme le mode AF-S, mais dès qu’un mouvement du sujet est détecté par le capteur actif, l’AF bascule en mode AF-C pour en assurer le suivi. Le défaut que l’on peut cependant lui reprocher est le temps de latence qu’il engendre avant de suivre un sujet mobile.

Gérer l’AF et ses capteurs

Le D5200 a hérité des boîtiers haut de gamme de la marque les principes de réglages de son système autofocus. Une bonne partie d’entre eux reposent sur la gestion des trente-neuf capteurs.

Sélection manuelle du collimateur

Par défaut en mode de zone automatique, le D5200 détermine lui-même le(s) capteur(s) à activer pour mettre le sujet au point. Son efficacité est assez bonne mais lorsqu’il n’accroche pas le sujet, le photographe n’a aucun moyen de le lui indiquer précisément. Aussi, il reste bien des cas où une sélection manuelle est préférable pour forcer l’appareil à faire le point sur un élément précis, par choix esthétique ou pour pallier les faiblesses de l’automatisme, notamment quand le sujet est excentré dans le cadre.

La gestion manuelle des collimateurs est aisée et possible en AF-S, AF-C et en AF-A, en choisissant parmi les cinq modes possibles (voir mode d’emploi p. 36, et voir ci-après) en dehors du sixième mode « AF zone automatique » qui ne le permet pas. On sélectionne le capteur actif via le pad arrière (sélecteur multidirectionnel). Ce capteur se distingue dans le viseur par un rectangle et l’on dispose d’un rappel sur l’écran arrière.

Nikon : annonce officielle du D610

D610

En dépit d’une fiche technique prometteuse, le Nikon D600 a trainé dès sa sortie une lourde casserole derrière lui. Machine trop bien huilée, l’obturateur de nombreux exemplaires de cet appareil 24 x 36 possédait la fâcheuse tendance à projeter de nombreuses taches de graisse sur le capteur. En introduisant un successeur légèrement modifié, Nikon fait table rase de son passé plutôt tumultueux.

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Zeiss : un nouvel objectif standard vraiment « chouette »

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Après avoir introduit une nouvelle série d’objectifs destinés aux appareils hybrides, Zeiss présente le premier représentant d’une série qui ambitionne à battre tous les records en termes de qualité optique. Par ailleurs, l’opticien allemand continue avec les noms d’oiseau : la famille des petits-ducs (Otus) se joigne à celle des touis (Touit).

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Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC : décentrement et bascule

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Qualité optique

La construction du  Samyang  T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC est plutôt sophistiquée, avec 16 éléments en 11 groupes dont deux éléments asphériques et 2 en verres à faible dispersion. Toutefois, il ne faut pas espérer les performances optiques très élevées du Canon  TS-E 24 mm f/3, 5  L de deuxième génération ou celles, un peu moindres, du Nikon PC-E 24 mm f/3, 5  D ED. À sa pleine ouverture, l’objectif coréen produit des images molles, dues à une sous-correction des aberrations sphériques, et ce, malgré l’emploi de deux éléments asphériques, censés d’éliminer le défait en question. Il est donc nécessaire de fermer le diaphragme à f/5, 6 pour obtenir un piqué satisfaisant au centre et à f/11 pour une homogénéité convaincante entre le centre et les bords de l’image. Aux ouvertures de travail « courantes» en paysage et en architecture (entre f/8 et f/16), la qualité optique est très satisfaisante sans pour autant atteindre celle des ténors parmi les objectifs à décentrement et bascule, nettement plus onéreux. Le décentrement tend à déstabiliser  l’équilibre optique : même en vissant le diaphragme à f/16, il subsiste une zone floue, située sur les bords en direction du décentrement (bords supérieurs en cas de compensation de contre-plongée). Mais il s’agit là d’un phénomène qui n’épargne aucun de ces objectifs spécialisés. Quant à l’ouverture f/22, elle commence à détériorer le piqué.

Piqué (décentrement modéré)

Brasserie des tanneurs, Colmar/Alsace. Canon 5D Mark II, Samyang T-S 24 mm f/3,5 ED AS UMC, f/11, 3,2 s à 100 ISO.

Extrait près du centre (100%). Cliquez sur l’image pour l’afficher à sa taille réelle.

 

Extrait du bord inférieur gauche (100%). Cliquez sur l’image pour l’afficher à sa taille réelle.

Extrait du bord supérieur droit (100%). Cliquez sur l’image pour l’afficher à sa taille réelle.

Nikon D600, le coût du changement et des objectifs

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Chercher la bonne occasion

Le marché de l’occasion est un des moyens d’éviter de payer le prix fort lors du passage du DX vers le FX, mais attention aux désillusions : nous ne conseillons pas la plupart des anciens zooms autofocus AF ou AFD, et surtout pas les zooms grands-angles 18-35 et 24-50 mm, même si le 28-105 mm peut encore dépanner et que le 80-200 mm f/2,8 fournit toujours un piqué honorable. Les anciens 70-210 mm et surtout 75-300 mm, que l’on trouve bradés en occasion, le sont tout simplement parce que leur piqué ne peut plus donner satisfaction sur un capteur de 24 Mpix. Du côté des fixes, attentions aux très grands-angles 14 et 18 mm clairement dépassés, mais les focales moyennes de 85, 105 ou 135 mm et les Micro-Nikkor sont encore tout à fait recommandables.

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En conclusion

Pour un usage basique et familial, le passage au format 24 × 36 est un saut financier très important. À définition égale de 24 Mpix, le kit du nouveau D7100 est proposé  à 1 349 € avec le 18-105 mm contre 2 499 € pour le D600 + 24-85 mm. En zooms téléobjectifs, il n’existe pas d’offre d’entrée de gamme en 24 × 36, ni d’offre expert ou pro en DX, d’où là aussi un écart de prix en défaveur du format DX. En revanche, la différence est moins importante en zooms grands-angles et inexistante en gamme pro et en focales fixes ultra-lumineuses, dans la mesure où il n’existe pas de gamme pro en DX Nikon – pour accéder à ces focales fixes sur un petit boîtier on est obligé d’acheter des objectifs FX qui resserviront évidemment en cas de passage du boîtier au format FX.

Pour rendre la transition moins douloureuse, on peut s’adresser aux marques compatibles et au marché de l’occasion, mais attention à ne pas choisir de modèle qui était réputé il y a 20 ans mais qui est aujourd’hui dépassé par la définition du capteur : un film argentique a la capacité de séparer les détails fins comme un 8 Mpix numérique… trois fois moins de résolution optique qu’un D600 en fait. Aucun des modèles qui était déconseillé dans notre livre de tests sur le D700 (12 Mpix) n’est repris dans celui du D600, pour cause de qualité désormais insuffisante. Ceux qui y figurent doivent faire l’objet d’un examen sur leur bon état avant achat, et de ce point de vue les boutiques peuvent être plus rassurantes que les annonces sur le Web.

 

Nikon, Olympus, Panasonic et Sigma : huit nouveaux objectifs

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Après avoir inaugurée à la Photokina 2012 trois nouvelles gammes d’objectifs.  Si la série « Art », dédiée aux photographes amateurs passionnés et professionnels, rassemble des focales fixes lumineuses, les séries « Sport » et « Contemporary » réunissent respectivement des objectifs zoom lumineux et des zooms universels à faible luminosité. La série « Art » gagne quatre nouvelles références. Les objectifs Sigma 2,8/19 mm DN, 2,8/30 mm DN et 2,8/60 mm DN adoptent la somptueuse finition de la série Art et se destinent aux appareils hybrides Olympus, Panasonic et Sony. Ils comportent des éléments asphériques (19 mm et 30 mm) ou à faible dispersion SLD (60 mm) pour des performances optiques hors pair.

Sigma 19 mm f/2,8 DN

Données techniques

  • Focale : 19 mm
  • Luminosité maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 59° (MFT), 73° (Sony E)
  • Construction optique : 8 éléments en 6 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,2 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 7,4
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 79 x 45,7 mm
  • Poids : N.C

Sigma 30 mm f/2,8 DN

Données techniques

  • Focale : 30 mm
  • Luminosité maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 39° (MFT), 50,7° (Sony E)
  • Construction optique : 7 éléments en 5 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,3 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 8,1
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 60,8 x 40,5 mm
  • Poids : N.C

Sigma 60 mm f/2,8 DN

 

Données techniques

  • Focale : 60 mm
  • Luminosité maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 20,4° (MFT), 26,6° (Sony E)
  • Construction optique : 8 éléments en 6 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,5 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 7,2
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 60,8 x 55,5 mm
  • Poids : N.C

 

Le quatrième objectif,  Sigma 1,4/30 mm DC HSM, est une une nouvelle édition d’un bestseller, dédié aux appareils reflex numériques Canon, Nikon et Sigma au format APS-C. Hormis une nouvelle finition beaucoup plus noble, l’objectif bénéficie aussi d’une construction optique revisitée, avec une lentille avec deux surfaces asphériques, destinées à réduire l’aberration sphérique, l’astigmatisme et le coma.

Données techniques

  • Focale : 30 mm
  • Luminosité maximale : f/1,4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Angle de champ : 50,7°
  • Construction optique : 9 éléments en 8 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,3 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 6,8
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 9
  • Diamètre de filtre : 62 mm
  • Dimensions : 74,2 x 63,3 mm
  • Monture : Canon, Nikon, Sigma
  • Poids : 435 g

Tous les objectifs seront livrés avec pare-soleil et etui. Quant à leur  prix de vente et  disponibilité, ils sont encore inconnus.

 

La technologie des objectifs

Quelques éléments de la superbe gamme des objectifs Nikkor AF.

Stabilisateur optique

Pour que l’image ne soit pas bougée au déclenchement, on considère qu’il est déraisonnable d’utiliser un objectif de longue focale à main levée et à une vitesse d’obturation inférieure à l’inverse de la focale, plus une valeur d’exposition (1 IL). Avec un téléobjectif de 300 mm, par exemple, la vitesse minimale doit être 1/750 s. Cela est effectivement possible tant que la scène est bien éclairée, que l’objectif a une grande ouverture ou qu’on adopte une sensibilité ISO élevée. Il n’en est plus de même en faible lumière ambiante, quand on doit opérer là où le flash est interdit ou impossible, si l’on est à bord d’un véhicule ou autres conditions opérationnelles difficiles. Dans tous ces cas, le stabilisateur optique (IS) inventé par Canon résout très efficacement le problème.

Canon EF 75-300 mm f/4-5,6 IS. Ce fut le premier objectif zoom pour reflex à stabilisateur optique incorporé.Canon EF 75-300 mm f/4-5,6 IS. Ce fut le premier objectif zoom pour reflex à stabilisateur optique incorporé.

En voici le principe : l’objectif est équipé de deux détecteurs gyroscopiques de mouvements dans les directions verticale et horizontale, et oblique. Les données de détection des mouvements sont rafraîchies à la fréquence de 1 000 Hz. L’image est stabilisée en temps réel par le déplacement parallèle, dans les deux axes, d’un élément optique central de l’objectif. Avec le super-télé EF 300 mm f/4,0L IS, par exemple, on peut opérer sans problème à main levée au 1/125 s, c’est-à-dire à une vitesse 4 fois plus lente qu’avec un objectif sans stabilisateur de même focale.

Super-téléobjectif Canon EF 300 mm f/4L IS. Parce qu’il permet d’opérer à main levée à une vitesse d’obturation au moins quatre fois plus lente, le stabilisateur optique (IS) compense largement une perte de luminosité d’un diaphragme. L’objectif de même focale ouvert à f/2,8 (EF 300 mm f/2,8L IS) coûte presque quatre fois plus cher que cette version f/4.

Au moment où nous écrivons ces lignes, la gamme des objectifs Canon EF comprend 24 objectifs dotés du stabilisateur optique : des super-téléobjectifs à focale fixe (de 300 à 600 mm) et des zooms. Répondant aux mêmes besoins, un bon nombre d’objectifs Nikon sont équipés d’un stabilisateur optique de son propre concept, appelé « VR » (Vibration Reduction System), qui fonctionne de manière analogue et tout aussi efficace. En 2012, la gamme des objectifs Nikon AF-S stabilisés « VR » comprenait 12 zooms et 7 focales fixes.

Principe de la compensation optique des mouvements de l’appareil. L’objectif est équipé de deux capteurs de mouvements en vertical et en horizontal. L’image formée sur le capteur est stabilisée en temps réel par le déplacement, dans les deux axes, d’un groupe optique central.

Fonction mémorisation de mise au point

Chez Canon, cette fonction appelée AF-Stop équipe les super-télé stabilisés (IS) de 300 à 600 mm. Si un objet ou un mobile étranger s’interpose entre l’appareil et le sujet pendant le fonctionnement de l’AF, celui-ci stoppe momentanément afin de maintenir la mise au point initiale sur le sujet. Sur le fût de ces objectifs se trouvent 4 touches AF-stop (AF-S) immédiatement accessibles aussi bien en cadrage horizontal que vertical. On trouve le même système, alors baptisé AF-Lock, sur plusieurs objectifs motorisés AF-S de Nikon, ou encore – sous l’appellation de Focus Hold – sur des objectifs Sony/Minolta de récente génération.

Technologie optique diffringente

L’emploi d’un élément optique diffringent multicouche (DO) à la place d’une lentille classique réfringente permet de réduire la longueur et le poids de l’objectif. Par ailleurs, la résurgence de l’aberration chromatique, habituellement provoquée par la plus grande compacité de l’objectif, est efficacement neutralisée en positionnant l’élément DO dans le groupe antérieur de l’objectif.

Un élément DO incorpore deux réseaux diffringents circulaires concentriques dont les phases sont opposées. Quand la lumière incidente le traverse, presque toute la lumière est effectivement utilisée pour la formation de l’image. La caractéristique la plus significative de l’élément DO est que les positions où les longueurs d’onde se combinent pour former une image sont inversées par rapport à l’élément réfringent antérieur, ce qui corrige l’aberration chromatique résiduelle aussi efficacement qu’avec une lentille en fluorite, beaucoup plus onéreuse. De plus, l’ajustement optimal de l’espace entre les réseaux de diffraction permet de l’associer à des lentilles asphériques assurant une correction poussée de l’aberration de sphéricité et autres aberrations résiduelles.

Principe de la lentille diffringente multicouche (DO). On voit sur ce schéma que l’élément DO a pour effet de focaliser les rayons émergents plus près qu’une lentille réfringente classique, ce qui permet de réduire l’espace la séparant du groupe optique suivant.

Pour l’instant, la technologie DO a été appliquée à deux objectifs Canon EF stabilisés IS : le super-télé EF 400 mm f/4 L DO IS USM et le zoom EF 70-300 mm f/4,5-5,6 DO IS USM. Le tableau ci-dessous donne une idée seulement du gain en longueur ou en poids permis par l’adoption de la technologie optique DO. En effet, le supertélé de 400 mm non DO est plus ouvert d’un diaphragme (ce qui augmente de beaucoup son poids), tandis que le zoom 75-300 mm est plus ouvert d’un demi-diaphragme que le 70-300 mm DO. Il n’en reste pas moins qu’un télézoom de 300 mm aussi compact et léger est d’une maniabilité jamais atteinte. En pratique, le fait que ces optiques DO ne soient pas aussi lumineuses est largement compensé par la présence du stabilisateur IS.

Texte extrait du livre de René Bouillot, La pratique du reflex numérique, 4e édition, en librairie le 24 janvier 2013.
(ISBN 978-2-212-13513-8 | 16,5 × 23 cm | 488 pages | 39,90 €)

Zeiss et Samyang : dans les starting-blocks pour la Photokina

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Alors que le catalogue de l’opticien coréen comprend encore quelques objectifs bas de gamme, Samyang continue à développer sa gamme d’optiques de prestige. Le Samyang T-S 24 mm f/3,5 ED AS UMC est le premier objectif à décentrement et bascule de la marque. Il bénéficie d’une formule optique très sophistiquée (16 éléments en 11 groupes) qui s’appuie à la fois sur des surfaces asphériques et des verres à faible dispersion pour corriger les différents défauts optiques.



À noter aussi la présence d’un traitement multicouche UMC, permettant de réduire le flare et les lumières parasites. La réalisation mécanique de l’objectif rappelle étrangement celle de son alter ego de chez Canon : elle autorise une latitude de 17 mm (+/-8,5) en bascule et de 24 mm en décentrement (+/-12) ainsi qu’une rotation de 90° pour la partie bascule et de 180° pour la partie décentrement. Cet objectif spécialiste ravira sans doute les photographes de paysages et d’architecture à la recherche d’un outil de travail abordable, et notamment les utilisateurs des appareils Sony et Pentax. Malheureusement, il faudra attendre le début du salon pour en savoir davantage sur le tarif et la date de disponibilité de l’objectif. En attendant, parions que celui-ci sera plutôt musclé, au vu de la réalisation mécanique, de loin la plus soignée des objectifs Samyang. Préparez-vous donc à un tarif environ deux fois moins important que celui actuellement pratiqué par Canon et Nikon (autour de 1000 euros TTC)…



Samyang T-S 24 mm F/3.5 ED AS UMC, caractéristiques techniques

  • Focale : f=24 mm
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 à f/22
  • Construction optique : 11 éléments en 8 groupes
  • Angle de champ : 84 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.20 m
  • Mise au point : manuelle
  • Diamètre x longueur : 86 mm x 112 mm
  • Poids : 680 g
  • Diamètre de filtre : 82 mm
  • Monture : Canon, Nikon, KM/Sony, Pentax
  • Tarif : encore inconnu

Oser la photo rapprochée : les outils dédiés (seconde partie)

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Comment choisir son objectif macro ?

Pensez au premier lieu à vos domaines d’utilisation habituelles : un objectif 30, 35, 40 (APS-C) ou 50 mm (24 x 36) peut se substituer à votre objectif standard et un objectif de 50 (4/3), 60 (APS-C) ou 100 mm se prête parfaitement au portrait, pour peu que vous soyez prêt à sacrifier un peu de luminosité. Si vous comptez photographier des insectes craintifs (libellules, papillons, abeilles, etc.) ou de petits oiseaux, une focale un peu plus longue (150, 180 ou 200 mm) permettra de rester plus en retrait et de réaliser en même temps des flous d’arrière-plan de plus agréables.

Aujourd’hui, la mise au point interne n’est plus un luxe : d’une part, elle autorise une mise au point plus silencieuse et souvent plus rapide et de l’autre, elle n’effraie pas vos sujets de prise de vue tout en facilitant la prise en main de votre matériel de prise de vue. La mise au point AF n’est en revanche pas très utile. Lorsque la lumière fait défaut, elle devient souvent hésitante et/ou imprécise et elle incite souvent à placer votre sujet au plein centre de l’image pour ainsi obtenir une netteté parfaite. Quant à la stabilisation optique à la Canon, bien qu’elle soit moins efficace aux grandissements les plus importants , elle augmente tout de même vos chances d’obtenir des images au piqué irréprochable. Faites aussi attention au grandissement maximal : si la plupart des objectifs macro contemporains accèdent directement à la “grandeur nature”, certains objectifs de conception ancienne (Canon EF 50 mm f/2, 5) ou “conservatrice” (Carl Zeiss Makro-Planar 50 et 100 mm) imposent l’ajout d’un accessoire optionnel pour y parvenir.



Avec l’appareil photo, l’objectif macro est situé au cœur d’un système de prise de vue parfois hautement spécialisé. Souvent, il est intéressant de dépenser un peu plus pour augmenter le confort de travail.

Peut-on investir dans un objectif d’occasion ? Pour ma part, j’ai travaillé pendant plusieurs années avec des optiques antédiluviennes : un Micro-Nikkor 55 mm f/3, 5 des années 1970 et un Canon EF 100 mm f/2, 8 Macro des années 1990. En dépit de certaines contraintes techniques imposées (mise au point à ouverture réelle pour le premièr et barillet à extension linéaire pour le second), les objectifs anciens n’ont pas à rougir lorsqu’il s’agit de produire des images de qualité. Si vous utilisez un appareil Nikon ou Pentax, vous pouvez puiser parmi de nombreuses références encore proposées sur le marché d’occasion. Plusieurs opticiens indépendants (Vivitar, Kiron, Tamron, Tokina, etc.) et fabricants d’appareils reflex argentiques (Konica, Olympus, Mamiya, Fuji, etc.) étaient en fait à l’origine d’objectifs macro très réputés sinon “mythiques” bien que certains utilisateurs et collectionneurs aient une fâcheuse tendance à surestimer leur valeur d’usage pour ainsi faire monter leurs prix sur le marché d’occasion.

Les heureux possesseurs d’appareils réflex Sony ou Canon doivent en revanche veiller à la conformité de l’objectif avec les protocoles de communication établis. Sélectionnez de préférence un objectif qui conserve l’automatisme du diaphragme et la mise au point AF. S’il est possible de cadrer et de faire la mise au point à l’ouverture réelle, ce n’est guère confortable et précis et même contreproductif pour un photographe uniquement habitué à des appareils photo et objectifs modernes.


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