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Mot clé : Nikon

Nikon D60 et effet Venturi, l’atout antipoussières

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Un capteur n’est jamais parfaitement propre mais les poussières sont plus ou moins visibles selon la profondeur de champ et la nature du sujet photographié. Ainsi, lorsque la profondeur de champ est faible, et que l’ouverture est grande (ex : f/2,8), en portrait par exemple, elles sont souvent difficilement perceptibles, et elles ne sont alors pas gênantes. A l’inverse, lorsque l’ouverture est petite (ex : f/22), la profondeur de champ est grande, en photo de paysage ou en macro par exemple, les poussières sont dès lors très visibles sur les images. Ces poussières sont particulièrement disgracieuses sur une surface claire et homogène, comme un ciel bleu, mais on les distinguera moins facilement sur un sujet moins uni, comme une chevelure. Vous ne pourrez pas les percevoir correctement sur l‘écran de votre appareil ou sur des tirages de petites tailles ; par contre, sur un tirage de taille supérieure au 13 × 18 cm ou sur un écran d’ordinateur, leur présence deviendra gênante et inesthétique.

A poussières différentes, méthodes antipoussières différentes. Ainsi le D60 permet de prévenir les poussières sèches par deux moyens complémentaires, et les poussières grasses par un traitement logiciel.

Le système antipoussières classique : les vibrations
Programmé par défaut, le nettoyage du capteur numérique du D60 par vibration s’effectue à chaque mise sous et hors tension du boîtier. En réalité, ce n’est pas le capteur dans son entier qui vibre, mais le filtre passe-bas placé devant celui-ci, qui est soumis à des microvibrations mécaniques. Celles-ci permettent d’enlever les poussières volatiles qui se seraient déposées à la surface du capteur, et de rendre plus efficace le second système apparu sur le D60.

L’atout du D60 : l’effet Venturi
Ce tout nouveau système est basé sur le contrôle du flux d’air (ou effet Venturi) par un petit réceptacle situé dans la chambre reflex, proche de la baïonnette. Lorsque l’on déclenche, et que le miroir se relève, son mouvement déplace l’air, et les poussières de la chambre reflex se retrouvent en suspension. Le réceptacle est équipé de petits canaux qui créent alors un appel d’air et attirent les poussières vers le compartiment prévu à cet effet. Les poussières ainsi éloignées du capteur y sont canalisées le temps de la prise de vue, avant de revenir dans la chambre reflex une fois le fond des canaux atteint.

Flux d’air dans la chambre du miroir du D60 lors du cycle de déclenchement. (Document Nikon)

Conduits d’air du D60. (Document Nikon)

L’effet Venturi repose sur l’accélération du déplacement des poussières dû à un rétrécissement de leur zone de circulation en passant de la chambre reflex aux petits canaux. Afin de bien comprendre, on peut faire une analogie avec les phénomènes météorologiques, en particulier le vent. Lorsque les particules en suspension dans l’air d’une vallée rencontrent une montagne, elles ne peuvent la franchir qu’en passant par-dessus. Ainsi, leur espace de passage au sommet de la montagne étant moindre que dans la vallée, elles se retrouvent plus nombreuses dans un espace plus réduit et le nombre de particules se déplaçant en même temps reste le même. Un courant d’air plus fort se forme alors, afin qu’elles puissent continuer à se déplacer au même débit. C’est notamment pour cette raison qu’on dit qu’il y a un vent plus vif au sommet d’une montagne.

Vue de la Clusaz.

Nikon D3x : prise en mains, première partie

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AF-S 14-24 mm f/2.8G ED


14-24 à 24mm – f/5,6 – 1/60 sec ISO 100


Extraits à 100 %

On se demande si le 14-24 mm n’aurait pas été calculé dès le départ pour très bien fonctionner avec le D3x. Cela semble flagrant à la vue des résultats.


14-24 à 19mm – f/5,6 – 1/125 sec ISO 100

250109-f1.jpg!
Extrait à 100 %

AF-S VR 200 mm f/2G ED-IF

Ce téléobjectif est aussi une valeur sure : très très beau rendu, même avec un convertisseur TC-17E II.


200mm – f/4 – 1/350 sec ISO 200 VR activé


Extrait à 100 %


200mm + TC17 (soit 340mm) – f/5,6 – 1/180 sec ISO 200 VR activé


Extrait à 100 %

Rien à signaler par rapport au Nikon D3 : même qualité, même rendu, même colorimétrie. Toutefois, l’emploi d’excellentes optiques est plus que jamais requis si la quintessence de cet appareil doit être exploitée.
Je trouve particulièrement frustrant de devoir présenter ces images à 450 pixels de large, ou recadrées avec une compression jpg. Si vous n’avez qu‘à alimenter un blog en photographie, le D3x n’est pas vraiment obligatoire…

Bref, pas de surprise en utilisation courante. Qu’en est-il à haute sensibilité ? Et qu’apporte réellement l’augmentation de la résolution à 24,4 millions de pixels ?

À suivre…

Nikon D90 : la photographie

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Conclusion

Pour les rares lecteurs qui n’ont pas eu un D3x sous le sapin, il ne leur reste plus qu‘à négocier un D90 chez leur revendeur favori en cette période des soldes. N’ayant pu tester cet appareil que pendant une courte période de décembre, sans grand beau temps sous la main, je me risque toutefois à prédire qu’il devrait permettre de réaliser de très belles images même en plein soleil !


18-105VR@105mm – f/6,7 – 1/180 de sec – Contrôle iso auto 200


Micro NIKKOR 105VR – f/8 – 1/60 de sec – Contrôle iso auto 640

Nikon D90 : la prise en main

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La (fraîche) soirée parisienne du 1er décembre était consacrée au D90. Après un rapide brief de Delphine Mayeux (chef de produits Nikon), c’est dans les environs de l’Arc de Triomphe que s’est nuitamment passée la prise en main de ce nouvel appareil. Selon Delphine, la qualité de restitution à sensibilité élevée sera justement mise en évidence lors de photographies réalisées en basse lumière. Hé hé, c’est ce que nous allons voir…

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Ouvrages techniques : une sélection pour la fin d’année

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• Le Guide complet Canon EOS 450D et Canon EOS 1000D de Jean-François Vibert ne se destine pas seulement aux utilisateurs des deux appareils, mais serait également utile aux utilisateurs d’EOS 400D, 40D, 30D et 5D – vaste programme… Abondamment illustré des photos de l’auteur, photographe et journaliste, l’ouvrage détaille sur plus de 300 pages les réglages de l’appareil, comment améliorer ses résultats en prise de vue et comment stocker et traiter ses photos. L’auteur adopte un style d’écriture facile à lire et partage certaines de ses techniques. Mais après avoir lu ses ouvrages sur le Canon EOS 400D et les appareils reflex numériques de la cuvée 2008, j’ai un sentiment de déjà vu et déjà lu : on retrouve de nombreux extraits et photos des précédents ouvrages, y compris les fautes d’orthographe, notamment dans son chapitre dédié aux logiciels de développement RAW (qu’il appelle « derawtisers » – aaargh) : les noms de la plupart des logiciels y sont reproduits de manière incorrecte, même celui qui est depuis peu commercialisé par les éditeurs de l’ouvrage, Silkypix Developer Studio. Bref, un ouvrage fort en couleurs et à lire d’une traite (quoique pas aussi exhaustif que les ouvrages de Vincent) qui aurait mérité une relecture un peu plus vigilante.

• La photographie à plage dynamique étendue (HDRI) est de plus en plus populaire et les appareils de prise de vue et logiciels spécialisés permettent d’y obtenir des résultats de plus en plus convaincants. Deux ouvrages se consacrent à la présentation des techniques de pris de vue et logiciels : HDR- Vers la maîtrise des contrastes extrêmes, écrit par le célèbre Michael Freeman et paru aux éditions Pearson Education en est probablement le plus compétent et le mieux illustré. Traduit de l’anglais, cet ouvrage possède une structure proche de celle que l’on connait des autres ouvrages publiés par Ilex et Rotovision (on aime ou n’aime pas…). Bien traduit, cet ouvrage assez pointu présente de nombreux pas à pas et détaille tout ce qu’il faut savoir pour la prise de vue et le traitement des photos bracketées. Un CD contient des versions d’essai des logiciels Easy HDR et Photomatix Pro et certaines de ses photos pour refaire les exercices. Pierre-Henry Muller est l’auteur du tout premier ouvrage francophone, Photographie HDR – des photos hors du commun, paru aux éditions Dunod. Lui aussi détaille dans de nombreux pas à pas différents scénarios pour produire des images naturelles ou artistiques, ses explications des différents logiciels sont éclairées et précises , mais ne vont pas aussi loin que celles de M.Freeman qui avait pour ambition d’écrire là l’ouvrage de référence sur le HDRI (notez qu’il existe un troisième ouvrage, uniquement disponible en anglais et inégalé, The HDR Handbook, écrit par Christian Bloch …). Il est également un peu dommage que le livre de Pierre-Henry ne montre que des copies assez ternes des photos que l’on peut admirer sur son site, par ailleurs très bien fait.

• Davantage porté sur la composition et le regard du photographe, le livre L’art du reflex numérique : composition et prise de vue est écrit par Chris Rutter et paru aux éditions Dunod. Là encore, la structure de l’ouvrage trahit ses racines anglo-saxonnes : très bien illustré avec des photos forts en couleurs, les passages dédiées à la technique déçoivent un peu par leur manque de profondeur. Mais boudons pas notre plaisir, de nombreux photographes sont aujourd’hui obnubilés par les appareils numériques et les logiciels de traitement d’image, au point de négliger ce qui compte vraiment en photographie : le sujet, la composition, le choix de l’angle et de la distance de prise de vue et surtout la lumière ! Un ouvrage qui nous réapprend à voir (et non pas à scruter des pixels à 100%) ne peut donc être que salutaire. Notons également l’ouvrage de Bryan Peterson, Pratique de l’exposition en photographie qui allie l’impact visuel des photos à la pertinence du texte…

Photokina 2008 : les grandes tendances

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La folie des grandeurs ?

Alors qu’on pouvait constater, il y a quelques mois, une petite accalmie en ce qui concerne l’évolution du nombre de photosites, les fabricants adhèrent de nouveau à la loi de Moore : 14 mégapixels pour les nouveaux appareils Pentax et Samsung, 15 pour le nouveau Canon EOS D50, 24 pour le nouveau Sony « full frame », les pixels s’emballent et nécessitent des processeurs d’image de plus en plus puissants pour atténuer le bruit. Vu l’évolution des DSP intégrés il n’y aucune raison (encore) de s’inquiéter de la qualité d’image des appareils plein format, cependant les images en provenance de capteurs APS que nous avons pu voir ici et là ne se sont pas forcement améliorées : à force de combattre le bruit, les appareils produisent des images beaucoup plus molles qui nécessitent un posttraitement pour révéler tout leur potentiel. Qui plus est, rares sont ceux parmi les utilisateurs de ces appareils qui tirent leurs photos sur du papier de taille A3 ou A2 …
Bref, les fichiers sont beaucoup plus lourds et encombrants et les seuls gagnants sont (encore une fois) les fabricants de disques durs et d’ordinateurs !

Une nouvelle famille d’appareils compact à objectifs interchangeable

L’introduction récente d’un nouveau format standard, Micro Four Thirds, laisse penser que les fabricants adhérents (Leica, Olympus, Panasonic, Sanyo) s’apprêtent à présenter un nouveau type d’appareil à objectif interchangeable, affranchi des contraintes de la chambre reflex. Basé sur une nouvelle monture d’objectif, dont le diamètre est réduit de 6 mm et qui entraîne une pupille de sortie très réduite, la nouvelle norme permettra de construire des appareils et objectifs bien plus petits et léger, tout en s’ouvrant sur de nouvelles technologies en termes de visée et capture (vidéo). Bien évidemment, les dimensions des capteurs resteront identiques, gage de qualité, surtout en ce qui concerne le bruit aux sensibilités les plus élevées et la profondeur de champ, bien plus naturelle que celle qu’on obtient avec les appareils compact équipés de micro capteurs. A quand un Konica Hexar numérique à objectif interchangeable ?

Des yeux pour votre appareil

Décidément, les objectifs interchangeables se vendent de mieux en mieux : après avoir écoulé l’année dernière, des objectifs d’une valeur de 300 millions d’Euros (contre 220 millions Euros en 2006), les fournisseurs du marché allemand s’attendent à une croissance de +17 % pour 2008 et +10 % pour 2009 (source : GfK/Photoindustrieverband). Les ventes mondiales représentent 12 millions d’objectifs pour la seule année 2007 (source : Japanese Camera&Imaging Products Association).

Si les appareils à capteur plein format bénéficient d’une qualité époustouflante, on ne peut dire la même chose des objectifs compatibles. Occupés à concevoir des optiques dédiées au format APS-C, les fabricants ont négligé les capteurs « full frame ». Il y a quelques optiques d’exception, notamment les Nikon 14-24 mm, 24-70mm, 24 et 45 mm à décentrement ainsi que certains objectifs des marques Tokina, Tamron et Sigma, mais force est de constater que les gammes optiques des fabricants sont à la traîne : la plupart des objectifs grand angle (et surtout les objectifs à focale fixe plus anciens) déçoivent par leur homogénéité perfectible, ils manquent des références à la fois performantes, maniables, abordables et à ouverture constante. Par ailleurs, les objectifs à décentrement et bascule de Canon ont vécu, il serait temps de les envoyer à la retraite en les remplaçant par d’autres, plus piqués et moins sujets aux aberrations chromatiques. La Photokina nous réserve, là encore, quelques bonnes surprises….

Capture NX2 : les poussières ne sont plus un souci grâce à l’Autocorrecteur

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Le mécanisme interne de la fonction Autocorrecteur fait que la zone recouverte par le Pinceau est analysée en densité, couleur et texture, le logiciel cherchant dans les zones environnantes une surface pouvant y ressembler afin de venir remplacer ce qui va être effacer. Ceci est une approximation, l’algorithme interne étant largement plus complexe et sophistiqué que cela.

Ci-dessous un autre exemple de la puissance de la fonction Autocorrecteur. Le fil de fer barbelé, plutôt disgracieux, a été effacé de l’image sans difficulté, jute en passant le Pinceau de l’Autocorrecteur dessus.


Image avant correction


Image après correction

Il a fallu prendre quelques précautions à l’abord du poteau et travailler en regardant l’image avec un fort grossissement (100 % en l’occurrence). Cela peut vous éviter d’avoir à recadrer votre image pour éliminer un élément indésirable. L’opération de “gommage” d‘éléments complets dans une image peut parfois avoir des effets néfastes, c’est normal. Dans le cas que nous venons de voir, l’Autocorrecteur a été utilisé à la limite de ses possibilités. Un autre usage de l’Autocorrecteur peut être la suppression de défauts d’aspects sur un visage (grain de beauté par exemple), un vêtement, etc. Des corrections à effectuer avec modération bien sûr !

Philippe Ricordel est l’auteur du livre Capture NX2 pour les photographes qui sera en librairie en octobre (pré-parution sous forme d’e-book début septembre sur Izibook, le site des publications électroniques du Groupe Eyrolles (éditions Eyrolles, éditions VM, éditions d’Organisation).

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !