Questions Photo

Mot clé : Nikon

Le Nikon D3 en reportage – Première partie

urbanbike-17

C’est le cœur serré que je vous dis qu’il faut rendre le D3

Mardi matin. Direction : le Nikon Center bd Beaumarchais, Paris. En chemin, je me suis souvenu de cette citation historique qui, sans anticiper sur le jugement que je me permettrai de porter sur cet appareil, était de circonstance…

Grand Hôtel de Metz, 3e étage. 14-24 @ 14 – 1/8 s – f/2,8 – 800 ISO0

Ainsi débute la première journée de prise de vues pour de vrai avec le D3. Le programme du jour consiste à réaliser des images qui constitueront l’iconographie de base de la nouvelle mouture du site internet de mon client : vues de l’atelier de maintenance, du parc machine, de détails divers et variés et de panoramiques, bien sûr.

À ce sujet, je ne pense pas dédier le D3 à la réalisation des panoramiques sphériques (même si on m’en offre un) pour les mêmes raisons que leurs prédécesseurs (D1x, D2x…). Le poids et le porte à faux engendrés par la taille de l’appareil ne me semble pas adaptés à cet usage et je préfère de loin le gabarit du D200. Et puis, je dois assurer une certaine production et n’ai aucune envie de dérégler ma tête panoramique.

Le D3 est donc affecté aux vues grand angle et le 14-24 ne sera jamais séparé du boîtier pendant les deux jours. La prise en main et la visée sont parfaites à un détail près : le sélecteur multidirectionnel (commandé au pouce, à l’arrière du boîtier) est vraiment mou et ferme à la fois (point déjà évoqué dans le billet précédent), d’autant que son usage est plutôt fréquent en raison des 51 zones de mise au point disponibles. Je ne nie pas qu’une habitude d’utilisation pallie ce comportement surprenant mais lorsque l’on utilise simultanément D3 et D200, c’est particulièrement énervant.


14-24 @ 14 – 1/10 s – f/5,6 – 200 ISO

La solution est d’utiliser le D3 en cadrage vertical. En effet, un deuxième jeu de molettes et déclencheur est présent en bas du boîtier et offre une prise en main très confortable. Et là, plus de problème avec le sélecteur multidirectionnel : il est inaccessible par tout pouce d’humanoïde post-Néandertalien normalement proportionné des mains. Peut-être que chez les grands singes fortunés, au gros orteil préhensile, se trouve une cible marketting de choix pour Nikon…!


14-24 @ 14 – 1/180 s – f/9,5 – 200 ISO

Trêve de plaisanterie (pour l’instant) : je me suis trouvé plusieurs fois à chercher le déclencheur vertical sur mes D200 (tous dépourvus de grip) pendant ce reportage tant cela est pratique et confortable.


14-24 @ 14 – 1/125 s – f/8 – 200 ISO


Crops à 100% non accentués

Il arrive tout de même que des déclenchements intempestifs soient provoqués par le deuxième déclencheur lors de la manipulation de l’appareil. Le bon sens de Jean-Christophe me signale que je n’ai qu‘à verrouiller ce déclencheur puisqu’il est si sensible. Voui, mais je dois le déverrouiller à chaque fois que j’en ai besoin (et je ne sais jamais à l’avance si j’en ai besoin) : soit je perds du temps à le mettre en service si il est fermé, soit je shoote n’importe-quoi-n’importe-quand si il est ouvert. J’opte pour la deuxième proposition.

Mais mais mais… pourquoi ne pas conditionner le fonctionnement de ce deuxième déclencheur à la détection interne portrait-paysage (qui fonctionne plutôt très bien, merci). Cela pourrait être une option (débrayable, bien sûr !) via un menu idoine et je subodore même la faisabilité de ceci simplement par une petite mise à jour firmware. Vrai ou faux, Mr Nikon ?

À suivre…

Viveza – quand correction sélective ne rime pas avec format RAW

viveza_interface_small

L’annonce récente d’un nouveau logiciel, Viveza, m’a interpellé à plus d’un titre : développé par l’éditeur Nik Software, ce nouveau logiciel intègre les célèbres algorithmes U-Point, dont bénéficient déjà les utilisateurs de Nikon Capture NX, dans un plug-in compatible avec Photoshop et Photoshop Elements ou toute application partageant la même architecture, sous Mac OS X et Windows.

Lire la suite

Calibrage et format RAW

calibration_raw

RawShooter : disparu à jamais

Très plébiscité dès sa sortie il y a deux ans et disparu depuis, le logiciel RawShooter avait été mis au point par Michael Jonsson, créateur de Capture One. Suite à l’acquisition de son éditeur Pixmantec par Adobe, RawShooter n’a cessé d’inspirer Lightroom qui intègre une partie de ses algorithmes très poussés dont la récupération des hautes lumières et la saturation adaptive (Vibrance). RawShooter n’est, hélas, plus disponible : si vous en avez gardéune copie sur votre ordinateur, vous avez tout intérêt de la conserver, l’activation en ligne étant désormais inopérante…

Bénéficiant d’une interface simple et d’une vitesse élevée à la fois pour le chargement des vignettes et le développement des fichiers RAW, RawShooter autorise non seulement le remplacement du profil intégré par un profil d’entrée personnalisé, mais également le développement, sans application de profil, d’un fichier de type Bitmap (JPEG ou TIFF) – condition idéale pour créer ses propres profils d’entrée. Voici la procédure en détail :

1. Désactivez la gestion des couleurs dans les préférences du logiciel (option Bypass Color Management). Cliquez ensuite sur OK pour fermer la boîte de dialogue Preferences.

2. Développez la photo de la mire dont vous avez réglé l’exposition et la balance des blancs à la prise de vue.

3. Créez votre profil en utilisant le logiciel (ProfileMaker, Eye-One Match, Profiler, InCamera) ou en faisaint appel à un prestataire (Christophe Métairie, ColorXact) de votre choix.

4. Appliquez le profil : il suffit de le sélectionner dans la liste déroulante du menu Camera Profile, situé dans l’onglet Batch Convert de Rawshooter.

Sélectionnez le nouveau profil au sein de la liste déroulante pour l’appliquer à vos fichiers RAW.

Trois interprétations du même sujet. De haut en bas: profil par défaut (Internal (Canon EOS 1Ds)), profil créé à l’aide du logiciel X-Rite Profile Maker, et profil généré en ligne par l’application ColorXact.

Existe-t-il une alternative à Nikon Capture NX ?

questions-reponses-questionsphoto

QUESTION :
Possesseur d’un D200, je travaille en fichier RAW (NEF). J’améliore mes photos sous Capture NX. Cependant, ce logiciel ne possède que des fonctions limitées de retouche – pour retravailler une image le passage par Photoshop, ACD-See etc. devient obligatoire…
Quels logiciels de retouche peuvent lire le format NEF ? Lisent-ils les modifications introduites par Capture NX ?

Lire la suite

Nikon P5000 – Le dernier des mohicans ?

p5000_1

L’objectif



Téléphérique, Grenoble. Nikon P5000, 64 ISO

Pour être d’un emploi vraiment universel, un objectif zoom transstandard doit couvrir une gamme de focales permettant prendre aussi bien des photos de paysage ou d’architecture urbaine (24 ou 28 mm) que des portraits (105 mm). Le Nikon P5000 est équipé d’un Zoom-Nikkor 36-126 mm (équivalent en format 24 × 36), vraiment trop étriqué pour faire face à ces sujets photographiques. Son ouverture maximale, glissante entre f/2,7-5,3, s’associe heureusement à un système de stabilisation d’image qui parvient à compenser sa luminosité guère excitante.



Maquette. Nikon P5000 en position Macro.

Comme tous les objectifs d’appareil compact numérique, le Zoom-Nikkor 36-126 mm, grâce à une distance de mise au point minimale entre 4 (position W) et 40 cm (position T), présente une bonne aptitude pour la prise de vue rapprochée. Je lui reprocherais juste une aberration chromatique un peu trop prononcée et surtout un dispositif de variation de focale (bague « zooming » autour du déclencheur) vraiment trop progressif – il est quasiment impossible de cadrer avec précision tellement le nombre de paliers de zoom est limité ! Notez que vous pouvez adapter un téléconvertisseur qui étend le zoom jusqu‘à 378 mm pour des prises de vue à distance, ou bien un convertisseur grand-angle permettant d’obtenir une focale de 24 mm. Les deux compléments optiques sont d’ailleurs fort bien réalisés et se vissent via une bague d’adaptation sur le barillet de l’objectif, duquel il faut dévisser et ôter une petite bague chromée.

Format RAW et marketing photo

Jeu d’ombres, Grenoble. Nikon P5000, 64 ISO.

De nombreux photographes numériques ont dores et déjà adopté le format RAW comme principal format d’enregistrement de leurs fichiers numériques. Le simple fait de pouvoir revenir sur la plupart des réglages est très rassurant pour un photographe un peu perdu devant la profusion des paramètres de prise de vue (balance des blancs, contraste, saturation, accentuation, espace couleur…).

Il y a quelques années encore, la plupart des appareils compacts numériques de qualité proposaient un enregistrement des fichiers en format RAW – cette époque semble être fort malheureusement révolue. Depuis l’avènement des reflex numériques d’entrée de gamme, à peine plus onéreux qu’un « bridge », la stratégie marketing des grandes sociétés a changé de cap : considérée comme fonctionnalité évoluée et de ce fait réservée aux acheteurs de reflex numériques, le format RAW disparaît peu à peu de l’univers des compacts.

Jonathan. Nikon P5000, 64 ISO, objectif en position télé. Avec une mise au point autofocus particulièrement lymphatique et une latence au déclenchement bien trop marquée, il est presque impossible de prendre des instantanés…

Cette décision est d’autant plus regrettable que les fabricants entassent un nombre croissant de photosites sur une surface de capteur de plus en plus réduite ; l’enregistrement au format RAW aurait permis de tirer la quintessence de ces capteurs peu performants en matière de rapport signal/bruit. L’absence du format RAW parmi les fonctionnalités du P5000 sera certainement un critère éliminatoire pour certains photographes à la recherche d’un deuxième appareil facile à emporter, d’autant plus que le meilleur des formats JEPG proposés dispose d’un taux de compression par trop élevé.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !