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Mot clé : HDR

Ouvrages techniques : une sélection pour la fin d’année

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• Le Guide complet Canon EOS 450D et Canon EOS 1000D de Jean-François Vibert ne se destine pas seulement aux utilisateurs des deux appareils, mais serait également utile aux utilisateurs d’EOS 400D, 40D, 30D et 5D – vaste programme… Abondamment illustré des photos de l’auteur, photographe et journaliste, l’ouvrage détaille sur plus de 300 pages les réglages de l’appareil, comment améliorer ses résultats en prise de vue et comment stocker et traiter ses photos. L’auteur adopte un style d’écriture facile à lire et partage certaines de ses techniques. Mais après avoir lu ses ouvrages sur le Canon EOS 400D et les appareils reflex numériques de la cuvée 2008, j’ai un sentiment de déjà vu et déjà lu : on retrouve de nombreux extraits et photos des précédents ouvrages, y compris les fautes d’orthographe, notamment dans son chapitre dédié aux logiciels de développement RAW (qu’il appelle « derawtisers » – aaargh) : les noms de la plupart des logiciels y sont reproduits de manière incorrecte, même celui qui est depuis peu commercialisé par les éditeurs de l’ouvrage, Silkypix Developer Studio. Bref, un ouvrage fort en couleurs et à lire d’une traite (quoique pas aussi exhaustif que les ouvrages de Vincent) qui aurait mérité une relecture un peu plus vigilante.

• La photographie à plage dynamique étendue (HDRI) est de plus en plus populaire et les appareils de prise de vue et logiciels spécialisés permettent d’y obtenir des résultats de plus en plus convaincants. Deux ouvrages se consacrent à la présentation des techniques de pris de vue et logiciels : HDR- Vers la maîtrise des contrastes extrêmes, écrit par le célèbre Michael Freeman et paru aux éditions Pearson Education en est probablement le plus compétent et le mieux illustré. Traduit de l’anglais, cet ouvrage possède une structure proche de celle que l’on connait des autres ouvrages publiés par Ilex et Rotovision (on aime ou n’aime pas…). Bien traduit, cet ouvrage assez pointu présente de nombreux pas à pas et détaille tout ce qu’il faut savoir pour la prise de vue et le traitement des photos bracketées. Un CD contient des versions d’essai des logiciels Easy HDR et Photomatix Pro et certaines de ses photos pour refaire les exercices. Pierre-Henry Muller est l’auteur du tout premier ouvrage francophone, Photographie HDR – des photos hors du commun, paru aux éditions Dunod. Lui aussi détaille dans de nombreux pas à pas différents scénarios pour produire des images naturelles ou artistiques, ses explications des différents logiciels sont éclairées et précises , mais ne vont pas aussi loin que celles de M.Freeman qui avait pour ambition d’écrire là l’ouvrage de référence sur le HDRI (notez qu’il existe un troisième ouvrage, uniquement disponible en anglais et inégalé, The HDR Handbook, écrit par Christian Bloch …). Il est également un peu dommage que le livre de Pierre-Henry ne montre que des copies assez ternes des photos que l’on peut admirer sur son site, par ailleurs très bien fait.

• Davantage porté sur la composition et le regard du photographe, le livre L’art du reflex numérique : composition et prise de vue est écrit par Chris Rutter et paru aux éditions Dunod. Là encore, la structure de l’ouvrage trahit ses racines anglo-saxonnes : très bien illustré avec des photos forts en couleurs, les passages dédiées à la technique déçoivent un peu par leur manque de profondeur. Mais boudons pas notre plaisir, de nombreux photographes sont aujourd’hui obnubilés par les appareils numériques et les logiciels de traitement d’image, au point de négliger ce qui compte vraiment en photographie : le sujet, la composition, le choix de l’angle et de la distance de prise de vue et surtout la lumière ! Un ouvrage qui nous réapprend à voir (et non pas à scruter des pixels à 100%) ne peut donc être que salutaire. Notons également l’ouvrage de Bryan Peterson, Pratique de l’exposition en photographie qui allie l’impact visuel des photos à la pertinence du texte…

Photo Acute Studio – le HDRI autrement

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Ouvrez une série d’images (au format RAW, JPEG ou TIFF ) en cliquant sur le bouton Ouvrir (raccourci O) ou, plus confortable, faites-les glisser à partir de Bridge sur la fenêtre du logiciel. Une fois les images chargées et affichées dans la fenêtre principale, vous devez choisir dans les préférences (Settings) l’appareil photo et l’objectif utilisé – Photo Acute Studio s’appuie, à l’instar de DxO Optics Pro, sur des profils préenregistrés pour corriger les défauts optiques (distorsions et aberrations chromatiques). Si jamais votre matériel ne correspond pas aux profils proposés, vous pouvez utiliser celui d’une configuration proche ou contacter l’éditeur pour lui soumettre des photos afin de créer le profil adapté.


Liste des boitiers pris en charge par les profils destinés aux corrections optiques


L’interface utilisateur de Photo Acute Studio : spartiate, mais efficace

Passez ensuite au choix du traitement : cochez les photos à inclure, cliquez sur le bouton Start et sélectionnez, à partir du menu déroulant situé dans la partie supérieure gauche de la boite de dialogue, le préréglage approprié :

  • Super resolution processing permet d’augmenter la résolution à partir de plusieurs images prises à exposition identique.
  • High Dynamic Range crée un fichier HDRI à partir d’une série d’images à exposition différente, prises sur pied (tripod mounted) ou à main levée (handheld).
  • Depth of Field Expansion génère une nouvelle image à partir d’une série d’images à mise au point décalée.
  • Removing moving objects enlève, à la manière de Photoshop Elements 7, des objets mobiles parasites (voitures, personnes, etc.).


Depth of Field Expansion, résultat d’une fusion de onze photos prises à main levée et à mise au point décalée (f2.8) : la profondeur de champ s‘étend du premier à l’arrière-plan

Vous pouvez également choisir de supprimer les distorsions optiques (Correct image geometry) et les aberrations chromatiques (Fix color fringing), d’augmenter l’étendue dynamique (Expand dynamic range) ou la luminosité (Equalize brightness). Photo Acute Studio réduit dans tous les cas le bruit, grâce à ses algorithmes évolués, ce qui vous permettra d’utiliser, sans aucune arrière-pensée, les sensibilités ISO bien au-delà de 400 ISO pour votre production quotidienne.


Penerf, Golfe de Morbihan. En passant par Lightroom, Camera Raw ou LightZone pour le Tone Mapping, les résultats sont souvent plus naturels que ceux obtenus avec un logiciel dédié (Photomatix Pro, Artizen, etc.).

Une fois que vous avez paramétré les traitements à effectuer, appuyez sur OK. Le logiciel vous génère ensuite un fichier (l’attente est parfois assez longue…) que vous enregistrez en format 32 bits (DNG, HDR), 16 bits (TIFF, PNG) ou 8 bits par couche (BMP, JPEG). J’opte systématiquement pour le format DNG qui vous offre, une fois ouvert dans Camera Raw ou Lightroom, une incroyable latitude tonale – il s’agit en effet d’une image HDR à laquelle il faut appliquer des corrections tonales (Tone Mapping) avant qu’elle ne soit présentable. Notez qu’il faut installer l’utilitaire gratuit d’Adobe afin de pouvoir enregistrer ses fichiers au format DNG…

HDR – Nouveau langage visuel ou technique insolite ?

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Prise de vue

Tone Mapping d’un seul fichier RAW pour augmenter contraste et saturation de la scène

Les conseils suivants vous faciliteront la prise de vue des images qui composeront par la suite la “matière première” de votre image HDR.

• Utilisez un compact numérique ou, mieux encore, un reflex numérique permettant un réglage manuel (“M”) ou automatique (priorité diaphragme “A”) de l’exposition. Travaillez de préférence au format RAW et modifiez uniquement la vitesse d’obturation afin de préserver toujours la même profondeur du champ.

• Utilisez un support (pied de table, muret, table…) ou un trépied photo bien stable. Le relevage du miroir ainsi qu’un déclencheur souple vous aident à obtenir des photos parfaitement nettes. La prise de vue à main levée reste l’apanage des utilisateurs d’un reflex numérique “ultrarapide” dont la cadence maximale de prise de vue est égale ou supérieure à 5 images par seconde.

• Optez pour un réglage manuel de la balance des blancs tenant compte de la lumière dominante (Lumière du jour, Tungstène, Flash…).

• Avec un appareil dépourvu du mode Bracketing automatique (plutôt rare), vous pouvez prendre une série de photos entre la plus sombre (exposition suffisamment longue pour révéler les détails dans les ombres) et la plus claire (exposition correcte pour les détails les plus clairs).

• Avec une série de trois photos prises au format RAW et avec une variation de l’exposition de quatre diaphragmes (-2, 0, et +2 IL), il est possible de couvrir la plupart des sujets. Vous pouvez bien entendu augmenter ou réduire cette valeur lorsque l’écart de luminosité est plus ou moins important.

Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !