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Mot clé : RAW

Camera Raw 6 : créer une ambiance enchanteresse

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Remarque : il est préférable de passer une image en noir et blanc le plus tôt possible dans Camera Raw. Cependant, la transformation en noir et blanc est un vaste sujet et il existe de nombreuses méthodes pour affiner une image ainsi convertie dans Photoshop. Pour en savoir davantage, consultez les ouvrages Le noir et blanc avec Photoshop CS3 et Lightroom, de Leslie Alsheimer et Bryan O’Neill Hughes, paru aux éditions Eyrolles, et La photograhie numérique en noir et blanc, de John Beardsworth, paru aux éditions Evergreen.

Cet article est extrait d’un livre paru le 28 octobre, aux éditions Eyrolles, “Camera Raw par la pratique”, 200 pages, 25 € (le livre comporte 55 exercices expliqués pas à pas + les fichiers des exercices sur un DVD-Rom offert avec l’ouvrage).

 

 

 

Camera Raw 6 : accentuer la netteté

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Étape 7

Pour finir, pensez à incorporer vos paramètres d’accentuation au sein d’un jeu de paramètres par défaut, que vous appliquerez à l’ensemble des images transférées pour accélérer votre flux de production (voir l’exercice suivant). Pour ma part, j’emploie le plus souvent les mêmes paramètres pour l’accentuation de mes images, pour peu qu’elles proviennent du même appareil et qu’elles soient prises à des sensibilités ISO pas trop élevées. À titre d’exemple, j’utilise pour les images de mon 5D Mark II les valeurs 80 (Gain), 0,5 (Rayon), 25 (Détail) et 0 (Masquage), que je ne modifie que pour préparer des photos pour une publication (livres, magazines et Web).

 

 

Conclusion : l’accentuation est une technique délicate qui demande de bien connaître la destination finale d’une image ainsi que les différents facteurs pouvant influer sur sa netteté. Pour bien accentuer, il faut trouver le meilleur compromis entre l’accentuation des contours et la réduction du bruit. Si une réduction intempestive du bruit rend une image irrémédiablement floue, une accentuation irréfléchie la rend également inexploitable. C’est pour cette raison que la réduction du bruit doit toujours être appliquée avant l’accentuation et que la dernière étape d’accentuation est le plus souvent effectuée dans Photoshop, une fois l’image réduite à ses dimensions finales et une fois ses couleurs converties dans l’espace de travail de destination.
Parmi les logiciels de conversion, Camera Raw et Lightroom offrent les outils les plus complets et parmi les plus performants. Qui plus est, depuis sa version 6.0, Camera Raw utilise (tout comme Lightroom 3) de nouveaux algorithmes (Processus 2010) pour l’accentuation et la réduction du bruit des fichiers RAW, directement appliqués en amont de l’ouverture des fichiers dans le module. Si vous avez déjà converti vos images avec une ancienne version du module, pensez à les redévelopper pour bénéficier d’une meilleure qualité d’image (netteté et réduction du bruit). Cependant, faites attention aux réglages d’accentuation : il est souvent indispensable de les reprendre pour éviter une accentuation excessive.

Cet article est extrait d’un livre paru le 28 octobre, aux éditions Eyrolles, “Camera Raw par la pratique”, 200 pages, 25 € (le livre comporte 55 exercices expliqués pas à pas + les fichiers des exercices sur un DVD-Rom offert avec l’ouvrage).

 

 

 

Téléchargez la table des matières, l’avant-propos et/ou une version au format PDF de l’exercice présent.

Camera Raw 6 : maîtriser le contraste d’un paysage

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Étape 4

Manifestement, une grande partie de l’image est encore trop terne. Appuyez sur la touche N pour ajouter un second dégradé, partant du bord inférieur et recouvrant la moitié inférieure de l’image ainsi que les collines lointaines. Il modifie à la fois les paramètres Luminosité (+55), Contraste (+14), Saturation (+21), Clarté (+32) et Netteté (+31), permettant ainsi de bien restituer les détails et les nuances du premier plan (arbres, chapelle) et des nuages, éclairés par le “projecteur céleste”. Il s’agit ici d’un filtre dégradé “neutre”, sélectionnez donc, dans l’outil de sélection de couleurs, une saturation à zéro (ou cliquez sur le petit pavé blanc dans l’angle inférieur droit de la boîte de dialogue).

 

 

Étape 5

Pour finaliser l’image, sélectionnez les paramètres de la figure ci-contre dans les panneaux Détail et Courbe des tonalités, afin d’accentuer l’image et de lui appliquer une ultime et discrète augmentation de contraste. S’agissant d’un “paysage humanisé”, celui-ci comporte quelques éléments gênants que vous pouvez faire disparaître grâce à l’outil Retouche des tons directs : en mode Corriger, placez des cercles d’intervention sur la disgracieuse antenne de télévision située dans l’angle inférieur, sur l’antenne relais au milieu de l’image et sur le bâtiment clair au versant de la colline.

 

 

Remarque : bien que l’outil Filtre gradué soit particulièrement efficace pour rééquilibrer le contraste « linéaire » d’une photo de paysage, le curseur Exposition ne pourra pas récupérer du détail dans les hautes lumières si la surexposition est très importante (c’est-à-dire supérieure à 1 ou 1,5 IL). Pour maîtriser le contraste d’un paysage saisi à contre-jour ou sous une lumière rasante, rien ne remplace donc l’utilisation d’un filtre dégradé, placé directement sur l’objectif.

Cet article est extrait d’un livre paru le 28 octobre, aux éditions Eyrolles, “Camera Raw par la pratique”, 200 pages, 25 € (le livre comporte 55 exercices expliqués pas à pas + les fichiers des exercices sur un DVD-Rom offert avec l’ouvrage).

 

 

 

Bibble 5.1 : une nouvelle version plus aboutie

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En guise de conclusion

Logiciel prometteur et très bien doté d’outils pour corriger des photos, Bibble 5.1 n’est pas une application que l’on pourrait employer en tant que solution « tout-en-un ». Si Bibble se montre particulièrement rapide pour l’affichage des aperçus et pour la conversion des fichiers RAW et ce, même sur des ordinateurs à performances modestes, le logiciel subit encore des plantages occasionnels (sous Mac OS X 10.6.3), compromettant sérieusement sa productivité.

Même à l’heure actuelle, le logiciel possède de nombreux atouts. Citons ses nombreux plug-ins (Noise Ninja, Perfectly Clear, etc.), parfaitement intégré dans une chaîne de traitement d’image non destructif, et ses outils de correction locale. De même, la conception même du logiciel est très astucieuse car il propose une architecture hybride mi catalogueur mi explorateur de fichiers qui laisse à l’utilisateur une entière liberté pour l’ouverture ou l’importation de ses fichiers.

Toutefois, Bibble 5.1 se montre de qualité inégale pour ce qui est des différentes étapes d’un flux de production. Le logiciel n’autorise pas la prise de vue connectée (même Lightroom s’y est mis entretemps…) et ses fonctions de catalogage sont encore rudimentaires. Ainsi, il n’est pas encore possible ni de synchroniser un dossier du catalogue avec son alter ego sur le disque dur (suppression et mise à jour des fichiers) ni d’importer des fichiers DNG convertis à partir de fichiers RAW. Les développeurs de Bibble font en fait la sourde oreille aux desiderata d’un certain nombre de photographes réclamant à cor et à cri une prise en charge de ce format pourtant pas si exotique. La réaction de Bibblelabs serait-elle alors celle du célèbre village gaulois (Bibblelabs) face à l’envahisseur romain (Adobe) ? Je vous laisse imaginer qui détient actuellement la potion magique….

Pour la finalisation des fichiers, le constat est le même. Si Bibble 5.1 est un outil rapide et efficace dans les mains d’un photographe social, notamment par ses files de développement et par ses fonctions d’automatisation (dossier surveillé et impression automatisée), il est moins attirant pour un photographe de studio (pas de prise de vue connectée) et, à fortiori, pour un photographe amateur expert, car ses fonctions de sortie (diaporama, galeries Web, impression, livres photo) sont absentes ou simplement trop rudimentaires pour pouvoir lui donner entière satisfaction.

Les mois suivants seront cruciaux pour la petite équipe de l‘éditeur Bibblelabs. Face au rouleau compresseur Lightroom 3, il faut rapidement agir en complétant les maigres fonctionnalités du logiciel pour le catalogage et la finalisation des fichiers, sous peine de ne plus pouvoir séduire que les aficionados du pingouin. Une association avec l’un des éditeurs de logiciels de catalogage (AntZero, IDimager, Photools) serait alors la bienvenue pour donner à Bibble un coup de pouce.

Vous pouvez télécharger Bibble à partir de cette page. Pour comparer les fonctionnalités entre les deux versions Bibble Pro et Bibble Lite, consultez cette page de l’excellent site créé et maintenu par Valery Landon.

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