Questions Photo

Canon 5D Mark III : une évolution bien sage

canon5dm3-3

Canon présente aujourd’hui avec l’EOS 5D Mark III un nouvel appareil réflex numérique 24 × 36 qui poursuit la lignée 5D en troisième génération. Parmi les grandes nouveautés, on trouve un capteur de 22 mégapixels, un système autofocus avec 61 collimateurs, une plage de sensibilité ISO étendue à 102.400 ISO et une gestion sans fil des flashs par radio.

Lire la suite

Livres photo : être édité ou s’autoéditer ?

couv_photographes_livre_photo

Se faire éditer
Examinons de plus près les deux scénarios. Se faire éditer, par un petit éditeur d’art ou par une grande maison d‘édition, implique de travailler avec un groupe de personnes chargées de faire de votre livre une réussite. Dans le meilleur des cas, ce travail d‘équipe se traduira par une expérience positive, entreprise avec des professionnels expérimentés, qui donneront corps à votre livre et le placeront rapidement entre les mains de milliers de lecteurs. Une chose est sûre, pour qu’un éditeur se lance dans la publication d’un projet, il faudra que celui-ci soit convaincu qu’il génèrera des revenus supérieurs aux coûts de production, et qu’il ait si possible un potentiel suffisant pour continuer à se vendre longtemps encore.

Le projet idéal portera sur un sujet pour lequel existe déjà un public identifié et, encore mieux, un public auquel l‘éditeur ait déjà vendu des ouvrages. Les clients existants achèteront plus volontiers d’autres ouvrages sur un sujet qui les intéresse déjà, ou d’un éditeur qu’ils connaissent et auquel ils font confiance. Si un éditeur n’est pas convaincu que votre œuvre et votre nom seuls parviendront à vendre des milliers d’exemplaires, il prendra votre projet plus au sérieux si un spécialiste du domaine apporte sa caution à l’ouvrage sous la forme d’un texte. Autrement dit, à moins d‘être déjà considéré comme un auteur “maison”, votre projet sera jugé à l’aune de son sujet et de la réputation du ou des auteurs qui y contribueront.

Une fois publié, il vous faudra attirer l’attention du département marketing et du service de presse pour vous démarquer des autres parutions maison et donner un maximum de chance à votre ouvrage d‘être “bien” promu. Les petites maisons d‘édition couvrent généralement des domaines plus spécialisés et s’adressent à une clientèle à la fois plus prévisible et plus fidèle, gagnée au fil des ans. Même si ce public ne vous connaît pas, mais que votre style, votre procédé, ou votre sujet cadre avec la niche occupée par cet éditeur, celui-ci appréciera la valeur apportée par votre livre. Les budgets marketing au sein d’une même maison varient d’un titre à l’autre. La plupart des maisons d‘édition, grandes ou moyennes, lanceront un plan marketing standard, comprenant la parution de publicités dans les magazines et les revues concernées, ainsi que l’envoi d’exemplaires de presse et l’organisation de séances de signature.

Du point de vue créatif, les grandes et moyennes maisons d‘édition disposeront d’un ou plusieurs maquettistes en interne travaillant sur plusieurs titres à la fois, ce qui rendra peu probable, voire impossible, l’organisation de longues séances de travail en commun. Cela pourrait vous inquiéter, jusqu’au moment où vous comprendrez que la conception de livres est leur métier, et qu’ils le font de façon courante. N’oubliez pas que votre éditeur supervise le travail du graphiste et qu’il a aussi en tête le succès de l’ouvrage ; faites-lui confiance et restez ouvert à ses propositions. Dans de rares cas, on vous laissera peut-être la possibilité de travailler avec le graphiste de votre choix, qui vous fournira le niveau d’attention et la qualité que vous réclamerez, mais c’est probablement vous qui devrez supporter le coût de la conception graphique, ou au moins en partie.

Nikon D800 : sonnera t-il le glas des dos numériques moyen format ?

d800

Alors que Canon poursuit depuis peu une démarche quelque peu timorée en ce qui concerne la résolution de ses capteurs, Nikon présente aujourd’hui un boîtier reflex numérique qui dépasse allègrement tout ce qui existe actuellement sur le marché. Le capteur du Nikon D800 arbore une résolution qui frôle même celle de certains dos moyen format : 36 mégapixels !

Lire la suite

Mini-studio photo : comparaison des accessoires d’éclairage

couv

Flash cobra

Un flash cobra sans accessoire d’éclairage, utilisé comme source d’éclairage ponctuel, crée des ombres très dures et clairement délimitées.

Parapluie

Les parapluies sont bon marché et facilement transportables. Ils peuvent être translucides ou avoir une doublure argentée, dorée ou blanche. Ces accessoires créent une lumière douce et des ombres aux contours irréguliers en raison de la dispersion de la lumière.

Petite boîte à lumière

Une petite boîte à lumière permet d’adoucir considérablement la lumière. Ici, il s’agit d’une boîte à lumière de dimensions 30 × 30 cm fixée sur un flash cobra à l’aide d’un adaptateur.

Parapluie diffuseur

Un parapluie diffuseur (100 cm de diamètre) se déploie comme un parapluie classique et est très facile à transporter. Il génère une lumière douce très discrète, idéale pour les objets mats, mais pas pour les objets brillants en raison de reflets déplaisants.

Boîte à lumière moyenne

Des ombres douces et un éclairage régulier font de la boîte à lumière un accessoire universel. Une boîte à lumière moyenne (50 × 70 cm) offre une surface lumineuse de taille appréciable.

 

Lightroom 4 bêta : les nouveautés

lr4b-008

Module Bibliothèque

La lecture et la correction des vidéos est la plus grande nouveauté du module Bibliothèque. Alors qu’il a été nécessaire d’ouvrir un logiciel externe (QuickTime, VLC, etc.) pour les visualiser avec Lightroom 3, le module Bibliothèque s’en charge directement dans Lightroom 4 bêta.



L’affichage d’une vidéo dans la fenêtre d’aperçu du module Bibliothèque.

En cliquant sur la petite roue crantée, puis en faisant glisser les petits volets coulissants à gauche et à droite de la fenêtre pour ainsi couper le début et/ou la fin d’une séquence vidéo. L’option Définir l’image d’affiche permet de choisir l’image la plus représentative d’une séquence pour l’affichage au sein du module Bibliothèque.



Il suffit de faire glisser les volets coulissants pour ainsi couper le début et/ou la fin d’une séquence vidéo

Mais il y a mieux encore : une partie des outils du panneau Développement rapide peut désormais servir à corriger la tonalité et les couleurs d’une séquence animée ou, pourquoi pas, à créer des effets intéressants (conversion noir et blanc, virages couleur et virages partiels, rendus nostalgiques, etc.). Les nombreux paramètres prédéfinis du menu Paramètre prédéfini enregistré permettent de puiser dans un vaste répertoire de rendus. Sachez qu’une partie des outils est inopérante lorsqu’il s’agit de corriger des vidéos.



Si vous pouvez utiliser les outils du panneau Développement rapide pour corriger et traiter vos séquences animées…

Toutefois, la liste des paramètres de développement disponibles est encore longue : Balance des blancs, Exposition, Contraste, Tons clairs, Tons foncés, Saturation, Vibrance, Courbe des tonalités, Traitement (couleur), Virage partiel, Version du processus et Étalonnage peuvent être appliqués aux fichiers vidéo. A noter l’absence des traitements sélectifs (Pinceau réglage, Filtre gradué), de l’accentuation, de la réduction du bruit, de l’ajout de grain et des corrections de perspective et de défauts optiques.



… seule une partie des paramètres de développement est disponible.

Vous pouvez désormais exporter des vidéos, condition sine qua non pour bénéficier des corrections évoquées. Le menu Vidéo de la boite de dialogue Exporter propose trois formats (H.264, DPX et Original) et quatre taux de qualité (Max, Élevée, Moyenne et Faible). Si le réglage Qualité maximale s‘évertue à conserver la qualité de l’original, le réglage Élevée conserve les dimensions originales tout en réduisant légèrement la qualité d’image. Quant aux réglages Moyenne et Faible, ils réduisent à la fois les dimensions du fichier (1280 × 720 et 480 × 270) et sa qualité d’image pour une consultation plus rapide sur le Web, les tablettes et les téléphones portables. Si vous sélectionnez dans le menu déroulant Format vidéo l’option Original, la vidéo sera exportée sans aucune modification et donc sans appliquer de paramètres de développement.



Les paramètres d’enregistrement spécifiques aux vidéos de la boite de dialogue Exporter.

Le module Bibliothèque comporte aussi d’améliorations mineures. Ainsi, vous pouvez empiler des images à l’intérieur d’une collection et vous pouvez filtrer les images et créer des collections dynamiques en fonction du type DNG (compressé ou non compressé). Il existe aussi une nouvelle fonctionnalité qui s’inspire sans doute du logiciel Capture One Pro et qui intéressera surtout les photographes professionnels : la commande Affichage>Incrustation de mise en forme permet de superposer une image PNG (qui sert ainsi de repère de mise en page) à l’image sélectionné. Utilisez la commande Choisir une image pour sélectionner le fichier PNG , puis la commande Afficher l’incrustation de mise en forme pour l’afficher en mode Incrustation. La boite de dialogue Modifier l’ensemble de libellés de couleurs arbore une nouvelle option bien utile : Le paramètre prédéfini Synchronisation LR-Br-A permet de synchroniser les appellations des libellés de couleur de Lightroom avec celles dans Bridge.

Lightroom 4 bêta intégre aussi de nouvelles options pour l’enregistrement des fichiers au format DNG (Bibliothèque>Convertir la photo au format DNG). Si vous sélectionnez l’option Camera Raw 6.6 et supérieurs dans le menu Compatibilité, vous pouvez choisir l’option Utiliser la compression avec perte. La même option est également proposée dans la boite de dialogue Exporter qui propose aussi de redimensionner de fichiers DNG.



La boite de dialogue Convertir au format DNG autorise une compression avec perte des fichiers convertis.

Quid des fichiers DNG compressés, s’agit-il encore de fichiers bruts ? Sachez que les fichiers DNG de type “compressé avec perte” sont à la fois délinéarisés et dématriçés. Ils perdent donc leur statut de fichier brut. Si le fichier ainsi généré est plus petit, il conserve encore une bonne partie du potentiel d’un fichier RAW : la plupart des outils de traitement dans le module Développement restent en fait pleinement accessibles (Balance des blancs, Exposition, Récupération des hautes lumières, traitement du bruit, etc..). Par rapport à un fichier Canon de type s-RAW ou m-RAW, la compression DNG est plus efficace. Il est possible d’obtenir des fichiers aussi qualitatifs mais moitié moins lourds. Pour certaines images de moindre importance, il est ainsi parfois intéressant de remplacer des DNG “full size” par des DNG compressés et/ou de dimensions réduites pour ainsi gagner de la place sur son disque dur.



Les options de la boite de dialogue Exporter.


Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !