Rawzor : un nouveau format d’archivage ?

25 janvier 2010
C’est en parcourant les caractéristiques et fonctionnalités de la dernière version de XnView que j’ai découvert l’existence d’un nouveau format de compression dédié aux formats RAW. Incorporé aux logiciels Zoner Photo Studio, RawTherapee, Konvertor et XnView, Rawzor proposerait une compression sans perte de la plupart des formats bruts tout en allégeant le poids de ces fichiers d’environ 20 à 60 %.
25 janvier 2010
C’est en parcourant les caractéristiques et fonctionnalités de la dernière version de XnView que j’ai découvert l’existence d’un nouveau format de compression dédié aux formats RAW. Incorporé aux logiciels Zoner Photo Studio, RawTherapee, Konvertor et XnView, Rawzor proposerait une compression sans perte de la plupart des formats bruts tout en allégeant le poids de ces fichiers d’environ 20 à 60 %. Selon son créateur, l’indien Sachin Garg, Rawzor serait un format idéal pour archiver, sauvegarder, télécharger et transférer ses fichiers RAW puisqu’il préserve la qualité d’image et les métadonnées EXIF des fichiers d’origine. Qu’en est-il vraiment et qu’apporte ce nouveau format par rapport au format DNG qui est, lui, en bonne voie pour devenir “le” format de prédilection pour pérenniser ses fichiers RAW ?
Rawzor et le convertisseur DNG : le nouveau venu n’offre que des fonctionnalités basiques
J’ai téléchargé l’utilitaire de compression/décompression, actuellement en cours de développement, pour le confronter au convertisseur DNG, gratuitement distribué par Adobe.
Assez lent pour la compression et l’extraction des fichiers RAW
Dans sa version préliminaire 0.45, Rawzor ne propose que deux fonctionnalités, la compression et l’extraction des fichiers RAW. Il utilise alors un format propriétaire à l’extension “.RWZ” qui incorpore les originaux et leur aperçu JPEG. J’ai utilisé cet utilitaire pour compresser, puis de décompresser une sélection de 127 fichiers RAW aux formats NEF, TIF et CR2. Sur mon ordinateur (MacMini sous Mac OS X, 10.6.2), le processus de compression a nécessité 21 minutes, c’est-à-dire presque 10 secondes par fichier, la décompression “seulement” 10 minutes. Plus puissant, puisqu’il offre des fonctions pour renommer les fichiers, pour incorporer ou non les fichiers bruts et pour choisir les dimensions de l’aperçu JPEG incorporé, le convertisseur DNG est également plus véloce : pour convertir les mêmes fichiers au format DNG, il n’a œuvré que pendant 8 minutes (moins de 4 secondes par fichier), pour convertir et incorporer le fichier RAW un peu plus longtemps (14 minutes c’est à dire 6,5 secondes par fichier). Pour l’extraction des fichiers bruts, le bilan n’est guère plus brillant pour le challenger : 10 minutes (4,7 secondes par image) contre 3 minutes (1,4 seconde par image) pour le convertisseur DNG.
Désormais une référence indétrônable : le format DNG
Hormis par sa lenteur, Rawzor peine à convaincre pour ce qui est de sa manière à gérer les métadonnées : snobant systématiquement les informations XMP, tantôt il inclut tantôt il supprime les fichiers annexes associés aux fichiers bruts dans le dossier des fichiers convertis. Et les algorithmes de compression, qui seraient selon l’auteur de Rawzor équivalents à ceux utilisés par l’utilitaire d’Adobe, n’offrent que peu d’économies en termes d’espace disque. Un fichier NEF du Nikon D200 (15,9 Mo) pèse ainsi 8,2 Mo au format RWZ et 8,7 Mo au format DNG, un fichier CR2 du Canon 450 D (16,2 Mo) 14,2 Mo au format RWZ et 13,9 Mo au format DNG. Certes, l’intégration du fichier RAW d’origine aux fichiers DNG ne fait qu’augmenter le poids des fichiers résultants (22,9 Mo et 29,8 Mo), mais Rawzor fait simplement pas le poids face au format DNG, désormais bien établi et utilisé par de nombreux logiciels, payants et gratuits, propriétaires et libres. Pour l’archivage, le format DNG est nettement plus cohérent : outre l’intégration des métadonnées EXIF, IPTC et XMP, il offre un aperçu intégré qui reflète les paramètres de correction appliqués, ce qui facilite la gestion des fichiers dans un logiciel de catalogage tiers. Quant au futur de Rawzor, encore limité à un panel trop restreint de logiciels compatibles, il dépend de l’accueil des logiciels les plus populaires. Et là, rien n’est moins sur….






















