Questions Photo

DxO Optics Pro v6.5.1 : prise en charge de deux nouveaux boîtiers et de nouveaux modules optiques

dxo651

La société DxO Labs annonce la disponibilité immédiate de DxO Optics Pro 6.5.1 pour Mac et Windows. En plus de la prise en charge des formats RAW des appareils Nikon D7000 et Sony Alpha DSLR-A390, la nouvelle version ajoute aussi 120 modules optiques dédiés à plusieurs appareils Canon, Nikon et Sony ainsi qu’au Fuji S5 et Pentax K-x.

Lire la suite

Camera Raw et Lightroom : repérer des taches de poussière sur un ciel bleu

acr-astuce-1

Si les différents dispositifs intégrés à nos appareils photo sont censés apporter une solution efficace à l’éternel problème de taches de poussière, très souvent ils ne parviennent à retarder l’apparition des taches. Pour retoucher ces dernières, Camera Raw et Lightroom proposent un outil efficace qui répond à l’appellation quelque peu obscure de “Retouche des tons directs”.

Lire la suite

Canon EOS 7D : appréhender l’AF (première partie)

canon_eos_7d_af_01

Puisque le déclenchement implique le relevage du miroir principal et escamote le miroir secondaire, les capteurs ne peuvent évidemment pas opérer en temps réel et la mise au point doit donc être déterminée préalablement à la prise de vue. Face à un sujet fixe ou peu mobile, les quelques dizaines de millisecondes qui séparent la mise au point et l’ouverture de l’obturateur sont négligeables et ne prêtent pas à conséquence. En revanche, elles suffisent souvent à ce qu’un sujet rapide continue sa course de telle manière que la distance déterminée à un instant t s’avère erronée au moment du déclenchement. Or, l’AF à lui seul n’a pas assez de discernement pour à coup sûr identifier le sujet dans le cadre, “l’accrocher” rapidement, le suivre sans le perdre et anticiper son déplacement de façon à y adapter le point. C’est donc au photographe de l’y aider en adaptant le mode AF et celui de sélection de zone AF aux circonstances, à ses habitudes et/ou à ses intentions créatives. C’est ce que nous allons développer ici, tandis que la rubrique suivante (voir Maîtriser le Canon EOS 7D) nous permettra d’optimiser si besoin quelques options pour une meilleure efficacité en accroche et/ou en suivi, notamment face aux sujets sportifs difficiles.

Choisir le mode AF
Les utilisateurs déjà familiarisés avec le système AF de Canon retrouveront ici les trois modes classiques par lesquels on adapte le comportement général de l’automatisme à l‘éventuelle mobilité du sujet. Ils pourront donc se reporter directement à la section suivante ; les autres (re)découvriront dans le tableau ci-après pourquoi et quand sélectionner un mode plutôt qu’un autre selon que l’on souhaite, ou non assurer un suivi. La procédure à suivre pour passer de l’un à l’autre est décrite page 84 du mode d’emploi.

Dans un contexte professionnel, ce choix est dicté par la nature du sujet : il ne viendrait pas à l’idée d’un photographe sportif d’utiliser le mode One Shot ou à un spécialiste de la nature morte de sélectionner l’Ai Servo. En reportage, ou plus généralement pour l’amateur qui se voit confronté à des sujets variés et parfois imprévisibles, il peut en revanche s’avérer plus délicat.

En effet, il est évident qu‘à rester en One Shot et ne basculer en Ai Servo que face à un sujet en mouvement, on prend le risque de le perdre et/ou de rater l’action le temps de changer de mode (ou parce que faute d’accroche, l’appareil n’a pas accepté de déclencher) ou encore de réaliser des images floues faute de suivi si, par chance, on arrive à déclencher sur le vif… Certes, parmi ses (nombreuses) possibilités, la Fonction personnalisée C.Fn IV -1 Commandes personnalisées permet de convertir le bouton de test de profondeur de champ en une sorte de commutateur One Shot/Ai Servo (voir mode d’emploi pages 218 et 220). Ainsi, en One Shot, l’appui sur ladite touche active l’Ai Servo tant que la pression est maintenue, le système repassant en One Shot une fois la touche relâchée (et inversement). Bien que séduisante, l’option fait malheureusement perdre le bénéfice du test de profondeur de champ (sans qu’il soit d’ailleurs possible de le basculer sur une autre touche) et l’alternative consistant à assigner cette “commutation” à la touche d’arrêt d’AF de l’objectif, n’est quant à elle envisageable qu’avec les seules optiques qui en disposent, à savoir les téléobjectifs pro.


Concrètement, l’affichage est tributaire de certaines options et Fonctions personnalisées (et qu’il est parfois ambigu !) mais, dans le principe, les capteurs (en croix) sont matérialisés dans le viseur par autant de collimateurs (les 19 carrés que cet exemple présente en intégralité). Parallèlement, celui (ou ceux) ayant servi à accrocher le sujet confirme(nt) le point (en One shot, du moins…) par l’affichage du (ou des) repère(s) rectangulaire(s) correspondant(s).


Fonctionnement et utilisation des trois modes AF

Catalogue photo 2011

Le nouveau catalogue des éditions Eyrolles vient de paraître : il propose plus de 90 livres de référence pour réussir vos photos :

Pour recevoir ce catalogue et découvrir nos nouveautés, il vous suffit d’envoyer un mail à l’adresse eazis_AT_eyrolles.com avec vos coordonnées postales et, dans l’objet du mail, “demande de catalogue photo”.

Lire la suite

« Maîtriser le Canon EOS 550D » : limiter le bruit numérique

couv_canon_550d

Ainsi, de nombreux photographes estiment-ils le bruit du 550D parfaitement acceptable jusqu’à 800 ou 1600 ISO et/ou en deçà d’un format de tirage A4, voire A3 ; ils invoquent (à raison) le fait que, pour une sensibilité donnée, le bruit demeure plus contenu que le grain des films argentiques auquel on l’assimile souvent. Pour certains, la restitution des fins détails et le “naturel” des images sont autrement plus importants que l’obtention d’un rendu lisse à haute sensibilité.

Dans le but de contenir au mieux ce que l’on estime souvent être un défaut, le 550D propose deux Fonctions personnalisées de réduction du bruit, qu’il soit dû :

  • à l’échauffement du capteur (C.Fn-4 Réduct. bruit expo. longue), quand le temps de pose est supérieur à 1 s (voir mode d’emploi page 193) ;
  • à l’amplification du signal (C.Fn-5 Réduct. bruit en ISO élevée) avec trois paliers de réglage d’intensité (voir mode d’emploi page 193).

Bruit de luminance et bruit de chrominance
On parle souvent du bruit mais, en réalité, il en existe plusieurs sortes qui se manifestent différemment sur les photos ; les principales sont le bruit de chrominance (ou bruit chromatique) et le bruit de luminance (ou bruit monochromatique).

Le bruit chromatique
C’est le plus gênant des deux et le plus facile à percevoir puisque, comme son nom l’indique, il est coloré. En général, il se manifeste par un moutonnement rouge, vert et bleu d’autant plus visible que la sensibilité est élevée, et s’avère très gênant, notamment sur les aplats colorés. Le bruit chromatique a tendance à réduire la densité des ombres (donc le contraste de l’image et sa saturation), voire à en dénaturer la couleur s’il est prononcé, mais il est assez facile à corriger (voir plus loin). Que la prise de vue ait été faite en RAW ou en JPEG, les méthodes de traitement diffèrent, mais les résultats obtenus sont très bons dans les deux cas.



Le premier détail de la charte ColorChecker (en haut) simule un niveau de bruit nul ; il servira de référence. Le deuxième (au milieu), issu d’une prise de vue “réelle”, montre l’impact du bruit chromatique non corrigé, et enfin le dernier (en bas), celui du bruit monochromatique. Ils ont été accentués pour que l’effet demeure visible ici.

Le bruit monochromatique
Il apparaît souvent en parallèle du bruit chromatique, mais il n’est pas coloré. Il se manifeste lui aussi par un moutonnement (“grain”) et est particulièrement présent dans les zones sombres ou sous-exposées. Sur les sensibilités élevées, il peut, selon les goûts, déranger ou au contraire donner à l’image une “matière” assez séduisante qui casse le côté “lisse”, voire “métallique”, que l’on reproche à la photo numérique. Le bruit monochromatique se trouve souvent amplifié par la chaleur et les longs temps de pose. Même si l’option ad hoc du boîtier contribue à sa réduction, il reste très difficile à supprimer. De nombreux logiciels proposent aussi de le corriger mais, comme il fait partie de la structure même de l’image, son traitement est périlleux et souvent accompagné d’une sensible perte de netteté des fins détails, voire, si la correction est trop forte, de l’apparition d’aplats inesthétiques.

« Maîtriser le Canon EOS 7D » en avant-première : bien utiliser les Styles d’image du 7D

couv_canon_7d

Concrètement, les Styles d’image rendent certaines particularités des capteurs “transparentes” pour l’utilisateur. Puisqu‘à configuration identique, on peut obtenir le même rendu, il est facile de travailler avec plusieurs boîtiers ou à plusieurs photographes sur un même sujet, ou encore de “migrer” d’un appareil à un autre et d’obtenir un ensemble homogène, en JPEG, en vidéo et même en RAW, puisque DPP exploite parfaitement les Styles d’image.


Les réglages du Style d’image Standard sont assez judicieux et, dans bien des cas, ils offrent un rendu très satisfaisant. Pour ma part, je l’utilise assez fréquemment en reportage, en complément de deux variantes plus ou moins contrastées du Style Neutre.

D’une part, ce logiciel tient compte du paramétrage du boîtier (d’où un sérieux gain de temps en retouche s’il est correctement géré dès la prise de vue), d’autre part, il en autorise la modification sans pertes (pour changer de Style d’image en cas d’erreur ou peaufiner un réglage) ; enfin, depuis sa version 3.2, il les utilise systématiquement. Ainsi, tous les fichiers RAW que le logiciel est en mesure de traiter en bénéficient, y compris ceux qui proviennent d’appareils antérieurs au 5D et qui, de fait, n’offrent pas la gestion des Styles d’image. On peut alors en un tournemain en harmoniser le rendu avec celui de sa production actuelle (ce qui est utile quand on étale un travail sur plusieurs années par exemple). Le système permet aussi à des appareils un peu anciens comme le 1Ds Mark II de conserver une certaine valeur d’usage comme second boîtier.

Un système souple et puissant
En plus des six ensembles prédéfinis par Canon, chaque boîtier autorise l’emploi de trois Styles d’image supplémentaires. Nous verrons dans la rubrique dédiée qu’il est très simple de personnaliser les Styles d’image préexistants et d’en enregistrer différentes variantes avec l’appareil (ce qui implique évidemment d’en connaître les caractéristiques, que nous détaillerons plus loin), mais que l’on peut aussi en télécharger de nouveaux sur Internet. Ceux-ci seront utilisables non seulement en RAW dans DPP (qui permet d’en stocker jusqu‘à 99), mais aussi directement en JPEG et en vidéo dans la mesure où l’on peut les transférer sur le boîtier.


Partisan des focales fixes, il est fréquent qu’en reportage, j’utilise deux ou trois boîtiers en parallèle. Grâce aux Styles d’image, l’harmonisation du rendu des photos dans DPP est très facile et rapide, ce qui est précieux quand on traite de gros volumes d’images.

Enfin (et c’est sans doute le point le plus important), Canon livre tous ses EOS avec PictureStyleEditor, un logiciel qui, comme son nom l’indique, permet la correction des Styles d’image. Au-delà des corrections offertes par le boîtier (qu’il propose dans une interface graphique plus confortable et pratique), celui-ci permet de modifier la courbe de rendu et d’appliquer des corrections chromatiques sélectives, donc de parfaire non seulement le contraste de l’image, mais aussi la teinte, la saturation et la luminosité de certaines couleurs. On pourra ainsi adapter les Styles d’image de Canon et/ou en créer de nouveaux qui, comme les autres, pourront être utilisés dans DPP et/ou réinjectés dans l’appareil.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !