Leica M9 et faibles lumières

11 août 2010
Le système Leica télémétrique a, dès l’origine, été associé à la photo en faible lumière, mais ce système reste-t-il intéressant maintenant que les reflex 24 × 36 montent sans difficulté à 6 400 ISO ou plus… et que les reflex APS n’ont plus guère de difficultés à atteindre 3 200 ISO avec un bon niveau de qualité ?
11 août 2010
Le système Leica télémétrique a, dès l’origine, été associé à la photo en faible lumière, mais ce système reste-t-il intéressant maintenant que les reflex 24 × 36 montent sans difficulté à 6 400 ISO ou plus… et que les reflex APS n’ont plus guère de difficultés à atteindre 3 200 ISO avec un bon niveau de qualité ?
Le Leica M9 est présenté avec le Summilux f/1,4 de 50 mm, classique de la marque pour les basses lumières.
Le fait que le Leica numérique soit limité à 2 500 ISO du fait de son capteur CCD moins performant sur ce plan que les CMOS utilisés par Canon ou Nikon dans leurs boîtiers de reportage est compensé, pour les leicaïstes, par le choix important de focales fixes de haute luminosité, aptes à la prise de vue à pleine ouverture, et par le fait que le déclenchement plus doux d’un Leica permet de descendre vers des vitesses plus basses ; mais la recherche de la qualité d’image fera néanmoins toujours choisir le format DNG au détriment du JPEG peu performant au-delà de 800 ISO. Le choix du logiciel de traitement aura alors une grande importance, mais les résultats seront à la hauteur.
Leica et les optiques lumineuses
Dès la sortie en 1932 du premier Leica à télémètre couplé (Leica II ou “Couplex”) la marque communiquait sur l’intérêt du système pour la prise de vue discrète en faible lumière, même si les films rapides de l’époque devaient avoir du mal à dépasser l’équivalent de nos 100 ISO actuels ! La première gamme disponible pour le Leica II comprenait en effet un objectif de 73 mm ouvert à f/1,9 pour le portrait ou le reportage social (théâtre, manifestations).
Le 73 mm Hektor ouvert à f/1,9 figurait en 1932 dans la première série d’objectifs pour le Leica II. Le catalogue d’époque en présente un portrait flatteur !
Pour avoir eu la chance, au cours de la réalisation de mon ouvrage “Le Leica M9” d’essayer un exemplaire de cet objectif sur le dernier modèle numérique j’ai pu constater en effet qu’il ne souffrait ni de vignetage ni de distorsion, mais bien sûr son piqué avoue un peu son âge : à pleine ouverture il n’est pas suffisant pour nos critères actuels, mais en fermant d’un cran le centre de l’image devient très bon puis excellent à f/6,3, même s’il faut attendre f/9 pour que tout le champ soit de très bon niveau, la faute à une aberration chromatique assez envahissante ! Oui, mais…nos tests actuels notent un objectif pour le format de tirage A2 (40 × 60 cm) alors que le cahier des charges de l’époque était le 10 × 15 et au mieux le 13 × 18 cm, selon la documentation de 1932 !
Extraite de l’e-book “Le Leica M9”, la courbe de piqué de l’Hektor de 1932 montre qu’il est exploitable en grands agrandissements en fermant le diaphragme d’un seul cran.









