Questions Photo

Mot clé : X-Rite

Etalonnage d’écran : gare aux solutions économiques !

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Si la plupart des photographes s’accordent désormais sur la nécessité du calibrage de leur écran pour en normaliser les conditions d’affichage et caractériser la reproduction des couleurs, certains croient aveuglément à la pertinence dudit calibrage. Or, celui-ci contribue très souvent à produire des tirages trop sombres, et ce, même avec un outil réputé comme étant sérieux.

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SpyderCheckr : Datacolor présente une solution pour étalonner des appareils photo

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La société américaine Datacolor était une des premières à rendre les outils dédiés à la gestion des couleurs accessibles à un public non spécialiste, le terme “Spyder” étant même devenu synonyme de “colorimètre” dans l’esprit de nombreux photographes. SpyderCheckr de Datacolor est destiné à calibrer des appareils photo.

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Spyder3 Studio SR : une solution complète pour calibrer la chaîne graphique (deuxième partie)

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Quid de la qualité des profils ?

Pour une comparaison des résultats avec ceux obtenus à partir d’un ColorMunki, je me suis contenté à utiliser la cible haute qualité EZ avec gris recommandée, repartie sur deux feuilles A 4. Afin d’évaluer la qualité des profils, j’ai choisi trois papiers différents, le support mat TECCO PM 230 et les supports barytés Hahnemühle Fine Art Baryta 325 g et Canson Fibre Rag 310 g. J’ai créé un profil par papier et instrument de mesure. J’ai utilisé une imprimante Epson 3800.


Trois profils (2 profils personnalisés et un profil générique) visualisés dans ColorThink : bien que les différences ne soient pas importantes, le Colormunki semble toujours optimiser le gamut et ainsi la saturation des couleurs. Papier baryté Hahnemühle Fine Art Baryta

Le logiciel du ColorMunki suit une logique diamétralement opposée à celle de Spyder3Print. Alors que le logiciel de Datacolor est (presque trop) complet et professionnel par ses nombreux réglages sophistiqués, X-Rite s’investit surtout dans l’équipement matériel en proposant un “vrai” spectrophotomètre tout en simplifiant l’interface utilisateur de son logiciel. Ne pensez pas à y éditer vos profils, l’éditeur a misé sur la simplicité à outrance.


A noter la “faiblesse” dans les teintes bleues et magenta du profil élaboré par ColorMunki : cela pourrait être une stratégie pour compenser l’absence de filtre UV de ce spectrophotomètre ce qui risque de produire une sensibilité trop importante dans les bleues, notamment avec des papiers comportant des azurants optiques…?


Deux profils pour le papier mat de TECCO : là encore, le gamut est plus large du côté ColorMunki…

Cela dit, les deux produits s’adressent par leur tarif à un public plutôt large et pas forcément expert en gestion des couleurs. L’utilisateur lambda aura donc que faire de nombreuses fonctionnalités de Spyder3Print. Ce qui lui emporte, c’est la qualité des profils et le rendu final de ses tirages.


Deux profils pour le papier baryté Platine Fiber Rag de Canson

Spyder3 Studio SR : une solution complète pour calibrer la chaîne graphique (première partie)

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Calibrage et caractérisation de l‘écran avec Spyder3 Elite

Après vous avoir invité l’utilisateur de réinitialiser les paramètres par défaut de l’écran, le logiciel vous demande de choisir parmi deux méthodes de réglage, l’Assistant pas à pas étant plus accessible à un néophyte que la Console Expert qui regroupe tous les réglages (point blanc, gamma et réglages de luminance minimale et maximale) dans une même boite de dialogue, tout en proposant une mesure de la lumière ambiante et une vérification du profil en vigueur. Si cette console est restée pendant longtemps pudiquement cachée dans les menus du logiciel, elle retrouve enfin sa place. En fait, elle seule permet de définir la luminosité maximale et minimale de l’écran, ce dernier paramètre étant toutefois tributaire de la qualité intrinsèque de ce dernier.



À noter que les Préférences de Spyder3 Elite autorisent à choisir, en passant par le bouton Paramètres avancés, une interface utilisateur plus ou moins sophistiquée (privilégiez l’option Avancé pour exploiter l’ensemble des réglages du logiciel).


En cliquant sur le bouton Paramétrage ICC, vous pouvez même sélectionner une des deux normes ICC en vigueur (préférez tant qu’à faire ICC 4.0, la plus récente), mais à l’opposé d’autres logiciels, notamment adJUST, Spyder3 Elite ne crée que des profils matriciels, pourtant réputés comme étant moins précis que des profils LUT.


Si lors du premier calibrage, le logiciel vous demande le type de l’écran à étalonner (écran TFT, CRT, vidéoprojecteur ou ordinateur portable), vous pouvez toujours le sélectionner en passant par le menu Aller>Modifier les informations d’affichage.


Cochez l’option correspondante et cliquez ensuite sur Suivant pour préciser les réglages dont dispose votre écran (Contraste et Luminosité/Retroéclairage).



Il faut ensuite réinitialiser les valeurs par défaut pour votre écran en commençant par le curseur Luminosité du menu OSD de votre écran. Si Spyder3 Elite vous affiche pour cela une échelle de gris, cette méthode visuelle est moins précise que le réglage de la luminance du blanc dans la Console Expert, privilégiez donc ce dernier en cliquant dans un premier temps sur le bouton Suivant.

Le logiciel vous demande ensuite de spécifier les réglages de l’écran pour le point blanc (c’est-à-dire la température des couleurs). J’ai sélectionné ici l’option Préréglages Kelvin, disponible sur mon écran Eizo FlexScan S2231W, puis j’ai cliqué sur Suivant pour accéder à la fenêtre suivante, proposant une fixation avec ou sans ventouse de la sonde.

En toute évidence, sur un écran LCD il ne faut jamais utiliser la ventouse, sous peine de l’endommager. Cliquez ensuite sur Suivant pour revenir à la fenêtre initiale, puis sélectionnez la commande Action>Console Expert pour fixer les paramètres spécifiques à l’étalonnage. J’ai ici choisi un point blanc de 6500 K et une courbe de compensation gamma linéaire de type L-Star ainsi qu’une luminance de 0,16 cd/m 2 pour le point noir et 100 cd/m 2 pour le point blanc, valeurs “réalistes” pour un écran de très bonne qualité, mais difficiles à reproduire avec un écran grand public ou celui d’un ordinateur portable, surtout en ce qui concerne la luminance minimale. Le menu déroulant Cible vous propose plusieurs paramètres prédéfinis, mais vous êtes libre à enregistrer vos propres jeux de réglages et ignorer les valeurs par défaut préconisées pour les écrans CRT (6500 K, 2,2 et 80 cd/m 2) et LCD (6500 K, 2,2 et 120 cd/m 2).


La Console Expert


Je désactive systématiquement l’option Vérifier le niveau de lumière ambiante lors de l’étalonnage afin d’empêcher le logiciel de procéder à des modifications intempestives de l’affichage lorsque votre environnement de travail s’expose à des conditions d’éclairage fluctuantes.

En revanche, cochez les options Appliquer l’étalonnage vidéo, Étalonnage et Profil avant de cliquer sur le bouton Mesure pour démarrer la lecture des plages de couleur. Le bouton CheckCAL™ déclenche une vérification du profil en vigueur, utilisez cette option lorsque vous avez des doutes quant à la validité d’un profil ou avant de commencer une nouvelle séance de retouche importante.

Le logiciel vous invite ensuite à placer la sonde sur l’écran (basculez l’écran un peu vers l’arrière pour améliorer l’adhésion du colorimètre sur la surface de l’écran mais n’appuyez pas trop pour ne pas endommager la dernière avec la ventouse. Le logiciel fait ensuite défiler des plages pour mesurer la luminance du point blanc. Ajustez cette dernière en passant par le curseur Luminosité de l’utilitaire de votre écran – la valeur mesurée et affichée par la jauge dans la partie gauche de la fenêtre doit alors correspondre le plus possible à la valeur cible (dans notre cas 100 cd/m2), une tolérance de plus ou moins 4% étant acceptée par le logiciel. Cliquez ensuite sur Continuer pour faire défiler et pour mesurer les autres plages colorées. Une fois les mesures terminées, le logiciel affiche une nouvelle fenêtre, permettant de choisir le nom du nouveau profil ICC. J’ai ici nommé mon profil “S2231W-6500K-LStar-100cd-11012010”, l’appellation étant composé du nom de l’écran, des paramètres de calibrage et de la date de création du profil ICC.



En cliquant sur Suivant, vous passerez au module SpyderProof (Aller>SpyderProof™) qui affiche plusieurs images représentatives (monochromes et couleurs pastelles ou saturées), le bouton Permuter permettant d’alterner les états avant et après étalonnage.





Contrôle visuel du calibrage avec SpyderProof™


Grâce à la fonction ReCal™ vous pouvez valider votre profil. Mais cette fonction est plutôt avare d’informations…


…d’autres logiciels, et notamment Eye One Match et adJUST (voir la figure) font nettement mieux !

Datacolor et X-Rite : trois nouveaux produits pour la gestion des couleurs

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Si la gestion des couleurs a été pendant très longtemps une technologie limitée au seul univers des graphistes, photograveurs et imprimeurs, elle est aujourd’hui solidement ancrée dans les pratiques des photographes numériques. La gestion des couleurs vise à afficher et reproduire fidèlement les couleurs d’une image.

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Le magazine Eyrolles
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