Linux pour les photographes - Deuxième partie

29 mars 2008
Dans la première partie de la série “Linux pour les photographes” nous avons vu les avantages (et les inconvénients) de Linux, nous avons également évoqué quelques différences entre les distributions pour vous aider à en choisir celle qui vous convient au mieux ; et nous avons finalement détaillé les différentes manières de les essayer, puis de les installer.
29 mars 2008
Dans la première partie de la série “Linux pour les photographes”, nous avons vu les avantages (et les inconvénients) de Linux, nous avons également évoqué quelques différences entre les distributions pour vous aider à en choisir celle qui vous convient au mieux, et nous avons finalement détaillé les différentes manières de les essayer, puis de les installer. Avant de rentrer de plain-pied dans le détail des divers logiciels, solution et outils disponibles, nous allons revenir, dans un premier temps, sur les différentes tâches du traitement d’une image numérique, de son importation jusqu’à son utilisation finale – une suite d’opérations qu’on appelle “postproduction”, “post-traitement”, ou encore “workflow”.
Voici ses étapes principales :
- le transfert de l’appareil à l’ordinateur, le tri et le classement ;
- le développement des fichiers RAW et leur conversion aux formats JPEG, TIFF et PNG ;
- la retouche et le conditionnement final en fonction du support (impression, impression jet d’encre, affichage Web…).
Notez que les trois grandes étapes ne sont pas totalement étanches entre elles et que le passage de l’une à l’autre contribue à rendre le “workflow” du photographe plus efficace.
Quels sont les outils de transfert, classement et tri de photos disponibles avec Linux ?
Distinguons les logiciels qui fonctionnent nativement sous Linux de ceux qui fonctionnent dans une machine virtuelle ou grâce à une couche de compatibilité logicielle. Nous détaillerons d’abord ceux de la première catégorie et plus particulièrement les logiciels installés par défaut, à savoir F-Spot et Digikam – gThumb, GQview et jbrout seront également évoqués avec moins de profondeur, mais en insistant sur leurs particularités.
Le logiciel F-Spot, souvent comparé à Lightroom (à tort) fera l’objet du présent article. Suivant votre distribution, vous en trouverez soit la toute dernière version (la version 0.4.2), soit une version un peu moins récente (la version 0.4.0). F-Spot est développé par la société Novell qui est aussi à l’origine de système d’exploitation SuSE et de sa déclinaison gratuite OpenSuSe.
Bien que le logiciel ait été conçu pour l’environnement de bureau Gnome (sur Ubuntu, il est installé par défaut), vous pouvez également l’installer et l’utiliser sous KDE – il paraîtra seulement moins bien intégré pour ce qui est de son interface utilisateur. Nous présentons ici F-Spot sous Ubuntu/GNOME.
L’interface utilisateur de F-Spot
F-Spot prend en charge les formats de fichiers suivants : JPEG, GIF, PNG, SVG, CR2, NEF, PEF, RAW, TIFF, ORF, SRF, DNG, CRW, PPM, MRW, RAF et BMP ; d’autres formats de fichiers sont en cours d’intégration. Pour l’affichage des formats RAW “propriétaires” et du format DNG, F-Spot s’appuie sur DCRaw. Le logiciel bénéficie d’un suivi dans la continuité et il est régulièrement mis à jour. La version 0.4.0, qui est disponible pour la plupart des distributions Linux, est traduite en français ; la version 0.42 comporte encore quelques éléments non francisés.
Fonctions principales de F-Spot
Pour lancer F-Spot, il suffit de cliquer sur le menu Applications>Graphisme>Gestionnaire de photos F-Spot.
L’importation de photos est très simple ; il en existe deux méthodes.
- Pour importer des dossiers complets, il suffit de cliquer sur l’icône comportant le signe “+ Importer” (situé en haut à droite). Au moment de l’importation, il est toujours possible de préciser si l’on veut déplacer des photos vers un dossier cible sur l’ordinateur (ce qui est le cas pour l’importation des photos provenant d’une carte mémoire d’un boîtier) ou bien seulement les cataloguer dans F-Spot (quand les photos sont déjà présentes sur l’ordinateur). Dans ce dernier cas, il faut décocher l’option “Copier le fichier vers le dossiers Photos”.
- Importer une seule photo par un Glisser/Déposer : il suffit de faire glisser la photo depuis son dossier vers la fenêtre de F-Spot.
Dans l’illustration suivante, un dossier contenant des photos JPEG a été importé par Glisser/Déposer, ainsi qu’une photo au format .cr2 issue d’un Canon 20D (surbrillance).








































































