C’est sous le soleil italien sur les bords du Lac Majeur que Sony a décidé de présenter son nouveau boîtier reflex expert à la presse européenne. Après un discours introductif de Fujio Nishida, président de Sony Europe, qui a bien rappelé la volonté de la marque de consolider sa position de troisième sur le marché, c’est à Toru Katsumoto qu’est revenu l’honneur de nous présenter l’Alpha 700 dans les grandes lignes avant que chaque délégation ne puisse rentrer un peu plus dans les détails de sa construction et de son fonctionnement.

Nous ne reviendrons pas ici sur les caractéristiques détaillées de l’appareil (d’autres le font très vite et très bien) pour nous concentrer sur une première prise en main « vécue » que nous avons pu effectuer sur place. En complément de quoi nous vous conseillons d’aller visiter le site Internet de Sony qui depuis le 6 septembre dispose d’une section aussi informative qu’esthétique dédiée au nouvel appareil. Vous y apprendrez donc tous les détails concernant ce nouveau reflex à capteur CMOS 12 millions de pixels (format APS-C) avec un nouveau stabilisateur optique intégré (jusqu’à 4 valeurs), un AF 11 points et une cadence jusqu’à 5 images par seconde.

Prise en main
Le premier contact avec l’Alpha 700 est des plus plaisants. L’appareil est solidement charpenté autour d’un châssis en alliage de magnésium qui lui assure résistance et légèreté et, contrairement à d’autres, Sony n’a pas cherché la compacité maximale. L’Alpha 700 n’a donc pas la taille de guêpe d’un Canon EOS 400D ou d’un Nikon D40X, mais sa prise en main n’en est que plus confortable. Boîtier expert oblige, un grip d’alimentation avec un second jeu de commandes est disponible en option.

L’ergonomie est assez plaisante et les touches tombent naturellement sous les doigts. On notera que les boutons et la trappe des deux cartes mémoire (Memory Stick et Compact Flash) sont protégées par des joints. Sans être réellement tropicalisé, l’appareil est donc protégé contre la poussière et l’humidité. Sur le capot supérieur, on se prend à rechercher un écran de rappel des fonctions actives, mais l’appareil n’en propose pas. Les réglages s’effectuent sur l’écran arrière de 3 pouces de diagonale au moyen d’une touche d’appel et des molettes avant et arrière de l’appareil, un système que nous avons déjà rencontré sur des boîtiers concurrents et qui, selon nous, demande une certaine période d’acclimatation.


Un beau viseur
Point important pour séduire les experts auxquels il est destiné, l’Alpha 700 dispose d’un beau viseur. Certes, on l’aurait préféré encore un peu plus spacieux, mais l’utilisation d’un « vrai » pentaprisme et d’un verre de visée Acute Matte à technologie Ultra bright (héritée de la reprise de Konica-Minolta) assure une clarté et un contraste dignes des meilleurs viseurs. Par ailleurs, Sony propose un verre destiné à la macro et un dépoli quadrillé, malheureusement interchangeables uniquement en atelier. Le dégagement confortable de 25 mm autorise la visée avec des lunettes, en revanche, la couverture de 95 % reste dans la moyenne de la concurrence…

Un boîtier rapide
Avec ses 11 points, l’AF se montre assez réactif et les premières images effectuées montrent une bonne précision. Le capteur central est en « double croix », entendez par cela qu’au lieu d’un « simple » capteur en croix, il en offre deux, légèrement décalés à la façon d’un dièse (#) pour encore plus d’efficacité et de rapidité. Par ailleurs, un capteur dit « f/2,8 » est utilisé en complément pour éviter les problème de décalage de mise au point en avant ou en arrière (font ou back focus) en prise de vue à grande ouverture.
Comme l’Alpha 100 (qui reste en gamme), le 700 utilise le mode « Eye-Start ». Un capteur situé sous l’oculaire de visée détecte la position de prise de vue et met instantanément en route l’AF. L’idée est bonne, mais porter l’appareil en bandoulière active le système ce qui pousse l’appareil à tenter de faire le point en continu… Mieux vaut donc l’éteindre entre deux déclenchements ou déconnecter l’Eye-Statr pour revenir à une activation classique de l’AF par pression à mi-course sur le déclencheur.
La cadence de prise de vue peut atteindre 5 images par seconde, notamment grâce au nouveau capteur CMOS (la transmission des données est en effet plus rapide qu’avec un CCD conventionnel), au nouveau traitement « BIONZ » et au nouvel obturateur annoncé pour 100 000 déclenchements. Par ailleurs, le nouveau processeur d’image BIONZ dispose d’un fonctionnement original autorisant une optimisation du signal en deux étapes pour limiter l’apparition de bruit dans les images. L’appareil dispose d’une plage de sensibilité de 100 à 3200 ISO et d’un mode étendu à 6400 ISO.