Questions Photo

Samyang : un premier objectif pour la macro

L’opticien coréen Samyang Optics vient d’annoncer deux nouveaux téléobjectifs macro, conçus pour atteindre le rapport de reproduction 1 : 1 et calculés pour couvrir le cercle image requis par les capteurs 24 x 36 . Respectivement dédiés aux photographes et vidéastes, les deux objectifs partagent la même formule optique, mais se distinguent par leur réalisation mécanique.

Lire la suite

Capture One 8.2 : une mise à jour riche en nouveautés

L'outil Balance des couleurs. La mise à jour vers 8.2 nécessite une mise à jour du catalogue.

Le fabricant danois de dos numériques moyen format et éditeur de logiciels d’image Phase One vient de publier la seconde mise à jour majeure de la huitième mouture de Capture One Pro depuis sa sortie au mois de septembre dernier. Capture One Pro 8.2 un nouvel outil de balance des couleurs, une prise en charge complète des écrans 4K et des dossiers de destination »dynamiques » permettant d’organiser les images automatiquement en fonction de leur note, libellé de couleur ou d’autres attributs ou métadonnées spécifiés par l’utilisateur.

Lire la suite

Camera Raw et DNG Converter 8.8 : sortie des versions finales

ACR 8.8 dans Photoshop CC 2014 et...

Adobe vient de faire passer ses logiciels Camera Raw et DNG Converter à la version 8.8. Une fois n’est pas coutume, l’éditeur n’avait pas publié de versions préliminaires. Le plug-in de développement RAW et l’utilitaire de conversion DNG augmentent le nombre de formats RAW pris en charge tout en ajoutant de nouveaux profils de correction optique.

Lire la suite

Nikon D810 – Exploiter la fonction vidéo (1/2)

vincent-lambert_nikon_d810

Paramétrer l’exposition

Beaucoup de points communs existent entre les deux modes de Live view Photo et Vidéo (figure 3), et si vous êtes déjà photographe, la première option ne devrait vous poser aucun souci. Nous soumettrons toutefois, dans un prochain article, quelques procédures de calage des paramètres d’exposition concernant la capture vidéo car la démarche dans ce cas s’avère justement assez différente de la capture d’image fixe.

vincent lambert nikon d810 vidéo

Figure 3. Autour de la touche d’activation du Live view sont regroupées toutes les commandes qui lui seront utiles : le commutateur de modes Photo et Vidéo, la touche Info pour les différents affichages, la touche « i » pour toutes les options disponibles en mode Photo ou Vidéo.

—–

Cet article est extrait de Photographier avec son Nikon D810, de Vincent Lambert, disponible en librairie (éditions Eyrolles, ISBN : 978-2-212-14133-7, 304 pages, 26 euros).

Meyer-Görlitz : quand le “Made in Germany” devient une imposture

Objectif Meyer-Optik Görlitz Somnium 1,5/50 mm

Depuis toujours, l’industrie optique d’outre-Rhin jouit d’une réputation enviable. La simple mention des marques Leica, Zeiss et Schneider-Kreuznach fait briller les jeux de nombreux photographes professionnels et amateurs pour lesquels un objectif conçu et fabriqué en Allemagne représente le summum en matière de finition mécanique et prouesse optique. Il n’est donc guère étonnant qu’un distributeur allemand cherche à faire revivre la marque Meyer-Görlitz, disparue suite à la réunification des deux Allemagne.

Fondée par l’opticien Hugo Meyer et le commercial Heinrich Schätze, la Optisch-Mechanische Industrie-Anstalt Hugo Meyer & Co voit le jour en 1896 et introduit par la suite des objectifs innovateurs : l’Aristostigmat (1900), le Weitwinkel-Aristostigmat (1911) et, grâce à une collaboration avec Paul Rudolph, par ailleurs créateur des objectifs Zeiss Protar, Planar et Tessar, le Plasmat qui est alors l’optique la plus lumineuse de l’époque. Les objectifs Primoplan et Telemegor contribuent, eux aussi, à la réussite économique d’une entreprise qui produit jusqu’à 100 000 objectifs par an avant de devenir un fournisseur de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après la guerre, l’entreprise privée est transformée en entreprise populaire (VEB Feinoptisches Werk Görlitz) et intègre vingt années plus tard une entité plus grande (Kombinat VEB Pentacon), engloutie à son tour par le puissant combinat VEB Carl Zeiss Jena. Pendant les années 1950 et 1960, Meyer-Görlitz continue à estampiller son nom sur des objectifs relativement simples, mais de bonnes qualités. Ensuite, les mêmes objectifs arborent le nom Pentacon et finissent leur carrière à l’ombre d’une marque plus prestigieuse, Carl Zeiss Jena. La réunification précipite les combinats est-allemands dans la tourmente et la nouvelle société Meyer-Optik, fondée une année plus tôt, disparait dès 1991.

Objectif Meyer-Optik Görlitz Somnium 1,5/50 mm

La société Globell, par ailleurs distributeur de logiciels (Datacolor, ACDSee, DxO oder Unified Color), trépieds en bois et sacs photo, annonce fin 2014 le revival de la marque et la sortie des deux premiers objectifs, Meyer Optik Görlitz 1,4/85 mm Somnium et Meyer Optik Görlitz 1,8/80 mm Figmentum. La gamme actuelle comprend cinq objectifs, un sixième étant annoncé pour juin 2015. À première vue, on ne peut que de se réjouir de la naissance d’une nouvelle gamme d’optiques à opération entièrement manuelle. Mais en regardant de près, le label « Made in Germany » des objectifs Meyer-Görlitz semble usurpé. Si les deux premiers prototypes avaient sans doute une conception optique et mécanique inédite, ce n’est pas malheureusement plus le cas des objectifs réellement sortis : le Somnium 1,5/85 mm est une copie conforme du Zenith Helios 40-2 85 mm f/1, 5 II alors que le Figmentum 2/85 mm semble directement issu de l’usine de l’opticien chinois Zhong Yi puisqu’il possède les mêmes caractéristiques que le Zhong Yi Mitakon Creator 2/85 mm, y compris pour l’irrégularité des gravures de la bague de diaphragme. Quant au Figmentum 2/35 mm, il s’agit d’une copie relookée du Zhong Yi Mitakon Creator 2/35 mm bien que la formule optique (9 éléments en 7 groupes au lieu de 6 éléments en 6 groupes pour le Creator) semble indiquer le contraire. Plus fort encore, Globell annonce deux nouveaux modèles pour appareils hybrides, Nocturnus 0,95/35 mm et Nocturnus 0,95/50 mm qui ressemblent, aux imperfections près, aux optiques chinoises Mitakon Speedmaster 0,95/35 et 0,95/50 mm. Pas grave, dites-vous ? Si le distributeur allemand précise que les objectifs Meyer-Görlitz sont assemblés en Allemagne à partir de composants optiques et mécaniques achetés sur le marché mondial et testés suivant des procédures très strictes, je ne pense pas que le travail effectué en Allemagne (s’il y en a vraiment) puisse justifier des tarifs entre deux et trois plus importants que ceux demandés pour les originaux.  D’autant plus qu’aucun de ces objectifs ne possède de quoi communiquer avec le boitier, si ce n’est que pour confirmer la mise au point. Bref, mieux vaut investir dans un objectif Zeiss (made in Japan), Voigtländer (made in Japan), Samyang (made in Korea), Zenith (made in Russia) ou Mitakon (made in China) pour gouter aux joies de la mise au point manuelle. Ou attendre la sortie du « monstre de bokeh » Meyer-Görlitz Trioplan 2,8/100 mm, attendu pour le mois de juin et autrement plus « original »…

Nikon D7200 : à l’est, (presque) rien de nouveau

D7200-1

Alors que certains utilisateurs attendent avec impatience l’hypothétique relève du Nikon D300s, le fabricant nippon présente à sa place le D7200, évolution du D7100 avec une mémoire tampon et une plage ISO plus étendues, ainsi qu’un module Wifi intégré.

Équipé d’un capteur APS-C de 24, 72 millions de photosites, le Nikon D7200 incorpore un processeur d’images EXPEED 4 qui permet d’atteindre une cadence de 6 (DX) ou 7 (format x 1,3) images par seconde en mode rafale. Mais contrairement au D7100 qui était sévèrement handicapé par une mémoire tampon famélique, il n’exige une petite pause qu’après avoir engrangé 27 images au format RAW ou 100 images au format JPEG. Le module AF Multi-CAM 3500 II, identique à celui utilisé par le D7100, bénéficie désormais d’une sensibilité accrue qui permet d’effectuer une mise au point automatique en plus faible lumière (-3 IL). La sensibilité ISO est également plus vaste, avec une plage qui s’étend par défaut entre 100 et 25 600 ISO alors que sur le D7100, les sensibilités supérieures à 6400 ISO n’étaient disponibles qu’après avoir basculé en mode étendu.

Le viseur prisme offre une couverture de 100 % (mode APS-C), un grossissement de 0,94 fois et un dégagement oculaire de 19,5 mm. Quant à l’obturateur à défilement vertical, il arbore une plage de vitesses entre 1/8000 seconde et 30 secondes, avec une vitesse de synchronisation flash égale à 1/200 seconde. L’obturateur possède une fiabilité accrue puisqu’il permet de comptabiliser 150 0000 images en moyenne avant qu’il soit nécessaire de le changer. Hormis des images aux formats RAW (NEF), JPEG et RAW + JPEG, vous pouvez enregistrer des séquences vidéos au format Full-HD (25 ou 30 i/s au format APS-C et 50 ou 60 i/s au format 1,3 x) sur une ou deux cartes de mémoire au format SD, SDHC ou SDXC.

L’afficheur arrière est fixe, mais se distingue tout de même par une diagonale de 3,2 pouces (8 cm), un angle de vision de 170° et 1 229 000 points. Quant à l’accu EN-EL15, il offre une autonome suffisante pour jusqu’à 1110 photos ou des séquences vidéos de 80 minutes.

La connectivité du D7200 fait également de progrès : si la prise USB à la norme 2.0 est un étrange anachronisme en 2015, le module sans fil incorporé est résolument moderne. Il permet de communiquer avec des dispositifs mobiles (NFC) et de transférer des images (Wifi).

Le D7200 sera disponible à partir de la deuxième moitié du mois de mars. Voici les tarifs publics :

  • D7200 (boitier nu) : 1179 euros TTC
  •  D7200 + AF-S DX Nikkor 18-105 mm 1:3, 5-5, 6G ED VR : 1399 euros TTC
  •  D7200 + AF-S DX Nikkor 18-140 mm 1:3, 5-5,6G ED VR : 1499 euros TTC

Nikon D7200, points clés

  • capteur CMOS-DX  de 24, 2 mégapixels, à matrice Bayer et dépourvu de filtre passe-bas
  •  Processeur EXPEED 4
  •  module AF  Multi-CAM 3500 II avec 51 collimateurs et une sensibilité minimale de -3 IL
  •  afficheur arrière d’une diagonale de 8 cm (3, 2 pouces) et de 1 229 000 points, non orientable
  • viseur prisme avec une couverture de 100 %
  • cadence maximale en mode Rafale de 6 i/s (mode APS-C) ou 7 i/s (mode 1,3 x)
  • mémoire tampon  permettant d’accumuler 27 fichiers RAW ou 100 fichiers JPEG avant de saturer
  • plage de sensibilités standard de 100 à 25 600 ISO.
  • vidéos Full HD-Video à 60, 50, 30 OU  25 images par seconde
  • vitesse d’obturation maximale de 1/8000 s (obturateur mécanique)
  • connectivité sans fil (Wifi Et NFC)
  • système de réduction  de poussières

Tokina : un nouveau zoom grand-angle pour le format APS-C

Tokina-1120-1

Depuis plusieurs années déjà, les objectifs grand-angles à focale variable Tokina jouissent d’une excellente réputation. L’opticien japonais s’apprête à renouveler le Tokina AT-X 11-16 PRO DX-II. Aussi lumineux que son prédécesseur, mais doté d’une plage de focales plus étendue, le nouveau Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX est également optimisé pour les futurs capteurs APS-C à forte densité de photosites.

Pour ce qui est de sa construction mécanique, le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX marche manifestement dans les traces de l’ancien modèle. Mais sa construction optique est encore plus ambitieuse : si l’ancien modèle intègre 13 éléments en 11 groupes dont deux à surface asphérique et deux en verres SD, le nouveau arbore 14 éléments en 12 groupes et ajoute un grand élément hybride à surface asphérique pour améliorer la résolution optique et le pouvoir de contraste et minimiser des défauts optiques tels que l’aberration chromatique et sphérique. D’ailleurs, l’objectif se distingue par sa grande luminosité maximale (f/2, 8) et plage de focales. Cette dernière correspond à celle d’un objectif 15-30 mm sur un appareil à capteur 24 x 36. Grâce à la nouvelle conception optique, le fabricant a réussi à ne pas trop augmenter les dimensions et le poids de l’objectif bien que les barillets, usinés en métal, procurent à l’objectif une robustesse et une fiabilité hors pair. Le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX est équipé d’un filetage frontal pour des filtres au diamètre de 82 mm, commun à la plupart des objectifs de la gamme AT-X. Le moteur de mise au point Silent Drive (SD-M) est à la fois rapide et presque inaudible. Il est assisté par une mise au point interne qui déplace des éléments optiques à l’intérieur du fut sans pour autant modifier les dimensions de l’objectif. Pour passer en mode manuel, il suffit de tirer la bague de mise au point vers l’arrière (One-touch Focus Clutch). À noter aussi que le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX possède un diaphragme à 9 pétales qui offre une ouverture quasi circulaire, condition sine qua non pour obtenir un bokeh harmonieux. Le traitement antireflet a été également amélioré, avec notamment un revêtement WP Coating pour la lentille frontale qui offre une protection efficace contre des abrasions mécaniques tout en facilitant le nettoyage, grâce à un rejet des gouttes d’eau et des salissures.

Le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm PRO DX est disponible dès maintenant. Proposé dans les montures Canon EF et Nikon F, il est commercialisé à 729 euros TTC (prix public).

Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX
Focale 11 -20 mm (équiv. 16,5 -30 mm en 24 x 36)
Angle de champ (diagonal) 104.34° – 72.42°
Construction optique (Éléments/Groupes) 14/12
Diaphragme, nombre de lamelles 9
Plage d’ouvertures 2,8-22
Distance minimale de MaP 0,28 m
Rapport de reproduction maximal 1:8,62
Diamètre de filtre 82 mm
Diamètre et longueur maximales 89 x 92 mm
Poids 560 g
Mise au point Automatique /manuelle
Compatibilité CANON EF, Nikon F

LensTrue : correction des défauts de perspective et de la distorsion

LensTrue-1

Présenté au public lors de la Photokina 2014, le système LensTrue du fabricant accessoire photo allemand Jobo n’a pas vraiment captivé l’attention de la presse photo. Pourtant, il s’agit d’un produit astucieux, bien que destiné à un public spécialisé.

Un photographe d’architecture est régulièrement confronté aux défauts de perspective qui déforment les proportions de son sujet dès qu’il ne parvient pas à se positionner en face de celui-ci. Certes, il existe des objectifs à décentrement ou des logiciels pour faire en sorte que les lignes correspondant à des éléments verticaux restent parallèles dans l’image. Alors que le décentrement physique restera limité à quelques degrés tout en nécessitant l’emploi d’un trépied, les corrections informatiques sont à même de compenser l’effet de contreplongée, mais ne parviennent pas toujours à reconstituer les proportions naturelles du sujet.

Le système LensTrue, développé par le photographe Detlef Grosspietsch, part du principe qu’il est possible, sous condition de connaitre à la fois les caractéristiques de l’objectif utilisé et les angles d’inclinaison verticaux et horizontaux de l’appareil photo, de corriger les déformations de perspective et la distorsion de chaque image et ce, même si celle-ci ne comporte pas de lignes droites. LensTrue se compose de deux parties : un petit boitier intégrant un niveau électronique qui enregistre les données d’inclinaison et un logiciel de traitement qui réunit les informations en question avec les données EXIF enregistrées par l’appareil. Le logiciel, développé par l’éditeur Thorsten Lemke, déjà connu pour le « couteau suisse » GraphicConverter, reconnait ainsi l’orientation de l’appareil et, grâce aux EXIF, la focale et l’ouverture de l’objectif utilisé. Il corrige la distorsion à l’aide des données de calibrage, rectifie la perspective et enregistre l’image finale au format TIFF. Actuellement, le système reconnait 25 objectifs Canon et 5 objectifs Zeiss, le logiciel n’étant que compatible Mac OS X.

Avant…

… et après la correction logicielle. Notez que le rapport hauteur/largeur de l’image de l’image est modifié.

Il est possible d’employer des objectifs à décentrement et bascule (TS-E 17 mm et 90 mm), le décentrement étant alors assuré par LensTrue et la bascule par l’objectif. Notez que la latitude de réglage de LensTrue est beaucoup plus importante que celle du décentrement de l’objectif : si celui-ci  ne propose qu’un décentrement de 11° au prix d’une forte accentuation du vignetage et de l’aberration chromatique, le système LensTrue permet d’aller jusqu’à 35°. Qui plus est, LensTrue fonctionne à main levée, autorisant ainsi un emploi dans d’autres domaines photographiques tels que la mode, le portrait, le reportage et la photo de produit.

Cependant, il y a un petit détail qui fâche : le distributeur demande pas moins de 990 euros TTC alors que le marché offre déjà des logiciels forts efficaces (par exemple DxO Optics Pro et View Point, mais aussi Camera Raw/Lightroom, Photoshop et Capture One Pro) qui ne coutent qu’une fraction de ce prix. Un petit air de déjà-vu ? Rappelons le triste destin d’Acolens, chalengeur d’outre-Rhin de DxO Optics Pro dont le péché mignon était, outre son tarif exorbitant, l’absence d’une version Windows.

Adobe : Photoshop souffle ses 25 bougies !

PS-icone

Un quart de siècle, c’est une (petite) éternité dans l’univers informatique. Pourtant, l’emblématique Photoshop a réussi à dominer le marché de logiciels d’image depuis 25 années déjà et continue à le faire. Aujourd’hui, l’éditeur Adobe fête l’anniversaire de l’application dont l’introduction sur le marché avait eu lieu le 19 février 1990.

Le développement de Photoshop commença dès 1987. Imaginé par l’étudiant en thèse Thomas Knoll, le logiciel débuta son existence sous forme de simple explorateur d’images pour moniteurs monochromes (Display) avant de gagner, grâce à l’aide de John Knoll, frère du créateur, une poignée d’outils simples et destinés au traitement des images. Deux années plus tard, l’éditeur de logiciels Adobe fut séduit par les fonctionnalités de Display et décida de l’acquérir. Lancé en 1990, dans une version réservée aux ordinateurs Macintosh, Photoshop rencontra un succès immédiat. Au fil des années, de nombreuses versions se sont succédé, apportant chacune de nombreuses fonctionnalités nouvelles : calques (3.0), calques de réglage (4.0), gestion des couleurs (5.0), export optimisé pour le Web (5.5), filtre Fluidité (6.0), Camera Raw (7.0, encore sous forme de plug-in optionnel), Objects dynamiques (CS2), outils Image Ready (CS3), Mise à l’échelle adaptée au contenu (CS4), Remplissage en fonction du contenu (CS5), Extrusion 3D (CS5), Rapiéçage basé sur le contenu (CS6), Filtre Netteté optimisée (CC), Réduction du tremblement (CC), Filtre Camera Raw (CC) et Masque de netteté (CC2014), pour ne citer qu’une petite partie des fonctionnalités sophistiquées du logiciel. À noter aussi une évolution perpétuelle du module de développement Camera Raw et des outils dédiés à la fusion panoramique et HDR.

Selon l’éditeur, Photoshop compte pas moins de dix-millions d’utilisateurs dans le monde. Pour le traitement d’image et la préparation de fichiers pour l’impression et la diffusion par voie électronique, le logiciel est aujourd’hui incontournable et il n’est donc guère étonnant qu’il soit plébiscité par 90 % des professionnels dans les univers photo et arts graphiques. L’éditeur a opté, dès 2013, pour un changement de cap drastique dans la distribution de ses logiciels, abandonnant la licence « perpétuelle » au profit d’un modèle de souscription mensuelle ou annuelle, seule la version CS6 étant encore disponible en achat. Mais cela ne semble guère entraver la circulation des versions actuelles.

Par ailleurs, l’éditeur californien semble considérer le jour de lancement de Photoshop comme un porte-bonheur : Lightroom fête aujourd’hui son huitième anniversaire alors que Camera Raw est né il y a exactement douze années — bon anniversaire !

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !

Les nouveautés Eyrolles

  • Pas de livres.