Questions Photo

Canon : mises à jour de logiciels photo et vidéo

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Le fabricant japonais Canon vient de publier des mises à jour pour plusieurs de ses logiciels photo et vidéo, abandonnant à la même occasion leur compatibilité avec les systèmes d’exploitation Windows XP et Windows Vista. Au menu aussi la prise en charge du boitier EOS 7D Mark II, présenté au mois dernier et censé arriver au mois de novembre.

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X-Rite : compatibilité avec Mac OS X Yosemite

Yosemite

Alors qu’Apple s’apprête à lancer son nouveau système d’exploitation dont le nom fait référence au  parc national américain et « terrain de jeu » de prédilection du célèbre photographe Ansel Adams, X-Rite vient de faire l’inventaire de ses logiciels compatibles, avec au final deux applications qui cesseront de fonctionner une fois effectué une mise à jour vers Mac OS X 10.10.

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Macphun Intensify Pro : le révélateur de détails

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Flux de travail

Bien que le logiciel soit capable de travailler directement à partir de fichiers bruts provenant d’un grand nombre d’appareils, il manque plusieurs outils pourtant indispensables à la production d’images de qualité (réduction du bruit, correction des défauts optiques, nettoyage des poussières, etc.). Mieux vaut donc alimenter Intensify Pro d’images ayant préalablement transité par Aperture, Camera Raw et Lightroom.

1. Une fois l’image ouverte dans l’interface du plug-in, commencez par sélectionner un paramètre prédéfini (panneau Pré-réglages) ou un ensemble de réglages (panneau Régler) pour corriger l’image de manière globale. Jouez éventuellement sur l’opacité de l’effet pour atténuer un rendu caricatural.

2. Identifiez ensuite les réglages pouvant profiter à certaines parties de l’image : pour cela, choisissez un autre paramètre prédéfini ou modifiez les curseurs du panneau Régler avant de procéder à la création d’un nouvel ensemble calque/masque de fusion ; appliquez ensuite les réglages à l’aide du pinceau ou du filtre gradué, puis affinez la sélection à l’aide de la gomme.

3. Répétez l’étape 2 en créant des calques et masques supplémentaires jusqu’à ce que le rendu de l’image vous convient. Enfin, cliquez sur Appliquer pour récupérer votre image dans la fenêtre de l’application hôte (Attention, un clic sur Annuler ferme la fenêtre d’Intensify Pro tout en supprimant l’ensemble des réglages appliqués, et cela, sans vous prévenir — utilisez donc la commande Annuler uniquement si vous souhaitez abandonner le travail effectué au sein du plug-in…).

Transfert d’un fichier Bitmap vers Intensify Pro depuis Photoshop CC (à gauche), Lightroom (au milieu) et Aperture (à droite). Si l’application indépendante est à même d’ouvrir certains fichiers RAW, il est plus avantageux d’effectuer le développement dans un logiciel de développement à proprement parler.

En guise de conclusion

Rapide et très efficace, Intensify Pro est un des meilleurs outils du marché lorsqu’il s’agit de donner du pep à vos images. Si d’autres plug-ins ne profitent parfois qu’à une poignée d’images, les réglages d’Intensify Pro bénéficient au plus grand nombre. Mais comme toujours, il faut choisir les préréglages et manier les curseurs avec modération et discernement pour ne pas verser dans la peinture numérique ou l’imagerie HDR mal exécutée. Si les commandes du logiciel ne sont pas aussi ingénieuses que les points de contrôle U-Point des célèbres plug-ins Nik, leur prise en main reste néanmoins très intuitive, grâce à un modus operandi qui s’inspire directement de celui des deux ténors Lightroom (pinceau, filtre gradué) et Photoshop (gomme, calques et masques de fusion). Le logiciel  apporte aux utilisateurs d’Aperture et Lightroom des fonctionnalités inédites qui ne font pas partie du logiciel hôte et  les utilisateurs de Photoshop apprécieront sans doute la pertinence des paramètres prédéfinis et la facilité avec laquelle il est possible d’intervenir sur la tonalité, la texture et les détails d’une image. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est conseillé d’utiliser le logiciel en version plug-in, car il est alors possible de réduire le bruit et de retoucher les poussières, mises en évidence suite à une modification du contraste (global, local ou microcontraste).

Les développeurs de Macphun ont encore du pain sur la planche puisque le logiciel manque encore  à l’heure actuelle un traitement par lots et une prise en charge des filtres dynamiques de Photoshop. De même, les réglages appliqués ne peuvent être conservés qu’en enregistrant l’image finalisée dans un format propriétaire, tandis que les calques d’un fichier TIFF ou PSD sont systématiquement aplatis lors du transfert vers l’application hôte. À regretter aussi l’apparence « lugubre » de l’interface utilisateur qui cède au look Lightroom ( j’aurais préféré des teintes plus claires …),  l’absence d’un masquage automatique pour le pinceau et celle d’outils plus sophistiqués pour la retouche des couleurs (outil TSL et/ou mélangeur de couches). Enfin, certains curseurs possèdent un niveau de granularité qui rend le dosage de certains effets assez difficile.

Mais il s’agit là de (petits) défauts qui ne nuisent nullement à l’usage du logiciel. Celui-ci est particulièrement stable et fluide et fournit des réglages et des résultats de qualité. Que demander de plus, après tout ? Reste à lui accorder une petite place dans son flux de travail photo. En ce qui me concerne, je l’ai déjà adopté et je me sers régulièrement d’Intensify Pro pour embellir mes meilleures images.

Configuration requise

  • Mac OS 10.7 et plus récent
  • Processeur Intel Core 2 Duo, Core i3, Core i5, Core i7 ou  Xeon
  • 4 Go de mémoire vive ou davantage
  • Plug-in compatible avec Adobe Photoshop CS5, CS6,  CC et CC 2014 ; Adobe Photoshop Lightroom 4 ou 5 ; Apple Aperture 3.2 ou plus récent, Photoshop Elements 10 à 12 (sauf la version App Store)

Formats d’image pris en charge

  • RAW (.NEF et .CR2)
  • PSD
  • TIFF  RGB (8 et 16 bits/couche)
  • PNG
  • JPEG
  • MPI (format propriétaire pour enregistrer les réglages)

Prix et disponibilité

Intensify  : 17, 99 EurosTTC

Intensify Pro : 54, 44 Euros TTC

 

 

Photokina : trois nouveaux objectifs Canon

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Alors que de nombreux « canonistes » attendaient impatiemment la sortie d’un zoom super télé (EF 100-400 f/4-5,6 L IS II USM) et d’un objectif standard (EF 50 mm f/1,8 IS USM), Canon a préféré présenter trois objectifs que personne n’a vu venir : les optiques EF 400 mm f/4 DO IS II USM, EF 24-105  mm f/3,5-5,6 IS STM et EF-S 24 mm f/2,8 STM.

Pour le premier, il s’agit d’une nouvelle version d’un téléobjectif à lentilles diffringentes qui n’a jamais connu le succès commercial mérité. Car si la technologie DO permet de réduire l’encombrement et le poids des objectifs à longue focale, elle introduit aussi des défauts optiques qui lui sont propres. L’EF 400 mm f/4 DO IS II USM  possède une construction entièrement revue et corrigée bien que sa composition optique n’ait pas beaucoup changée par rapport à la version initiale (18 lentilles en douze groupes au lieu de 17 lentilles en treize groupes). Si l’utilisation de matériaux contemporains devrait normalement en réduire le poids, la nouvelle version est légèrement plus lourde que l’ancienne (2100 au lieu de 1940 g). Quant au stabilisateur d’image, il gagne en efficacité (4 au lieu de 3 IL) alors que la réalisation mécanique de l’objectif est toujours à la hauteur de celle d’un téléobjectif de la série L, peinture claire comprise. L’intégration de la technologie DO, exclusive à Canon, place l’objectif dans une série à part ce qui est signalé par le liseré vert. Cela dit, le tarif de cette optique (6500 euros TTC) reflète ses caractéristiques haut de gamme.

L’EF 24-105 mm f/3,5-5,6 IS STM bénéficie d’un tarif nettement plus démocratique (479 euros TTC). L’objectif transstandard pourrait bien devenir l’objectif de base de l’EOS 6D, grâce à une plage de focales très étendue, un moteur STM  et un poids encore raisonnable (525g) pour un objectif couvrant le format 24 x 36. Équipé, lui aussi, d’un stabilisateur d’image de 4 vitesses, l’EF 24-105 f/3,5-5,6 IS STM se compose de 17 éléments en 13 groupes. Plus léger que l’EF 24-105 mm f/4 L IS USM, il est à peine moins long (104 au lieu de 107 mm) que l’objectif à ouverture constante qui était jusque-là le seul objectif transstandard “économique” assorti aux boîtiers des séries 1 et 5.

La dernière nouveauté ne s’adresse qu’aux utilisateurs de boitiers APS-C. Avec une construction et un angle de champ équivalentes à celles de l’excellent EF 40 mm f/2,8 STM, l’EF-S 24 mm f/2,8 STM allie l’angle de champ d’un objectif semi grand-angle et la compacité d’un objectif pancake. Avec un poids de 125 g et une longueur de 22, 8 mm, il se fait ainsi presque oublier dans un fourre-tout photo. Quant au prix de vente conseillé de l’EF-S 24 mm f/2,8 STM (179 euros TTC), il est très raisonnable et à peine plus élevé que celui de l’EF 40 mm f/2,8 STM.

Caractéristiques techniques
EF-S 2,8/24 STM EF 3,5-5,6/24-105 IS STM EF 4,0/400 DO IS II USM
Format APS-C 24 x 36 24 x 36
Angle de champ (horizontal, vertical, diagonal) 59° 10′, 50° 35′,34° 55′ 74° – 19° 20′, 53° – 13°, 84° – 23° 20′ 5°10′, 3°30′, 6°10′
Construction optique (Éléments/Groupes ) 6/5 17/13 18/12
Diaphragme, nombre de lamelles 7 7 9
Ouverture minimale 22 22-36 32
Distance de mise au point min. 0,16 m 0,4 m 3,3 m
Rapport d’agrandissement max. 0,27x 0,3x 0,13x
Affichage de distances oui non ou
Stabilisateur d’image non oui, 4 IL oui, 4 IL
Moteur de mise au point STM STM USM (FTM)
Diamètre de filtre 52 mm 77 mm 52 mm (insertion)
Diamètre et longueur max. 68,2 x 22,8 83,4 x 104 128 x 232,7
Poids 125 g 525 g 2100 g
Bouchon E52II E77U / E77II E-145C
Pare-soleil ES-52 EW-83M ET-120 (WII)
Étui LP811 LP1219 Lens Case 400D

 

Capture One Pro 8 : une progression toute en harmonie

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L’éditeur de logiciels et fabricants de dos numériques Phase One vient de présenter la huitième mouture de son logiciel de développement RAW Capture One Pro. Si celle-ci ne réinvente pas la roue, elle apporte tout de même de nouvelles fonctions intéressantes.

La mise à jour du moteur de développement RAW est sans doute la nouveauté la plus marquante. Entre l’ancien processus Capture One 7 et le nouveau, dument baptisé Capture One 8, il y a un petit fossé puisque ce dernier apporte une nouvelle gestion des tonalités (tone mapping) beaucoup plus convaincante et une réduction du bruit nettement plus performante.Alors que les curseurs Hautes lumières et Ombres de l’outil High Dynamic Range provoquaient par le passé une perte de contraste plus ou moins importante dans les plages de tonalités voisines, ils se comportent désormais de manière exemplaire, permettant de récupérer des hautes lumières écrêtées et des ombres bouchées sans trop altérer la restitution des tonalités « moyennes ». Qui plus est, le curseur Hautes lumières est d’une puissance remarquable, proche de celle de son alter ego dans Camera Raw et Lightroom, sans pourtant générer autant d’artéfacts que dans ces logiciels concurrents. La réduction du bruit de luminance bénéficie également de bien meilleures performances et procure aux images un rendu très fin et ce, même aux sensibilités ISO les plus élevées. Notez que la conversion des paramètres de développement des images préalablement traitées dans Capture One n’est pas automatique : alors que les images fraichement importées profitent d’emblée des nouveaux algorithmes de traitement, les anciennes images doivent être « converties » pour en tirer parti. L’éditeur danois a également travaillé sur la suppression locale du moiré et la transformation noir et blanc, dans le dernier cas il sera possible de choisir des réglages plus musclés sans pour autant introduire des artéfacts gênants.

En termes de qualité d’image, Capture One Pro 8 vient de dépasser Camera Raw 8 et Lightroom 5, grâce à d’excellents algorithmes de distribution de tonalités (récupération des hautes lumières et tons foncés) et une puissante réduction du bruit qui ne génère que peu d’artéfacts. La restitution des couleurs était déjà plus fidèle dans Capture One Pro 7. A l’heure actuelle, seul DxO Optics Pro 9 offre encore une meilleure gestion du bruit, grâce à PRIME.

L’outil Clarté a gagné un nouveau paramètre « Naturel » alors que l’outil « Grain Film » est entièrement nouveau. Celui-ci permet de gérer la texture du grain, sa taille et son importance, grâce à six paramètres prédéfinis et deux curseurs. À noter aussi qu’il serait maintenant possible de simuler le rendu de films argentiques, grâce à des styles commercialisés par des éditeurs tiers.

Les paramètres de correction locale dans Capture One Pro 8 : un ensemble aussi complet que performant.

En termes de correction locale, les fonctionnalités de Capture One Pro 8 sont également plus étendues que celles de son prédécesseur. Désormais, le panneau Réglages locaux permet d’appliquer les commandes des outils Balance de blanc, High Dynamic Range, Clarté, Réduction du bruit et Franges pourpres à des parties de l’image, préalablement sélectionnées à l’aide du pinceau ou d’un masque dégradé. Quant aux nouveaux outils Duplication et Pansement, ils permettent de retoucher des poussières ou corriger des petits défauts sur un calque à part.

Phase One cherche également à séduire les utilisateurs d’Aperture, Lightroom et Media Pro. À leur égard, le logiciel propose des outils d’importation de catalogues permettant de récupérer un certain nombre de métadonnées et paramètres de développement de l’autre logiciel. Dans le cas d’Aperture, le nouveau catalogue conserve les Projets, Dossiers et Albums, les métadonnées IPTC, notes, libellés de couleurs et mots-clés tout en convertissant un certain nombre de réglages de développement, par exemple le recadrage, la rotation et le redressement ainsi que la luminosité, l’exposition, la récupération des hautes et basses lumières et la transformation noir et blanc.

Importation d’un catalogue Lightroom. Notez que les collections dynamiques ne sont pas (encore) prises en charge.

Le système de catalogage est beaucoup plus robuste que celui de la version précédente. Au fil de l’utilisation de différentes versions bêta, j’ai pu constater que Capture One Pro 8 gère avec aise plusieurs dizaines de milliers de fichiers RAW. Si le logiciel ne connait pas la notion des collections de Lightroom, il est tout à fait possible de l’utiliser en tant qu’outil d’organisation principal ou unique, d’autant plus qu’il est enfin possible de créer une arborescence de mots-clés hiérarchiques. Certes, Capture One Pro 8 manque cruellement de fonctions pour envoyer des images vers des sites sociaux, mais le logiciel offre tout de même un module d’impression et un autre pour la création de galeries Web.

Le panneau Bibliothèque. Si Capture One Pro 8 n’offre qu’une partie des fonctionnalités de Lightroom, ce qui existe pourrait bien satisfaire les besoins de nombreux photographes…

Le mode LiveView bénéficie également d’un certain nombre de perfectionnements : un indicateur de mise au point uniquement disponible avec certains dos numériques en mode connecté ainsi qu’un bouton pour tester la profondeur de champ et une fonction pour forcer l’orientation des images. Il est également possible de personnaliser la disposition des outils et onglets dans l’interface utilisateur du mode LiveView.Phase One cède également (au moins en partie) à la mode actuelle de souscription de logiciels. Ainsi, il est désormais possible d’acheter (version complète 229 euros HT, mise à jour 69 euros HT) ou de louer le logiciel sur une base annuelle (8 euros HT par mois). Cette dernière option n’est certes pas la plus intéressante puisqu’il est possible d’obtenir Photoshop et Lightroom pour la même somme. Mais l’offre sera sans doute réajustée en fonction de la demande. Vous pouvez télécharger une version d’essai valable pendant 60 jours en suivant ce lien .

Photokina : un boîtier semi-professionnel signé Samsung

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Les années de jeunesse de Samsung sont bel et bien révolues : avec le NX1, le géant coréen présente le vaisseau amiral de sa lignée d’appareils hybrides et celui-ci impressionne par des caractéristiques techniques que lui envieront ses rivaux japonais.

Décidément, avec le NX1, Samsung ambitionne à se placer dans le peloton de tête des fabricants d’appareils hybrides. Et cela commence par un capteur novateur de pas moins de 28 mégapixels. Il s’agit d’un capteur BSI (Back-side-illuninated) dont les circuits électroniques sont placés à l’arrière des photosites dans le but d’y maximiser l’afflux de lumière. Le fabricant évoque une sensibilité lumineuse égale à celle d’un capteur de 20 mégapixels alors que la restitution des détails correspondrait à celle d’un capteur de 28 mégapixels. Mais ce n’est pas tout puisqu’un nouveau processeur d’images à double coeur permettrait une cadence de 15 images par seconde en mode rafale tout en gérant le suivi de la mise au point AF sur 70 images consécutives, avec une cadence ralentie par la suite. La mise au point automatique de l’appareil s’appuie sur un système hybride : un système à détection de contraste et un autre à détection de phase,le dernier étant obtenu à l’aide de 205 photosites du capteur, mis au service du système AF. En mode vidéo, le Samsung NX1 offre une résolution quatre fois plus importante que la plupart des appareils concurrents (4096 x 2160 au lieu de 1920 x 1080 pixels). Quant au viseur électronique OLED, il repose sur 2, 36 millions de points et une latence grandement réduite (5 au lieu de 42 ms).

L’appareil offre même un écran mobile.

N’oublions pas la construction très ambitieuse de l’appareil en alliage de magnésium et aluminium, doté de joints pour une protection efficace contre les éclaboussures et les poussières. Malgré ce « blindage », l’appareil propose un système de transmission sans fil (Wifi et Bluetooth) pour la transmission des images, la communication avec des appareils mobiles et le contrôle de l’appareil photo.

Le fabricant embellit également sa gamme d’optiques : le NX 2,8/50-150 OIS, second objectif de la ligne Prémium, bénéficie d’un stabilisateur d’image d’une efficacité égale à 4, 5 IL et de joints de tropicalisation. Samsung projette également la sortie future d’un nouveau téléobjectif 300 mm f/2,8, dont le prototype sera présenté à la Photokina.

Le Samsung NX1 (1499 euros TTC) sera disponible à partir du mois d’octobre 2014, tout comme le NX 2,8/50-150 OIS (1599 euros TTC) et la poignée verticale ED-VGNX01 (249 euros TTC). Reste à assurer le marketing, la distribution et le SAV de cet appareil fort ambitieux, points sur lesquels Samsung ne s’est pas particulièrement distingué par le passé…

Photokina : le Nikon D750 est officiel !

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Nikon vient d’introduire aujourd’hui son cinquième boîtier réflex numérique 24 x 36, le Nikon D750 dont les caractéristiques ont déjà été communiquées sur un certain nombre de sites de rumeurs.  Il se positionne entre le Nikon D610 et le Nikon D810, en adoptant des fonctionnalités de chacun de ces appareils.

Le Nikon D750 hérite le système de mise au point AF à 51 collimateurs du D810 (et D4s…) et le capteur, l’obturateur et l’ergonomie générale du D810. Qui plus est, il propose une cadence de 6,5 images par seconde en mode rafale, le Wifi intégré, un écran qui pivote vers le haut et le bas et des fonctions d’enregistrement vidéo évoluées. Rappelons que de nombreux photographes attendent impatiemment le remplaçant du défunt Nikon D700 lequel se distinguait par un nombre de pixels plus réduit et une vitesse de fonctionnement (motorisation, mise au point, enregistrement) supérieure à celle de son successeur D800. Si le D750 incorpore un nouveau module AF plus performant et plus sensible (Multi-CAM 3500 FX II), il plafonne tout de même à 6, 5 images par seconde et la mémoire tampon (buffer) est tout juste capable d’enregistrer une quinzaine de fichiers RAW avant de saturer. Par ses dimensions et la disposition de ses commandes, le D750 s’inspire davantage du D610 et des boitiers DX de la marque que du D700 ou D800/D810.Bref, ce n’est pas un boitier typé sport ou reportage, mais plutôt un boitier à usage « universel » tel que le Canon 5D Mark III, en dépit d’un obturateur dont la vélocité atteint tout juste celle de l’obturateur du Canon 6D.

Cela dit, pourvu d’un tarif public de 2149 euros, le Nikon D750 bénéficie actuellement du meilleur rapport qualité/prix parmi les boitiers réflex 24 x 36, toutes marques confondues. Et cela compte pour beaucoup dans ce segment de marché mis à mal par la récession économique et la marche triomphale des appareils hybrides !

Voici les caractéristiques techniques principales du D750 :

Nikon D750 Specifications:

  • Capteur: 24.3 mégapixels, taille des pixels 5.9µ
  • Format du capteur : 35.9 x 24mm
  • Résolution (format FX) : 6016 x 4016 pixels
  • Résolution (format DX) : 3936 x 2624 pixels
  • Plage native de sensibilités ISO : 100-12,800ISO
  • Plage étendue de sensibilités ISO : 50, 25,600-51,200 ISO
  • Processeur d’image : EXPEED 4
  • Système de mesure de lumière : Mesure matricielle couleur 3D III avec priorité aux hautes lumières, capteur RVB 91000 pixels
  • Système de réduction des poussières
  • Tropicalisation
  • Balance des blancs : nouveau système avec jusqu’à six préréglages personnalisés
  • Vitesses d’obturation : 1/4000 à 30 s
  • Durée de vie de l’obturateur: 200,000 actuations
  • Enregistrement de données : 2 emplacement SD
  • Couverture du viseur : 100%
  • Vitesse max. en mode refale : 6.5 images par seconde
  • Flash intégré: oui, compatible CLS
  • Module AF: Advanced Multi-CAM 3500FX II
  • Seuil de détection en mode AF : jusqu’à f/8 avec 9 collimateurs
  • Écran arrière: 3.2 pouces avec 1,2 millions de points, mobile
  • Modes d’enregistrement vidéo : Full 1080p HD à 60 images par seconde, avec contrôle de l’exposition
  • Mode HDR
  • Type d’alimentation : EN-EL15 (autonomie 1230 vues)
  • Connectique :USB 3.0
  • Poids: 750g
  • Dimensions: 141 x 113 x 78 mm
  • Tarif public conseillé : 2.149,00 € (boîtier nu),  2.699,00 € (D750 Kit avec AF-S NIKKOR 24-85 mm 1:3,5-4,5G ED VR) ou  2,799,00 € (D750 Kit avec AF-S NIKKOR 24-120mm 1:4G ED VR )
  • Disponibilité : 23 septembre 2014 (boîtier nu ou kit avec AF-S NIKKOR 24-85 mm 1:3,5-4,5G ED VR) ou fin octobre 2014 (kit avec AF-S NIKKOR 24-120mm 1:4G ED VR)

Photokina : Tamron SP 2,8/15-30 mm Di VC USD

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Tamron présentera la semaine prochaine le futur zoom super grand-angle SP 2,8/15-30 mm Di VC USD dont la date de sortie et le tarif restent encore inconnus.

Composé de 18 éléments en 13 groupes, dont un élément asphérique (eXpanded Glass Molded Aspherical) dans le premier groupe et plusieurs éléments LD dans les groupes suivants, l’objectif offre de quoi compenser la distorsion et l’aberration chromatique. Tamron annonce également un traitement antireflet performant, grâce à l’utilisation conjointe d’un traitement eBand-Nano et d’un revêtement BBAR (Broad-Band Anti-Reflection), visant à optimiser la transmission de la lumière et la suppression efficace du flare et des images fantômes. Afin de faciliter le nettoyage de la lentille frontale, celle-ci est dotée d’un traitement fluorine qui agit de manière hydrofuge tout en retardant le dépôt de poussières.

Le Tamron SP 2,8/15-30 mm Di VC USD intègre un diaphragme circulaire à 9 lamelles pour un rendu agréable des zones hors mise au point ainsi qu’un stabilisateur d’image (VC) permettant de travailler à des vitesses beaucoup plus lentes pour compenser un manque de lumière. L’objectif bénéficie d’un moteur AF ultrasonique (USD) pour une mise au point précis, rapide et silencieuse avec retouche sans qu’il soit nécessaire de passer en mode manuel.

À noter aussi que le fabricant fournit une copie du logiciel de « développement RAW SILKYPIX Developer Studio pour Tamron » qui permet de corriger les défauts optiques résiduels (distorsion, vignetage et aberration chromatique) à l’aide de profils préenregistrés. L’objectif sera décliné en montures (Canon EF), Nikon (Nikon F) et Sony (Sony A), le stabilisateur d’image n’étant proposé qu’aux utilisateurs d’appareils Canon et Nikon.

Caractéristiques Tamron SP 2,8/15-30 mm Di VC USD
Focale 15-30 mm
Angle de champ (diagonal) 110°-71° (24 x 36) / 85,5° / 49,5° (APS-C)
Construction optique (Éléments/Groupes) 18/13
Diaphragme, nombre de lamelles 9
Plage d’ouvertures 2, 8- 22
Distance  minimale de  MaP 0.28 m
Rapport de reproduction maximal 1 : 5
Diamètre de filtre non
Diamètre et longueur maximales 98,4 x 143 mm (Nikon), 98,4 x 145 mm (Canon)
Poids 1100 g
Montures Canon, Nikon, Sony

Nikon D3300 : l’autofocus

nikon d3300 livre pascal druel

Qu’est-ce que le suivi de mise au point ?

Au déclenchement du D3300, le miroir principal se relève, rendant alors inopérant le miroir secondaire. En conséquence, les capteurs AF ne reçoivent plus de lumière et sont donc dans l’incapacité d’analyser la scène. Parallèlement, bien que le temps de latence entre le moment où le déclencheur est pressé et l’enregistrement de l’image soit extrêmement court (de l’ordre de quelques dizaines de millisecondes), l’appareil photo, du fait de l’absence d’analyse quand le miroir est relevé, anticipe les déplacements du sujet afin de prévoir où ce dernier sera au moment de l’enregistrement de l’image. Il examine donc au mieux la vitesse du sujet, mais aussi la direction et le sens de ses évolutions, afin d’adapter en conséquence la distance de mise au point.

Définir le mode de sélection du point AF

En complément du choix du mode autofocus, le D3300 offre la possibilité de définir manuellement le mode de sélection du point AF. La méthode de sélection est calquée sur celle du mode AF, et se fait donc dans le viseur à l’aide du sélecteur multidirectionnel ou sur l’écran après une pression sur la touche « i ». Il est aussi possible de passer par le menu Prise de vue>Mode de zone AF mais cette méthode est plus longue à mettre en place.

mode autofocus nikon d3300

mode autofocus nikon d3300

Le D3300 propose quatre modes de sélection du point AF qui sont accessibles directement à l’écran via la touche « i ». De gauche à droite, sur la 2e capture, on trouve : AF Point sélectif, AF Zone dynamique, Suivi 3D (11 points), ici sélectionné, et AF Zone automatique.

Retenez que les modes de sélection AF Zone dynamique et Suivi 3D (11 points), présentés ci-dessous, ne sont pas disponibles si vous avez au préalable choisi de travailler en mode autofocus AF-S.

  • AF Point sélectif : convient parfaitement aux sujets immobiles. Il vous suffit alors de sélectionner manuellement le collimateur AF et le D3300 fait le point à l’endroit désiré. Il est compatible avec tous les modes autofocus.
  • AF Zone dynamique : à l’inverse du mode précédent, l’AF Zone dynamique est dédié aux sujets en mouvement. Il est donc utilisable dès lors que l’un des modes autofocus AF-A ou AF-C est validé. En pratique, vous sélectionnez la zone AF de manière conventionnelle mais l’appareil photo ajuste la mise au point en fonction des informations données par les collimateurs voisins, notamment quand les mouvements du sujet sont assez erratiques et qu’il est susceptible de sortir brièvement du secteur couvert par le collimateur choisi.
  • AF Suivi 3D (11 points) : à l’instar du mode AF Zone dynamique, le Suivi 3D (11 points) est actif seulement en mode autofocus AF-A ou AF-C. L’appareil se « verrouille » sur le sujet dès que le déclencheur est pressé à mi-course et assure le suivi de la mise au point. Ce mode convient aux sujets mobiles (prise de vue animalière, sportive ou autres).
  • AF Zone automatique : le D3300 fonctionne ici en automatisme total, sélectionnant le collimateur AF parmi les 11 possibles en fonction de la scène.

 

nikon d3300 autofocus mode AF

Le mode AF Suivi 3D est le plus approprié pour assurer la mise au point sur un sujet mouvant. (100 ISO, 1/250 s, f/5,6, 82 mm.)

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Pascal Druel vient de publier Photographier avec son Nikon D3300 aux éditions Eyrolles. Véritable complément au mode d’emploi de l’appareil, cet ouvrage accompagne le lecteur photographe dans la découverte et la manipulation de son D3300 et, plus largement, de la photographie avec un reflex numérique.

Au sommaire

Les atouts de la photo au reflex. Le reflex polyvalent et performant • Les avantages de la photo numérique • Les formats d’enregistrement Prendre en main son D3300. La série D3000 : une famille bien pensée • Ergonomie et commandes • Découvrir les menus • Le mode Guide • Utiliser le flash intégré • Gérer l’alimentation • Choisir ses cartes mémoire • Personnaliser son D3300 Compléter son équipement. Notions fondamentales liées au choix d’un objectif • Bien exploiter le zoom du kit • Corrélation entre focale et sujet • Objectifs spéciaux • Objectifs Nikon : comment s’y retrouver ? • S’équiper du côté des opticiens indépendants • Dix objectifs pour le D3300 • Choisir flash, sac, trépied et petit matériel Bien exposer ses images. Comprendre l’exposition : 3 réglages fondamentaux • Comprendre et maîtriser l’interaction des 3 réglages clés • Mesurer la lumière • Les modes d’exposition • Améliorer l’exposition • Exposer au flash Gérer la netteté. Appréhender la mise au point • Maîtriser la profondeur de champ • Corrélation entre temps de pose et netteté • Utiliser le Live view • S’initier à la vidéo Optimiser le rendu d’image. Restituer fidèlement les couleurs : la balance des blancs • Optimiser contraste, luminosité, teinte… : les Picture Controls • Préserver ombres et lumières : le D-Lighting • Optimisation avancée : choisir « l’espace couleur » • S’affranchir de la réalité : le mode « Effects » • Menu Retouche Composer ses images. Les bases de la composition d’image • Jouer sur les accords et les oppositions Transférer, traiter et archiver ses images. Transférer ses images • S’initier à ViewNX 2 • Archiver ses images

AfterShot Pro 2 : la gratuité pour Mac OS

ASP2

Après avoir repris le développement du logiciel Bibble 5 et l’avoir relancé sous un nouveau nom, AfterShot Pro, l’éditeur de logiciels Corel vient de baisser le tarif de la version actuelle du seul logiciel de flux de production photographique proposé à la fois pour Windows, Mac OS et Linux.

Si AfterShot Pro 2 est vendu, en temps normal, à 70 euros TTC, il ne soulage votre portefeuille plus que de 49,99 euros et la version pour Mac OS est, quant à elle, complètement gratuite ! Pour en profiter, il suffit de passer par ici.

P.S : notez qu’il s’agit d’une version d’essai sans limitation d’utilisation.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !