Questions Photo

Prix, bourse, résidence photo : une étape formatrice (1/2)

couverture Artiste photographe Fabiène Gay Jacob Vial

Participer à des prix ou bourses, présenter ainsi son travail à divers jurys, est une activité à laquelle se soumettre tout au long de sa carrière, et que vous poursuivrez dans une optique différente au fur et à mesure du temps. Rassurez-vous, cela concerne tous les photographes de toutes les générations. Au début d’une carrière, le but est d’être repéré ; quelques années plus tard, de rester visible et présent sur le marché, puis enfin, le temps passant, de couronner sa carrière, valoriser son parcours et sa photographie. « Un prix, une bourse, c’est utile voire nécessaire. Cela permet d’être, d’exister. Plus on montre, plus on a de chances d’être vu. Il n’y a pas de chemin tracé, pas de règle mais une logique » affirme Marion Hislen, présidente et fondatrice de l’association Fetart.

Faut-il candidater à tout prix, à tous les prix ?

Les avis sont partagés, il se dit que les choses produisent toujours quelque chose, et que pourquoi pas le faire… Cependant, il est impératif de considérer chacune de vos candidatures comme étant unique. On ne duplique pas un dossier. On le fait évoluer, on l’organise en fonction de la nature du prix, de la bourse ou de la résidence. On considère soi et celui que l’on sollicite.

Au-delà de la participation

La visibilité donnée par un prix, une bourse ou une résidence est une validation de la profession. Potentiellement, ils sont un élément déclencheur de votre cote, car leurs connexions avec les foires et les salons – des lieux où l’on achète de la photographie ! – peuvent vous permettre de vendre vos premières images. Tel a été le cas avec SFR Jeunes talents qui présente ses lauréats lors de Paris Photo. Or, seule cette validation permet une valorisation. La distinction n’est toutefois pas une fin en soi. Il faut faire son chemin, bâtir de toutes pièces son propre réseau, le suivre et l’animer. La très grande majorité des experts constate que les jeunes photographes ne sont pas toujours très lucides par rapport à cela. Ils ne pensent pas, par exemple, à inviter à leurs futures expositions les jurys ou directeurs de prix qui les ont distingués, ils ne pensent pas à les tenir au courant de ce qu’ils font. Ils oublient de même les intervenants qu’ils ont croisés alors qu’ils étaient en formation. Les seuls auxquels ils pensent sont ceux avec qui ils ont eu la plus grande affinité, ce qui se conçoit bien mais je répète que nous sommes dans une logique professionnelle et je ne pense pas que l’on puisse se contenter de travailler avec celles et ceux qui nous sont le plus agréable ! J’ai souvent entendu dire que les jeunes photographes, sont individualistes et arrogants, que trop nombreux d’entre eux ne font pas le b.a.-ba. Quel dommage !

« Ce qui importe, c’est le travail. La qualité d’un dossier aussi bien en termes de contenu que sur le fond. Si l’un ou l’autre est bâclé cela se sentira et le photographe ne sera pas prix au sérieux. Si un dossier ne passe pas au niveau d’un prix ou d’une bourse, il serait étonnant qu’il passe auprès d’une galerie ou d’une agence » indique Philippe Gassmann, directeur général de Picto. Au-delà de la participation, il y a donc du travail, du travail et encore du travail, et ce travail n’est pas un travail de photographe mais un travail de représentant. Êtes-vous prêt à faire du porte à porte, de la communication, de la promotion ?

Cet article est extrait de Artiste photographe, publié par Fabiène Gay Jacob Vial, aux éditions Eyrolles. Pour en savoir plus concernant cet ouvrage, rendez-vous sur le blog Simples instants.

Au sommaire

Se former à la photographie. L’école : point de départ d’un projet • Comment choisir ? • Quels établissements pour devenir photographe ? Workshop et master class. Préparer ! • Sur quels critères choisir ? • À la découverte de six pratiques : la question des apprentissages Prix, bourses, résidences et aides publiques. Soumettre : une étape formatrice • Prix, bourse, résidence : quelle différence ? • Participer : l’intérêt des lectures de portfolios, la construction du dossier artistique, l’importance de l’éditing • Lauréat, et après ? • Points de repère : une sélection de prix • Dispositifs d’aides publiques Diffuser sa photographie. Votre visibilité et vos choix de professionnel • L’aspect financier • Parcours de jeune photographe • Comment vous diffuser ? • Le Web et les médias sociaux • Les galeries et les centres d’art • Les collectionneurs • Les éditeurs • Les festivals • La presse •Sponsors, mécènes, partenaires Parler de sa photographie. L’écriture • Assurer et mettre en mots son propos de photographe • Texte et portfolio : présenter sa photographie Annexe.

Fabiène Gay Jacob Vial accompagne les photographes dans le développement de leur carrière aussi bien sur le plan artistique que sur le plan d’une activité économique, et propose des formations dédiées sur www.blog-lescyclopes.com. Elle est l’auteur de Créer et gérer une activité de photographe et de Animer des ateliers de photographie.

Lightroom : sortie du plug-in d’importation de catalogues Aperture et iPhoto

ApertureLR-6

Depuis l’abandon officiel du logiciel Aperture par son éditeur Apple, un véritable vent de panique souffle parmi les utilisateurs de ce logiciel. Bien que le célèbre gestionnaire d’images et développeur RAW ait bénéficié hier d’une ultime mise à jour pour le rendre opérationnel sous OS X Yosemite, l’avenir d’Aperture est en jeu et mieux vaut s’occuper dès aujourd’hui des lendemains de sa collection d’images.

L’importation des données à partir d’une photothèque Aperture ou iPhoto se faiten tout confort, depuis le menu Fichier>Module externe-Extras

La plupart des dossiers virtuels d’Aperture sont convertis en collections.

Heureusement, les alternatives ne manquent pas : Capture One Pro 8 incorpore d’emblée un assistant de migration et Adobe propose depuis aujourd’hui la prise en charge de la photothèque Aperture dans la version 5.6 de Lightroom, via un module d’importation qui se charge également du transfert des données de la photothèque d’iPhoto. Alors que les métadonnées de développement ne sont pas traduites (rappelons que le moteur de développement d’Aperture diffère de celui de Camera Raw et Lightroom), le module d’importation se charge de perpétuer les métadonnées suivantes : drapeaux, rejets, notes, libellés de couleur, mots-clés, visages, métadonnées GPS et métadonnées IPTC. Alors que la plupart des métadonnées sont transférées telles quelles, d’autres sont inscrites sous forme de mots-clés (libellés de couleur et visages).

Les libellés de couleur, piles et tags de reconnaissance de visages sont transcrits en mots-clés, faute d’équivalent au sein du catalogue Lightroom.

L’utilitaire de migration vous rappelle d’effectuer une sauvegarde du catalogue avant la migration des données à partir d’Aperture. Vous pouvez choisir la photothèque Aperture et l’emplacement des originaux transférés.

En ce qui concerne l’organisation de la photothèque en projets, dossiers et albums, elle est également transcrite, les différents dossiers virtuels étant transposés en jeux de collections et collections, avec l’exception des projets d’impression iPhoto. Quant à l’appartenance à une pile de photos, elle est enregistrée sous forme de mots-clés et les versions sont converties en copies virtuelles. En revanche, l’utilitaire de migration ne tient pas compte des albums intelligents et certains champs de métadonnées spécifiques à Aperture. Qui plus est, Lightroom n’accepte que les fichiers PSD pour lesquels vous avez spécifié au préalable une compatibilité maximale.

  • Si vos images sont hébergés par Aperture (elles sont « prisonnières » de la photothèque), l’utilitaire de migration procède à leur copie, puis enregistre les duplicatas dans un emplacement préalablement spécifié.
  • Si vos images sont gérées par Aperture (Aperture les a répertorié sans les déplacer physiquement), elles sont conservées à leur emplacement initial, avec la possibilité de les copier vers un nouvel emplacement préalablement spécifié.

Installation et utilisation

  • Pour installer le plug-in, téléchargez-le, puis enregistrez-le sur votre disque dur.
  •  Double-cliquez pour décompresser le fichier, puis copiez-le à l’intérieur du dossier Bibliothèque>Application Support > Adobe > Lightroom>Modules de votre dossier Utilisateur [si le sous-dossier Modules n’existe pas encore, procédez à sa création].
  •  Lancez Lightroom, puis créez un nouveau catalogue ou effectuez une copie de sauvegarde de votre catalogue existant.
  • Sélectionner la commande Fichier>Module externe-Extras>Import from Aperture Library. Lightroom vous permet ensuite de choisir la photothèque Aperture ainsi que l’emplacement des images maitres. En cliquant sur Options, vous pouvez définir un certain nombre de paramètres relatifs à l’importation  des aperçus d’Aperture [très pratiques pour juger visuellement des paramètres de développement appliqués, d’autant plus que ces aperçus sont empilés avec les originaux] , la gestion des mots-clés et la copie des fichiers maitres.
  • Cliquez sur Import, puis patientez quelques heures. Sur ma machine principale, un MacPro 2010 doté de 16 Go de RAM et de disques durs traditionnels, la migration a nécessité pas moins de 2 heures et demie pour 9846 fichiers RAW — de quoi attendre plusieurs jours avant d’avoir digéré une photothèque composée de quelques centaines de milliers de fichiers bruts…

En tant qu’utilisateur d’Aperture, faut-il vraiment lui tourner son dos aussi vite ? Si la décision vous appartient, gardez à l’esprit qu’Aperture demeurera parfaitement opérationnel jusqu’à l’arrivée de son successeur Photos (et bien au-delà tant que vous n’effectuez pas de mise à jour du système d’exploitation…), dont on ignore encore le potentiel. Peut-être vaudrait-il mieux attendre la sortie de la future application photo de Cupertino (ainsi que celle de Lightroom 6) pour décider en toute connaissance de cause : en fait, le futur logiciel d’Apple sera le seul à conserver une bonne partie ou alors l’ensemble des paramètres de développement — un gain de temps considérable !

Photographie argentique : le crowdsourcing appelé à la rescousse

ferrania

Si la supériorité technique du numérique ne fait plus aucun doute, l’argentique n’a pas dit son dernier mot. En témoignent le succès de la lomographie et le regain d’intérêt de certains jeunes photographes pour l’exposition et le développement de pellicules noir et blanc.

Pour subvenir aux besoins en films des aficionados de la photo argentique, certaines sociétés s’appuient désormais sur le financement participatif et plus particulièrement sur des plateformes d’intermédiation telles que Kickstarter. Citons en exemple le projet New55 FILM et celui du projet CineStill Medium Format Film qui vise à financer la production d’un film négatif couleur tungstène au format 120 alors que celui-ci existe déjà au format 135.

 

Le projet du fabricant italien Ferrania est plus ambitieux. Il s’agit de récupérer, avec l’aide financière du public, trois machines (« Trixie », « Walter » et « Big Boy ») afin de pouvoir assurer la production de nouveaux films couleur. Les machines en question se trouvent déjà dans une ancienne usine désaffectée dont les entrepreneurs occupent dores et déjà une petite partie. Là encore, ces derniers ont opté pour le don avec contrepartie, c’est-à-dire en offrant des cadeaux et des lots de films en échange de contributions financières. Tandis que le projet de CineStill, plus spécifique, est encore loin de rassembler le montant requis, celui de Ferrania semble né sous une bonne étoile : alors qu’il lui reste encore 22 jours pour remplir la tirelire, la société italienne a amassé près de 80 % des fonds nécessaires — de quoi assurer le futur du film argentique.

13. 10 : le projet des entrepreneurs italiens vient de dépasser le seuil critique de 250.000 dollars américains. Ferrania recommencera donc bientôt avec une réédition du film inversible couleur ScotchChrome (100 ISO) , suivie par la production d’autres types de films, vraisemblablement des émulsions négatif couleur !

Camera Raw et DNG Converter 8.7 : les versions préliminaires débarquent

Si Camera Raw 8.7 RC sous Photoshop CC (2014) offre la même prise en charge en termes de formats bruts et profils de correction optique, ses fonctionnalités sont plus étendues que celles de...

Adobe vient de mettre à disposition du public, via le site Adobe Labs, de nouvelles versions non définitives du plug-in Camera Raw et de l’utilitaire DNG Converter qui passent ainsi en version 8.7.

Exclusivement destinées aux systèmes d’exploitation Windows 7, Windows 8 et Mac OS X 10.7 à 10.9, les versions 8.7 RC n’apportent que peu de nouvelles fonctionnalités, mais elles s’embellissent de nouveaux formats RAW et profils de correction optique. En ce qui concerne la prise en charge de nouveaux formats bruts, le plug-in et l’utilitaire augmentent la longue liste des appareils photo numériques compatibles par les modèles Casio EX-100PRO, Fuji X30, Leaf Credo 50, Leica V-Lux, Nikon D750, Panasonic GM1S, Sony 5100 et Sony QX1. De même, ils corrigent désormais la distorsion et le vignetage des objectifs Tokina AT-X 116 PRO DX-II 11-16mm f/2.8 (Canon et Nikon), HandeVision IBELUX 40 mm F0.85 (Fujifilm X, Sony E), SLR Magic 50mm T0.95 Hyperprime Cine Lens (Leica M, Sony E), Leica Summicron-S 100 mm f/2 ASPH (Leica S), HD PENTAX-DA 645 28-45mm F4.5ED AW SR (Pentax 645), Sony DT 18-55mm F3.5-5.6 SAM, Sony DT 18-70mm F3.5-5.6, Sony 75-300mm F4.5-5.6, Sony 300mm F2.8 G SSM, Sony 500mm F4 G SSM (Sony Alpha), Sony FE 16-35mm F4 ZA OSS (Sony Ea), Voigtländer VM 12 mm F5.6 Ultra Wide Heliar et Voigtländer VM 75mm F1.8 Heliar.

Si Camera Raw 8.7 RC sous Photoshop CC (2014) offre la même prise en charge en termes de formats bruts et profils de correction optique, ses fonctionnalités sont plus étendues que celles…

…de la version réservée à Photoshop CS6

Les utilisateurs de Photoshop CC et CC 2014 sous Windows bénéficient également d’une prise en charge préliminaire des écrans HiDPI, c’est-à-dire des écrans dotés d’une densité élevée en pixels (4K). L’option « Régler l’échelle de l’interface utilisateur à 200% sur les écrans haute résolution » de l’onglet Édition>Préférences>Fonctions expérimentales vous permettra d’effectuer une mise à l’échelle de l’interface utilisateur pour améliorer la lisibilité des inscriptions. Toutefois, cette fonctionnalité souffre encore de quelques petits couacs ; il sera donc parfois nécessaire de relancer Photoshop pour activer la mise à l’échelle de Camera Raw et la correction locale ou le passage en mode Plein écran s’accompagne parfois de scintillements ou d’effets de rafraichissement. Qui plus est, la prise en charge des écrans 4K n’est pas (encore) opérationnelle lorsque la fenêtre de Camera Raw est ouverte depuis Bridge CC.

Affichage par défaut de Camera Raw sur un écran 4K : les éléments de l’interface utilisateur ne sont pas lisibles avec aise, rendant la correction des images très pénible, voire impossible.

En activant l’option « Régler l’échelle de l’interface utilisateur à 200% sur les écrans haute résolution » dans l’onglet Édition>Préférences>Fonctions expérimentales de Photoshop CC 2014, on retrouve le confort d’utilisation d’un écran « standard ».

Affichage rectifié dans ACR 8.7.

Les logiciels en question peuvent être utilisés jusqu’au 31 décembre 2014, passée cette date ils afficheront une boite de dialogue vous invitant à télécharger les versions définitives. Celles-ci, censées arriver en amont de cette date butoir, offriront sans doute une prise en charge de formats RAW et de profils de correction optique supplémentaires.

Pour installer Camera Raw  et DNG Converter 8.7 RC, suivez ces liens:
•    Camera Raw pour Photoshop CC et CC 2014, Mac OS
•    Camera Raw pour Photoshop CC et CC 2014, Windows
•    Camera Raw pour Photoshop CS6, Mac
•    Camera Raw pour Photoshop CS6, Windows
•    DNG Converter 8.7 pour Mac OS
•    DNG Converter 8.7 pour Windows

Salon de la photo : invitations et rencontres

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Le grand événement annuel de la photo se tiendra du jeudi 13 au lundi 17 novembre 2014, porte de Versailles à Paris. Comme chaque année, le Salon sera l’occasion de découvrir des photographies, de manipuler du matériel, d’assister (et participer !) à des conférences et débats, mais aussi d’échanger avec de nombreux auteurs photographes, en toute simplicité.

Cette année sera une nouvelle fois l’occasion de rencontrer des photographes oeuvrant dans des domaines très variés. Problématiques de prise de vue, de post-traitement ou de métier (statut, droit, marketing, etc.) seront au sujet de ces journées.

En attendant le programme complet du Salon, sachez d’ores et déjà que vous pourrez notamment rencontrer sur le stand des éditions Eyrolles (B111) ou dans le cadre de conférences et animations organisées par nos partenaires NikonPassion et Apprendre la photo :

Pour bénéficier d’une entrée gratuite, n’oubliez pas de cliquer ici en indiquant votre code d’accès QUS14.

Canon : mises à jour de logiciels photo et vidéo

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Le fabricant japonais Canon vient de publier des mises à jour pour plusieurs de ses logiciels photo et vidéo, abandonnant à la même occasion leur compatibilité avec les systèmes d’exploitation Windows XP et Windows Vista. Au menu aussi la prise en charge du boitier EOS 7D Mark II, présenté au mois dernier et censé arriver au mois de novembre.

Le logiciel de développement RAW Digital Photo Professional (DPP) 3.14.41 offre désormais une prise en charge des formats RAW des appareils EOS 7D Mark II, PowerShot SX60 HS, PowerShot G7 X, une prise en compte du second profil d’écran en mode biécran et une option permettant de supprimer les métadonnées de prise de vue lors de l’exportation des images. La fonction DLO (Digital Lens Optimizer) intègre de nouveaux profils de correction optique (EF 16-35mm f/4L IS USM, EF-S 10-18mm f/4.5-5.6 IS STM, EF-M 55-200mm f/4.5-6.3 IS STM) tout en améliorant la qualité de certains profils plus anciens (EF 24-105mm f/4L IS USM, EF-M22mm f/2 STM, EF-M18-55mm f/3.5-5.6 IS STM). Quant à la version 4.0.2 de Digital Photo Professional, exclusivement proposée aux utilisateurs d’appareils 24 x 36 récents (EOS-1D X, EOS-1D C, EOS 5D Mark III et EOS 6D), elle hérite la prise en charge de l’EF 16-35mm f/4L IS USM.

Le gestionnaire EOS Utility 2.14.10 parvient à communiquer avec le tout nouveau EOS 7D Mark II tout en gérant les profils des objectifs EF 16-35mm f/4L IS USM, EF-S 10-18mm f/4.5-5.6 IS STM alors que la version 3.0.0 R2 du même logiciel ajoute l’EF 16-35mm f/4L IS USM à la liste des optiques prises en charge.

L’éditeur de styles d’image Picture Style Editor passe à la version 1.14.20 pour s’accommoder de la sortie du 7D Mark II et l’utilitaire EOS MOVIE Utility 1.2 gère désormais des fichiers provenant des boitiers EOS 7D Mark II, EOS-1D X, EOS 5D Mark III, EOS 6D, et EOS 70D tout en bénéficiant d’une prise en main plus agréable (disposition des boutons) et de fonctionnalités nouvelles ou améliorées.

Pour télécharger les mises à jour, rendez-vous sur le site de téléchargement de Canon France.

X-Rite : compatibilité avec Mac OS X Yosemite

Yosemite

Alors qu’Apple s’apprête à lancer son nouveau système d’exploitation dont le nom fait référence au  parc national américain et « terrain de jeu » de prédilection du célèbre photographe Ansel Adams, X-Rite vient de faire l’inventaire de ses logiciels compatibles, avec au final deux applications qui cesseront de fonctionner une fois effectué une mise à jour vers Mac OS X 10.10.

Selon X-Rite, les utilisateurs des solutions i1Display Pro, i1Basic Pro 2, i1Photo Pro 2, i1Publish, i1Publish Pro 2, ColorMunki Smile, ColorMunki Display, PANTONE ColorManager et ColorChecker Passport pourront continuer à les utiliser sans procéder à une mise à jour alors que ceux du spectrophotomètre « grand public » ColorMunki Photo/Design et du logiciel DNG Profile Manager rencontreront des difficultés majeures. Quant au colorimètre i1Display 2, piloté par le logiciel i1Profiler D2 Lion Edition, il ne fonctionne plus depuis le passage à Mac OS X 10.8, son fabricant ayant apparemment décidé de ne plus ressusciter ce modèle pas si ancien. Heureusement, X-Rite ne semble pas avoir des projets similaires quant à ColorMunki Photo/Design et DNG Profile Manager : la société américaine promet la sortie de mises à jour avant le 3  (ColorMunki Photo et DNG Profile Manager) et le 8 novembre (ColorMunki Design) permettant d’utiliser ces outils au sein de la future mouture de Mac OS X.

Macphun Intensify Pro : le révélateur de détails

IntensifyPro-8

Flux de travail

Bien que le logiciel soit capable de travailler directement à partir de fichiers bruts provenant d’un grand nombre d’appareils, il manque plusieurs outils pourtant indispensables à la production d’images de qualité (réduction du bruit, correction des défauts optiques, nettoyage des poussières, etc.). Mieux vaut donc alimenter Intensify Pro d’images ayant préalablement transité par Aperture, Camera Raw et Lightroom.

1. Une fois l’image ouverte dans l’interface du plug-in, commencez par sélectionner un paramètre prédéfini (panneau Pré-réglages) ou un ensemble de réglages (panneau Régler) pour corriger l’image de manière globale. Jouez éventuellement sur l’opacité de l’effet pour atténuer un rendu caricatural.

2. Identifiez ensuite les réglages pouvant profiter à certaines parties de l’image : pour cela, choisissez un autre paramètre prédéfini ou modifiez les curseurs du panneau Régler avant de procéder à la création d’un nouvel ensemble calque/masque de fusion ; appliquez ensuite les réglages à l’aide du pinceau ou du filtre gradué, puis affinez la sélection à l’aide de la gomme.

3. Répétez l’étape 2 en créant des calques et masques supplémentaires jusqu’à ce que le rendu de l’image vous convient. Enfin, cliquez sur Appliquer pour récupérer votre image dans la fenêtre de l’application hôte (Attention, un clic sur Annuler ferme la fenêtre d’Intensify Pro tout en supprimant l’ensemble des réglages appliqués, et cela, sans vous prévenir — utilisez donc la commande Annuler uniquement si vous souhaitez abandonner le travail effectué au sein du plug-in…).

Transfert d’un fichier Bitmap vers Intensify Pro depuis Photoshop CC (à gauche), Lightroom (au milieu) et Aperture (à droite). Si l’application indépendante est à même d’ouvrir certains fichiers RAW, il est plus avantageux d’effectuer le développement dans un logiciel de développement à proprement parler.

En guise de conclusion

Rapide et très efficace, Intensify Pro est un des meilleurs outils du marché lorsqu’il s’agit de donner du pep à vos images. Si d’autres plug-ins ne profitent parfois qu’à une poignée d’images, les réglages d’Intensify Pro bénéficient au plus grand nombre. Mais comme toujours, il faut choisir les préréglages et manier les curseurs avec modération et discernement pour ne pas verser dans la peinture numérique ou l’imagerie HDR mal exécutée. Si les commandes du logiciel ne sont pas aussi ingénieuses que les points de contrôle U-Point des célèbres plug-ins Nik, leur prise en main reste néanmoins très intuitive, grâce à un modus operandi qui s’inspire directement de celui des deux ténors Lightroom (pinceau, filtre gradué) et Photoshop (gomme, calques et masques de fusion). Le logiciel  apporte aux utilisateurs d’Aperture et Lightroom des fonctionnalités inédites qui ne font pas partie du logiciel hôte et  les utilisateurs de Photoshop apprécieront sans doute la pertinence des paramètres prédéfinis et la facilité avec laquelle il est possible d’intervenir sur la tonalité, la texture et les détails d’une image. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est conseillé d’utiliser le logiciel en version plug-in, car il est alors possible de réduire le bruit et de retoucher les poussières, mises en évidence suite à une modification du contraste (global, local ou microcontraste).

Les développeurs de Macphun ont encore du pain sur la planche puisque le logiciel manque encore  à l’heure actuelle un traitement par lots et une prise en charge des filtres dynamiques de Photoshop. De même, les réglages appliqués ne peuvent être conservés qu’en enregistrant l’image finalisée dans un format propriétaire, tandis que les calques d’un fichier TIFF ou PSD sont systématiquement aplatis lors du transfert vers l’application hôte. À regretter aussi l’apparence « lugubre » de l’interface utilisateur qui cède au look Lightroom ( j’aurais préféré des teintes plus claires …),  l’absence d’un masquage automatique pour le pinceau et celle d’outils plus sophistiqués pour la retouche des couleurs (outil TSL et/ou mélangeur de couches). Enfin, certains curseurs possèdent un niveau de granularité qui rend le dosage de certains effets assez difficile.

Mais il s’agit là de (petits) défauts qui ne nuisent nullement à l’usage du logiciel. Celui-ci est particulièrement stable et fluide et fournit des réglages et des résultats de qualité. Que demander de plus, après tout ? Reste à lui accorder une petite place dans son flux de travail photo. En ce qui me concerne, je l’ai déjà adopté et je me sers régulièrement d’Intensify Pro pour embellir mes meilleures images.

Configuration requise

  • Mac OS 10.7 et plus récent
  • Processeur Intel Core 2 Duo, Core i3, Core i5, Core i7 ou  Xeon
  • 4 Go de mémoire vive ou davantage
  • Plug-in compatible avec Adobe Photoshop CS5, CS6,  CC et CC 2014 ; Adobe Photoshop Lightroom 4 ou 5 ; Apple Aperture 3.2 ou plus récent, Photoshop Elements 10 à 12 (sauf la version App Store)

Formats d’image pris en charge

  • RAW (.NEF et .CR2)
  • PSD
  • TIFF  RGB (8 et 16 bits/couche)
  • PNG
  • JPEG
  • MPI (format propriétaire pour enregistrer les réglages)

Prix et disponibilité

Intensify  : 17, 99 EurosTTC

Intensify Pro : 54, 44 Euros TTC

 

 

Photokina : trois nouveaux objectifs Canon

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Alors que de nombreux « canonistes » attendaient impatiemment la sortie d’un zoom super télé (EF 100-400 f/4-5,6 L IS II USM) et d’un objectif standard (EF 50 mm f/1,8 IS USM), Canon a préféré présenter trois objectifs que personne n’a vu venir : les optiques EF 400 mm f/4 DO IS II USM, EF 24-105  mm f/3,5-5,6 IS STM et EF-S 24 mm f/2,8 STM.

Pour le premier, il s’agit d’une nouvelle version d’un téléobjectif à lentilles diffringentes qui n’a jamais connu le succès commercial mérité. Car si la technologie DO permet de réduire l’encombrement et le poids des objectifs à longue focale, elle introduit aussi des défauts optiques qui lui sont propres. L’EF 400 mm f/4 DO IS II USM  possède une construction entièrement revue et corrigée bien que sa composition optique n’ait pas beaucoup changée par rapport à la version initiale (18 lentilles en douze groupes au lieu de 17 lentilles en treize groupes). Si l’utilisation de matériaux contemporains devrait normalement en réduire le poids, la nouvelle version est légèrement plus lourde que l’ancienne (2100 au lieu de 1940 g). Quant au stabilisateur d’image, il gagne en efficacité (4 au lieu de 3 IL) alors que la réalisation mécanique de l’objectif est toujours à la hauteur de celle d’un téléobjectif de la série L, peinture claire comprise. L’intégration de la technologie DO, exclusive à Canon, place l’objectif dans une série à part ce qui est signalé par le liseré vert. Cela dit, le tarif de cette optique (6500 euros TTC) reflète ses caractéristiques haut de gamme.

L’EF 24-105 mm f/3,5-5,6 IS STM bénéficie d’un tarif nettement plus démocratique (479 euros TTC). L’objectif transstandard pourrait bien devenir l’objectif de base de l’EOS 6D, grâce à une plage de focales très étendue, un moteur STM  et un poids encore raisonnable (525g) pour un objectif couvrant le format 24 x 36. Équipé, lui aussi, d’un stabilisateur d’image de 4 vitesses, l’EF 24-105 f/3,5-5,6 IS STM se compose de 17 éléments en 13 groupes. Plus léger que l’EF 24-105 mm f/4 L IS USM, il est à peine moins long (104 au lieu de 107 mm) que l’objectif à ouverture constante qui était jusque-là le seul objectif transstandard “économique” assorti aux boîtiers des séries 1 et 5.

La dernière nouveauté ne s’adresse qu’aux utilisateurs de boitiers APS-C. Avec une construction et un angle de champ équivalentes à celles de l’excellent EF 40 mm f/2,8 STM, l’EF-S 24 mm f/2,8 STM allie l’angle de champ d’un objectif semi grand-angle et la compacité d’un objectif pancake. Avec un poids de 125 g et une longueur de 22, 8 mm, il se fait ainsi presque oublier dans un fourre-tout photo. Quant au prix de vente conseillé de l’EF-S 24 mm f/2,8 STM (179 euros TTC), il est très raisonnable et à peine plus élevé que celui de l’EF 40 mm f/2,8 STM.

Caractéristiques techniques
EF-S 2,8/24 STM EF 3,5-5,6/24-105 IS STM EF 4,0/400 DO IS II USM
Format APS-C 24 x 36 24 x 36
Angle de champ (horizontal, vertical, diagonal) 59° 10′, 50° 35′,34° 55′ 74° – 19° 20′, 53° – 13°, 84° – 23° 20′ 5°10′, 3°30′, 6°10′
Construction optique (Éléments/Groupes ) 6/5 17/13 18/12
Diaphragme, nombre de lamelles 7 7 9
Ouverture minimale 22 22-36 32
Distance de mise au point min. 0,16 m 0,4 m 3,3 m
Rapport d’agrandissement max. 0,27x 0,3x 0,13x
Affichage de distances oui non ou
Stabilisateur d’image non oui, 4 IL oui, 4 IL
Moteur de mise au point STM STM USM (FTM)
Diamètre de filtre 52 mm 77 mm 52 mm (insertion)
Diamètre et longueur max. 68,2 x 22,8 83,4 x 104 128 x 232,7
Poids 125 g 525 g 2100 g
Bouchon E52II E77U / E77II E-145C
Pare-soleil ES-52 EW-83M ET-120 (WII)
Étui LP811 LP1219 Lens Case 400D

 

Capture One Pro 8 : une progression toute en harmonie

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L’éditeur de logiciels et fabricants de dos numériques Phase One vient de présenter la huitième mouture de son logiciel de développement RAW Capture One Pro. Si celle-ci ne réinvente pas la roue, elle apporte tout de même de nouvelles fonctions intéressantes.

La mise à jour du moteur de développement RAW est sans doute la nouveauté la plus marquante. Entre l’ancien processus Capture One 7 et le nouveau, dument baptisé Capture One 8, il y a un petit fossé puisque ce dernier apporte une nouvelle gestion des tonalités (tone mapping) beaucoup plus convaincante et une réduction du bruit nettement plus performante.Alors que les curseurs Hautes lumières et Ombres de l’outil High Dynamic Range provoquaient par le passé une perte de contraste plus ou moins importante dans les plages de tonalités voisines, ils se comportent désormais de manière exemplaire, permettant de récupérer des hautes lumières écrêtées et des ombres bouchées sans trop altérer la restitution des tonalités « moyennes ». Qui plus est, le curseur Hautes lumières est d’une puissance remarquable, proche de celle de son alter ego dans Camera Raw et Lightroom, sans pourtant générer autant d’artéfacts que dans ces logiciels concurrents. La réduction du bruit de luminance bénéficie également de bien meilleures performances et procure aux images un rendu très fin et ce, même aux sensibilités ISO les plus élevées. Notez que la conversion des paramètres de développement des images préalablement traitées dans Capture One n’est pas automatique : alors que les images fraichement importées profitent d’emblée des nouveaux algorithmes de traitement, les anciennes images doivent être « converties » pour en tirer parti. L’éditeur danois a également travaillé sur la suppression locale du moiré et la transformation noir et blanc, dans le dernier cas il sera possible de choisir des réglages plus musclés sans pour autant introduire des artéfacts gênants.

En termes de qualité d’image, Capture One Pro 8 vient de dépasser Camera Raw 8 et Lightroom 5, grâce à d’excellents algorithmes de distribution de tonalités (récupération des hautes lumières et tons foncés) et une puissante réduction du bruit qui ne génère que peu d’artéfacts. La restitution des couleurs était déjà plus fidèle dans Capture One Pro 7. A l’heure actuelle, seul DxO Optics Pro 9 offre encore une meilleure gestion du bruit, grâce à PRIME.

L’outil Clarté a gagné un nouveau paramètre « Naturel » alors que l’outil « Grain Film » est entièrement nouveau. Celui-ci permet de gérer la texture du grain, sa taille et son importance, grâce à six paramètres prédéfinis et deux curseurs. À noter aussi qu’il serait maintenant possible de simuler le rendu de films argentiques, grâce à des styles commercialisés par des éditeurs tiers.

Les paramètres de correction locale dans Capture One Pro 8 : un ensemble aussi complet que performant.

En termes de correction locale, les fonctionnalités de Capture One Pro 8 sont également plus étendues que celles de son prédécesseur. Désormais, le panneau Réglages locaux permet d’appliquer les commandes des outils Balance de blanc, High Dynamic Range, Clarté, Réduction du bruit et Franges pourpres à des parties de l’image, préalablement sélectionnées à l’aide du pinceau ou d’un masque dégradé. Quant aux nouveaux outils Duplication et Pansement, ils permettent de retoucher des poussières ou corriger des petits défauts sur un calque à part.

Phase One cherche également à séduire les utilisateurs d’Aperture, Lightroom et Media Pro. À leur égard, le logiciel propose des outils d’importation de catalogues permettant de récupérer un certain nombre de métadonnées et paramètres de développement de l’autre logiciel. Dans le cas d’Aperture, le nouveau catalogue conserve les Projets, Dossiers et Albums, les métadonnées IPTC, notes, libellés de couleurs et mots-clés tout en convertissant un certain nombre de réglages de développement, par exemple le recadrage, la rotation et le redressement ainsi que la luminosité, l’exposition, la récupération des hautes et basses lumières et la transformation noir et blanc.

Importation d’un catalogue Lightroom. Notez que les collections dynamiques ne sont pas (encore) prises en charge.

Le système de catalogage est beaucoup plus robuste que celui de la version précédente. Au fil de l’utilisation de différentes versions bêta, j’ai pu constater que Capture One Pro 8 gère avec aise plusieurs dizaines de milliers de fichiers RAW. Si le logiciel ne connait pas la notion des collections de Lightroom, il est tout à fait possible de l’utiliser en tant qu’outil d’organisation principal ou unique, d’autant plus qu’il est enfin possible de créer une arborescence de mots-clés hiérarchiques. Certes, Capture One Pro 8 manque cruellement de fonctions pour envoyer des images vers des sites sociaux, mais le logiciel offre tout de même un module d’impression et un autre pour la création de galeries Web.

Le panneau Bibliothèque. Si Capture One Pro 8 n’offre qu’une partie des fonctionnalités de Lightroom, ce qui existe pourrait bien satisfaire les besoins de nombreux photographes…

Le mode LiveView bénéficie également d’un certain nombre de perfectionnements : un indicateur de mise au point uniquement disponible avec certains dos numériques en mode connecté ainsi qu’un bouton pour tester la profondeur de champ et une fonction pour forcer l’orientation des images. Il est également possible de personnaliser la disposition des outils et onglets dans l’interface utilisateur du mode LiveView.Phase One cède également (au moins en partie) à la mode actuelle de souscription de logiciels. Ainsi, il est désormais possible d’acheter (version complète 229 euros HT, mise à jour 69 euros HT) ou de louer le logiciel sur une base annuelle (8 euros HT par mois). Cette dernière option n’est certes pas la plus intéressante puisqu’il est possible d’obtenir Photoshop et Lightroom pour la même somme. Mais l’offre sera sans doute réajustée en fonction de la demande. Vous pouvez télécharger une version d’essai valable pendant 60 jours en suivant ce lien .

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