Questions Photo

Invitations Salon de la Photo 2014

Le grand événement annuel de la photo se tiendra du
jeudi 13 au lundi 17 novembre 2014, porte de Versailles à Paris.

À cette occasion, les éditions Eyrolles et QuestionsPhoto ont le plaisir de vous offrir des invitations.

Pour bénéficier de votre entrée gratuite, cliquer ici en indiquant votre code d’accès QUS14.

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous sur notre stand (B111) pour rencontrer nos auteurs (programme à venir) !

La macro à peu de frais (2) : utiliser une bonnette macro

La profondeur de champ étant très réduite en proxiphotographie, la mise au point est tout sauf une opération facile. Ici, un souffle assez fort nécessitait l'emploi d'une vitesse d'obturation rapide et donc une sensibilité ISO plutôt élevée. Malgré cela, le mouvement de la feuille sur laquelle ce vulcain avait choisi de se poser brièvement a suffi de rendre la plupart des photos d'une série floues. Canon 5D Mark III, Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM, bonnette Canon 500D et flash Canon 580 EXII à 260 mm, f/10, 1/800s et 1600 ISO.

Avantages et inconvénients

Les bonnettes macro présentent plusieurs avantages. D’abord, leur utilisation est très facile puisqu’il suffit de les visser ou de les fixer à la partie avant de votre objectif. Ensuite, elles sont facilement transportables, grâce à leur faible encombrement. Enfin, elles n’influent pas sur l’efficacité du capteur  et celle du dispositif de mise au point automatique de l’appareil photo (pas de perte lumineuse). Ils permettent donc d’explorer le domaine de la proxiphotographie (et parfois même celui de la macrophotographie…) sans pour autant demander un investissement financier conséquent.

Campanule après la pluie. L’utilisation d’un téléobjectif lumineux et d’une grande ouverture ont permis de produire un flou d’arrière-plan très agréable. Canon EOS Mark II, Canon EF 135 mm f/2 L USM et bonnette Canon 500D, 1/100s, f/4 et ISO 800 à main levée.

Toutefois, les bonnettes macro ne sont pas pour autant sans reproches : citons une perte de qualité importante (bonnette simple) ou à peine perceptible (bonnette achromatique) et une plage de distances de travail plus réduite. Une fois la bonnette fixée sur votre objectif, il vous sera difficile de suivre le vol d’un insecte ou de faire la mise au point sur un sujet se situant au-delà de la distance de travail minimale ou maximale imposée. Si vous apercevez un lapin alors que vous êtes en train de photographier un papillon, il faudra d’abord enlever la bonnette avant de pouvoir faire face à la nouvelle situation !

Une coccinelle assise sur une fleur de bourrache. Canon EOS 5D Mark III, Canon EF 100 mm f/2,8 L Macro IS USM, bonnette Raynox DCR-250 et flashs Canon 580 EX II et 550 EX, disposés à gauche et à droite du sujet. F/11, 1/125s et ISO 1250, compensation d’exposition +0,33 IL.

Malgré cela, les bonnettes macro vous rendront de précieux services pour atteindre facilement et sans détour des grandissements entre 0,1 et 1. Et il serait très dommage de vous en priver !

Pourquoi pas le grand-angle en proxiphoto ?

macro simard

Je dois cependant vous mettre en garde contre certaines croyances qui ont la vie dure. Un objectif équipé d’un dispositif de bascule ne produit en aucun cas une profondeur de champ infinie. Un objectif basculé forme un plan net incliné par rapport au capteur de l’appareil mais la profondeur de champ est un cône qui devient très étroit pour les sujets proches de l’objectif. Il faut donc faire le point avec une grande précision pour le premier plan et le fait de fermer le diaphragme ne change quasiment pas la profondeur de champ effective. Un travail de précision sur trépied est la seule méthode de travail efficace pour maîtriser parfaitement ce type d’objectif.

Enfin, tous les sujets ne sont pas adaptés à l’utilisation de la bascule. Il est certain que le principe d’inclinaison du plan net fonctionne parfaitement avec un sujet lui-même plan. En pratique, certains sujets en trois dimensions supportent mal l’effet produit par la bascule, car aucune position du plan de mise au point ne permet d’obtenir le sujet complètement net.

Un usage ponctuel

En mettant en pratique les conseils ci-dessus, il ne faut toutefois pas tomber dans une utilisation excessive du grand-angle en prise de vue rapprochée. Certaines situations se prêtent particulièrement bien au rendu singulier du large angle de champ et d’autres pas du tout. La scène idéale typique où le choix d’un grand-angle est judicieux ressemble à une vue dégagée sur un beau paysage situé derrière votre sujet. Vous pourrez alors appliquer les conseils de ce chapitre afin de prendre un cliché qui laisse entrevoir la beauté du paysage derrière le gros plan sur un insecte et une fleur.

simard macro

Les graminées sont très graphiques en vue plongeante. J’ai choisi ce point de vue pour placer l’étroit plan net de mon 35 mm à mi-hauteur. L’angle de champ important est bien identifiable car il produit des fuyantes sur les tiges en bordure d’image. Enfin, j’ai placé un petit flash macro en lumière rasante afin de souligner les figures géométriques créées par les plantes. Nikon D3x ; objectif AF-S 35 mm f/1,4 ; rapport 0,2 ; 1/500 s, f/1,8 ; flash SB-R200

Il ne faut cependant pas systématiquement chercher à montrer un paysage dans l’arrière-plan de vos proxiphotos prises au grand-angle. Le champ très large est aussi l’occasion de créer des ambiances particulières dans lesquelles le spectateur aura vraiment le sentiment d’être soudain miniaturisé pour entrer dans le monde des insectes. Cette impression est souvent le résultat d’un premier plan agrandi par l’effet de la perspective qui rend le sujet, pourtant minuscule, plus grand que le spectateur : ce dernier a l’impression de se cacher par exemple derrière une feuille gigantesque, agrandie par l’effet du grand-angle. Par ailleurs, certains cadrages originaux comme des contre-plongées prennent tout leur sens avec un grand-angle, car on pourra par exemple inclure les nuages dans la composition.

simard macro

Cette photographie d’un accouplement de coléoptères au crépuscule a été prise avec une focale de 35 mm. L’arrière-plan est produit par le ciel orangé qu’on aperçoit à travers les feuilles de l’arbre.
Bien que le grand-angle soit utilisé à f/1,4, le temps de pose n’est que de 1/125 s, car la nuit tombe. La profondeur de champ à f/1,4 au rapport de reproduction de 0,2× est si courte qu’il n’a pas été possible d’avoir le mâle et la femelle tous les deux nets ! Nikon D3x et objectif AF-S 35 mm f/1,4 ; rapport 0,2 ; 1/125 s, f/1,4, 100 ISO

 

Cet article est un extrait du livre de Ghislain Simard,
Les secrets de la photo en gros plan, qui vient de paraître aux Editions Eyrolles
(ISBN 978-2-212-14019-4 – 208 pages – 25 €)

secrets de la photo en gros plan simard

 

Nikon Capture NX-D : l’enterrement de Capture NX2 est officiel

NX-D

Décidément, dans le petit monde des logiciels photo, les mauvaises nouvelles sont légion : alors qu’Aperture vit ses derniers mois, la sortie officielle de Nikon Capture NX-D sonne le glas de Nikon Capture NX2, l’ultime version d’un logiciel dont la force résidait dans les points de contrôle U-Point.

Alors que Nikon Capture NX2 était l’œuvre de l’éditeur Nik, récemment absorbé par l’ogre Google, Nikon Capture NX-D n’est rien d’autre d’une version OEM du logiciel SilkyPix, issu de l’éditeur japonais Ichikawa. Il n’est donc guère étonnant que le nouveau logiciel ne jouisse pas d’un accueil particulièrement généreux auprès des Nikonistes, que ce soit pour la version bêta annoncée en mois de février ou la version 1.0.0, lancée hier. En fait, la plupart des photographes encore fidèles à Capture NX2 le sont à cause de la technologie U-Point, qui est désormais la propriété intellectuelle de Google. Pourtant, Nikon Capture NX-D ne manque pas d’atouts, car en plus d’être gratuit il intègre l’utilitaire Picture Control Utility 2. De même, Nikon promet d’ajouter de nouvelles fonctions au fil du temps tout en proposant des mises à jour pour rendre le logiciel compatible avec de futurs appareils de la marque jaune. Le logiciel permet de corriger des fichiers RAW, JPEG et TIFF et il enregistre les modifications au sein de fichiers annexes au lieu de les incorporer aux fichiers. À noter également qu’il est possible de détacher les palettes d’outils pour les repartir à sa guise sur un ou deux écrans.
Certes, avec Nikon Capture NX, les utilisateurs d’appareils Nkon perdent un logiciel qui faisait, il y a quelques années encore, partie des ténors du développement RAW. Mais le nouveau venu sera à même de rendre, tout comme Canon DPP, de fiers services à tous ceux qui ne souhaitent pas investir dans un logiciel plus évolué et/ou qui sont en train d’explorer les avantages du format RAW. Quant aux acheteurs de nouveaux appareils (à partir du Nikon D810) et aux utilisateurs de futures versions de Mac OS X et Windows, ils n’auront guère le choix : le développement de Capture NX2 étant arrêté, le logiciel ne saura pas décrypter de nouveaux formats RAW et il ne s’exécutera probablement plus sous Mac OS X 10.10 Yosemite et Windows 9. Une réalité dure à avaler…

Si Capture NX-D propose des fonctions spécifiques aux boîtiers Nikon (D-Lighting, etc.), il s’agit en réalité d’une version modifiée de SilkyPix.

 

Configuration minimale /recommandée

Système d’exploitation: Windows® Vista (Service Pack 2), Windows® 7 (Service Pack 1), Windows® 8.1, 32 bit ou 64 Bit (ce dernier mode est recommandé). Mac OS X 10.7, 10.8 et 10.9. Processeur Intel Core2Duo ou mieux (Core i5 ou mieux recommandé)
RAM :  2 Go ou davantage (32 Bit),  4 Go ou davantage (64 Bit)
Espace disque : 800 Mo ou davantage
Résolution d’écran : 1.024 × 768 pixel ou davantage (1.920 × 1.080 ou davantage )

Téléchargement gratuit à partir de cette page

Canon EF 16-35 mm f/4 IS L USM : quelques échantillons et un profil de correction optique

16-35IS-1

Jusqu’ici les utilisateurs d’appareils 24 x 36 Canon devaient recourir à des objectifs tiers (Zeiss, Nikon) pour obtenir un piqué satisfaisant avec des zooms aux focales inférieures ou égales à 24 mm. Le nouveau Canon EF 16-35 mm f/4 IS L USM change complètement la donne et présente ainsi une alternative crédible pour la photo de paysage et d’architecture, domaines particulièrement exigeants en termes d’homogénéité de rendu.

Ayant reçu un exemplaire de cette optique « révolutionnaire »,  je viens de prendre quelques photos d’exemple fourmillant de détails pour que vous puissiez vous rendre compte de sa qualité et de celle de son prédécesseur, le Canon EF 17-40 mm f/4 L USM qui, en attendant, reste au catalogue des objectifs Canon. Réalisées à l’aide d’un Canon 5D Mark III et en privilégiant une netteté et une profondeur de champ maximale, sur trépied et en utilisant les modes retardateur  et miroir relevé, les images ont été enregistrées au format DNG avec perte pour réduire leur poids. De ce fait, elles ne peuvent pas être ouvertes dans Canon DPP, Capture One Pro, Corel AfterShot Pro et DxO Optics Pro…

 

Construit à partir d’images d’un appareil 24 x 36 Canon 5D Mark III, le profil est compatible avec l’ensemble des fichiers provenant de boîtiers reflex de la marque (24 x36, APS-H et APS-C).

Je vous propose également un profil de correction optique destiné à Camera Raw et Lightroom (une première mondiale…) qui compense le vignetage et la distorsion optique du Canon EF 16-35 mm f/4 IS L USM. A télécharger en suivant le lien au bas de la page et à déplacer dans le dossier C:\Utilisateurs\ » nom de l’utilisateur » \AppData\Roaming\Adobe\CameraRaw\LensProfiles\1.0 (Windows) ou  /Utilisateurs/ » nom de l’utilisateur » /Library/Application Support/Adobe/CameraRaw/LensProfiles/1.0/Library/Application Support/Adobe/CameraRaw/LensProfiles/1.0 (Mac) pour que le profil  soit reconnu par votre logiciel (un redémarrage de ce dernier sera éventuellement requis). Notez que le vignetage varie en fonction de la distance de mise au point : pour une mise au point à l’infini, faites glisser le curseur Vignetage à gauche sur une valeur de 65% environ, pour une mise au point inférieure à 3 mètres (distance utilisée pour le calibrage), il sera éventuellement nécessaire de pousser le curseur à droite (valeurs supérieures à 100%).

Profil de correction optique (ACR+Lightroom) : Canon EOS 5D Mark III (EF16-35mm f4L IS USM) – RAW.lcp

Photos d’exemple (Couples 16-35 IS L USM et 17-40 L USM) : 20 mm f11, 16 mm f13, 35 mm f14, 35 mm f11

 

Lightroom : il existe une vie après le nuage

LR55

L’annonce récente de nouvelles applications Creative Cloud et de Lightroom 5.5 cachait une nouvelle encourageante : alors que tout semblait indiquer le contraire, Lightroom restera utilisable même si vous décidez un jour ne pas poursuivre son abonnement.

Il s’agit là d’une information importante alors que le logiciel s’apprête sans doute à rejoindre bientôt Photoshop dans sa « prison créative ». Bien que toujours disponible dans le commerce sous forme de boite avec DVD, l’abonnement de Lightroom est fortement mis en avant par l’éditeur  (la version en téléchargement se trouve ici…) et il est fort probable que ce sera l’unique formule proposée pour acquérir la sixième (ou septième…) mouture du logiciel. Heureusement, les acheteurs actuels et futurs de Lightroom CC peuvent souffler : la fin de l’abonnement ne signifiera nullement le divorce entre vous et votre précieuse banque d’images et ses irremplaçables données !

En fait, il sera toujours possible d’importer, d’organiser et d’exporter ses images puisque seuls les modules Développement et Cartes cesseront de fonctionner. Pour corriger ses images de manière globale, il suffira d’utiliser les outils du panneau Développement rapide du module Bibliothèque. Vous détiendrez alors une version allégée du logiciel, débarrassée des modules Développement et Cartes, mais sinon pleinement fonctionnelle. Et ce, sans contribution financière de votre part. De quoi rassurer les utilisateurs du logiciel, très inquiets (et cela est tout à fait justifié…)  d’une perte intégrale de leur travail d’organisation et de correction d’images.

Camera Raw et DNG Converter 8.5 : les versions finales débarquent

ACR85

À l’occasion du renouvèlement de la suite Creative Cloud, Adobe publie les versions finales de Camera Raw 8.5, plug-in de développement RAW incorporé dans Photoshop CS6, CC et CC 2014. Alors que les utilisateurs de Photoshop CS 6 doivent se contenter d’une prise en charge de plusieurs nouveaux appareils et objectifs, ceux de Photoshop CC bénéficient de nouvelles fonctionnalités .

Par rapport à la version préliminaire 8.5 RC, Camera Raw 8.5 reconnait davantage d’appareils photo (Nikon 1 S2, Pentax 645Z, Samsung NX3000, Sony DSC-RX100 III, A7S et Alpha SLT-A77 II) et objectifs (Sony Alpha 28-75mm F2.8 SAM), mais sinon la liste des nouvelles fonctionnalités n’a pas évolué par rapport à celle de la version bêta publique.


Pour récupérer la mise à jour, passez par la commande Aide >Mises à jour de Photoshop CS6 et CC (la toute dernière version 2014 de Photoshop CC l’intègre d’office). Quant à la version finale de DNG Converter 8.5, suivez les liens ci-dessous :

DNG Converter : Mac , Windows

 

Adobe CC pour les photographes : l’offre temporaire devient permanente

CC

Ces derniers mois, Adobe avait installé une situation de pénurie artificielle en dotant l’offre Creative Cloud destinée aux photographes (Photoshop CC et Lightroom) d’une date limite, prolongée plusieurs fois. Désormais, l’éditeur s’engage et propose le bundle de logiciels perpétuellement, en commençant pour un tarif très alléchant de 12, 29 euros TTC par mois.

Bien entendu, il s’agit toujours d’un abonnement qui vous engage sur une année. Si le tarif reste immuable au cours de la première année, il est susceptible d’augmenter ensuite. L’offre Creative Cloud/Photographie  comprend Photoshop CC 2014, Lightroom 5 et Lightroom Mobile. Ce dernier passe à la version 1.1 et gagne la compatibilité avec l’iPhone et l’organisation des images à l’aide de notes.

 

Enfin, n’oublions pas l’arrivée de l’app Photoshop Mix sur iPad. Il s’agit d’un logiciel qui permet d’effectuer des retouches et des photomontages que vous pouvez reprendre et affiner à postériori dans Photoshop CC. Les corrections les plus gourmandes en puissance de calcul sont alors exécutées en passant par la Creative Cloud et le « nuage créatif » servira également à synchroniser les modifications entre Photoshop Mix et Photoshop CC.

Tentez de gagner le dernier livre d’Anne-Laure Jacquart !

Retouchez vos photos pas à pas Luminosité - Contraste - Couleur

Edit: le résultat du concours est disponible sur cette page

À l’occasion de la parution du dernier livre d’Anne Laure Jacquart « Retouchez vos photos pas à pas », nous vous proposons de participer à un jeu concours pour tenter de gagner 2 exemplaires.

Pour le 1er exemplaire à gagner : le gagnant sera tiré au sort parmi les commentaires postés dans ce billet, précisez quel est le chapitre ou sous-chapitre de cet ouvrage qui vous intéresse le plus (table des matières ci-dessous).

Pour le 2e exemplaire à gagner : un tirage au sort parmi les personnes tweetant le message suivant :
« A gagner sur @questionsphoto le dernier livre d’AL Jacquart sur la retouche photo paru chez @eyrolles https://bitly.com/1hOzZ2Q »

Le concours commence dès aujourd’hui jusqu’au lundi 16 juin à 12h. Le résultat sera annoncé  lundi à 15h.

Bonne chance à tous !

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !