Questions Photo

Nikon D750 : la mesure de la lumière (1/2)

nikon d750 mesure lumière

Or, selon sa matière, sa nature, sa couleur, sa densité ou sa surface, chaque sujet réfléchit dans une proportion plus ou moins forte une partie de la lumière qu’il reçoit, et possède donc un coefficient de réflexion, ou albedo, qui lui est propre. D’une manière générale, une charte de gris (disponible chez Scuadra ou auprès d’autres accessoiristes) fournit une aide précieuse, et cela notamment quand le sujet à photographier présente d’importants écarts de luminosité ou reçoit un éclairage complexe (contre-jour, sujet dense sur fond clair – chat noir devant un mur blanc, par exemple – ou l’inverse – pétales clairs sur feuillage sombre, coquillages blancs sur sable ou galets mouillés, etc.).

nikon d750 mesure de la lumière

À défaut de charte de gris, vous devrez estimer la réflectivité de votre sujet. Afin de vous aider à y parvenir au mieux, vous trouverez dans le tableau suivant les coefficients de réflexion approximatifs de quelques sujets types. L’estimation du coefficient de réflexion du sujet vous permet de déduire la correction d’exposition à réaliser par rapport à la mesure de lumière faite par l’appareil photo ; cette correction vous est indiquée dans la dernière colonne du tableau.

nikon d750 tableau coefficient de réflexion

Retenez que les valeurs données dans le tableau sont indicatives ; vous devrez les adapter en situation selon les spécificités de votre sujet mais aussi en fonction du rendu que vous recherchez.

nikon d750 mesure de la lumière

Pour ce portrait d’un ara macao, j’ai très légèrement sous-exposé l’image (-0,3 IL) afin de rehausser la saturation des couleurs vives.
200 ISO, 1/320 s, f/4, 600 mm

Cet article est extrait de Photographier avec son Nikon D750, de Pascal Druel, à paraître en librairie le 13 mai (ISBN : 978-2-212-14134-4, 256 pages, 25 euros).

Apple : Mac OS X 10.10.3 et Photos

Bien que très conviviaux, les outils de correction sont sommaires. Rien à voir avec ceux d'Aperture !

La célèbre firme de Cupertino vient d’inaugurer la quatrième itération de Mac OS X Yosemite ainsi que le logiciel Photos, héritier à la fois des logiciels Aperture et iPhoto.

Rappelons que la mise au sépulcre d’Aperture a été prononcé il y a presque un an déjà, dans une annonce officielle. Depuis, le défunt logiciel phare a tout de même bénéficié d’une ultime mise à jour (octobre 2014) qui lui accorde un dernier sursis jusqu’à l’arrivée de la prochaine version du système d’exploitation Mac OS X. Les fonctionnalités actuelles de Photos ne le prédestinent pas à combler le vide laissé par l’abandon d’Aperture. Bien au contraire, puisqu’il s’agit plutôt d’une évolution d’iPhoto qui offre une meilleure intégration avec les dispositifs mobiles de la marque.

Classement des photos en fonction de l’endroit et de la date.

Le partage de la photothèque via iCloud est facile à mettre en œuvre mais payant pour des photothèques plus volumineux.

Photos permet aux utilisateurs de classer leurs photos par endroits ou par date, tout en proposant une organisation proche de celle d’Aperture, avec des collections, projets et albums. Le partage des photos s’effectue par l’intermédiaire du nuage iCloud, mais le stockage est bien entendu payant pour un espace de stockage excédant 5 Go. Ainsi, Apple vous propose des abonnements mensuels, en fonction du poids de votre photothèque : 20 Go (0,99 euro TTC), 200 Go (3,99 euros TTC), 500 Go (9,99 euros TTC) ou 1 To (19,99 euros TTC).

Les outils de correction et de retouche sont plutôt sommaires : hormis une amélioration automatique, Photos propose des outils pour ajuster la tonalité (Exposition, Tons clairs, Tons foncés, Luminosité, Contraste, Point noir), les couleurs (Saturation, Contraste, Dominante), la netteté et le contraste local. De même, le logiciel autorise la transformation noir et blanc, la réduction du bruit ainsi que l’ajustement de la balance des blancs, des niveaux et du vignetage. En revanche, la correction des défauts optiques manque cruellement, tout comme la fusion panoramique et HDR.

Bien que très conviviaux, les outils de correction sont sommaires. Rien à voir avec ceux d’Aperture !

Aperture propose des outils de correction locale plutôt performants et une interface permettant de communiquer avec des plug-ins externes, Quant à Photos, il offre, en matière de corrections locales, la seule retouche des poussières. À noter aussi la disparition d’un lien direct, très utile pour transférer une ou plusieurs photos vers une application externe telle que Photoshop. Donc pas de quoi rivaliser avec Lightroom 6 dont la sortie est prévue pour bientôt !

Conversion monochrome

La mise à jour vers Mac OS X 10.10. 3 est gratuite. Vous pouvez l’effectuer en passant par l’application Mac App Store.

Samyang : un premier objectif pour la macro

Samyang_Macro-2

L’opticien coréen Samyang Optics vient d’annoncer deux nouveaux téléobjectifs macro, conçus pour atteindre le rapport de reproduction 1 : 1 et calculés pour couvrir le cercle image requis par les capteurs 24 x 36 . Respectivement dédiés aux photographes et vidéastes, les deux objectifs partagent la même formule optique, mais se distinguent par leur réalisation mécanique.

Tandis que le Samyang 100 mm f/2,8 ED UMC Macro se destine prioritairement à une utilisation photo, le Samyang 100 mm T 3,1 VDSLR ED UMC Macro est encore plus à l’aise lorsqu’il s’agit de saisir des séquences vidéo. Doté de roues dentelées autour des bagues de commande, la version VDSLR peut recevoir un système follow focus pour une variation plus précise et continue de la mise au point et de l’ouverture du diaphragme, ce dernier étant dé-cliqué à cet effet. À noter aussi le calibrage des ouvertures en valeurs « T » qui tient compte de l’ouverture « réelle » de l’objectif (à l’infini). Grâce à une distance minimale de mise au point de 30 centimètres, les deux objectifs assurent un rapport de reproduction maximal égal à 1 : 1, c’est-à-dire un sujet de 1 cm mesure 1 cm sur le capteur.

Les deux versions du Samyang 100 mm Macro, photo (à gauche) et vidéo (à droite), ne se distinguent que par leur réalisation mécanique. Il semble que le fut ne s’allonge pas avec la mise au point ce qui indique la présence d’une mise au point interne (IF), grâce à des lentilles « flottantes ». Le pare-soleil, à baïonnette, est vraisemblablement fourni avec l’optique.

La construction optique du Samyang 100 mm f/2,8  est fort ambitieuse puisque celui-ci incorpore pas moins de 15 éléments en 12 groupes, dont une lentille en verre haute réfraction (HR) et une autre en verre à très faible dispersion (ED), toutes les deux destinées à minimiser l’aberration chromatique et sphérique. Le traitement antireflet Ultra Multi Coating (UMC), commun à l’ensemble des optiques haut de gamme de la marque, vise à augmenter la transmission lumineuse et à réduire le flare et les lumières parasites.

Le constructeur ne donne aucune information quant à la présence d’une mise au point interne (IF), via un dispositif à lentilles flottantes (floating elements) ou à mise au point arrière (rear focusing) mais il y a fort à parier que les objectifs en question sont équipés de l’un ou de l’autre de ces systèmes qui visent à réduire l’extension mécanique et la perte de lumière aux rapports de reproduction plus élevés tout en y augmentant les performances optiques.

À la différence des Canon 100 mm f/2,8 L IS USM, AF-S VR Micro-Nikkor 105mm f/2.8G IF-ED, Tamron SP 90 mm f/2,8 VC USD et Sigma 105mm F2,8 EX DG OS HSM, les objectifs provenant de Corée n’ont pas de stabilisateur d’image. De même, la communication entre le boîtier est l’objectif est inexistante pour la plupart des montures (Canon EF, Sony Alpha, Canon M, Fujifilm X, Samsung NX, Sony E, FT et MFT), nécessitant un contrôle manuel du diaphragme. En revanche, l’ouverture et la fermeture du diaphragme sont automatiques en monture Pentax K et les utilisateurs d’appareils Nikon bénéficient également de son contrôle à partir du boîtier, avec prise en charge des modes PSAM (Nikon AE). La mise au point reste, quant à elle, entièrement manuelle et ce, quelle que soit la monture. Digit Access, importateur officiel des objectifs Samyang, annonce des prix publics de 539 euros TTC pour le Samyang 100 mm f/2,8 ED UMC Macro (579 euros TTC pour la version Nikon AE) et de 599 euros TTC pour le Samyang 100 mm T 3,1 VDSLR ED UMC Macro. Les deux modèles seront disponibles en mai 2015.

Samyang 100 mm f/2,8 ED UMC Macro/100 mm T3,1 VDSLR ED UMC Macro
Focale 100mm
Angle de champ (diagonal) 24, 8 ° (24 x 36), 15, 4/16,4 ° (APS-C), 12,6 ° (FT/MFT)
Construction optique (Éléments/Groupes) 15/12
Diaphragme, nombre de lamelles 9
Plage d’ouvertures 2,8-32
Distance minimale de MaP 0,307 m
Rapport de reproduction maximal 1:1
Diamètre de filtre 67 mm
Diamètre et longueur maximales 72,5 x 123 mm (EF), 72,5 x 149,4 mm (X), 72,5 x 122,6 mm (Sony Alpha)
Poids 710- 735 g
Mise au point Manuelle
Compatibilité CANON EF, NikonAE, Pentax K, Sony A, Canon M, Fujifilm X, Samsung NX, Sony E, FT, MFT

InstantFlex TL 70 : hommage aux bi-réflex

instantflex

Avec son look de 6 x 6 bi-objectif, l’InstantFlex TL 70 rappelle furieusement les Yashica Mat 124 G et  Seagull 104. Pourtant, il s’agit d’un appareil instantané mangeur de films Instax Mini qui s’adresse aux jeunes amateurs de l’argentique.  Sensations fortes garanties.

Les proportions de l’InstantFlex TL 70 restent très compactes, puisque le fabricant a choisi de supprimer le bouton de mise au point et la manivelle d’avancement du film, cette dernière étant devenue obsolète puisque l’appareil n’accepte que des films instantanés.

L’objectif de prise de vue ainsi que l’objectif de visée adoptent la formule « triplet », composée de trois éléments, disposés en autant de groupes. Seule la lentille frontale est dotée d’un traitement antireflet au fluorite de magnésium, les autres étant dépourvues de traitement, qu’il soit mono-ou multicouche. L’obturateur central à 5 lamelles, incorporé à l’objectif de prise de vue, offre des vitesses entre 1/500 et 1 s, avec une pose B qui accepte des poses longues jusqu’à 10 secondes. Quant à l’ouverture, elle ne comporte que quatre réglages « standards », f/5,6, f/8, f/16 et f/32, avec un cinquième qui permettrait, selon le fabricant, de produire un bokeh très attractif, grâce à un diaphragme en forme d’étoile à cinq branches. L’objectif permet une mise au point jusqu’à 48 centimètres et le réglage de l’exposition est automatique, à priorité d’ouverture, avec une compensation d’exposition qui permet de sur-ou sous-exposer l’image d’un diaph. La plaque d’identité de l’appareil cache un flash intégré.  Quant au capuchon de visée, il dissimule un viseur réflex doté d’un verre de visée lumineux et traité anti-glare. L’InstantFlex TL 70 carbure au film Fujifilm Instax Mini qui possède un format d’image effectif de 5,4 x 8,6 cm. Quant au tarif de ce joujou, il est assez conséquent : 283 euros TTC, garantie de deux ans incluse. L’objet sera disponible à partir du mois prochain, en passant par le site de Mint Camera, revendeur et réparateur d’appareils photo instantanés.

InstantFlex TL 70
Objectif de prise de vue 65,4 mm f/5,6 à 3 lentilles
Ouverture f/5,6, f/8, f/16, f/32 et f/bokeh
Mise au point 48 cm – ∞
Vitesses d’obturation 1/500 s à 1 s, pose B (10s max.)
Viseur Visée reflex
Flash Incorporé
Contrôle de l’exposition Priorité à ouverture, compensation +/- 1 IL
Alimentation LR 6 x 3
Poids 525 g
Dimensions 141 x 102 x 80,2 mm
Format film Fujifilm Instax Mini (54 x 86 mm)

 

Capture One 8.2 : une mise à jour riche en nouveautés

L'outil Balance des couleurs. La mise à jour vers 8.2 nécessite une mise à jour du catalogue.

Le fabricant danois de dos numériques moyen format et éditeur de logiciels d’image Phase One vient de publier la seconde mise à jour majeure de la huitième mouture de Capture One Pro depuis sa sortie au mois de septembre dernier. Capture One Pro 8.2 un nouvel outil de balance des couleurs, une prise en charge complète des écrans 4K et des dossiers de destination »dynamiques » permettant d’organiser les images automatiquement en fonction de leur note, libellé de couleur ou d’autres attributs ou métadonnées spécifiés par l’utilisateur.

La nouvelle version reconnait également les formats bruts des appareils Nikon D5500, Olympus OM-D E-M5 II , Samsung NX1 et Fujifilm X-A2, le Nikon D5500 étant également pris en charge en prise de vue connectée. Capture One Pro 8.2 corrige également la distorsion, le vignetage et la distribution du piqué des objectifs Nikon AF-S DX Zoom-NIKKOR 18-70mm f/3.5-4.5G IF-ED, Zeiss Distagon T* 3.5/18mm ZF.2, Distagon T* 2.8/21mm ZF.2, Distagon T* 2.8/15mm ZF.2, Distagon T* 2/28mm ZF, Distagon T* 3.5/18mm ZF.2, Distagon T* 3.5/18mm ZF.2, Distagon T* 2.8/25mm ZF.2, Distagon T* 2/25mm ZF.2,  Distagon T* 2.8/25mm ZF.2 ainsi que les défauts optiques du Sigma 8-16mm F4.5-5.6 DC HSM (Canon EF) et Nikon Coolpix P340.

L’interface de Capture One Pro 8.2 et l’outil Balance des couleurs sur un écran 4K. La mise à jour nécessite une mise à niveau du catalogue.

  • L’outil Balance des couleurs a été améliorée de manière significative. Désormais, il permet d’intervenir séparément sur les hautes lumières, tons moyens et tons foncés. Repartis sur cinq onglets différents (Maitre, 3-Way, Ombres, Demi-teinte et Hautes lumières), les commandes de l’outil offrent davantage de souplesse que celles des panneaux Niveaux et Courbe. L’éditeur promet également une meilleure préservation des teintes dans les hautes lumières et tons foncés.
  • La nouvelle fonctionnalité « Dynamic Locations » permet de modifier le dossier de destination des images importées ou exportées en utilisant un nouveau jeu d’éléments de renommage, permettant d’organiser les images automatiquement en fonction des informations et métadonnées choisies.
  • La dimension maximale des aperçus a été augmenté de 2880 à 5120 pixels pour tenir compte de la résolution des écrans 4K. Les aperçus en question sont générés au fur et à mesure de l’importation des images dans la session de travail ou le catalogue de Capture One, favorisant une navigation rapide.
  • La prise de vue connectée bénéficie d’une stabilité accrue.
  • L’outil Courbe gagne un nouveau paramètre prédéfini « 5-point All channels » avec cinq points d’ancrage pré-configurés.

La mise à jour est gratuite pour les acheteurs de Capture One Pro 8. Les propriétaires d’une version plus ancienne du logiciel peuvent effectuer une mise à jour payante (69 euros HT). Quant aux utilisateurs d’une version Capture One Express for Sony, la mise à jour leur est proposée à 23 euros HT. La version complète de Capture One Pro 8 est actuellement commercialisée à 229 euros HT et il est également possible de louer le logiciel via un abonnement annuel, facturé 8 euros HT par mois.

Configuration minimale

  • Windows : Processeur Intel Core 2 Duo ou mieux, 4 Go de mémoire vive, 10 Go d’espace disque, Windows 7 64 bit ou Windows 8 64 bit.
  • Mac : Processeur Intel Core 2 Duo ou mieux, 4 Go de mémoire vive, 10 Go d’espace disque, Mac OS 10.9 ou 10.10.

Configuration recommandée : processeur à multiples cœurs (i7 ou mieux), 16 Go de mémoire RAM, disque dur rapide (SSD), carte graphique performante (AMD Radeon 7950 (Mac)/ AMD R9 290 (Windows) ou plus récent avec au moins 2 Go de mémoire allouée.

 

Camera Raw et DNG Converter 8.8 : sortie des versions finales

ACR 8.8 dans Photoshop CC 2014 et...

Adobe vient de faire passer ses logiciels Camera Raw et DNG Converter à la version 8.8. Une fois n’est pas coutume, l’éditeur n’avait pas publié de versions préliminaires. Le plug-in de développement RAW et l’utilitaire de conversion DNG augmentent le nombre de formats RAW pris en charge tout en ajoutant de nouveaux profils de correction optique.

Les utilisateurs des appareils Casio EXZR3500, Canon EOS 750D,  Canon EOS 760D, Fujifilm XA2, Fujifilm XQ2, Hasselblad Stellar II, Nikon D5500, Olympus OMD, EM5II, Panasonic Lumix DMCGF7 et Panasonic Lumix DMCZS50 peuvent désormais utiliser Photoshop CS6, CC et CC 2014 pour développeur leurs fichiers bruts alors que l’utilitaire DNG Converter 8.8 rendra de fiers services à tous ceux qui utilisent encore une version antérieure de Photoshop, grâce à la transformation des RAW en DNG. De même, DNG Converter pourra dépanner au moins temporairement les  utilisateurs de Lightroom, une version 5.8 du logiciel n’étant pas proposée à l’heure actuelle.

ACR 8.8 dans Photoshop CC 2014 et…

… Photoshop CS6 : prise en charge identique en termes de formats bruts et profils de correction optique mais fonctionnalités différentes.

Camera Raw 8.8 et DNG Converter 8.8 offrent également des profils pour corriger automatiquement  la distorsion et le vignetage des objectifs suivants : Canon EF 24-85mm f3.5-4.5 USM, Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM et TAMRON SP 15-30mm F/2.8 Di VC USD (monture Canon EF), DJI Inspire 1 FC350, Voigtländer LTM 28mm f/1.9 Ultron Aspherical, LTM 28mm f/3.5 Color Skopar, LTM 35mm f/1.7 Ultron Aspherical, Voigtlander LTM 50mm f/2 Heliar, LTM 50mm f/2.5 Color Skopar, LTM 50mm f/3.5 Heliar, LTM 75mm f/2.5 Color Heliar, LTM 90mm f/3.5 APO Lanthar, VM 40mm f/2.8 Heliar, MFT 17.5mm f/0.95 Nokton Aspherical, MFT 25mm f/0.95 Nokton et Voigtlander MFT 42.5mm f/0.95 Nokton, Nikon AF NIKKOR 14mm f/2.8D ED, AF-S DX NIKKOR 55-200mm f/4-5.6G ED VR II, AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR, NIKKOR 50mm f/1.2 AIS, TAMRON SP 15-30mm F/2.8 Di VC USD A012N, Voigtlander SL II 20mm f/3.5 Color-Skopar Aspherical, SL II 28mm f/2.8 Color-Skopar Aspherical et SL II 58mm f/1.4 Nokton (monture Nikon F), SIGMA 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM (monture Pentax), dp1 Quattro, dp2 Quattro, SIGMA 50mm F1.4 DG HSM Art, TAMRON 16-300mm F/3.5-6.3 DiII PZD MACRO AB016S, TAMRON 28-300mm F/3.5-6.3 Di PZD A010S (Sony Alpha), Sony FE 16mm F3.5 Fisheye, FE 21mm F2.8, Sony FE 24-240mm F3.5-6.3 OSS, FE 28mm F2, FE 35mm F1.4 ZA, FE 90mm F2.8 Macro G OSS, ZY Optics Mitakon Speedmaster 50mm f0.95 Pro (Sony E) et Yuneec CGO2gb.

Si Adobe conseille de télécharger la mise à jour en passant par l’utilitaire Creative Cloud (celui-ci vous demande alors d’effectuer de multiples mises à jour, en fonction du nombre de versions de Photoshop et Bridge installées…), il est également possible de transiter par cette page pour récupérer, puis installer le plug-in de façon « traditionnelle ». Quant à l’utilitaire DNG Converter, vous pouvez l’obtenir en passant par un des liens suivants : Windows, Mac.

 

Nikon D810 – Exploiter la fonction vidéo (1/2)

vincent-lambert_nikon_d810

Paramétrer l’exposition

Beaucoup de points communs existent entre les deux modes de Live view Photo et Vidéo (figure 3), et si vous êtes déjà photographe, la première option ne devrait vous poser aucun souci. Nous soumettrons toutefois, dans un prochain article, quelques procédures de calage des paramètres d’exposition concernant la capture vidéo car la démarche dans ce cas s’avère justement assez différente de la capture d’image fixe.

vincent lambert nikon d810 vidéo

Figure 3. Autour de la touche d’activation du Live view sont regroupées toutes les commandes qui lui seront utiles : le commutateur de modes Photo et Vidéo, la touche Info pour les différents affichages, la touche « i » pour toutes les options disponibles en mode Photo ou Vidéo.

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Cet article est extrait de Photographier avec son Nikon D810, de Vincent Lambert, disponible en librairie (éditions Eyrolles, ISBN : 978-2-212-14133-7, 304 pages, 26 euros).

Meyer-Görlitz : quand le “Made in Germany” devient une imposture

Objectif Meyer-Optik Görlitz Somnium 1,5/50 mm

Depuis toujours, l’industrie optique d’outre-Rhin jouit d’une réputation enviable. La simple mention des marques Leica, Zeiss et Schneider-Kreuznach fait briller les jeux de nombreux photographes professionnels et amateurs pour lesquels un objectif conçu et fabriqué en Allemagne représente le summum en matière de finition mécanique et prouesse optique. Il n’est donc guère étonnant qu’un distributeur allemand cherche à faire revivre la marque Meyer-Görlitz, disparue suite à la réunification des deux Allemagne.

Fondée par l’opticien Hugo Meyer et le commercial Heinrich Schätze, la Optisch-Mechanische Industrie-Anstalt Hugo Meyer & Co voit le jour en 1896 et introduit par la suite des objectifs innovateurs : l’Aristostigmat (1900), le Weitwinkel-Aristostigmat (1911) et, grâce à une collaboration avec Paul Rudolph, par ailleurs créateur des objectifs Zeiss Protar, Planar et Tessar, le Plasmat qui est alors l’optique la plus lumineuse de l’époque. Les objectifs Primoplan et Telemegor contribuent, eux aussi, à la réussite économique d’une entreprise qui produit jusqu’à 100 000 objectifs par an avant de devenir un fournisseur de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après la guerre, l’entreprise privée est transformée en entreprise populaire (VEB Feinoptisches Werk Görlitz) et intègre vingt années plus tard une entité plus grande (Kombinat VEB Pentacon), engloutie à son tour par le puissant combinat VEB Carl Zeiss Jena. Pendant les années 1950 et 1960, Meyer-Görlitz continue à estampiller son nom sur des objectifs relativement simples, mais de bonnes qualités. Ensuite, les mêmes objectifs arborent le nom Pentacon et finissent leur carrière à l’ombre d’une marque plus prestigieuse, Carl Zeiss Jena. La réunification précipite les combinats est-allemands dans la tourmente et la nouvelle société Meyer-Optik, fondée une année plus tôt, disparait dès 1991.

Objectif Meyer-Optik Görlitz Somnium 1,5/50 mm

La société Globell, par ailleurs distributeur de logiciels (Datacolor, ACDSee, DxO oder Unified Color), trépieds en bois et sacs photo, annonce fin 2014 le revival de la marque et la sortie des deux premiers objectifs, Meyer Optik Görlitz 1,4/85 mm Somnium et Meyer Optik Görlitz 1,8/80 mm Figmentum. La gamme actuelle comprend cinq objectifs, un sixième étant annoncé pour juin 2015. À première vue, on ne peut que de se réjouir de la naissance d’une nouvelle gamme d’optiques à opération entièrement manuelle. Mais en regardant de près, le label « Made in Germany » des objectifs Meyer-Görlitz semble usurpé. Si les deux premiers prototypes avaient sans doute une conception optique et mécanique inédite, ce n’est pas malheureusement plus le cas des objectifs réellement sortis : le Somnium 1,5/85 mm est une copie conforme du Zenith Helios 40-2 85 mm f/1, 5 II alors que le Figmentum 2/85 mm semble directement issu de l’usine de l’opticien chinois Zhong Yi puisqu’il possède les mêmes caractéristiques que le Zhong Yi Mitakon Creator 2/85 mm, y compris pour l’irrégularité des gravures de la bague de diaphragme. Quant au Figmentum 2/35 mm, il s’agit d’une copie relookée du Zhong Yi Mitakon Creator 2/35 mm bien que la formule optique (9 éléments en 7 groupes au lieu de 6 éléments en 6 groupes pour le Creator) semble indiquer le contraire. Plus fort encore, Globell annonce deux nouveaux modèles pour appareils hybrides, Nocturnus 0,95/35 mm et Nocturnus 0,95/50 mm qui ressemblent, aux imperfections près, aux optiques chinoises Mitakon Speedmaster 0,95/35 et 0,95/50 mm. Pas grave, dites-vous ? Si le distributeur allemand précise que les objectifs Meyer-Görlitz sont assemblés en Allemagne à partir de composants optiques et mécaniques achetés sur le marché mondial et testés suivant des procédures très strictes, je ne pense pas que le travail effectué en Allemagne (s’il y en a vraiment) puisse justifier des tarifs entre deux et trois plus importants que ceux demandés pour les originaux.  D’autant plus qu’aucun de ces objectifs ne possède de quoi communiquer avec le boitier, si ce n’est que pour confirmer la mise au point. Bref, mieux vaut investir dans un objectif Zeiss (made in Japan), Voigtländer (made in Japan), Samyang (made in Korea), Zenith (made in Russia) ou Mitakon (made in China) pour gouter aux joies de la mise au point manuelle. Ou attendre la sortie du « monstre de bokeh » Meyer-Görlitz Trioplan 2,8/100 mm, attendu pour le mois de juin et autrement plus « original »…

Nikon D7200 : à l’est, (presque) rien de nouveau

D7200-1

Alors que certains utilisateurs attendent avec impatience l’hypothétique relève du Nikon D300s, le fabricant nippon présente à sa place le D7200, évolution du D7100 avec une mémoire tampon et une plage ISO plus étendues, ainsi qu’un module Wifi intégré.

Équipé d’un capteur APS-C de 24, 72 millions de photosites, le Nikon D7200 incorpore un processeur d’images EXPEED 4 qui permet d’atteindre une cadence de 6 (DX) ou 7 (format x 1,3) images par seconde en mode rafale. Mais contrairement au D7100 qui était sévèrement handicapé par une mémoire tampon famélique, il n’exige une petite pause qu’après avoir engrangé 27 images au format RAW ou 100 images au format JPEG. Le module AF Multi-CAM 3500 II, identique à celui utilisé par le D7100, bénéficie désormais d’une sensibilité accrue qui permet d’effectuer une mise au point automatique en plus faible lumière (-3 IL). La sensibilité ISO est également plus vaste, avec une plage qui s’étend par défaut entre 100 et 25 600 ISO alors que sur le D7100, les sensibilités supérieures à 6400 ISO n’étaient disponibles qu’après avoir basculé en mode étendu.

Le viseur prisme offre une couverture de 100 % (mode APS-C), un grossissement de 0,94 fois et un dégagement oculaire de 19,5 mm. Quant à l’obturateur à défilement vertical, il arbore une plage de vitesses entre 1/8000 seconde et 30 secondes, avec une vitesse de synchronisation flash égale à 1/200 seconde. L’obturateur possède une fiabilité accrue puisqu’il permet de comptabiliser 150 0000 images en moyenne avant qu’il soit nécessaire de le changer. Hormis des images aux formats RAW (NEF), JPEG et RAW + JPEG, vous pouvez enregistrer des séquences vidéos au format Full-HD (25 ou 30 i/s au format APS-C et 50 ou 60 i/s au format 1,3 x) sur une ou deux cartes de mémoire au format SD, SDHC ou SDXC.

L’afficheur arrière est fixe, mais se distingue tout de même par une diagonale de 3,2 pouces (8 cm), un angle de vision de 170° et 1 229 000 points. Quant à l’accu EN-EL15, il offre une autonome suffisante pour jusqu’à 1110 photos ou des séquences vidéos de 80 minutes.

La connectivité du D7200 fait également de progrès : si la prise USB à la norme 2.0 est un étrange anachronisme en 2015, le module sans fil incorporé est résolument moderne. Il permet de communiquer avec des dispositifs mobiles (NFC) et de transférer des images (Wifi).

Le D7200 sera disponible à partir de la deuxième moitié du mois de mars. Voici les tarifs publics :

  • D7200 (boitier nu) : 1179 euros TTC
  •  D7200 + AF-S DX Nikkor 18-105 mm 1:3, 5-5, 6G ED VR : 1399 euros TTC
  •  D7200 + AF-S DX Nikkor 18-140 mm 1:3, 5-5,6G ED VR : 1499 euros TTC

Nikon D7200, points clés

  • capteur CMOS-DX  de 24, 2 mégapixels, à matrice Bayer et dépourvu de filtre passe-bas
  •  Processeur EXPEED 4
  •  module AF  Multi-CAM 3500 II avec 51 collimateurs et une sensibilité minimale de -3 IL
  •  afficheur arrière d’une diagonale de 8 cm (3, 2 pouces) et de 1 229 000 points, non orientable
  • viseur prisme avec une couverture de 100 %
  • cadence maximale en mode Rafale de 6 i/s (mode APS-C) ou 7 i/s (mode 1,3 x)
  • mémoire tampon  permettant d’accumuler 27 fichiers RAW ou 100 fichiers JPEG avant de saturer
  • plage de sensibilités standard de 100 à 25 600 ISO.
  • vidéos Full HD-Video à 60, 50, 30 OU  25 images par seconde
  • vitesse d’obturation maximale de 1/8000 s (obturateur mécanique)
  • connectivité sans fil (Wifi Et NFC)
  • système de réduction  de poussières

Tokina : un nouveau zoom grand-angle pour le format APS-C

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Depuis plusieurs années déjà, les objectifs grand-angles à focale variable Tokina jouissent d’une excellente réputation. L’opticien japonais s’apprête à renouveler le Tokina AT-X 11-16 PRO DX-II. Aussi lumineux que son prédécesseur, mais doté d’une plage de focales plus étendue, le nouveau Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX est également optimisé pour les futurs capteurs APS-C à forte densité de photosites.

Pour ce qui est de sa construction mécanique, le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX marche manifestement dans les traces de l’ancien modèle. Mais sa construction optique est encore plus ambitieuse : si l’ancien modèle intègre 13 éléments en 11 groupes dont deux à surface asphérique et deux en verres SD, le nouveau arbore 14 éléments en 12 groupes et ajoute un grand élément hybride à surface asphérique pour améliorer la résolution optique et le pouvoir de contraste et minimiser des défauts optiques tels que l’aberration chromatique et sphérique. D’ailleurs, l’objectif se distingue par sa grande luminosité maximale (f/2, 8) et plage de focales. Cette dernière correspond à celle d’un objectif 15-30 mm sur un appareil à capteur 24 x 36. Grâce à la nouvelle conception optique, le fabricant a réussi à ne pas trop augmenter les dimensions et le poids de l’objectif bien que les barillets, usinés en métal, procurent à l’objectif une robustesse et une fiabilité hors pair. Le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX est équipé d’un filetage frontal pour des filtres au diamètre de 82 mm, commun à la plupart des objectifs de la gamme AT-X. Le moteur de mise au point Silent Drive (SD-M) est à la fois rapide et presque inaudible. Il est assisté par une mise au point interne qui déplace des éléments optiques à l’intérieur du fut sans pour autant modifier les dimensions de l’objectif. Pour passer en mode manuel, il suffit de tirer la bague de mise au point vers l’arrière (One-touch Focus Clutch). À noter aussi que le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX possède un diaphragme à 9 pétales qui offre une ouverture quasi circulaire, condition sine qua non pour obtenir un bokeh harmonieux. Le traitement antireflet a été également amélioré, avec notamment un revêtement WP Coating pour la lentille frontale qui offre une protection efficace contre des abrasions mécaniques tout en facilitant le nettoyage, grâce à un rejet des gouttes d’eau et des salissures.

Le Tokina AT-X 2,8/11-20 mm PRO DX est disponible dès maintenant. Proposé dans les montures Canon EF et Nikon F, il est commercialisé à 729 euros TTC (prix public).

Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX
Focale 11 -20 mm (équiv. 16,5 -30 mm en 24 x 36)
Angle de champ (diagonal) 104.34° – 72.42°
Construction optique (Éléments/Groupes) 14/12
Diaphragme, nombre de lamelles 9
Plage d’ouvertures 2,8-22
Distance minimale de MaP 0,28 m
Rapport de reproduction maximal 1:8,62
Diamètre de filtre 82 mm
Diamètre et longueur maximales 89 x 92 mm
Poids 560 g
Mise au point Automatique /manuelle
Compatibilité CANON EF, Nikon F

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