Questions Photo

Mot clé : Optiques

Tokina : un nouveau zoom grand-angle pour le format APS-C

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Depuis plusieurs années déjà, les objectifs grand-angles à focale variable Tokina jouissent d’une excellente réputation. L’opticien japonais s’apprête à renouveler le Tokina AT-X 11-16 PRO DX-II. Aussi lumineux que son prédécesseur, mais doté d’une plage de focales plus étendue, le nouveau Tokina AT-X 2,8/11-20 mm Pro DX est également optimisé pour les futurs capteurs APS-C à forte densité de photosites.

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Sigma 24 mm f/1,4 DG HSM : une troisième focale fixe ultralumineuse dans la série Art

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Grâce ses gammes d’objectifs Art et Sport, l’opticien indépendant Sigma connait un renouveau sans précédent qui est largement mérité puisque les objectifs en question n’ont plus rien à envier à ceux des fabricants de boitiers. Le Sigma 24 mm f/1, 4 DG USM s’inscrit dans cette tendance, grâce à une réalisation mécanique somptueuse et une qualité optique irréprochable.

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Canon EF 11-24mm f/4L USM : le détenteur du record de l’angle le plus vaste

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Canon vient d’introduire le zoom super grand-angle doté de la focale minimale la plus courte du marché * : le Canon EF 11-24mm f/4L USM, conçu d’emblée pour le format 24 x 36, est un objectif à projection orthoscopique qui permet de restituer fidèlement les lignes droites d’un sujet, à la différence d’un objectif fish-eye qui les déforme délibérément pour ainsi maximiser l’angle de champ, égal ou supérieur à 180°.

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Pentax : le reflex 24 x 36 débarque en 2015

Le prototype du futur boitier 24 x 36 Pentax. La forme du prise rappelle furieusement celui du Pentax 67...

Alors qu’elle était sous le règne de l’austérité lorsqu’elle appartenait au groupe Hoya, la célèbre marque Pentax commence à revivre sous l’œil bienveillant de sa maison mère Ricoh. Nous en voulons pour preuve la présentation simultanée d’un futur boitier reflex à capteur 24 x 36 et de deux objectifs haut de gamme couvrant le « plein format ».

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Samyang : un nouveau télé ultralumineux

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L’opticien coréen Samyang annonce la disponibilité prochaine d’un nouvel objectif à mise au point manuelle qui possède de quoi séduire les vidéastes et les photographes à la recherche d’un bokeh prononcé. Le Samyang 135mm f/2.0 ED UMC sera bientôt disponible en deux versions distinctes dont les caractéristiques s’adressent aux deux groupes d’utilisateurs.

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L’objectif standard revisité (troisième partie)

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KMZ Helios 44 58 mm f/2

C’est lui, l’objectif standard du peuple ! Le Helios 44 58 mm f/2 est un objectif standard de provenance russe qui a été produit entre 1958 et les années 2000 par plusieurs usines dans l’ancienne Union soviétique. Il s’agit d’une copie du Zeiss Biotar 58 mm f/2 dont la formule optique, de six éléments disposés en quatre groupes, est de type Planar (double Gauss). Le Helios a été produit en de multiples variations, avec ou sans contrôle automatique du diaphragme. Les modèles les plus récents bénéficient d’un traitement multicouche (MC Helios) et d’une distance de mise au point plus rapprochée (0,5 au lieu de 0,6 ou 0,7 m). À noter aussi une amélioration des performances optiques et une modification du diamètre de filtre au fil du temps. L’objectif testé, un Helios-44M 2/58 fabriqué par KMZ, possède un traitement monocouche, une distance de mise au point minimale de 0,5 m et un diamètre de filtre de 52 mm. Les barillets sont épais et entièrement métalliques et la fabrication inspire confiance bien qu’elle ne soit pas à la hauteur des réalisations occidentales et japonaises. La bague de mise au point est assez raide, tout comme la bague de diaphragmes, crantée par demi-valeurs entre f/2 et f/11 et valeurs entières entre f/11 et f/16. Le diaphragme, doté d’un commutateur A/M, est assez lymphatique.

  • Caractéristiques techniques
  • Focale : 58 mm (équivalent 87 ou 93 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/2 et f/16
  • Construction optique : 6 éléments en 4 groupes
  • Angle de champ : 40 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.5 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Diamètre x longueur : 62 x 42 mm
  • Poids : 300 g

KMZ Industar-50  50 mm f/3,5

Conçu à l’origine pour des appareils télémétriques, l’Industar-50 existe aussi dans une version dédiée aux appareils reflex, Industar-50-2, doté d’une monture M42. Il s’agit d’un objectif d’une focale de 50 mm et d’une ouverture maximale de f/3, 5 dont la formule optique est de type Tessar. Bien que très léger et de dimensions très réduites, l’objectif, un véritable « bouchon de boîtier », bénéficie d’une réalisation très soignée, tout en métal. Du fait de sa taille minuscule, l’objectif est assez délicat à manipuler. Une modification de l’ouverture entraine parfois une modification de la distance de mise au point et génère ainsi un flou intempestif. La lentille frontale est assez exposée à des empruntes digitales et il est difficile de lui trouver un pare-soleil ou un filtre adapté. Le traitement antireflet est de type monocouche et la distance de mise au point est égale à 65 cm. Le diaphragme est entièrement manuel, avec un ajustement en continu, sans crantage,  entre f/3, 5 et f/16. L’objectif testé à été fabriqué par KMZ, à l’époque soviétique.

  • Caractéristiques techniques
  • Focale : 50 mm (équivalent 75 ou 80 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 et f/16
  • Construction optique : 4 éléments en 3 groupes
  • Angle de champ : 46 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.65 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 36,5 mm
  • Diamètre x longueur : 50 x 20 mm
  • Poids : 100 g

L’objectif standard revisité (seconde partie)

Léger et compact, le 50 mm f/1,8 est un excellent objectif standard. Canon EOS 5D Mark III, EF 50 mm f/1,8, 1/320 s à f/5,6 et 400 ISO.

En guise de conclusion

Si aucun des objectifs ci-présents ne possède de quoi pousser les rois actuels parmi les objectifs standards (Zeiss Otus 55 mm f/1, 4 et Sigma 50 mm f/1, 4 Art) de leur trône, chacun se distingue par des performances optiques à même de satisfaire la majorité des utilisateurs même exigeants. Tous possèdent leur propre personnalité : si l’EF 50 mm F/2, 5 Macro possède une grande polyvalence, le Voigtländer Ultron 40 mm f/2 séduit les photographes de reportage et les voyageurs grâce à une très grande compacité et une robustesse à toute épreuve. Le TS-E 45 mm f/2, 8 s’adresse au photographe créatif qui souhaite jouer avec les fonctions de bascule et de décentrement qui le prédestinent à la photo de produit, la photo d’architecture et le paysage. Mais il se prête aussi bien au portrait, sous condition de conserver un peu de recul pour ne pas introduire des déformations de perspective — la fonction de bascule permet alors de placer la netteté sur les yeux tout en plongeant les autres parties de l’image dans un flou vaporeux. Certes, il ne s’agit pas d’un objectif facile d’emploi et la maitrise de ses réglages demande un apprentissage lent et laborieux. L’EF 50 mm f/1, 8 continue à me surprendre. Alors qu’il s’agit d’un objectif très bon marché (mais uniquement disponible sur le marché d’occasion), il offre des performances optiques très élevées, sous condition de trouver un exemplaire en bon état. Certes, l’ancien moteur AF-D n’est pas toujours d’une précision à même de produire des images nettes aux grandes ouvertures, mais l’objectif partage cet inconvénient avec son remplaçant, l’ EF 50 mm f/1, 8  II dont la construction mécanique s’avère nettement plus fragile à l’usage.

L’objectif standard revisité (première partie)

L’objectif standard revisité (troisième partie)

 

L’objectif standard revisité (première partie)

La focale standard donne la même priorité aux différents éléments d'une scène, ne privilégiant pas l'un au détriment d'un autre. Cela ne facilite guère la prise de vue car on ne peut plus se fier aux seules caractéristiques de l'objectif pour créer une composition saisissante.

À l’aise dans la proxiphotographie

Grâce à leur formule quasi symétrique, les objectifs standards de type Gauss sont relativement insensibles au changement de la distance de mise au point, permettant d’obtenir des résultats de bonne qualité aux distances les plus proches. Qui plus est, il est même possible de les doter de bonnettes et/ou de bagues-allonge pour s’approcher davantage du sujet. Sous condition de fermer le diaphragme aux valeurs moyennes et de ne pas dépasser le rapport x 1. Pour aller plus loin (et pour obtenir un piqué supérieur), vous pouvez utiliser un des objectifs macro à focale standard. Disposant d’une monture hélicoïdale plus longue et/ou d’un dispositif de mise au point interne, les objectifs en question permettent d’obtenir un tirage de plusieurs centimètres et donc des grossissements plus importants, sans avoir recours aux accessoires cités plus haut. Les objectifs plus anciens autorisent alors à réaliser le grossissement x 0,5, les objectifs plus modernes à atteindre le grossissement x 1. Un objectif macro, excellent à courte distance, conserve sa qualité optique à l’infini. C’est pourquoi certains photographes préfèrent utiliser un objectif macro en guise d’objectif standard, d’autant que le sacrifice en matière de luminosité n’est pas très importante : si un objectif macro ne propose qu’une ouverture entre f/2 et f/4, ses performances optiques sont souvent déjà convenables à pleine ouverture, contrairement à certains objectifs plus lumineux dont le piqué n’est satisfaisant qu’en vissant le diaphragme de quelques crans.

Même sans accessoire spécifique, la plupart des objectifs standard autorisent des grossissements suffisamment importants pour de nombreux sujets (ici un autocollant sur la vitrine d’un restaurant), avec la même qualité qu’à l’infini.

Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !