Questions Photo

Mot clé : Optiques

AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G : annonce officielle

afs5018g

Alors que Canon semble snober les photographes à budget plus modeste, privilégiant la sortie de cailloux « L », plus onéreux les uns que les autres, Nikon semble avoir choisi une programmation moins élitiste pour le renouvellement de sa gamme d’objectifs. Ainsi, l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.4G aura très bientôt un petit frère, un tantinet moins lumineux, mais tout de même très alléchant par ses caractéristiques techniques.

Lire la suite

Canon EF 100 mm F 2,8 Macro : un ancêtre toujours vert

100m-7

Qualité optique

Il est plutôt difficile de trouver un objectif macro aux performances optiques modestes. Depuis de nombreuses années déjà, les fabricants veillent à produire des objectifs polyvalents qui conservent leur excellente qualité optique (planéité du champ, absence de distorsion, piqué homogène) à toutes les distances de mise au point, même à l’infini. Les objectifs macro peuvent donc aisément se substituer aux objectifs standard (50 à 60 mm), portrait (90 à 105 mm) et télé (150 à 200 mm), pour peu que vous puissiez faire abstraction de leur luminosité plus faible.



Chat, Metzeral/Vosges. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/2,8, 1/500s, ISO 200.

Piqué

Certains photographes nostalgiques attribuent à l’ancien objectif macro sans USM des vertus extraordinaires et les courbes de transfert FTM, publiées dans la première édition de l’ouvrage “Lens Work”, laissent paraître un contraste et un pouvoir de résolution proches de ceux du successeur. Les tracés sont en en plus quasiment horizontaux et les différences entre les courbes tangentielles et radiales plutôt menues, indiquant des flous d’arrière-plan (bokeh) très naturels. En pratique, la qualité optique de l’EF 100mm F2.8 Macro est exemplaire. Utilisable dès sa pleine ouverture, l’objectif offre un très bon contraste et un pouvoir séparateur élevé et ce, même lorsqu’il est associé à un capteur plein format de 21 mégapixels. Après avoir fermé le diaphragme d’un ou de deux crans, le piqué de l’objectif est excellent et très homogène. En revanche, mieux vaut se méfier des méfaits de la diffraction optique : sur le même appareil, j’évite de fermer le diaphragme au-delà des valeurs f/ 16 (infini) ou f/11 (rapports macro). En vissant davantage, la perte de piqué sera beaucoup plus néfaste que le gain en profondeur de champ sera bénéfique.




Sous la neige, Metzeral/Vosges. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/4, 1/125s, ISO 100.

Distorsions, vignetage et aberrations chromatiques

La distorsion est négligeable, et ce, quelle que soit la distance de mise au point. Le vignetage est particulièrement sensible (et gênant) à pleine ouverture, mais il disparaît dès f/5,6. Si les aberrations chromatiques latérales sont quasiment inexistantes, les aberrations chromatiques longitudinales sont parfois visibles. On parle alors souvent du “bokeh fringing”, phénomène qui se manifeste par des franges violettes et vertes, situées des deux côtés de la zone de mise au point. Toutefois, seules les optiques de conception véritablement apochromatique échappent à ce défaut, sachez qu’elles sont aussi rares qu’elles sont onéreuses.

Flare et Reflets parasites

Canon n’a jamais livré et proposé de pare-soleil avec cet objectif. Et pour cause, la lentille frontale se situe au fond du corps avant de l’objectif qui fait ainsi figure de pare-soleil incorporé. Il en résulte une excellente protection contre les lumières parasites. Cependant, ne cédez surtout pas à la tentation de lui ajouter un filtre de protection. La lentille frontale ne risque ni salissures ni abrasions mécaniques et l’emploi d’un filtre conditionnerai alors celui d’un pare-soleil.

Bokeh
Le diaphragme de l’EF 100mm F 2,8 Macro possède huit pétales et le bokeh, c’est à dire le rendu des parties hors profondeur du champ des images est très naturel et harmonieux.



Magnolia. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/2,8, 1/2000s, ISO 100.


La stabilisation d’image : retour sur une technologie clé

stab-7

Le plus souvent, la stabilisation d’image n’impacte pas le piqué d’un objectif. Bien que le groupe supplémentaire et son déplacement augmentent la complexité des objectifs stabilisés, ces derniers bénéficient en même temps de différentes améliorations, permettant le plus souvent de conserver, voire d’augmenter la qualité optique des prédécesseurs non stabilisés.

Toutefois, on recense quelques rares exceptions à cette règle : l’EF 70-200 mm f/2,8 IS L USM de première génération est un peu moins performant que son alter ego non stabilisé, alors que la qualité optique de l’EF 70-200 mm f/4 L IS USM dépasse celle de l’EF 70-200 mm f/4 L USM, presque deux fois moins cher.
C’est aussi l’un des inconvénients des objectifs stabilisés : à des rares exceptions près, ils sont commercialisés à des tarifs bien supérieurs , la différence pouvant même atteindre plusieurs milliers d’euros lorsqu’il s’agit de remplacer un super téléobjectif “classique” par son successeur stabilisé !



A l’intérieur, le stabilisateur optique est très utile pour obtenir des photos nettes et sans excès de bruit.


Mis à part leur tarif, toujours plus élevé, les stabilisateurs d’image tendent aussi à augmenter la fragilité mécanique des objectifs. Certains objectifs se transforment en véritables nids à panne lorsqu’ils se dotent de stabilisateurs. Le stabilisateur de mon Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 IS USM, de deuxième génération (2 IL, modes 1 et 2) affichait un fonctionnement bancal dès le départ, rendant l’âme peu après. Ce fut d’ailleurs le seul parmi mes objectifs Canon qui a nécessité un passage au service après-vente…



Le stabilisateur a ici permis de saisir la posture inhabituelle du canard, sans lui, la photo aurait été soit floue soit beaucoup plus bruitée (EF 100-400 mm f/4,5-5,6 IS USM L, f/5,6, 1/125s à 1000 ISO.


Faut-il pour autant se laisser séduire par les sirènes du marketing, annonçant des gains systématiques et équivalents à quatre diaphragmes ou vitesses d’obturation ? En réalité, les stabilisateurs s’apparentent peu ou prou aux automatismes d’exposition et aux dispositifs de mise au point automatique, lesquels il faut désactiver de temps en temps pour réussir ses prises de vue.



En prise de vue macro, il faut savoir composer avec différents facteurs de flou : le vent, le déplacement du sujet et le flou de bougé du photographe. Le stabilisateur est alors d’une utilité plutôt limitée

  • Utilisez le stabilisateur uniquement quand il le faut. Rien ne sert à l’activer lorsque votre vitesse d’obturation est suffisamment élevée pour ne pas générer du flou de bougé (1/focale (mm) de l’objectif pour un appareil à capteur plein format et 1/équivalent de focale (mm) pour un appareil APS-C). Ainsi, avec un objectif 300 mm, il faudrait une vitesse d’obturation supérieure à 1/300 s avec un appareil à plein format et 1/500 s (1/450 ou 1/480 s) avec un appareil à capteur APS-C. Le stabilisateur agit sur le déplacement d’un groupe optique et celui-ci pourrait ainsi altérer, souvent de manière peu perceptible, les performances optiques et le rendu des zones floues (bokeh).
  • Désactivez-le aux vitesses d’obturation supérieures à 1/500 s. Si la vitesse d’obturation excède la fréquence d’échantillonnage du stabilisateur, celui-ci tend parfois à sur-corriger et à accentuer le flou au lieu de le réduire. Ce qui expliquera pourquoi certaines images souffrent d’un flou mystérieux en plein soleil avec le stabilisateur actif…
  • Conservez une mi-pression sur le déclencheur pour stabiliser toutes les vues d’une série. Initialement, il faut attendre une petite seconde pour laisser au stabilisateur le temps de se réveiller.
  • Apportez toujours une batterie supplémentaire. Le stabilisateur optique augmente, à la manière du mode Live View, votre consommation d’énergie. Le stabilisateur réagit aussi parfois de manière erratique lorsque la capacité de votre batterie est faible : l’image commence alors à sautiller dans le viseur.
  • Ne faites pas confiance au stabilisateur pour neutraliser tous les mouvements. Bien que les fabricants semblent nous faire croire le contraire, le stabilisateur ne compense pas les mouvements de votre sujet. En portrait, il est ainsi illusoire de descendre jusqu’à 1/15 s ou 1/8s puisque votre sujet introduit immanquablement du flou. De même, pour arrêter le mouvement d’un piéton à travers le champ, il faut choisir une vitesse d’obturation supérieure à 1/125s et supérieure à 1/30 lorsqu’il se déplace dans votre direction. En macrophotographie, les mouvements du sujet s’amplifient au fur et à mesure que le rapport de grossissement augmente — là encore, l’apport du stabilisateur n’est pas toujours décisif.
  • Consultez le manuel de votre objectif avant de le fixer sur un trépied. Le manuel de mon Canon EF 100-400 mm f/4, 5-5, 6 IS USM préconise par exemple la désactivation du stabilisateur optique : « …réglez la commande du STABILIZER sur OFF (désactivé) lorsque l’appareil est placé sur un trépied. Si cette commande est réglée sur ON (activé), le stabilisateur optique risque de résulter en erreur… ». À noter que les dernières générations des stabilisateurs sont capables de détecter le positionnement de l’appareil sur un trépied et qu’il est parfois utile de l’activer pour contrecarrer les vibrations du support. En photo de nature, le stabilisateur optique aide ainsi à produire des photos parfaitement nettes, même si le gros télé est solidement fixé sur un trépied. Cependant, je vous conseille de faire vos propres essais pour trouver la bonne démarche à suivre. Et si vous avez un trépied, profitez-en : sa compensation est “infinie” alors que les stabilisateurs les plus performants sont limités à 4 IL.



En photo de portrait, il est plutôt délicat de stabiliser le sujet. Privilégiez alors plutôt une vitesse rapide (ici une 1/250s) et un objectif lumineux, quitte à augmenter la sensibilité ISO. Canon EOS 5D Mark II, EF 100 mm f/2 USM, f/2, 1/250s à 3200 ISO.

L’intégration des stabilisateurs optiques semble se généraliser ces derniers temps chez Canon et Nikon. S’agissant de systèmes complexes, les stabilisateurs actuels ne sont pas pour autant irréprochables et il appartient aux utilisateurs de bien connaître leurs limites et de savoir quand et comment les utiliser. Ne vous laissez pas embrouiller l’esprit par le marketing des fabricants : suivant vos sujets de prise de vue et vos habitudes, leurs avantages ne sont pas toujours aussi substantiels qu’ils le prétendent. Enfin, pensez à désactiver la fonction lorsque la lumière est abondante : d’une part, vous économiserez de l’énergie et de l’autre, vous optimiserez le piqué de vos images.

Canon EF 50 mm f/2, 5 Compact-Macro : un joyau méconnu de la gamme Canon

macro50-13

Réalisation mécanique

Présenté en décembre 1987 et n’ayant subi que peu de changements depuis (à signaler tout de même le passage de 5 à 6 pétales pour le diaphragme), l’EF 50 mm f/2, 5 Compact-Macro intègre un moteur de mise au point de conception ancienne : beaucoup plus bruyant que celui de l’EF 50 mm f 1,4 USM, il est aussi plus véloce et nettement précis que celui de l’EF 50 mm f/1, 8 II.

De par les matériaux utilisés, l’objectif macro n’a rien à envier à l’EF 50 mm f 1,4 USM. Sous un revêtement en plastique plutôt épais se cachent des barillets en métal et la mise au point est pleinement utilisable, grâce à une véritable bague de mise au point et une course très longue qui est due à la distance de mise au point minimale de seulement 23 cm.

L’objectif est sans doute plus robuste que les deux autres susmentionnés. Chez un loueur parisien de matériel de prise de vue, un exemplaire du 50 mm f/2, 5 Compact-Macro avait survécu une dizaine d’années sans tomber en panne une seule fois. Cela témoigne de la robustesse de l’objectif, rudoyé au fil des années par de centaines de photographes professionnels.



De conception ancienne, mais très robuste : l’EF 50 mm f/2, 5 Compact-Macro

L’EF 50 mm f/1, 8 II souffre en revanche d’une réalisation très médiocre toute en plastique, y compris pour la baïonnette. Composé de deux parties emboîtées à la va-vite, l’objectif attire d’une part de nombreuses poussières entre les deux groupes de lentilles et de l’autre se désintègre même parfois intempestivement. Bien qu’il bénéficie d’un rapport qualité-prix exceptionnel, mieux vaut le considérer comme un consommable, car, dans les mains d’un photographe un tant soit peu baroudeur, il ne fera donc sans doute pas long feu.
Presque quatre fois plus cher que le « nifty fifty », surnom qui lui a été attribué par des photographes anglophones, l’EF 50 mm f 1,4 USM est d’une réalisation plus sérieuse, d’autant plus qu’il intègre un moteur de mise au point de type Micro-USM avec retouche de mise au point (FTM). Cependant, il possède une faiblesse majeure : faute d’une mise au point interne, le barillet avant fragilise l’objectif en cas de choc frontal. Le moindre heurt donne lieu à un blocage de la mise au point et au pire au dernier soupir du moteur Micro-USM. Il s’agit donc d’un objectif à conseiller aux photographes soigneux et prudents et à contre-indiquer aux photographes baroudeurs.



La monture arrière de l’objectif, en laiton

Les deux objectifs souffrent d’un autre défaut qui rend leur utilisation à pleine ouverture assez hasardeuse : un important jeu mécanique provoquant des dysfonctionnements de la mise au point automatique (frontfocus ou backfocus) qui ne se rattrape à l’infini ou en fermant le diaphragme de quelques valeurs. Ce phénomène n’est pas réservé aux appareils reflex numériques : je me souviens encore de mes difficultés pour obtenir des photos nettes aux grandes ouvertures avec mes Canon EOS 1 et 1n et l’EF 50 mm f 1,4 USM. Si ce décalage de la mise au point suffit pour ruiner des prises de vue, il est d’autant plus gênant qu’il intervient de manière fluctuante. Ainsi, nombreux sont les témoignages sur le Web attestant notamment à l’EF 50 mm f/1, 8 II une mise au point automatique aléatoire. Il suffit en effet de mettre l’appareil sur pied, le pointer sur un sujet et effectuer plusieurs fois une mise au point automatique pour s’en convaincre : l’image sera tantôt nette, tantôt légèrement floue.



Contrairement aux 50 Macro de première génération, le piqué est excellent à l’infini

Avec l’EF 50 mm f/2, 5 Compact-Macro, je n’ai constaté rien de tel : bien qu’un tantinet laborieuse et lente lorsque le contraste est défaillant, la mise au point accroche précisément là ou il faut. Il n’est donc pas nécessaire d’engager la visée LiveView pour obtenir des images bien définies à la pleine ouverture. L’objectif possède un dispositif à lentilles flottantes. Alors que le groupe avant (sept éléments de type Gauss) se déplace de manière linéaire, le groupe arrière (deux éléments) demeure immobile et compense ainsi les aberrations optiques aux distances de mise au point les plus courtes.



Sans accessoire, il atteint uniquement le rapport 1:2 en utilisation macro


Créer ses propres profils de correction optique avec ALPC : profilage et « contrôle qualité »

alpc-4

Utiliser Lens Profile Creator

Une fois la séance de prise de vue terminée et les images transférées sur l’ordinateur, démarrez Lens Profile Creator (ALPC) et chargez les images. Pour cela, deux méthodes s’offrent à vous : le menu File>Add Images to Project et la sélection, puis le glisser/déposer des images depuis Bridge.



ALPC analyse automatiquement les données EXIF des fichiers et les classe suivant la distance de prise de vue et le diaphragme utilisé. ALPC possède une interface utilisateur très dépouillée : une grande fenêtre d’aperçu et un panneau Film fixe s’affichent au milieu et les paramètres relatives aux images et à la création du profil sur des panneaux situés à gauche et à droite de la fenêtre.



  • Le panneau Profiles informe sur l’appareil photo, l’objectif, le format (DNG ou JPEG), les dimensions et la profondeur de couleurs (8 ou 16 bits/couche) des images chargées. Ces dernières sont classées dans plusieurs sous-groupes, suivant l’ouverture utilisée. Le nombre d’images est marqué pour chacun de ces sous-groupes, ce qui est fort pratique pour vérifier la présence des images nécessaires à la création du profil.



  • Le panneau Images affiche les noms des fichiers et les regroupe dans un ou plusieurs jeux, suivant leur distance de mise au point. Le menu contextuel permet d’ajouter d’autres jeux de mise au point, de renommer ou de supprimer des jeux.



  • La barre d’outils située entre la fenêtre d’aperçu et le panneau Film fixe arbore à gauche un menu déroulant (similaire à celui de Camera Raw), permettant de zoomer dans l’aperçu. Trois icônes (là encore, Camera Raw a laissé ses traces…) à droite permettent d’agrandir l’aperçu (raccourci Z), se déplacer à l’intérieur de la fenêtre (raccourci H) et de mesurer la distance entre les damiers de l’échiquier (raccourci R).




L’outil Ruler est important au logiciel puisqu’il lui fournit les dimensions physiques des damiers (mesurées en pixels), indispensables à l’analyse des défauts optiques et au calcul des corrections. Pour cela, procédez toujours à la mesure de l’image la plus centrée de la mire pour ainsi minimiser l’influence de la distorsion. À noter que la valeur relevée doit être supérieure ou égale à 20 pixels pour pouvoir créer le profil et si elle est supérieure à 30 pixels, elle contribue à augmenter la précision de celui-ci. Évitez aussi des dimensions supérieures à 45 pixels pour ne pas trop restreindre le nombre de damiers analysés.

  • En plus de la dimension des damiers, vous devez aussi renseigner le logiciel sur la mire photographiée. Ces renseignements s’affichent au bas de la mire et doivent être reportées dans les champs Version (Row x Column et Print Dimension (Points) du menu Checkerboard Info (Panneau Calibration), situé au bas à droite de la fenêtre. Afin de harmoniser ces valeurs (dimensions des damiers et caractéristiques de la mire) pour le jeu d’images, cliquez d’abord sur la barre renseignant sur les caractéristiques de prise de vue (panneau Profiles) pour la sélectionner (elle est alors soulignée en bleu), puis renseignez les champs du menu Checkerboard Info.




  • Sélectionnez dans le menu Lens le type d’objectif (rectilinéaire ou de type Fisheye), puis dans le menu Mode les défauts à caractériser et à corriger. Pour obtenir une correction des trois défauts pris en charge par ALPC, cochez les trois options Geometric Distorsion Model, Chromatic Aberration Model et Vignetting Model; l’option Geometric Distorsion Model est sélectionnée par défaut. Notez qu’il n’est pas nécessaire de modifier les paramètres de l’onglet Advanced qui influent finement sur le mode de calcul et la précision des corrections optiques. Conservez donc les paramètres par défaut.
  • Vérifiez et/ou modifiez les informations du menu Display Names. Ce menu contrôle la manière avec laquelle le profil s’affiche dans Camera Raw, Lightroom et Photoshop. Vous pouvez modifier le nom du profil, dont les informations, automatiquement transmises dans les métadonnées EXIF, proviennent des champs Camera Name et Lens Name. Ainsi, si vous caractérisez le couple “Canon EOS 5D Mark II” et “TS-E 45mm f/2.8”, le profil sera baptisé “Canon EOS 5D Mark II — TS-E 45mm f/2.8”. Pour ne pas écraser un profil existant, pour mieux le distinguer d’un profil “générique” ou pour créer plusieurs profils pour la même optique, n’hésitez pas à ajouter un suffixe au nom du profil. Certains objectifs ne communiquent pas leur nom à l’appareil photo. Pour mon Voigtländer Color-Skopar, il a fallu renseigner les champs Profile Name et Lens name à la main. Les objectifs Samyang en monture Canon, très populaires, sont entièrement dépourvus de liaison avec l’appareil photo…



  • Enregistrez toujours votre projet avant de passer aux calculs du profil (File>Save Project as). Vous pouvez créer un dossier spécifique, dans lequel enregistrer le projet et les images de la mire. Contrairement au profil, qui doit être enregistré dans un dossier spécifique pour être reconnu par les logiciels Adobe, l’emplacement du projet est sans importance.
  • Dans le panneau Profile, prenez soin de sélectionner l’ensemble des jeux d’ouvertures. Si vous en oubliez un, les images à l’ouverture correspondante ne seront pas analysées.


Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !