Questions Photo

Mot clé : Optiques

Tamron 18-270 mm : remise au gôut d’un bestseller

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Tandis que Sigma ambitionne à perpétuer une gamme d’optiques digne d’un fabricant d’appareils photo, Tamron se contente de proposer quelques modèles emblématiques et toujours dotés d’un excellent rapport performances/prix. Tamron renouvelle à l’occasion de son 60e anniversaire un de ses bestsellers, le 18-270 mm F/3, 5-6, 3, dédié aux appareils à capteurs APS-C (Di II).

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137 tests d’objectifs pour le Nikon D3s : un guide d’achat incontournable

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Quand on s’équipe en matériels photo, le choix des optiques est de la plus haute importance. Mais ce choix n’est pas toujours si simple. Les utilisateurs d’un Nikon D3s, pour ne citer que lui, bénéficient en fait d’une surabondance en objectifs compatibles. Non seulement, le fabricant a été particulièrement actif ces derniers mois sur ce terrain, mais grâce à la fameuse baïonnette F, restée inchangée dans ses grandes lignes, vous pouvez même adapter des optiques vieilles de quarante ans.

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Boîtiers Samsung et objectifs Samyang : l’entente coréenne

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Ces derniers mois, le fabricant d’objectifs Samyang a été particulièrement prolifique, multipliant les annonces pour la disponibilité de ses optiques phare dans différentes montures. Après avoir annoncé pour février 2011 la sortie d’un fort prometteur et très attendu objectif grand-angle ultra-lumineux Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC, Samyang s’apprête à livrer trois objectifs en monture Samsung NX.

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Adobe Lens Profile Downloader : à la recherche de profils manquants

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Téléchargement et installation

Aidez-vous des filtres Camera Make (fabricant de l’appareil), Lens Model (objectif) et Camera Model (appareil) pour trouver un profil encore manquant dans la base des données sur votre disque dur. Sélectionnez-le dans la liste puis cliquez sur Download pour le télécharger. Adobe Lens Profile Downloader l’enregistre automatiquement dans l’un des répertoires dédies aux profils de correction optique et consultés par Camera Raw, Lightroom et Photoshop :

  • Utilisateur/Nom_Utilisateur/Bibliothèque/ApplicationSupport/Adobe/CameraRaw/LensProfiles/1.0/Downloaded sur Mac OS X,
  • Utilisateur⧵Nom_Utilisateur⧵AppData⧵Roaming⧵Adobe⧵CameraRaw⧵LensProfiles⧵1.0 ⧵Downloaded sous Windows 7 et Vista et
  • Documents_and_Settings⧵Nom_Utilisateur⧵Application Data⧵Adobe⧵CameraRaw⧵LensProfiles⧵1.0⧵Downloaded sous Windows XP.

Notez que les profils installés par Camera Raw et Lightroom se trouvent dans des répertoires différents et accessibles à l’ensemble des utilisateurs de l’ordinateur :

  • Bibliothèque/Application Support/Adobe/CameraRaw/LensProfiles/1.0 sur Mac OS X,
  • C⧵ProgramData⧵Adobe⧵CameraRaw⧵LensProfiles⧵1.0 sous Windows 7 et Vista et
  • C⧵Documents_and_Settings⧵All_Users⧵Application Data⧵Adobe⧵CameraRaw⧵LensProfiles⧵1.0 sousWindows XP.


Color-Skopar 20 mm et Distagon 21 mm : l’histoire de David et Goliath revisitée ?

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Qualité optique

Pendant longtemps, Canon n’a pas tenu compte des revendications des acheteurs de ses boitiers « plein format » : dès la sortie du Canon EOS 1Ds il y a déjà huit ans, aucune des optiques super grand-angulaires de la marque n’était à même de produire des images bien définies jusqu’à la périphérie de l’image. De nombreux photographes se sont donc rabattu sur l’un des rares et mythiques Carl Zeiss Distagon 21 mm f/2.8 en monture Contax, sur certains cailloux Olympus en monture OM ou sur l’excellent Nikon AF-S 14-24 mm f/2.8G ED.
Aujourd’hui, plusieurs objectifs de la gamme Canon sont d’excellente qualité et capable de satisfaire les photographes même très exigeants, de quoi s’interroger sur l’utilité d’investir dans un objectif de la gamme Zeiss : EF 16-35 mm f 2.8 USM L II, 24 mm f 1.4 USM L II, TS-E 17 mm f/4 L et TS-E 24 mm f/3, 5 L II.


Quelle que soit l’ouverture utilisée, la qualité optique du Distagon est toujours excellente – un atout majeur lorsque la lumière fait défaut.

Si la qualité optique est sans doute le critère le plus « objectif » et le plus facile pour évaluer les performances d’un objectif, il en existe d’autres, plus subjectifs, mais aussi importants pour un photographe. Au-delà des mesures FTM (fonction de transfert de modulation), il y a aussi des caractéristiques de reproduction des tonalités et des couleurs (rendu) qui sont propres à la marque et au modèle de l’objectif. Les optiques du fabricant Carl Zeiss sont justement réputées pour leur rendu légèrement chaud (chaleureux) et la reproduction minutieuse des petits détails (microcontraste) – de quoi soupçonner que les deux filtres Clarté et Vibrance sont appliquées à la prise de vue !


En prise de vue rapprochée, la résolution, le contraste et le microcontraste demeurent très élevées

Rendu des couleurs

En termes de rendu des couleurs, le Distagon 21 mm f/2.8 se distingue des objectifs Canon et du Color-Skopar de chez Voigtländer-Cosina. Si le rendu des objectifs Canon est “neutre”, celui des objectifs Zeiss et Voigtländer est plus chaud, mais la tendance n’est pas la même ; tandis que le Zeiss introduit une petite dominante jaune (on dirait qu’il incorpore un filtre Wratten 81), le Voigtländer produit des images un peu magenta. Le marketing a sans doute contribué à ces différences : les Voigtländer furent à l’origine destinés au seul marché japonais (et les Japonais n’apprécient guère de se retrouver en « peaux jaunes » sur leurs photos…) alors que les objectifs de la gamme Carl Zeiss visent les photographes occidentaux (les Américains notamment sont très friands de couleurs chaudes).

Piqué et contraste

Je suis agréablement surpris du piqué de mon objectif Voigtländer. Si les analyses des mires FTM de certains testeurs lui attestent un piqué plutôt faible dans la périphérie de l’image, je lui trouve des performances assez satisfaisantes pour qu’on ferme le diaphragme jusqu’aux valeurs moyennes (f/8 ou f/11) — n’oublions pas que les mesures sont souvent réalisées à des distances ne rendant pas justice aux courtes focales. La plupart, et notamment le Color-Skopar, sont dépourvues de lentilles flottantes et souffrent d’une courbure de champ provoquant des bords moins nets lorsque le sujet photographié n’est que bidimensionnel ! Si les performances sur le terrain du Voigtländer démentent les mesures FTM, elles ne sont pas irréprochables, et notamment lorsqu’on les compare à celles, beaucoup plus homogènes, du Carl Zeiss Distagon.


Photo prise à f/16 à 15 s sur trépied et avec télécommande à fil, miroir relevé : Carl Zeiss Distagon 21 mm f/2,8 ZE…

…et Color-Skopar 20 mm f/3,5 SL II : l’angle de champ est visiblement plus grand avec le Voigtländer



Extraits à 100% du centre des images : heureux qui parvient à nommer le vainqueur



Extraits à 100% du coin inférieur gauche des photos : le Distagon distingue davantage de nuances

J’ai effectué une série de prises de vue d’une mire de résolution USAF-1951, imprimée au format 40 × 50 cm et photographiée à une distance de 2 mètres environ (ce qui correspond à 100 fois la distance focale) afin de comparer la résolution et les aberrations chromatiques du Voigtländer Color-Skopar et du Carl Zeiss Distagon. Bien que la mire n’occupe alors qu’une petite partie du champ photographié, les mesures sont plus réalistes, mettant les deux objectifs sur un pied égal : le Distagon arbore en effet un dispositif à lentilles flottantes (seul le groupe arrière se déplace et sa taille n’augmente pas aux distances de mise au point plus proches) et le Voigtländer possède en tout et pour tout un élément asphérique, pas vraiment efficace pour compenser la perte de piqué aux distances inférieures. Pour exclure l’influence, néfaste, de la courbure du champ, j’ai utilisé le mode LiveView de mon EOS 5 D Mark II pour faire une mise au point précise sur chacune des zones analysées (centre, bords et bords extrêmes). Pour analyser les prises de vue, je me suis servi du logiciel Imatest Master.


Si la résolution du Color-Skopar varie beaucoup à travers du champ photographié…

… celle du Distagon est à la fois plus homogène et plus élevée sur les bords de l’image

La compacité du Color-Skopar engendre certains compromis influant sur l’homogénéité des performances optiques : si la résolution rejoint peu ou prou au centre de l’image celle du Distagon, elle décroît progressivement avant de chuter fortement dans la périphérie de l’image. S’il suffirait de fermer à f/5,6 pour obtenir la résolution la plus élevée, sur le terrain il faut visser jusqu’à f/8 ou à f/11 pour compenser la courbure du champ.

Le Zeiss Distagon est bien plus homogène : déjà pleinement utilisable à la pleine ouverture, le piqué devient superlatif en fermant deux diaphragmes (f/5,6), puis baisse graduellement sous l’influence grandissante de la diffraction. Mais l’objectif offre toujours de très bonnes performances, et ce, quelles que soient l’ouverture et la distance de mise au point.

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques sont souvent à l’origine de la dégradation de qualité d’une image. Elles tendent à flouter les contours et leur amplitude est toujours proportionnelle à la distance qui les sépare du centre de l’image. Si elles envahissent les images réalisées au Color-Skopar, les aberrations chromatiques ne sont jamais vraiment gênantes sur celles prises avec le Distagon. Virtuellement invisibles au centre des images prises avec le Color-Skopar, elles deviennent très gênantes dans la périphérie, pour peu que vous réalisiez de très grands tirages. Les aberrations chromatiques du Distagon 21 mm f/2.8 sont en revanche tellement bien corrigées qu’elles restent peu visibles à travers le champ d’image et qu’elles ne nécessitent que rarement une correction logicielle.

Vignetage

Doté d’une lentille frontale aux dimensions génereuses, le Distagon n’est pas pour autant à l’abri du vignetage : entre f/2,8 et f/4, celui-ci demeure très marqué et il faut fermer à f/5,6 pour qu’il se fasse oublier sur la plupart des images, mieux que le Color-Skopar qu’il faut visser à f/8 ou à f/11 pour obtenir un taux de vignetage semblable.


Le vignetage (ici surtout visible dans le coin supérieur droit de l’image) n’est que rarement sujet à critiques. N’oublions pas qu’il s’agit d’un objectif super grand-angulaire.

Lumières parasites

Avec 16 élements en 13 groupes, le Distagon possède une construction optique plus sophistiquée que le Color-Skopar qui se contente de seulement 9 élements en 6 groupes dont une surface asphérique. On pourrait donc penser que le premier soit plus sensible aux lumières parasites et au flare que le second – or, ce n’est pas le cas, bien au contraire. Bénéficiant du celèbre
traitement multi-couches T* des objectifs Carl Zeiss, il ne produit qu’occasionellement des reflets gênants. Quant au Color-Skopar, presque irreprochable lorsque les sources lumineuses se trouvent dans l’image, il genère des taches magenta lorsqu’elles se situent hors champ.


Extraits à 100% de l’image précédente : Color Skopar….


…et Distagon : malgré l’emploi du pare-soleil d’origine, l’image saisie avec le Color-Skopar souffre de lumières parasites, contrairement à celle saisie avec le Distagon, remarquablement propre. A noter aussi la présence d’aberrations chromatiques sur l’extrait du Color-Skopar

Voigtländer Color-Skopar 20 mm f 3.5 : un objectif super grand-angle pour Canon

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Qualité optique

Canon ne produit actuellement que quelques objectifs super grand-angulaires pouvant répondre aux exigences des capteurs plein format de 21 mégapixels — et tous sont très chers (16-35 mm f 2.8 USM L II, 24 mm f 1.4 USM L II) ! L’EF 17-40 mm f 4 L USM tant acclamé par les utilisateurs des premiers capteurs “full frame” ne fournit plus que des images nettes dans une zone centrale et floues dans une vaste région périphérique. Si vous espérez produire de saisissantes photos de paysage ou d’architecture, il vous faut alors investir dans l’une des optiques citées plus haut, dénicher l’un des rares et mythiques Carl Zeiss Distagon 21 mm f/2.8 en monture Contax ou alors acquérir la nouvelle déclinaison de ce dernier en monture EF. Bref, dans ce contexte, le nouveau Color-Skopar 20 mm f3.5 SL Aspherical est fort intéressant, puisqu’il ne coûte qu’un tiers du caillou Zeiss, tout en étant nettement plus petit et léger.

Piqué

Honnêtement, je n’ai jamais trouvé un super grand angle irréprochable, bien que certains objectifs semblent être assez proches de l’idéal, notamment les Zeiss mentionnés plus haut et l’AF-S Nikkor 14-24 mm f/2, 8 G ED. Les objectifs de cette catégorie souffrent en fait d’un vignetage très prononcé à pleine ouverture (qui ne s’estompe pas toujours en fermant le diaphragme), d’aberrations chromatiques et de distorsions plus au moins faciles à corriger par voie logicielle. À pleine ouverture, le Voigtländer Color-Skopar 20 mm f3.5 SL Aspherical produit des images bien définies dans le centre, douces dans une zone intermédiaire et encore plus douces dans les coins de l’image.



Canon EOS 5D Mark 2, Color-Skopar 20 mm f3.5 SL Aspherical

Avec un Canon EOS 1 Ds — dont le capteur est bien moins discriminant que celui du Canon EOS 5 D Mark 2 — il suffit de le fermer d’une ou de deux valeurs d’ouverture pour obtenir une couverture satisfaisante. Toutefois, monté sur un Canon EOS 5 D Mark 2, il convient de fermer le diaphragme à f/8 ou f/11 pour obtenir un contraste et une netteté très satisfaisants jusqu’aux bords de l’image. Comparé au Canon EF 17-40 mm f4 L USM, le Voigtländer offre des performances optiques bien supérieures. Pour obtenir une netteté à peu près homogène (et encore, le Canon reste désespérément flou dans les coins…), il faut fermer le diaphragme du Canon à f/11 (Canon 1 Ds) ou f/16 (Canon 5 D Mark 2). Sachez toutefois que pour l’objectif Voigtländer la netteté aux bords reste toujours inférieure d’un cran à celle du centre. Évitez en revanche les ouvertures inférieures et égales à f/16 : la diffraction y détruit plus d’informations que vous ne gagneriez en augmentant la profondeur du champ.


Canon EOS 5D Mark 2, Color-Skopar 20 mm f3.5 SL Aspherical à f/5,6


Extrait du centre de l’image précédente à 100% – le piqué est déjà bon à f/5,6…


…et aux bords de l’image.

Distorsions, vignetage et aberrations optiques

Faisant partie des objectifs super grand-angles, le Color-Skopar n‘échappe pas aux sempiternels défauts optiques. Très important à pleine ouverture, le vignetage ne s’estompe jamais complètement, mais il n’est pas vraiment gênant, d’autant plus que vous pouvez le corriger dans Photoshop ou dans votre logiciel de développement RAW. L’aberration chromatique fait également partie des défauts faciles à corriger : dans Camera Raw et Lightroom et entre f/8 et f/16, il convient de choisir les valeurs -21 (Frange Rouge/cyan et +6 (Frange Bleu/jaune) pour l‘éliminer.



On distingue sur cette image (cliquez pour l’agrandir) la distorsion en “moustache” pour laquelle il faudrait disposer d’un logiciel tel que DxO Optics Pro ou Acolens afin de la corriger de manière efficace

Quant à la distorsion, elle doit faire l’objet d’une correction plus sophistiquée : avec un appareil APS-C, il s’agit d’une distorsion en barillet, mais avec un appareil à capteur “plein format”, celle-ci se transforme en “moustache” (barillet au centre, puis coussinet aux bords) !

Traitement anti-reflet
Utilisé en contre-jour, l’objectif possède une incroyable aptitude à ne pas produire des images parasites et des reflets. Lorsque le soleil est dans le champ, le Color-Skopar brille par l’absence complète des phénomènes cités et c’est seulement lorsque la source de lumière se trouve juste à l’extérieur du cadre que l’on aperçoit un seul reflet magenta de taille modeste. Bref, c’est parfait !

Bokeh

Il est vrai que je ne me suis jamais inquiété (à tort ?) du rendu des zones hors profondeur du champ de mes objectifs grand-angles. Le fameux “bokeh” m’importe en fait uniquement pour mes objectifs standards et mes téléobjectifs lumineux. Bien qu’il soit équipé d’un diaphragme circulaire à neuf lamelles, le Color-Skopar échoue à cette épreuve. Dans l’exemple suivant, pris à pleine ouverture, les zones floues souffrent d’un rendu un peu trop “nerveux”.


Canon EOS 5D Mark 2, Color-Skopar 20 mm f3.5 SL Aspherical à f/3,5


Deux extraits à 100% montrant le rendu des zones nettes…


…et floues.

Mais est-ce bien grave ? Pour ma part, j’utilise un tel objectif presque toujours le diaphragme fermé à f/8 ou à f/11 pour obtenir un bon piqué et une profondeur de champ suffisante…

Le magazine Eyrolles
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