Questions Photo

Mot clé : RAW

Camera Raw 4.5 et DNG Converter, disponibles en version bêta

acr45

Alors que les développeurs de l’équipe travaillent d’arrache-pied pour finir Lightroom 2.0, Adobe annonce une version préliminaire de son module externe Camera Raw et du DNG Converter. Camera Raw 4.5 accueille deux nouveaux formats RAW parmi ceux déjà pris en compte (Olympus E 420 et E 520) et harmonise le moteur de conversion avec celui de Lightroom 2.0.

Lire la suite

Linux pour les photographes – Sixième partie

penguinufraw

UFRaw et la qualité

La présentation de ce logiciel serait incomplète sans évoquer la qualité des fichiers convertis. Bien évidemment, les résultats sont identiques à ceux obtenus à partir du logiciel DCRAW dont UFRaw emprunte à la fois la bibliothèque de formats RAW et les algorithmes de dématriçage (sans pour autant bénéficier des matrices couleur de Dave Coffin…). Nous avons comparé quelques images prises avec plusieurs appareils (Canon 40D et 1Ds) et à plusieurs sensibilités développées d’une part dans UFRaw 0.13 et d’autre part dans une version bêta de Camera Raw 4.5 — le dernier est à notre avis à la fois une référence en ce qui concerne la qualité du dématriçage et un bon repère (bien qu’il ne fonctionne pas sous Linux…).


Canon EOS 1Ds, 55 mm f/3.5 Micro Nikkor, 100 ISO

Voici trois extraits (agrandis à 200%) de l’image précédente. Nous avons appliqué les paramètres par défaut de chaque logiciel. A gauche : UFRaw 0.13 (algorithme AHD), à droite Camera Raw 4.5 bêta.


UFRaw (à gauche) révèle le bruit dans le ciel


Artéfacts colorés…


…et moirage

Camera Raw applique en amont un traitement de bruit aussi efficace que discret et c’est sur ce point que l’écart se creuse entre les deux logiciels : alors qu’UFRaw produit des artéfacts colorés quelle que soit la sensibilité ISO et l’appareil, Camera Raw lisse la texture et la rend parfaitement uniforme. Les deux ne sont guère exemplaires en ce qui concerne la suppression du moirage : la première photo, prise à travers d’un objectif dont la résolution très (trop…) élevée dépasse celle du capteur, souffre d’un moirage gênant affectant plusieurs parties de l’image. Sur la deuxième photo, prise avec un Canon EOS 40 D à 1250 ISO, on distingue les capacités des deux logiciels pour réduire le bruit : Camera Raw livre là encore des résultats parfaitement propres (sans pour autant détruire les petits détails de l’image) et UFRaw montre un niveau de bruit assez marqué qui n’affecte pourtant que peu vos tirages…


Canon EOS 40D, 50 mm f/1.4 USM, 1250 ISO

Voici deux extraits (agrandis à 200%) de l’image précédente. A gauche : UFRaw 0.13 (algorithme AHD), à droite Camera Raw 4.5 bêta

DNG, le « négatif numérique » revisité

dng-logo

Comment et quand utiliser le format DNG ?

  • Vous avez une ancienne version de Photoshop et vous souhaitez développer les fichiers RAW d’un appareil récent. Photoshop CS et CS2 ne vous permettent pas d’aller au-delà des versions 2.4 ou 3.7 de Camera Raw, incapables de lire les formats RAW des appareils sortis depuis. Le Convertisseur DNG dont vous pouvez télécharger la version plus récente sur le site d’Adobe vous permet de convertir les fichiers RAW « propriétaires » au format DNG qui est, lui, lisible par Camera Raw (depuis la version 2.3).
  • Vous possédez un appareil rare dont le format RAW “exotique” risque de devenir illisible dans un proche futur. Les marques d’appareils photo naissent et disparaissent : Kodak, Konica-Minolta, Yashica/Contax, Rollei… la liste de tous ceux qui abandonnent une partie, voire toute leur activité photo s’allonge au fur et à mesure que la photo numérique se généralise. Les formats RAW « propriétaires » se trouvent alors dans une impasse délicate – et pour peu que vous ne gardiez un ordinateur de l’époque avec le logiciel de développement RAW, vous risquez de ne plus pouvoir ouvrir vos fichiers dans quelques années. Le format DNG s’impose alors comme une solution de sauvegarde « temporaire », voire « permanente ». Certes, personne ne garantira la pérennité de la société Adobe dans les années à venir – mais le format DNG est aujourd’hui pris en charge par de nombreux logiciels (notamment par DCRAW). Sélectionnez l’option Conserve l’image brute, puis optez pour la compression sans perte.
  • Vous avez un appareil à capteur atypique dont les fichiers ne sont pas (ou pas encore) pris en charge par le logiciel de votre choix. Vous pouvez convertir votre fichier RAW en fichier DNG linéaire qui est, lui, lisible dans davantage de logiciels.
  • Vous n’accordez que peu de confiance à la perpétuité du fabricant de votre appareil photo et vous aimeriez avoir un deuxième jeu de sauvegarde. Conservez à la fois les originaux au format RAW « propriétaire » et des copies au format DNG RAW. Utilisez pour les copies au choix le Convertisseur DNG, Camera Raw/Bridge, Lightroom ou Capture One 4.1. Séparez les fichiers DNG physiquement des fichiers RAW et multipliez les copies de vos fichiers pour plus de securité. En conservant à fois les fichiers RAW et DNG, vous multipliez les chances pour pouvoir les lire et ouvrir dans quelques années.
  • Vous ne savez que faire de vos fichiers RAW « propriétaires » et vous les supprimez après en avoir fait des copies au format RAW « universel ». Grave erreur ! Même si vous avez décidé à renoncer aux logiciels propriétaires (pourtant, Canon DPP et Nikon NX s’améliorent de version en version…) vous risquerez de perdre des données précieuses dont bénéficient uniquement les fichiers RAW et le logiciel d’origine. Les appareils appliquent de plus en plus de corrections à la prise de vue (corrections de la tonalité et des aberrations chromatiques, styles d’images et matrices de couleur, courbes, etc.) et il serait trop dommage de ne pas pouvoir en profiter au besoin ! Misez donc pas tout sur ce format qui est encore loin d‘être “universel” car trop peu de fabricants l’ont adopté.
  • Vous souhaitez intégrer à votre fichier RAW les métadonnées XMP et l’aperçu au format JPEG. Pour faire voyager vos fichiers RAW, il n’y a guère mieux, surtout lorsque vous travaillez avec un logiciel Adobe (Camera Raw/Lightroom) : en convertissant votre fichier brut au format DNG RAW, vous intégrez à la fois le fichier .xmp et un aperçu de taille paramétrable ce qui vous permettra de retrouver les notes, étiquettes, mots-clés et réglages que vous lui avez appliqué et de l’afficher rapidement dans de nombreux logiciels, grâce à l’aperçu incrusté.

Vers une uniformisation des rendus?

On pourrait penser que le format DNG garantit un rendu des images identique, et ce, quel que soit le logiciel utilisé pour le développer. Hélas, les résultats sont fort différents, selon que vous utilisez Camera Raw/Lightroom, Aperture, Capture One ou LightZone pour développer vos fichiers DNG.


Trois rendus par défaut – et pourtant il n’y avait qu’un seul fichier DNG RAW !

Chaque logiciel applique en fait ses propres algorithmes de dématriçage, profils couleur et courbes de transfert, le fichier DNG RAW reste donc un vrai fichier brut – si la structure des données suit la norme DNG, les données, quant à elles, sont une copie conforme de celles d’un fichier RAW propriétaire…

L’initiative OpenRAW

Fondé en 2005 par un collectif de photographes autour de Juergen Specht, un photographe allemand habitant au Japon, l’initiative OpenRAW milite pour le droit d’accès illimité des photographes aux métadonnées de leurs fichiers RAW. Les adhérents réclament une publication des spécifications des formats bruts et la fin des pratiques de cryptage, actuellement très répandues (un exemple notoire : le cryptage de l’information de balance des blancs des formats NEF des Nikon D2X et D50). Open Raw revendique également l’adoption d’un format universel, mais semble rejeter le format DNG, auquel ils reprochent la présence d’emplacements censés accueillir des métadonnées privées qui sont à la fois non documentées et inaccessibles aux éditeurs tiers.
Si le succès de l’initiative dépende principalement de la bonne volonté des fabricants, l’avis des consommateurs finaux que nous sommes aidera peut-être à faire bouger les choses. Il est d’ailleurs déplorable qu’il ait fallu attendre si longtemps pour voir DPP compatible avec les fichiers CRW du Canon D30. Les formats RAW des appareils Contax ND et Minolta Dynax 5D et 7D, appareils disparus il y a seulement quelques mois, ne sont lisibles que par un cercle trop exclusif de logiciels de conversion. Ceci prouve que les revendications d’Open RAW pour garantir une lisibilité des fichiers bruts dans le futur sont fondées.

Mais bien que de nombreux photographes parlent d’un format OpenRAW, ce mystérieux format n’existe pas et il est fort probable qu’il ne verra jamais le jour. L’initiative, très active au début de son existence, s’est affaiblie au fil des années, faute d’avoir trouvé un terrain d’entente avec les fabricants d’appareils photo. Ces derniers semblent par ailleurs faire la sourde oreille aux desiderata de ce collectif de photographes…

Canon DPP 3.4.1 et restitution des hautes lumières

dpp341

Alors que tous les regards restent rivés sur Lightroom et Aperture, les autres éditeurs de logiciels ne chôment pas pour autant – malgré le peu d’attention que leur accordent les médias. Canon DPP (Digital Photo Professionnal), par exemple, est offert à tous les possesseurs d’un appareil reflex numérique de la marque et s’impose naturellement à tous ceux qui sont un peu déçu par la austérité de Raw Image Task (RIT).

Lire la suite

Linux pour les photographes – Cinquième partie

dcraw-titre

Simplifier l’utilisation de DCRAW

L’installation et l’utilisation de DCRAW sont un véritable challenge pour la plupart des photographes – notamment ceux qui ne possèdent pas un diplôme d’informaticien (l’auteur de cet article en fait parti…). Nous avons donc mené quelques recherches pour vous rendre son utilisation à la fois plus transparente et plus simple d’accès.

Le script suivant pour Windows vous évite de passer par l’éditeur de ligne de commande et accélère votre travail :

  • Ouvrez un nouveau fichier Bloc-notes et insérez-y les lignes suivantes. Remplacez les options de développement (surlignés en gris) par vos propres préférences, puis enregistrez le fichier sous un nom explicite (par exemple dcraw.bat) dans le répertoire suivant : C:Documents and SettingsNom-utilisateurSend To. Si vous ne trouvez pas ce dossier, c’est parce que vous n’avez pas activé l’affichage des fichiers et dossiers cachés à partir du Panneau de configuration. Notez que vous pouvez enregistrer plusieurs scripts à la fois, avec pour chacun des paramètres différents.

  • Sélectionnez un ou plusieurs fichiers à partir de l’explorateur Windows, puis, dans le menu contextuel, l’option Envoyer vers>dcraw. Les fichiers sont ainsi automatiquement développés suivant les paramètres de développement précisés dans le script et enregistrés dans le même fichier que celui des fichiers RAW.

Bibble – Mise à jour et quelques nouvelles pour Bibble 5

b5

Bibble Pro, logiciel de développement RAW fort bien doté , passe à la version 4.10, dernière mise à jour avant le passage à Bibble 5, attendu pour la rentrée 2008. Cette mise à jour ajoute plusieurs formats RAW à ceux déjà pris en charge, notamment ceux des appareils reflex numériques Nikon D60, Canon 450D, Sony a200, a300 et a350, Pentax K20D et K200D et Olympus E-420 et corrige un certain nombre de bogues des versions précédentes.

Lire la suite

Lightroom bêta 2.0 est arrivé !

lr2-2

Le module Impression

Ce module bénéficie également de nombreuses nouveautés :

  • la fonction Picture package permet de placer librement plusieurs images sur une même feuille (jusqu’à six pages), il est possible de redimensionner et de déplacer chacune des images pour des mises en page sophistiquées ;
  • la commande Print to JPEG permet d’enregistrer vos photos mises en page dans un fichier JPEG – une option très intéressante pour créer des planches-contact à partir de vos images ;
  • vous pouvez modifier le taux d’accentuation en fonction de la résolution de sortie et du type de papier. Basé sur les algorithmes du plugin PhotoKit Sharpener, l’outil Print Sharpening est devenu très performant.

Nous n’avons pas pu aborder ici toutes les nouveautés passionnantes de Lightroom 2, mais une petite série d’articles consacrés aux évolutions du logiciel depuis sa première version est en cours. A suivre…

Configuration minimale

  • Windows : Processeur Pentium 4, Windows XP SP2 ou Vista Home Premium, Business, Ultimate ou Enterprise, 1 Go de RAM, Résolution écran 1024 × 768.
  • Mac : Processeur G4, G5 ou Intel, Mac OS 10.4 ou plus récent, 1 Go de RAM, 1 Go d’espace disque disponible, Résolution écran 1024 × 768.

Vous pouvez utiliser votre ancien numéro de série jusqu’au 31 aout 2008 ; si vous ne possédez pas encore de licence pour Lightroom 1.x, Lightroom 2 bêta fonctionnera pendant 30 jours.

Bien que les deux versions du logiciel cohabitent, Lightroom 2.0 utilise un autre format pour la base des données, ce qui nécessite de créer un nouveau catalogue. Notez que Lightroom 2.0 est actuellement en version bêta : utilisez-la pour tester le logiciel mais soyez conscients qu’elle n’est pas encore suffisamment stable pour votre travail de tous les jours…

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !