Questions Photo

Nikon D810 et hauts ISO

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Quelques vues touristiques au cours d’un séjour londonien où le D810, équipé d’un zoom de base 24-120 mm f/4, était configuré en ISO automatiques avec un maximum fixé à 6 400 ISO permettent de conclure cet article en constatant que le traitement Prime de DxO en mode automatique permet de bien préserver les détails de ces prises de vue toutes faites à 6 400 ISO. Dire qu’il y a 8 ans la présentation du D3, suivie un an après de celle du D700 équipé du même capteur,  avait fait découvrir qu’il était possible d’opérer en numérique à 6 400 ISO et de faire des images très exploitables en format A3... Aujourd’hui, à la même sensibilité, des tirages d’exposition en 60 × 90 cm sont à la portée du D810 du moment que l’on travaille en RAW et que l’on configure avec soin son post-traitement.

 

Exemples de prises de vue NEF à 6 400 ISO du D810, développement par DxO Optics Pro (vue d’ensemble et crop 100 %).

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Cet article est extrait de l'e-book "Le Nikon D810 - Réglages, tests techniques et objectifs conseillés" qui vient de paraître aux éditions Eyrolles, ISBN 978-2-212-85434-3 (276 pages, 18,99 €). Inclus : 103 tests d'objectifs Nikon et compatibles.

Au sommaire :

Le D810, la haute définition au sein d’un large système. Le système Nikon F ● La gamme Nikon FX

Construction et ergonomie du D810. Technologie et fabrication (systèmes de visée et de mise au point, mesure de la lumière, stockage des images, alimentation et batterie, système de flash…) ● Prise en main et ergonomie

Réglages conseillés pour le D810. Réglages de prise de vue (format de fichiers, zone et taille d’image, Picture control, niveau de netteté, D-Lighting actif, modes d’exposition et réglage ISO, mesure de la lumière, balance des blancs, autofocus…)  ● Conseils pour la vidéo (exposition, enregistrement du son…)

Post-traitement des fichiers du D810. Traitements dans le boîtier (conversion des NEF, traitement des JPEG, options créatives) ● Traitements des NEF (anciens logiciels Nikon, Capture NX-D, logiciels Adobe Photoshop, Capture One, DxO Optics Pro) ● Optimisation des NEF (réduction du bruit, accentuation de la netteté, suppression du moiré) ● Montage des vidéos

Performances et essais du D810. Performances du capteur ● Qualité des fichiers ● Mesures de piqué des objectifs ● Défauts optiques (vignetage et correction, aberrations chromatiques…)

Choisir ses objectifs pour le D810. Choix tout terrain : les zooms amateurs ● Zooms experts en longue focale ● Un bon compromis : les zooms pro f/4 ● Reportage pro : les zooms f/2,8 ● Les focales fixes grands-angles ● Les fixes standard et moyenne focale ● Macro et architecture ● Les longues focales fixes

Tests de 22 objectifs zoom. Nikkor 14-24 mm f/2,8 AF-S G ED ● Tamron 15-30 mm f/2,8 SP Di VC USD  ● Nikkor 16-35 mm f/4 AF-S G ED VR ● Nikkor 17-35 mm f/2,8 AF-S ED ● Nikkor 18-35 mm f/3,5-4,5 AF-S G ED ● Nikkor 24-70 mm f/2,8 AF-S G ED ● Tamron 24-70 mm f/2,8 SP Di VC USD ● Nikkor 24-85 mm f/3,5-4,5 AF-S G ED VR ● Nikkor 24-85 mm f/2,8-4 AF-D ● Sigma 24-105 mm f/4 DG OS HSM Art ● Nikkor 24-120 mm f/4 AF-S G ED VR ● Nikkor 28-70 mm f/2,8 AF-S ED ● Nikkor 28-300 mm f/3,5-5,6 AF-S G ED VR ● Sigma APO 50-500 mm f/4,5-6,3 DG OS HSM ● Nikkor 70-200 mm f/4 AF-S G ED VR ● Nikkor 70-200 mm f/2,8 AF-S G ED VRII ● Tamron 70-200 mm f/2,8 SP Di VC USD ● Nikkor 70-300 mm f/4,5-5,6 AF-S VR IF ED ● Nikkor 80-400 mm f/4,5-5,6 AF-S G ED VR ● Sigma APO 120-300 mm f/2,8 EX DG OS HSM ● Sigma 150-600 mm f/5-6,3 DG OS HSM Sports ● Nikkor 200-400 mm f/4 AF-S G IF ED VR

Tests de 36 objectifs fixes autofocus. Nikkor 20 mm f/2,8 AF-D ● Nikkor 20 mm f/1,8 AF-S G ED ● Nikkor 24 mm f/2,8 AF-D ● Nikkor 24 mm f/1,4 AF-S G ED ● Sigma 24 mm f/1,4 DG HSM Art ● Nikkor 28 mm f/2,8 AF-D ● Nikkor 28 mm f/1,8 AF-S G ● Nikkor 28 mm f/1,4 AF-D ● Nikkor 35 mm f/2 AF-D ● Nikkor 35 mm f/1,8 AF-S G ED ● Nikkor 35 mm f/1,4 AF-S G ED ● Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM Art ● Nikkor 50 mm f/1,8 AF ● Nikkor 50 mm f/1,8 AF-S G ● Nikkor 50 mm f/1,4 AF-S G ● Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art ● Sigma 50 mm f/1,4 EX DG HSM ● Nikkor 58 mm f/1,4 AF-S G ED ● Micro Nikkor 60 mm f/2,8 AF-S G ED ● Nikkor 85 mm f/1,8 AF-S G ● Nikkor 85 mm f/1,4 AF-D ● Nikkor 85 mm f/1,4 AF-S G ● Sigma 85 mm f/1,4 EX DG HSM ● Micro Nikkor 105 mm f/2,8 AF-S VR G IF ED ● Sigma 105 mm f/2,8 DG EX OS HSM ● Nikkor 105 mm f/2 AF-D DC ● Nikkor 135 mm f/2 AF-D DC ● Sigma 150 mm f/2,8 DG EX OS HSM ● Micro Nikkor 200 mm f/4 AF-D ● Nikkor 200 mm f/2 AF-S G IF-ED VR ● Nikkor 300 mm f/4 AF-S IF ED ● Nikkor 300 mm f/4 E AF-S E PF ED VR ● Nikkor 300 mm f/2,8 AF-S G IF-ED VR ● Nikkor 400 mm f/2,8 E AF-S FL ED VR ● Sigma APO 500 mm f/4,5 EX DG HSM ● Nikkor 600 mm f/4 AF-S G IF-ED VR

Test de 45 objectifs fixes à mise au point manuelle. Samyang 14 mm f/2,8 ED AS IF UMC ● Zeiss Distagon T* 15 mm f/2,8 ● Nikkor 18 mm f/3,5 AI-S ● Zeiss Distagon T* 18 mm f/2,8 ● Nikkor 20 mm f/2,8 AI-S ● Zeiss Distagon T* 21 mm f/2,8 ● Nikkor 24 mm f/3,5 PC-E ED ● Samyang 24 mm f/3,5 TIL-SHIFT ED AS UMC ● Nikkor 24 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 24 mm f/2 AI-S ● Samyang 24 mm f/1,4 ED AS UMC ● Zeiss Distagon T* 25 mm f/2 ● Nikkor 28 mm f/2 AI-S ● Zeiss Distagon T* 28 mm f/2 ● Nikkor 28 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 35 mm f/2 AI-S ● Zeiss Distagon T* 35 mm f/2 ● Nikkor 35 mm f/1,4 AI-S ● Samyang 35 mm f/1,4 AS UMC ● Zeiss Distagon T* 35 mm f/1,4 ● Nikkor 45 mm f/3,5 PC-E ED ● Nikkor 50 mm f/2 AI ● Zeiss Makro Planar T* 50 mm f/2 ● Nikkor 50 mm f/1,8 AI-S ● Nikkor 50 mm f/1,4 AI-S ● Samyang 50 mm f/1,4 AS UMS ● Nikkor 50 mm f/1,2 AI-S ● Micro Nikkor 55 mm f/2,8 AI-S ● Zeiss Otus 55 mm f/1,4 ● Nikkor 58 mm f/1,2 AI-S ● Micro Nikkor 85 mm f/2,8 PC-ED ● Nikkor 85 mm f/1,8 non AI ● Nikkor 85 mm f/1,4 AI-S ● Samyang 85 mm f/1,4 IF AS UMC ● Zeiss Otus 85 mm f/1,4 ● Zeiss Planar T* 85 mm f/1,4 ● Samyang 100 mm f/2,8 ED UMC Macro ● Zeiss Makro Planar T* 100 mm f/2 ● Micro Nikkor 105 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 105 mm f/2,5 F ● Nikkor 105 mm f/2,5 AI-S ● Nikkor 135 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 135 mm f/2 AI-S ● Zeiss Apo Sonnar T* 135 mm f/2 ● Nikkor 180 mm f/2,8 AI-S

 

 

Affinity Photo : l'interface Développement (1)

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Transformation monochrome

Si l'interface d'édition Bitmap du logiciel offre de nombreuses manières de transformer une image en noir et blanc et d'en parfaire les tonalités, il est également possible d'effectuer la conversion plus en amont, dans l'interface Développement. A cette fin, la commande Noir et blanc vous propose six curseurs qui interviennent sur les couleurs issues des synthèses additives (RVB) et soustractives (CMJ).  Pour éclaircir une couleur, poussez le curseur correspondant à droite, pour l'assombrir, tirez-le à gauche. Malheureusement, le logiciel ne fournit aucun paramètre prédéfini (Tri-X, etc.)  pour vous aider à retrouver un rendu d'antan.

Les outils Noir et Blanc et Séparation des tons dans l'onglet Tons permettent de produire de belles images monochromes.

Les commandes du panneau Séparation des tons s'apparentent à ceux du panneau Virage partiel de Camera Raw et Lightroom. Vous pouvez les utiliser pour  séparer les tons clairs des tons foncés et pour ainsi attribuer à chacune des deux gammes de tons une teinte (curseurs Teinte) et d'en définir la saturation des couleurs (curseurs Saturation). Le curseur Balance permet de privilégier la teinte de l'une des gammes de tons au détriment de la teinte de l'autre. Le curseur Intensité de l'onglet Détails permet d'ajouter du bruit sous forme de grain. En cochant l'option Gaussien, la texture demeure monochrome, l'option Couleur introduit des pixels colorés, mieux adaptés à des images en couleurs.

Outils de correction locale

Application d'un masque gradué de type linéaire. Il est également possible de choisir une forme circulaire ou elliptique.

Les corrections locales de Photo suivent la même logique que celle déjà utilisée dans Capture One Pro et Camera Raw/Lightroom. L’onglet Superpositions permet de choisir entre un masque à opacité graduelle (Superposition de dégradés) ou fixe (Superposition de pinceaux). Dans le premier cas, il suffit de superposer, avec votre souris, un tracé à l'image, puis de choisir la ou les corrections à appliquer à partir de l'onglet Basique ; dans le second, de sélectionner l'outil Pinceau de superposition (B) puis de peindre au pinceau les parties de l’image auxquelles vous souhaitez appliquer les corrections.

  •  Le masque de l’outil Dégradé de superposition (G) se décline en trois versions : le masque linéaire correspond à celui appliqué par l’outil Gradué, les masques Elliptique et Radial ressemblent à ceux appliqués par le filtre Radial de Camera Raw et Lightroom.
  •  Il est possible de contrôler le diamètre (Taille) et la progressivité des contours  (Dureté) du pinceau. Pour effacer le masque, activez l’outil Gomme de superposition (E), puis passez avec le curseur de votre souris sur les parties préalablement peintes au pinceau. L’option Prise en compte des bords facilite la sélection des zones à corriger,  en fonction de leurs tonalités et couleurs.

Les outils de correction locale sont très puissants. ici, j'ai créé trois calques, un premier pour appliquer un effet gradué au ciel, un deuxième pour augmenter la luminosité et le contraste du premier plan puis un troisième pour mieux ressortir les détails dans les arbres. Notez qu'il est encore impossible de renommer les calques tout comme les instantanés. Si ces derniers permettent d'enregistrer différentes étapes de traitement, ils ne sont pas sauvegardés lors de la fermeture du fichier.

Flux de production

A l'heure actuelle, on ne peut pas encore parler d'un véritable flux de travail pour le développement des fichiers RAW. Ces derniers sont ouverts les uns après les autres dans l'interface Développement, soit à partir d'un explorateur de fichiers tel que Bridge (fourni avec Photoshop...) ou Perfect Browse, soit en passant directement par la commande Ouvrir ou le  Navigateur Multimedia d'Affinity Photo. L'architecture du logiciel interdit une utilisation en tant qu'éditeur externe d'un catalogueur d'images tel qu'Aperture ou Lightroom - si le transfert vers Photo fonctionne, il n'en va pas de même pour le rapatriement du fichier modifié au sein du catalogue - au lieu de la commande Enregistrer (qui enregistre un fichier propriétaire à l'extension ".afphoto"), le logiciel impose une exportation (Fichier>Exporter) qui casse le lien entre l’original et la copie Bitmap modifiée....

Pour l'enregistrement des paramètres de développement, le tableau est pour l'instant aussi sombre. En fait, les développeurs du logiciel ont oublié d'établir un système de fichiers annexes permettant de sauvegarder les paramètres appliquées au sein de l'interface Développement - à chaque nouvelle ouverture d'un fichier, celui-ci est donc vierge de toute modification ! C'est d’autant pus rageant que le logiciel propose une fonction Historique, répertoriant l'ensemble des ajustements, et une fonction Instantanés, enregistrant différents états de traitement. Mais uniquement tant que l'image reste ouverte dans l'interface Développement. Le fait de pouvoir attribuer des métadonnées GPS au sein de l'onglet Emplacement n'est donc qu'une faible consolation - là encore, les métadonnées ne sont pas enregistrées autrement que dans le fichier final. Autre découverte étrange : s'il est possible d'enregistrer des préréglages, ces derniers se bornent aux réglages de l'onglet en question, nécessitant de sauvegarder un fichier par onglet d'outils et rendant ainsi la sauvegarde d'un jeu de préréglages maîtres impossible. Enfin, sachez que les développeurs d'Affinity Pro n'ont pas seulement boudé les XMP et XML, mais ils ignorent également la norme IPTC ! C'est impardonnable, car si la gestion des métadonnées est une des caractéristiques sine qua non d'un catalogueur, elle sied aussi bien à un éditeur d'images, Photoshop en est la preuve par l'exemple.

En guise de conclusion

Peut-on comparer l’interface Développement d'Affinity Pro à Camera Raw ? Pour répondre à cette question, il faut tenir compte de la différence d'age de ces deux modules de développement RAW. Si Affinity Photo vient tout juste de joindre le rang des éditeurs photo après plus de quatre années de développement, Camera Raw est un des doyens en matière de développement RAW puisqu'il existe depuis 2003. Il n'est donc guère étonnant que le module d'Affinity Photo soit moins abouti que celui de Photoshop. En matière de qualité d'image, le rendu par défaut étant à la fois plus saturé, plus contrasté, moins défini et plus bruité qu'avec Camera Raw, et en matière de productivité, le module ne bénéficiant pas, à l'heure actuelle, d'un environnement de production à la hauteur de celui  de son alter ego d'outre-atlantique (Adobe Bridge, fichiers annexes XMP, prise en charge des métadonnées IPTC, gestion des paramètres de développement et du traitement par lot, etc.). Pour ce qui est des outils de développement, Affinity Photo est également moins bien doté. Cela commence par l’absence de profils de couleur et de correction optique, se poursuit par celle des modes de fusion panorama et HDR et finit par la faiblesse actuelle des outils de réduction du bruit. Si la sortie d'Affinity Pro s'annonce sous les meilleures auspices (l'interface Photo est simplement superbe), les développeurs ont encore du pain sur la planche pour rendre l’interface Développement utilisable dans un contexte de production. Espérons qu'ils y parviennent rapidement pour qu'Affinity Pro devienne une alternative crédible à Photoshop. En attendant, l'interface Développement peut déjà convenir à un usage occasionnel, parallèlement à celui de Camera Raw, Lightroom, Capture One Pro, Photo Ninja ou DxO Optics Pro.

Canon EF 50 mm f/1,8 STM : le nouveau standard économique

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Distorsion et vignetage

Le 50 STM présente, au même titre que ses ainés, une distorsion en barillet, facile à corriger dans un logiciel de développement RAW tel que Camera Raw, Lightroom, Capture One et DxO Optics Pro. Le vignetage est très prononcé à f/1, 8 (- 1,94 IL) et f/2, 8 (- 1,38 IL) avant de devenir négligeable à f/4 (- 0,73IL). Dès f/5, 6, le vignetage se réduit à - 0,40 IL. Là encore, il s’agit d’un défaut dont l’ampleur a déjà été constatée lors d’un test de l’ancien modèle et qui est facile à compenser par voie logicielle.

Aberration chromatique

L'aberration chromatique latérale est assez peu sensible à pleine ouverture et diminue au fur et à mesure de la fermeture du diaphragme.  A pleine ouverture, la largeur maximale n'excède pas 0,9 pixel  dans les coins de l'image et aux autres ouvertures, le phénomène demeure quasi très discret. L'aberration chromatique longitudinale (bokeh fringing) est plutôt gênante à pleine ouverture, mais elle s'estompe, elle aussi, en fermant le diaphragme à des valeurs supérieures ou égales à f/4.

Traitement antireflet

Disposant de seulement 6 éléments optiques, le 50 mm f/1,8 n'est pas une optique particulièrement sensible aux images fantômes lorsqu'elle est utilisé à contre-jour. Le "Canon Spectra Coating" tel qu'il est mis en avant par les spécialistes marketing de Canon n'a donc pas besoin d'accomplir de miracles pour convaincre !

Le soleil à f/22 (à ne pas reproduire avec le viseur optique !), à gauche avec le 50 STM et à droite avec le 50 II. Comportement exemplaire des deux côtés, avec cependant un avantage pour le STM puisqu'il produit des "aigrettes" parfaites.

Très efficace au plein jour (mais pas plus que ses prédécesseurs...), le 50 STM produit en revanche des reflets assez marqués la nuit, en présence de sources de lumière puissantes.

Grâce à ses sept lamelles, le diaphragme produit, une fois fermé, de jolies étoiles (aigrettes) autour des sources lumineuses. Toutefois, on  distingue aussi  quelques reflets parasites au centre de l'image. Canon EOS 5D Mark III, Canon EF 50 mm f/1,8 STM, 1,3 s , f/8 à 200 ISO.

 

Bokeh

Doté de sept lamelles au lieu de cinq, le diaphragme  du 50 STM favorise un rendu plus agréable des zones hors profondeur de champ. En effet, à pleine ouverture, le rendu à l'arrière-plan paraît agréablement doux et diffus. En  fermant le diaphragme, les cercles de confusion conservent leur forme circulaire jusqu'à f/4 tandis qu'ils adoptent une forme en pentagone avec les deux premiers modèles du 50 mm f/1,8. Toutefois, ne vous attendez pas à des miracles car la formule optique est toujours la même - c'est elle qui détermine en plus grande partie le bokeh !

Évolution du bokeh entre f/1,8 (à gauche) et f/5,6 (à droite) du 50 STM (cliquez pour agrandir). Les cercles de confusion conservent leur forme circulaire jusqu'à f/4.

Évolution du bokeh entre f/1,8 (à gauche) et f/5,6 (à droite) du 50 II (cliquez pour agrandir). La forme pentagonale du diaphragme se révèle dès f/2,8. A pleine ouverture, le rendu des zones hors profondeur de champ est identique à celui produit par le 50 STM.

Choisir un sac photo

Si la plupart des sacs photo sont produits de façon industrielle (souvent en Chine), il existe plusieurs petits fabricants qui continuent à les produire de manière traditionnelle. Voici le modèle fotoRucksack1 du petit fabricant allemand Koenig, produit à la main et uniquement distribué via le site du fabricant.

La période de vacances n’est plus très loin et il est utile de penser dès maintenant à une solution aussi pratique que confortable pour transporter son matériel photo. Voici quelques conseils vos aidant à bien choisir votre prochain sac photo.

Bien entendu, votre appareil photo et vos objectifs n’ont pas vraiment leur place dans un sac à main ou un sac à dos polyvalent, côte à côte avec une bouteille d’eau, une tablette de chocolat et des vêtements de rechange. Idéalement, ils doivent intégrer un sac photo dédié, seul à même d’assurer leur protection en cas de choc ou exposition à l’eau ou les poussières. Idéalement, un photographe doit disposer de plusieurs sacs en bandoulière ou sacs à dos photo de tailles différentes qu’il choisit en fonction de l’équipement à emporter et de la durée et du type de déplacement à effectuer.

Un sac à dos tel que le LowePro ProRunner 450 AW (mon choix personnel) s'adapte à de nombreux équipements photo. La finition est excellente, permettant de l'utiliser pendant de nombreuses années bien que la fermeture à glissière avec protection anti-pluie est le plus souvent la première pièce à rendre l’âme.Photo Lowepro.

Lors de déplacements de courte durée, un sac à bandoulière offre un accès plus rapide au matériel photo. En revanche, son poids ne reposant que sur une seule épaule, il tend à déséquilibrer et à fatiguer son porteur prématurément. Si vous optez pour un tel sac reporter, veillez donc à ne pas dépasser une charge de 10 kg et à limiter vos escapades photographiques en temps.

Un sac à bandoulière s'avère idéal pour des déplacements de courte durée. A titre personnel, j'utilise un sac Billingham Hadley Small qui, bien qu'il soit petit (290 x 120 x 220 mm) et léger (700 g), est à même de contenir un boitier, deux ou trois objectifs et quelques accessoires).

Pour des déplacements plus longs et des balades photographiques sur des terrains accidentés, un sac à dos est souvent la seule option envisageable. D’une part, il vous permet de garder les mains libres et d’autre part, il répartit la charge sur les deux épaules pour davantage de confort. Il existe de nombreux modèles de sac à dos dotés d’une capacité de charge plus ou moins importante. Les plus petits peuvent contenir une ou deux boitiers reflex ou hybrides ainsi que deux ou trois objectifs supplémentaires alors que les plus grands peuvent accueillir deux ou trois boitiers dotés de leurs poignées d’alimentation et de nombreux objectifs, y compris des téléobjectifs lumineux entre 300 et 500 mm. À noter aussi la présence de compartiments pour transporter une tablette ou un ordinateur portable et de sangles pour attacher un monopode ou un trépied léger.

Un sac à dos tel que le Lowepro Pro Trekker 650 peut accueillir des équipements même très encombrants tels que ces deux boîtiers professionnels assortis d'une panoplie complète d'objectifs. Notez la pochette de protection pour ordinateur portable. Photo  Lowepro

Pour faciliter l’accès au matériel, optez pour un sac à dos avec une seule bretelle (sling bag) qui permet de faire pivoter le sac vers l’avant du torse. Cependant, la répartition du poids d’un sac "sling” est moins bonne, celui-ci étant plutôt mal adapté à des balades et randonnées avec du matériel lourd et encombrant. Par conséquent, réservez-le à des déplacements en ville avec une charge ne dépassant pas celle d’un boitier léger accompagné d’un ou de deux objectifs.

Mi-sac à bandoulière, mi sac à dos, un sac "sling" (ici le modèle Sling Bag LE Medium du fabricant Tenba offre un accès à la fois confortable et rapide au contenu. Photos Tenba.

Si vous transportez régulièrement une grande quantité de matériel d’un évènement à un autre, optez pour un sac-valise ou un sac à dos à roulettes. Bien que ce dernier soit plus lourd et moins confortable à porter qu’un sac à dos “classique”, il s’avère très utile en ville ou lors de voyages en avion.

Une valise à roulettes est idéale pour transporter du matériel lourd et encombrant en ville ou lors de voyages en avion. Le modèle Manfrotto Roller Bag 50 peut contenir deux boitiers reflex, huit objectifs, deux flashs, un ordinateur portable 17 pouces, une tablette, un trépied et divers accessoires. Le matériel est protégé grâce à des séparateurs interchangeables et modulables et une protection hydrophobe. Photo Manfrotto.

Avant de choisir un sac photo, faites l’inventaire de votre équipement photo. Quels sont les accessoires à emporter et quels sont vos modes de transport préférés ? Si vous partez le plus souvent en voiture, vous pouvez choisir un sac plus volumineux, si vous voyagez régulièrement en avion, vous devez tenir compte des restrictions de plus en plus strictes pour les bagages à main que vous imposent les compagnies aériennes et notamment celles de type "low cost". Gardez à l’esprit qu’il n’est pas toujours possible (et nécessaire) d’emporter l’intégralité de votre matériel. Un gros sac à dos de stockage et un sac à dos un peu plus petit dans lequel vous transportez le matériel en fonction du type de prise de vue (reportage, paysage, macro, architecture, etc.) représentent souvent une solution idéale pour vos besoins en matière de rangement.

Si possible, rendez-vous dans une boutique spécialisée proposant une gamme étendue de produits pour essayer votre futur sac photo. Vous pouvez ainsi évaluer le confort d’utilisation de différents sacs, à la fois vide et rempli avec votre matériel photo. Si vous ne trouvez pas de revendeur photo près de chez vous, consultez les sites des fabricants de sacs photo (Billingham,  Lowepro, Think Tank, Tamrac, CrumplerManfrotto , Tenba et Vanguard, pour ne citer les plus connus) pour connaitre les caractéristiques des différents produits. Certains fabricants offrent des guides interactifs pour trouver le sac les plus adapté à votre matériel.

Sur le site de Tamrac, vous trouverez un outil permettant de choisir son sac en fonction du matériel à ranger.

  •  Le confort de portage est le critère le plus important. Vérifiez la largeur des bretelles et assurez-vous de la présence d’un rembourrage ample, à la fois pour les bretelles et le dos du sac à dos, indispensable lorsqu’on transporte une charge supérieure à 10 kg. Les meilleurs modèles intègrent une matière antitranspirante ou un système de ventilation.

Les sacs à dos de la série ProTactic de Lowepro (ici le modèle 450) offrent plusieurs manières d'accéder à son matériel photo. Photos Lowepro.

  •  Les dimensions du sac doivent être adaptées à votre taille. Si vous êtes assez petit, veillez à ce que le sac ne descende pas en dessous des hanches, si vous êtes plutôt grand, privilégiez un sac un peu plus long, plus confortable à porter.
  •  Ne faites pas des économies de bouts de chandelles pour l’épaisseur des parois externes et celle des séparations à l’intérieur du sac. De manière générale, plus elles sont épaisses, plus elles protègent le matériel photo contre des chocs et mieux le sac résiste aux assauts du temps. Le matériel à l’extérieur du sac doit être hydrophobe et résistant à l’usure abrasive et les fermetures à glissière robustes et conçues de manière à ne pas laisser entrer le sable et la pluie à l’intérieur du sac. De même, les dernières doivent vous garantir un accès rapide au matériel tout en vous prémunissant contre les vols à la tire. Certains sacs à dos intègrent une housse de pluie permettant de rendre le sac étanche lors de longues ballades sous la pluie — il s’agit là d’une protection supplémentaire bien que la finition externe de la plupart des sacs les rend déjà parfaitement hydrophobes dans des conditions normales. Autre point important, le bas doit être rembourré et protégé contre l’humidité — il est en fait fréquent de poser un sac photo sur un sol plus ou moins propre pour en retirer du matériel.
  • Dans certains endroits, mieux vaut rester discret pour ne pas révéler le contenu, très précieux, de votre sac photo. Sachez qu'il existe un certain nombre de sacs dont le "look"  ne s'apparente pas à celui d'un sac photo traditionnel.

Le sac à dos "Doozie" ne ressemble pas à un sac à dos photo. Pourtant, il possède de quoi accueillir un appareil reflex ou hybride doté de deux objectifs ainsi que quelques accessoires. Photo Crumpler.

  •  Pensez aussi aux nombreux petits accessoires photo et informatiques : outre des cartes mémoire, accus de rechange et filtres (polarisants, dégradés et ND neutres), il faut également pouvoir loger un déclencheur souple, un posemètre-flasmètre, une lampe de poche, un niveau à bulle et, si vous emportez votre tablette ou ordinateur portable, un lecteur de carte, un chargeur, un disque dur externe, un téléphone et/ou une souris. A cet effet, de nombreux sacs photo possèdent des poches internes plus ou moins spacieuses et il est souvent possible d’ajouter une ou plusieurs poches externes grâce à un système d’attache propriétaire.
  • Voyez un peu plus large en termes de capacité de stockage. Au fil des années, votre équipement ne cessera pas de grandir et mieux vaut anticiper son expansion future. Laissez donc une petite marge de 10 à 20 % pour pouvoir accueillir un boitier, objectif ou flash supplémentaire.
  • Gardez à l’esprit qu’un seul sac photo, et ce, même lorsqu’il est “parfait”, ne sera pas en mesure de répondre à toutes les situations de prise de vue. Si vous pouvez investir dans deux sacs photo, achetez un sac à bandoulière et un sac à dos.

Si la plupart des sacs photo sont produits de façon industrielle (souvent en Chine), il existe plusieurs petits fabricants qui continuent à les produire de manière traditionnelle. Voici le modèle fotoRucksack1 du petit fabricant allemand Koenig, produit à la main et uniquement distribué via le site du fabricant. Photo Koenig.

Un dernier conseil : ne lésinez pas sur le prix et donc la qualité de votre sac photo. Celui-ci vous rendra de fiers services pendant de nombreuses années et il serait dommage de sacrifier votre confort ou la protection de votre précieux matériel sur l’autel de l’économie à tout prix.

Objectifs : dix mythes qui ont la vie dure

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Un objectif pour appareil hybride est plus petit que son alter ego pour appareil réflex

Les fabricants d'appareils hybrides n'ont de cesse de répéter que les objectifs dédiés sont à la fois plus petits et plus légers que ceux des appareils réflex numériques. En fait, l'absence du miroir réduit le tirage mécanique de façon importante et permet de construire des objectifs télécentriques et parfois plus compacts. Cependant, les dimensions d'un objectif dépendent d'un certain nombre de facteurs parmi lesquels les plus importants sont la focale et la luminosité maximale. De même, l'intégration d'un stabilisateur d'image, d'un moteur de mise au point et d'une interface de communication entre l'objectif et le boitier influent également sur le gabarit d'un objectif, relativisant quelque peu les différences en termes de dimensions et de poids. Ainsi, les objectifs Sony Vario-Tessar 16-35 mm f/4, 24-70 mm f/4 et 70-200 f/4 sont tout aussi encombrants que leurs alter ego chez Canon alors que leur poids plus réduit leur donne un certain avantage. Pour obtenir des objectifs à la fois plus petits et plus légers, il faut investir dans un système à capteur plus petit : les boitiers hybrides au format APS-C (Canon, Fujifilm, Samsung, Sony), Micro 4/3 (Olympus, Panasonic) et CX (Nikon) se contentent tous d'objectifs plus faciles à transporter.

Bien que conçu pour un appareil hybride, l'objectif Sony 24-70 mm f/4 est même un peu plus long que son alter ego chez Canon, l'EF 24 -70 mm f/4.

Un capteur aux dimensions plus petites permet de construire des objectifs plus compacts : malgré sa grande ouverture, le Panasonic 12-35 mm f/2,8 ne mesure que 74 mm en longueur.

Un téléobjectif est aussi long que sa focale

De manière générale, l'augmentation de la focale d'un objectif entraine également une augmentation de sa longueur physique. On pourrait donc penser qu'il existe une corrélation directe entre les deux variables. Heureusement, la longueur d'un téléobjectif de 200 mm n'est pas égale à 20 cm ! Contrairement à un objectif à longue focale (qui nécessite un tirage équivalent à la focale), un téléobjectif intègre une ou plusieurs lentilles divergentes qui permettent de déplacer le plan principal vers l'avant de l'objectif et donc d'en modifier le tirage pour une contraction plus compacte. Un véritable téléobjectif est donc toujours plus court que sa focale. Pour ne citer qu'un seul exemple, le nouveau Nikon AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR ne mesure plus que 14, 8 cm et ce, pour une focale deux fois plus grande ! Un objectif « traditionnel » tel que le Samyang  400 mm f/6, 3 à présélection est en revanche presque aussi long que sa focale.

Grâce à sa formule optique d'objectif télé et sa lentille fresnel, le Nikon AF-S Nikkor 300 mm f/4E PF ED VR bénéficie d'une longueur physique qui est moitié moins importante que sa longueur focale.

Pour une qualité d'image optimale, un Canoniste doit obligatoirement investir dans un objectif de série L

Dans les années 1970, les ingénieurs et spécialistes marketing du fabricant japonais Canon ont réussi un exploit, celui de transformer des objectifs "L" en objets de désir pour photographes amateurs éclairés. Abandonnant les sigles "AL" (Aspheric Lens)  et "FL" (Fluorite Lens) au profit de l'appellation commune "L" (Luxury), le fabricant a regroupé les objectifs les plus performants (et plus onéreux) au sein d'une nouvelle gamme promettant aux photographes des images d'une netteté exceptionnelle. Si la réputation des objectifs "L" est largement méritée, de nombreux photographes sont devenus de véritables "junkies" lorsqu'il s'agit d'investir dans un nouvel objectif, tel est  l'attrait du liseré rouge. Pour ne pas investir plus d'argent qu'il n'en faut, je vous conseille de ne pas céder au chimères de la série L sans avoir étudié au préalable vos besoins réels en matière d'optique. Il ne faut pas  prendre les autres objectifs des gammes EF et EF-S pour des culs de bouteille. Sous condition de ne pas avoir besoin d'une optique aux caractéristiques exceptionnelles, la marque propose de nombreux modèles un peu moins prestigieux mais offrant tout de même des performances optiques dignes d'un "L". Au final, rien n'est plus frustrant que de trimballer un objectif onéreux, lourd et encombrant lors qu'on préfère voyager léger !

Un objectif « numérique » permet d'obtenir une meilleure qualité d'image qu'un objectif "argentique"

En même temps que les premiers appareils à capteur APS-C sont apparues les premières optiques numériques, spécialement conçues pour rendre justice à la résolution et à la dimension des capteurs. Si la plupart des objectifs en question offrent des performances optiques convenables et des traitements antireflets plus poussés pour réduire le flare et les rayons parasites jouant au ping-pong entre la lentille arrière et le verre de protection du capteur, les objectifs « argentiques », plus anciens, ne sont pas pour autant inutilisables avec un appareil numérique. Bien au contraire puisque certains de ces "vieux cailloux" offrent encore une excellente qualité d'image, et ce, même avec des capteurs à forte densité de photosites. Les utilisateurs d'appareils reflex ou hybrides au format 24 x 36 peuvent donc continuer à utiliser leurs anciens objectifs argentiques, pour peu que ces derniers continuent à leur donner entière satisfaction.

Un objectif Zeiss ou Leica offre toujours une meilleure qualité d'image

Jusqu'aux années 1960, l'optique allemande restait incontestée dans l’univers photo. Mais depuis la découverte des objectifs Nikkor par des reporters de guerre américains et la généralisation de la conception optique assistée par ordinateur, l'optique japonaise a largement rattrapée son retard. Si les noms "Zeiss" et "Leica" évoquent toujours l'excellence, à la fois en termes de qualité optique et mécanique, nombre de ces objectifs sont aujourd'hui conçus et/ou fabriqués au Japon par des  opticiens à la réputation beaucoup moins flatteuse. Que ce soit Canon, Leica, Nikon, Pentax, Sigma, Sony, Tamron ou Zeiss, chaque fabricant "cuisine" avec les mêmes ingrédients (surfaces asphériques, verres à dispersion anomale, etc.),  l'exception allemande n'existe donc pas ! Que certains objectifs teutons réalisent des performances inégalées s'explique aussi par leur imposant cahier des charges qui impose un prix de vente "kolossal" pour un produit au potentiel photographique souvent assez limité...

Si l'Apo Distagon 55 mm f/1,4 Otus offre des performances optiques encore inégalées...

...les prestations du Planar 50 mm f/1,4 sont bien plus modestes.

 

 

 

 

 

 

Quels objectifs pour le Canon EOS 7D Mark II ?

Le Canon 7D Mark II avec un zoom de base 18-135 mm.

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Macro et petit télé… un long fleuve tranquille

Il est rare que les courtes focales lumineuses pour 24 × 36 comme les 85 et 135 mm connaissent des défaillances sur les petits capteurs, la preuve est encore faite par les essais conduits sur des objectifs de légende, comme le 85 mm f/1,2 ou le 135 mm f/2, montés sur le 7D Mark II. Les objectifs macro de 60 mm (EF-S) ou 100 mm (EF) méritent pareillement des notes très élevées pour la qualité optique. C’est au moins un domaine où les prix et les caractéristiques sont assez homogènes et où se posent beaucoup moins de problèmes de rapport qualité/prix : ils sont toujours très bons, a fortiori pour un objectif comme le classique 85 mm f/1,8 dont le prix public ne dépasse pas 378 € !

Le Canon 60 mm f/2,8 Macro EF-S peut servir aussi bien en photo rapprochée qu’en portrait, mais il est incompatible avec les 24 × 36.

 

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En conclusion

Loin d’être un casse-tête, le choix des objectifs destinés à un 7D Mark II peut donc faire l’objet d’une sélection rationnelle selon ses sujets de prédilection, que l’on utilise les deux formats de capteur Canon ou seulement le petit capteur ; on trouvera des offres de qualité pour tous les budgets.

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Retrouvez l'ebook Le Canon EOS 7D Mark II, de Jean-Marie Sepulchre et Benjamin Favier, sur la librairie numérique des éditions Eyrolles, Izibook (190 pages, 14,99 €).

Au sommaire :

Chapitre 1 – Le 7D Mark II : 80 ans de savoir-faire

Naissance d’une grande marque ● Le système EOS ● Le leadership en numérique (le problème des formats de capteur, compatibilités et incompatibilités, des accessoires universels)

Chapitre 2 – Construction et ergonomie du 7D Mark II

Technologie et particularités (viseur et système autofocus, enregistrement des images, vidéo, système de flashs…) ● Prise en main et ergonomie

Chapitre 3 – Réglages de base conseillés pour le 7D Mark II

Réglages de qualité d’image (choix du format de fichier, espace couleur, balance des blancs, contrôle de la luminosité, réglages de l’objectif, Styles d’images, HDR et expositions multiples…) ● Réglages de prises de vue (modes d’exposition, mesure de la lumière, autofocus…) ● Live view et vidéo

Chapitre 4 – Le post-traitement des fichiers

Traitements dans le boîtier (comparaison, protection et notation, conversion des fichiers RAW, redimensionnement des JPEG) ● Post-traitement des fichiers RAW (DPP, logiciels tiers) ● Montage des vidéos

Chapitre 5 – Performances et essais du 7D Mark II

Les performances du capteur ● La qualité des fichiers en hauts ISO ● Les mesures de piqué des objectifs ● Les défauts optiques (le vignetage et sa correction, les aberrations chromatiques, la distorsion…)

Chapitre 6 – La gamme d’objectifs pour le 7D Mark II

Un large choix d’objectifs Canon (les objectifs de base EF-S, les zooms expert EF, les zooms pro EF et les fixes longue focale…) ● De vastes possibilités en marques compatibles ● Améliorer la pratique (mise au point, maîtrise du stabilisateur)

Chapitre 7 – Tests de 26 zooms

Sigma 8-16 mm f/4-5,6 DC HSM

Canon EF-S 10-18 mm f/4,5-5,6 IS STM

Canon EF-S 10-22 mm f/3,5-4,5 USM

Tokina 11-16 mm f/2,8 ATX Pro DX II

Canon EF 11-24 mm f/4 L USM

Canon EF-S 15-85 mm f/3,5-5,6 IS USM

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM

Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro

Tamron 17-50 mm f/2,8 SP AF XR Di II VC LD

Canon EF-S 17-55 mm f/2,8 IS USM

Sigma 17-70 mm f/2,8-4 DC Macro OS HSM Contemporary

Sigma 18-35 mm f/1,8 DC HSM Art

Canon EF-S 18-55 mm f/3,-5,6 IS STM

Canon EF-S 18-135 mm f/3,5-5,6 IS STM

Canon EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS

Canon EF 24-70 mm f/4 L IS USM

Canon EF 24-105 mm f/3,5-5,6 IS STM

Canon EF 24-105 mm f/4 L IS USM

Canon EF-S 55-250 mm f/4-5,6 IS STM

Canon EF 70-200 mm f/4 L IS USM

Canon EF 70-200 mm f/2,8 L IS USM

Canon EF 70-300 mm f/4-5,6 L IS USM

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS II USM

Sigma 150-600 mm f/5-6,3 DG OS HSM Contemporary

Tamron 150-600 mm f/5-6,3 Di VC USD

Canon EF 200-400 mm f/4 L IS USM Extender 1,4×

Chapitre 8 – Tests de 18 focales fixes

 Canon TS-E 24 mm f/3,5 L II

Canon EF-S 24 mm f/2,8 STM

Sigma 24 mm f/1,4 DG HSM Art

Sigma 30 mm f/1,4 DC HSM Art

Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM Art

Canon EF-S 40 mm f/2,8 STM

Canon EF 50 mm f/1,8 II

Canon EF 50 mm f/1,4 USM

Canon EF 50 mm f/1,2 L USM

Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art

Canon EF-S 60 mm f/2,8 Macro USM

Canon EF 85 mm f/1,8 USM

Canon EF 85 mm f/1,2 L USM

Canon EF 100 mm f/2,8 L Macro IS USM

Canon EF 135 mm f/2 L USM

Canon EF 300 mm f/4 L IS USM

Canon EF 300 mm f/2,8 L IS USM

Canon EF 400 mm f/4 DO IS II USM

 

Photographier le printemps : cinq conseils pour réussir vos photos de paysage

Obereggen/Allemagne. N'hésitez pas à diriger votre objectif en direction du soleil pour des compositions dynamiques.

Jouer sur le graphisme des lignes, formes et couleurs

Les paysages façonnés par l'homme offrent souvent de nombreuses opportunités pour créer des compositions très graphiques. L’éclairage latéral du matin ou de l’après-midi est alors très utile pour souligner le contraste entre les différents éléments de l’image, la texture étant également renforcée. L'utilisation d'une longue focale contribue à simplifier la composition et à ainsi augmenter l'impact visuel de vos images.

Tuniberg/Allemagne. Dans cet exemple, les parcelles culturales avec leurs sillons réguliers forment un motif répétitif et les deux routes de campagne coupent l'image en quatre parties. Pour ne pas rompre avec la géométrie parfaite de la scène, j'ai préféré copier l'ombre de l'arbre solitaire. Canon EOS 5D Mark II, Canon EF 135mm f/2 L  USM, 1/160 s à f/13 et 200 ISO.

Badberg, Oberbergen/Allemagne. Canon EOS 5D Mark III, Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM à 200 mm, 1/400 s à f/11 et 400 ISO.

Lightroom CC/ 6 : mise à jour majeure

LRCC-12

Module Diaporama

Il est désormais possible d'ajouter jusqu'à dix chansons à une présentation.  Vous pouvez synchroniser la musique et les images (Synchroniser les diapositives et la musique), une nouvelle option Panoramique et zoom introduit de jolies transitions dont vous pouvez spécifier l'ampleur.

Module Web

Adobe vient de supprimer les galeries Flash au profit des galeries HTML 5. Trois nouveaux types de galerie Web, optimisés pour l'affichage sur des smartphones et tablettes, s'ajoutent à la galerie classique : Galerie carrée, Galerie en pistes et Galerie en grille.

La nouvelle galerie carrée.

 

Nouveaux formats RAW pris en charge

Canon EOS 5DS, EOS 5DS R, 750D, 760D, M3, Casio EX-ZR3500, Fujifilm X-A2, Fujifilm XQ2, Hasselblad Stellar II, Nikon D5500, D7200, Olympus OM-D E-M5 II,  Stylus SH-2, Panasonic Lumix DMC-GF7, DMC-ZS50  et Samsung NX 500.

Nouveaux boitiers en prise de vue connectée

Canon EOS 7D Mark II et Nikon D750.

Nouveaux modules optiques

Canon EF 8-15mm f/4L Fisheye USM,  EF 11-24mm f/4L USM, EF 24-85mm f3.5-4.5 USM, EF 50mm f/2.5 Compact Macro et  EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM (Canon),  DJI Inspire 1 FC350, Voigtlander LTM 28mm f/1.9 Ultron Aspherical, LTM 28mm f/3.5 Color Skopar,  35mm f/1.7 Ultron Aspherical, LTM 50mm f/2 Heliar,  LTM 50mm f/2.5 Color Skopar, LTM 50mm f/3.5 Heliar, LTM 75mm f/2.5 Color Heliar, LTM 90mm f/3.5 APO Lanthar, VM 40mm f/2.8 Heliar (Leica), Voigtlander MFT 17.5mm f/0.95 Nokton Aspherical, MFT 25mm f/0.95 Nokton, MFT 42.5mm f/0.95 Nokton (MFT), Lomography Petzval 85mm f/2.2 (Canon, Nikon), TAMRON SP 15-30mm F/2.8 Di VC USD A012E (Canon, Nikon), SIGMA 24mm F1.4 DG HSM A015 (Canon), Venus Optics 60mm f2.8 2X Ultra-Macro Lens (Canon, Nikon, Pentax, Sony A), Nikon AF NIKKOR 14mm f/2.8D ED, AF-S DX NIKKOR 55-200mm f/4-5.6G ED VR II, AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR et Nikon NIKKOR 50mm f/1.2 AIS,  Voigtlander SL II 20mm f/3.5 Color-Skopar Aspherical, SL II 28mm f/2.8 Color-Skopar Aspherical et SL II 58mm f/1.4 Nokton (Nikon), SIGMA 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM (Pentax), dp1 Quattro, dp2 Quattro, dp3 Quattro,  SIGMA 24mm F1.4 DG HSM A015 et  SIGMA 150-600mm F5-6.3 DG OS HSM C015 (Sigma),  SIGMA 50mm F1.4 DG HSM Art Lens, TAMRON 16-300mm F/3.5-6.3 DiII PZD MACRO AB016S,  28-300mm F/3.5-6.3 Di PZD A010S, SP 70-200mm F/2.8 Di USD A009S, SP 150-600mm F/5-6.3 Di USD A011S et TAMRON SP 90mm F/2.8 Di MACRO 1:1 USD F004S (Sony Alpha), Sony FE 24-240mm F3.5-6.3 OSS, FE 28mm F2,  FE 28mm F2 + Fisheye Converter, FE 28mm F2 + Ultra Wide Converter, FE 35mm F1.4 ZA et FE 90mm F2.8 Macro G OSS (Sony E), ZY Optics Mitakon Speedmaster 50mm f0.95 Pro (Sony E) et Yuneec CGO2gb.

Lightroom CC/6 - configuration minimale

Windows

  • Processeur Intel ou AMD Athlon avec support 64 bit
  •  Microsoft Windows 7 avec Service Pack 1, Windows 8 ou Windows 8.1
  • Carte graphique compatible OpenGL 3.3 et DirectX 10
  •  2 Go de mémoire vive (4 Go recommandés)
  • 2 Go d’espace disque disponible
  •  Connexion internet

Mac OS

  •  Processeur multicœur Intel avec support 64 bit
  •  Mac OS X 10.8 *, 10.9 ou 10.10
  •  Carte graphique compatible OpenGL 3.3 et DirectX 10
  •  2 Go de mémoire vive (4 Go recommandés)
  •  2 Go d’espace disque disponible
  •  Connexion internet

* accélération graphique uniquement disponible sur Mac OS 10.9 et 10.10

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À paraître aux éditions Eyrolles, le nouveau livre de Gilles Theophile, revu et augmenté, Lightroom 6/CC par la pratique (65 exercices, 356 pages, 28 €). En librairie le 28 mai - précommandes ouvertes dès aujourd'hui sur Amazon, la Fnac...

 

Samyang 50 mm f/1.4 : un nouveau standard ?

Samyang_50-5

Aberration chromatique

Très faible au centre de l'image (< 0,5 pixel), l'aberration chromatique se manifeste surtout sur les bords et bords extrêmes ou elle ne dépasse jamais une largeur de 1,4 pixels. Elle se corrige facilement dans la plupart des logiciels de développement RAW. En revanche, les aberrations chromatiques longitudinales (bokeh fringing) sont assez marquées aux grandes ouvertures. Toutefois, la plupart des objectifs lumineux en souffrent et le défaut disparait simplement en fermant le diaphragme à des ouvertures intermédiaires.

Vignetage et distorsion

Assez prononcé à pleine ouverture (- 1,71IL), le vignetage perd en intensité dès f/2 pour devenir peu gênant à f/2,8. Si la distorsion en barillet est assez forte pour un objectif standard (autour de 2%), là encore elle se corrige facilement par voie logicielle.

Évolution du vignetage entre f/1,4 (-1,71 IL) et f/2,8 (- 0,65 IL). Relativement modéré à pleine ouverture, le vignetage devient négligeable après avoir fermé le diaphragme de deux IL.

La numérisation sans scanner : prise de vue (seconde partie)

Reportage de mode pour le magazine "New Woman", Taipei, Taïwan. Photo prise avec un Canon T90 et un objectif FD 85 mm f/1,8 sur du film Orwopan 400. Numérisation avec un Canon 5D Mark II, soufflet macro et objectif d'agrandisseur Nikon Nikkor EL 80mm f/5,6.

 Un flux de travail de numérisation

La séance de numérisation commence toujours par un nettoyage et dépoussiérage minutieux de l'environnement de travail (statif de reproduction, plateau et table lumineuse), du matériel de prise de vue (boîtier, objectif et soufflet macro) ainsi que des originaux à numériser. Manipulez ces derniers uniquement avec des gants en coton pour éviter des rayures et traces de doigts. Utilisez une bombe à air sec et/ou un chiffon antistatique pour vous débarrasser des poussières. Pensez également au porte-films et notamment lorsque celui-ci comporte des verres. Comme toujours, mieux vaut prévenir que guérir : les quelques minutes passées à enlever les poussières sur vos films vous épargneront ensuite quelques heures pénibles dans Photoshop. A titre personnel, j'utilise Capture One Pro 8 pour contrôler l'appareil photo à partir de  l'ordinateur.

  • Je commence par régler l'appareil sur sa sensibilité minimale (100 ISO).  Les images sont enregistrées au format RAW et l'exposition est contrôlée en mode manuel.
  • Une balance des blancs personnalisée permet de "normaliser " la source d'éclairage. Dans mon cas, il s'agit d'une table lumineuse dont les caractéristiques sont proches de celles de la lumière du jour.
  • Une fois l'appareil photo reconnu par le logiciel et connecté, je clique sur le bouton Démarrer Visée Vidéo, situé dans le menu Appareil de l'onglet Capturer,  pour passer en mode LiveView. Dans la fenêtre Visée vidéo, j'effectue dans un premier temps le cadrage et la mise au point. Cette dernière est effectuée après avoir agrandi l'aperçu à la taille réelle des pixels (100%) et en examinant la texture du grain. La mise au point se fait à l’ouverture la plus grande, avec des objectifs d'agrandisseurs il faut penser à fermer le diaphragme à l'ouverture de travail avant de déclencher.

Cadrage et réglage de l'exposition en temps réel.

Mise au point sur la texture de grains

  •  Je ferme l'ouverture à la valeur optimale, situé deux ou trois crans en dessous de l’ouverture maximale de l'objectif (f/8 pour le 50 et 100 macro).  La vitesse d'obturation varie en fonction du diaphragme, avec pour objectif  une exposition" à droite" qui déplace les informations de l'image vers les valeurs moyennes et claires sans pour autant écrêter les hautes lumières.
  • Pour prendre la photo et pour la transférer sur le disque dur de l'ordinateur, je clique sur le bouton Capturer.  L'image s'affiche ensuite dans la fenêtre principale du logiciel, une fois la fenêtre Vidée vidéo fermée.

L'image après une rotation de 180%.

  •  Le traitement d'image à proprement parler commence avec l'arrivée de l'image dans la fenêtre principale de Capture One Pro  : inversion de la courbe tonale, ajustement des points blanc et noir, réglage du contraste et correction de l'équilibre de couleur (Capture One Pro), réglages plus fins, fusion de plusieurs images, réparation des rayures et nettoyage des poussières (Photoshop) sont autant de corrections à effectuer avant d'aboutir à l'image finale.  Les différentes étapes de correction seront le  sujet d'un article à venir.

Dans la dernière partie de cette minisaga consacrée à la numérisation sans scanner, j’aborderai tout ce qu’il faut savoir sur le développement et le posttraitement. Prochain rendez-vous dans quelques jours !

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !