Questions Photo

Lightroom CC/ 6 : mise à jour majeure

LRCC-12

Module Diaporama

Il est désormais possible d’ajouter jusqu’à dix chansons à une présentation.  Vous pouvez synchroniser la musique et les images (Synchroniser les diapositives et la musique), une nouvelle option Panoramique et zoom introduit de jolies transitions dont vous pouvez spécifier l’ampleur.

Module Web

Adobe vient de supprimer les galeries Flash au profit des galeries HTML 5. Trois nouveaux types de galerie Web, optimisés pour l’affichage sur des smartphones et tablettes, s’ajoutent à la galerie classique : Galerie carrée, Galerie en pistes et Galerie en grille.

La nouvelle galerie carrée.

 

Nouveaux formats RAW pris en charge

Canon EOS 5DS, EOS 5DS R, 750D, 760D, M3, Casio EX-ZR3500, Fujifilm X-A2, Fujifilm XQ2, Hasselblad Stellar II, Nikon D5500, D7200, Olympus OM-D E-M5 II,  Stylus SH-2, Panasonic Lumix DMC-GF7, DMC-ZS50  et Samsung NX 500.

Nouveaux boitiers en prise de vue connectée

Canon EOS 7D Mark II et Nikon D750.

Nouveaux modules optiques

Canon EF 8-15mm f/4L Fisheye USM,  EF 11-24mm f/4L USM, EF 24-85mm f3.5-4.5 USM, EF 50mm f/2.5 Compact Macro et  EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS II USM (Canon),  DJI Inspire 1 FC350, Voigtlander LTM 28mm f/1.9 Ultron Aspherical, LTM 28mm f/3.5 Color Skopar,  35mm f/1.7 Ultron Aspherical, LTM 50mm f/2 Heliar,  LTM 50mm f/2.5 Color Skopar, LTM 50mm f/3.5 Heliar, LTM 75mm f/2.5 Color Heliar, LTM 90mm f/3.5 APO Lanthar, VM 40mm f/2.8 Heliar (Leica), Voigtlander MFT 17.5mm f/0.95 Nokton Aspherical, MFT 25mm f/0.95 Nokton, MFT 42.5mm f/0.95 Nokton (MFT), Lomography Petzval 85mm f/2.2 (Canon, Nikon), TAMRON SP 15-30mm F/2.8 Di VC USD A012E (Canon, Nikon), SIGMA 24mm F1.4 DG HSM A015 (Canon), Venus Optics 60mm f2.8 2X Ultra-Macro Lens (Canon, Nikon, Pentax, Sony A), Nikon AF NIKKOR 14mm f/2.8D ED, AF-S DX NIKKOR 55-200mm f/4-5.6G ED VR II, AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR et Nikon NIKKOR 50mm f/1.2 AIS,  Voigtlander SL II 20mm f/3.5 Color-Skopar Aspherical, SL II 28mm f/2.8 Color-Skopar Aspherical et SL II 58mm f/1.4 Nokton (Nikon), SIGMA 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM (Pentax), dp1 Quattro, dp2 Quattro, dp3 Quattro,  SIGMA 24mm F1.4 DG HSM A015 et  SIGMA 150-600mm F5-6.3 DG OS HSM C015 (Sigma),  SIGMA 50mm F1.4 DG HSM Art Lens, TAMRON 16-300mm F/3.5-6.3 DiII PZD MACRO AB016S,  28-300mm F/3.5-6.3 Di PZD A010S, SP 70-200mm F/2.8 Di USD A009S, SP 150-600mm F/5-6.3 Di USD A011S et TAMRON SP 90mm F/2.8 Di MACRO 1:1 USD F004S (Sony Alpha), Sony FE 24-240mm F3.5-6.3 OSS, FE 28mm F2,  FE 28mm F2 + Fisheye Converter, FE 28mm F2 + Ultra Wide Converter, FE 35mm F1.4 ZA et FE 90mm F2.8 Macro G OSS (Sony E), ZY Optics Mitakon Speedmaster 50mm f0.95 Pro (Sony E) et Yuneec CGO2gb.

Lightroom CC/6 – configuration minimale

Windows

  • Processeur Intel ou AMD Athlon avec support 64 bit
  •  Microsoft Windows 7 avec Service Pack 1, Windows 8 ou Windows 8.1
  • Carte graphique compatible OpenGL 3.3 et DirectX 10
  •  2 Go de mémoire vive (4 Go recommandés)
  • 2 Go d’espace disque disponible
  •  Connexion internet

Mac OS

  •  Processeur multicœur Intel avec support 64 bit
  •  Mac OS X 10.8 *, 10.9 ou 10.10
  •  Carte graphique compatible OpenGL 3.3 et DirectX 10
  •  2 Go de mémoire vive (4 Go recommandés)
  •  2 Go d’espace disque disponible
  •  Connexion internet

* accélération graphique uniquement disponible sur Mac OS 10.9 et 10.10

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À paraître aux éditions Eyrolles, le nouveau livre de Gilles Theophile, revu et augmenté, Lightroom 6/CC par la pratique (65 exercices, 356 pages, 28 €). En librairie le 28 mai – précommandes ouvertes dès aujourd’hui sur Amazon, la Fnac

 

Samyang 50 mm f/1.4 : un nouveau standard ?

Samyang_50-5

Aberration chromatique

Très faible au centre de l’image (< 0,5 pixel), l’aberration chromatique se manifeste surtout sur les bords et bords extrêmes ou elle ne dépasse jamais une largeur de 1,4 pixels. Elle se corrige facilement dans la plupart des logiciels de développement RAW. En revanche, les aberrations chromatiques longitudinales (bokeh fringing) sont assez marquées aux grandes ouvertures. Toutefois, la plupart des objectifs lumineux en souffrent et le défaut disparait simplement en fermant le diaphragme à des ouvertures intermédiaires.

Vignetage et distorsion

Assez prononcé à pleine ouverture (- 1,71IL), le vignetage perd en intensité dès f/2 pour devenir peu gênant à f/2,8. Si la distorsion en barillet est assez forte pour un objectif standard (autour de 2%), là encore elle se corrige facilement par voie logicielle.

Évolution du vignetage entre f/1,4 (-1,71 IL) et f/2,8 (- 0,65 IL). Relativement modéré à pleine ouverture, le vignetage devient négligeable après avoir fermé le diaphragme de deux IL.

La numérisation sans scanner : prise de vue (seconde partie)

Reportage de mode pour le magazine "New Woman", Taipei, Taïwan. Photo prise avec un Canon T90 et un objectif FD 85 mm f/1,8 sur du film Orwopan 400. Numérisation avec un Canon 5D Mark II, soufflet macro et objectif d'agrandisseur Nikon Nikkor EL 80mm f/5,6.

 Un flux de travail de numérisation

La séance de numérisation commence toujours par un nettoyage et dépoussiérage minutieux de l’environnement de travail (statif de reproduction, plateau et table lumineuse), du matériel de prise de vue (boîtier, objectif et soufflet macro) ainsi que des originaux à numériser. Manipulez ces derniers uniquement avec des gants en coton pour éviter des rayures et traces de doigts. Utilisez une bombe à air sec et/ou un chiffon antistatique pour vous débarrasser des poussières. Pensez également au porte-films et notamment lorsque celui-ci comporte des verres. Comme toujours, mieux vaut prévenir que guérir : les quelques minutes passées à enlever les poussières sur vos films vous épargneront ensuite quelques heures pénibles dans Photoshop. A titre personnel, j’utilise Capture One Pro 8 pour contrôler l’appareil photo à partir de  l’ordinateur.

  • Je commence par régler l’appareil sur sa sensibilité minimale (100 ISO).  Les images sont enregistrées au format RAW et l’exposition est contrôlée en mode manuel.
  • Une balance des blancs personnalisée permet de « normaliser  » la source d’éclairage. Dans mon cas, il s’agit d’une table lumineuse dont les caractéristiques sont proches de celles de la lumière du jour.
  • Une fois l’appareil photo reconnu par le logiciel et connecté, je clique sur le bouton Démarrer Visée Vidéo, situé dans le menu Appareil de l’onglet Capturer,  pour passer en mode LiveView. Dans la fenêtre Visée vidéo, j’effectue dans un premier temps le cadrage et la mise au point. Cette dernière est effectuée après avoir agrandi l’aperçu à la taille réelle des pixels (100%) et en examinant la texture du grain. La mise au point se fait à l’ouverture la plus grande, avec des objectifs d’agrandisseurs il faut penser à fermer le diaphragme à l’ouverture de travail avant de déclencher.

Cadrage et réglage de l’exposition en temps réel.

Mise au point sur la texture de grains

  •  Je ferme l’ouverture à la valeur optimale, situé deux ou trois crans en dessous de l’ouverture maximale de l’objectif (f/8 pour le 50 et 100 macro).  La vitesse d’obturation varie en fonction du diaphragme, avec pour objectif  une exposition » à droite » qui déplace les informations de l’image vers les valeurs moyennes et claires sans pour autant écrêter les hautes lumières.
  • Pour prendre la photo et pour la transférer sur le disque dur de l’ordinateur, je clique sur le bouton Capturer.  L’image s’affiche ensuite dans la fenêtre principale du logiciel, une fois la fenêtre Vidée vidéo fermée.

L’image après une rotation de 180%.

  •  Le traitement d’image à proprement parler commence avec l’arrivée de l’image dans la fenêtre principale de Capture One Pro  : inversion de la courbe tonale, ajustement des points blanc et noir, réglage du contraste et correction de l’équilibre de couleur (Capture One Pro), réglages plus fins, fusion de plusieurs images, réparation des rayures et nettoyage des poussières (Photoshop) sont autant de corrections à effectuer avant d’aboutir à l’image finale.  Les différentes étapes de correction seront le  sujet d’un article à venir.

Dans la dernière partie de cette minisaga consacrée à la numérisation sans scanner, j’aborderai tout ce qu’il faut savoir sur le développement et le posttraitement. Prochain rendez-vous dans quelques jours !

VisionLOG : un adoucissant pour Camera Raw et Lightroom

visionlog-3

En guise de conclusion

L’usage des profils VisionLOG me rappelle un peu les tirages de lecture que je produisais dans la chambre noire. Volontairement tirés sur du papier à grande très doux, ils me permettaient d’évaluer le potentiel de mes images argentiques tout en m’indiquant la voie à suivre pour les différents traitements globaux et sélectifs à effectuer (grades simples/multiples et/ou maquillages). À la manière de la courbe « Linear Response » dans Capture One Pro, la courbe logarithmique offre une marge de manœuvre plus importante pour ajuster les tonalités d’une image, sans pour autant recourir systématiquement aux commandes de récupération des tonalités.  Pour une qualité globalement supérieure, car l’usage intensif des curseurs Hautes lumières (Tons clairs dans Camera Raw) et Ombres (Tons foncés dans Camera Raw) risque sinon d’introduire des artéfacts plus ou moins gênants (ruptures de tons et bruit).

Ne vous attendez pas à des miracles pour ce qui est de la plage dynamique. Fixée à la prise de vue, celle-ci ne pourrait pas être améliorée en utilisant une courbe des tonalités plus douce. Pour éviter un écrêtage dans les hautes lumières et tons foncés, une exposition parfaite restera donc primordiale (en posant éventuellement «à droite »). Pour ma part, j’ai ajouté les profils VisionLOG à mon arsenal d’outils de développement et je les utilise de plus en plus pour des images à convertir en noir et blanc.

La numérisation sans scanner : prérequis et matériel (première partie)

Dorci, Tanshui River, Taipeh, Taïwan, 1993. L'image à été saisie avec un Canon T90 et un objectif Tamron SP 80-200 mm f/2,8 sur Agfacolor Ultra 100. Numérisation avec un Canon EOS 5D Mark II, un soufflet macro et un objectif d'agrandisseur Nikon EL Nikkor 50 mm f/5,6. Le fichier final, obtenu en fusionnant 5 images, mesure 53444 x 8226 pixel et permet un tirage aux dimensions de 45,3 x 69,6 cm à 300 ppp !

Matériel de prise de vue et éclairage

Je l’ai déjà écrit plus haut : plus la résolution de l’appareil est importante, meilleur sera le résultat en termes de piqué et de texture de grain. Si un appareil à capteur de 36 mégapixels (Nikon D800, D800E, D810, Sony 7R) est idéal pour la numérisation d’images argentiques, tous les appareils numériques récents conviennent, sous condition d’autoriser un changement de l’objectif.

À titre personnel, j’utilise actuellement un EOS 5D Mark II avec un capteur 24 x 36 de 22 mégapixels, mais je me suis servi, pendant plusieurs années, d’un EOS 1DS « Mark I » dont le capteur, également au format 24 x 36, possédait « seulement » 11 mégapixels. Avec ce dernier, il était déjà possible d’obtenir des numérisations de grande qualité, supérieure à celle d’un scanner à plat Epson V750, à partir d’originaux au format 24 x 36.

Les objectifs d’agrandisseurs sont parfaits pour numériser des originaux argentiques, et notamment lorsqu’il s’agit de dépasser le rapport 1/1. Privilégiez les modèles de type Gauss, à six lentilles, plus homogènes que les modèles économiques, dotés de trois ou quatre lentilles.

Plus encore que l’appareil photo, c’est l’objectif qui détermine la qualité technique (piqué et texture de grain) des images. Compte tenu des rapports de grossissement exigés pour exploiter tout le potentiel du capteur, vous pourriez opter pour un objectif standard avec une bague allonge ou, mieux, un objectif macro à même d’atteindre le rapport 1/1. Si les objectifs macro sont inégalés pour ce qui est de la planéité de champ et de l’absence de distorsion, vous pouvez également recycler un vieil objectif d’agrandisseur. Les modèles à six lentilles bénéficient tous d’une excellente qualité optique tout en étant proposés à des tarifs très intéressants sur le marché d’occasion. Ayant gardé mon matériel de labo, je possède encore une petite collection de ces objectifs spécialisés : deux EL Nikkor de première génération (50 mm f/4 et 80 mm f/5, 6), un vieux Agfa Color-Magnolar II 105 mm f/4, 5, un Rodenstock Rodagon 50 mm f/2, 8 et un Fujinon-EX 75 mm f/4, 5. Les deux derniers doivent être modifiés pour des travaux de numérisation : leur bague de diaphragme étant rétroéclairé, la lumière peut s’y engouffrer pour abaisser le contraste et générer des parasites. Parmi les objectifs mentionnés, l’EL Nikkor 80 mm f/5,6 et le Fujinon-EX 75 mm f/4,5, associés à un vieux soufflet macro, sont mes objectifs favoris pour saisir des extraits de mes originaux argentiques ; le « mythique »  Fujinon-EX atteint son piqué optimal à f/5,6, ce qui est particulièrement appréciable avec des négatifs très denses.

Il est possible de choisir parmi différents matériels de numérisation  :

  • un banc de reproduction pour diapositives tel qu’il a été commercialisé par Elinchrom, Multiblitz et Beseler. Il intègre un flash électronique pour éclairer l’original par transparence, une colonne pour fixer l’appareil photo et un soufflet pour déterminer fixer le rapport de grossissement et effectuer la mise au point. L’objectif utilisé est un objectif d’agrandisseur ;
  • un dispositif de duplication de diapositives comportant un petit soufflet et un cadre porte-diapositive. Parfois, un tube-allonge télescopique ou à longueur invariable remplace le soufflet. Une plaque translucide, située à l’arrière du porte-diapositive, permet d’éclairer l’original de manière homogène, en dirigeant l’ensemble vers une zone de ciel légèrement couvert ou une source d’éclairage (flash ou lumière continue);
  • un dispositif fait maison, composé d’un support pour l’appareil photo, d’un porte-film pour assurer la planéité du film et d’une source lumineuse stable et de qualité. Pour obtenir un alignement parfait entre l’appareil photo et le film, j’ai choisi à transformer mon agrandisseur Kaiser : il a suffi d’enlever la tête et de la remplacer par un bras support sur lequel j’ai fixé l’appareil photo. La colonne à manivelle assure alors un support particulièrement stable tout en facilitant le positionnement de l’appareil et la mise au point.

Mon banc de reproduction : celui-ci se compose d’un statif de reproduction Kaiser, issu d’un agrandisseur de la même marque, d’un vieux soufflet macro « Sesnon » à monture Minolta X, de deux bagues d’adaptation (Minolta X vers Canon EF et M39 vers Minolta X), d’un boîtier Canon 5D Mark II et d’un porte-négatif Kaiser au format 6 x 7 cm. Notez que le Canon est relié à un Mac Pro et contrôlé via ce dernier à l’aide de Capture One Pro 8. La fenêtre LiveView, affiché à l’écran du Mac, est très utile pour effectuer la mise au point sur le grain du film.

Le porte-film, équipé de deux verres anti-Newton, assure la planéité du film et ainsi une netteté parfaite à travers l’image. Le pupitre lumineux offre un éclairage stable et proche de la lumière du jour, doté d’une douceur qui atténue les imperfections (rayures, poussière) sur la surface du film.

L’éclairage de la diapositive ou du négatif couleur ou noir et blanc est effectué exclusivement par l’arrière, c’est-à-dire par transparence. Faites donc attention à ne pas éclairer la face avant du film. Vous pouvez utiliser un flash électronique ou une source de lumière continue. Cette dernière est plus avantageuse puisqu’elle vous sert en même temps d’aide à la mise au point. À titre personnel, j’utilise un pupitre lumineux que j’employais autrefois pour examiner mes films. Il fournit une lumière homogène et « neutre », sa température de lumière étant proche de 5000 K et son indice de rendu de couleur (IRC) proche de 100.

Dans les deux autres parties de cette minisaga consacrée à la numérisation sans scanner, j’aborderai tout ce qu’il faut savoir pour réussir ses numérisations, aussi bien à la prise de vue que lors du développement et posttraitement. Prochain rendez-vous dans quelques jours !

 

L’objectif standard revisité (troisième partie)

50mm-10

KMZ Helios 44 58 mm f/2

C’est lui, l’objectif standard du peuple ! Le Helios 44 58 mm f/2 est un objectif standard de provenance russe qui a été produit entre 1958 et les années 2000 par plusieurs usines dans l’ancienne Union soviétique. Il s’agit d’une copie du Zeiss Biotar 58 mm f/2 dont la formule optique, de six éléments disposés en quatre groupes, est de type Planar (double Gauss). Le Helios a été produit en de multiples variations, avec ou sans contrôle automatique du diaphragme. Les modèles les plus récents bénéficient d’un traitement multicouche (MC Helios) et d’une distance de mise au point plus rapprochée (0,5 au lieu de 0,6 ou 0,7 m). À noter aussi une amélioration des performances optiques et une modification du diamètre de filtre au fil du temps. L’objectif testé, un Helios-44M 2/58 fabriqué par KMZ, possède un traitement monocouche, une distance de mise au point minimale de 0,5 m et un diamètre de filtre de 52 mm. Les barillets sont épais et entièrement métalliques et la fabrication inspire confiance bien qu’elle ne soit pas à la hauteur des réalisations occidentales et japonaises. La bague de mise au point est assez raide, tout comme la bague de diaphragmes, crantée par demi-valeurs entre f/2 et f/11 et valeurs entières entre f/11 et f/16. Le diaphragme, doté d’un commutateur A/M, est assez lymphatique.

  • Caractéristiques techniques
  • Focale : 58 mm (équivalent 87 ou 93 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/2 et f/16
  • Construction optique : 6 éléments en 4 groupes
  • Angle de champ : 40 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.5 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Diamètre x longueur : 62 x 42 mm
  • Poids : 300 g

KMZ Industar-50  50 mm f/3,5

Conçu à l’origine pour des appareils télémétriques, l’Industar-50 existe aussi dans une version dédiée aux appareils reflex, Industar-50-2, doté d’une monture M42. Il s’agit d’un objectif d’une focale de 50 mm et d’une ouverture maximale de f/3, 5 dont la formule optique est de type Tessar. Bien que très léger et de dimensions très réduites, l’objectif, un véritable « bouchon de boîtier », bénéficie d’une réalisation très soignée, tout en métal. Du fait de sa taille minuscule, l’objectif est assez délicat à manipuler. Une modification de l’ouverture entraine parfois une modification de la distance de mise au point et génère ainsi un flou intempestif. La lentille frontale est assez exposée à des empruntes digitales et il est difficile de lui trouver un pare-soleil ou un filtre adapté. Le traitement antireflet est de type monocouche et la distance de mise au point est égale à 65 cm. Le diaphragme est entièrement manuel, avec un ajustement en continu, sans crantage,  entre f/3, 5 et f/16. L’objectif testé à été fabriqué par KMZ, à l’époque soviétique.

  • Caractéristiques techniques
  • Focale : 50 mm (équivalent 75 ou 80 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 et f/16
  • Construction optique : 4 éléments en 3 groupes
  • Angle de champ : 46 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.65 m
  • Diamètre de fixation pour filtre : 36,5 mm
  • Diamètre x longueur : 50 x 20 mm
  • Poids : 100 g

L’objectif standard revisité (seconde partie)

Léger et compact, le 50 mm f/1,8 est un excellent objectif standard. Canon EOS 5D Mark III, EF 50 mm f/1,8, 1/320 s à f/5,6 et 400 ISO.

En guise de conclusion

Si aucun des objectifs ci-présents ne possède de quoi pousser les rois actuels parmi les objectifs standards (Zeiss Otus 55 mm f/1, 4 et Sigma 50 mm f/1, 4 Art) de leur trône, chacun se distingue par des performances optiques à même de satisfaire la majorité des utilisateurs même exigeants. Tous possèdent leur propre personnalité : si l’EF 50 mm F/2, 5 Macro possède une grande polyvalence, le Voigtländer Ultron 40 mm f/2 séduits les photographes de reportage et les voyageurs grâce à une très grande compacité et une robustesse à toute épreuve. Le TS-E 45 mm f/2, 8 s’adresse au photographe créatif qui souhaite jouer avec les fonctions de bascule et de décentrement qui le prédestinent à la photo de produit, la photo d’architecture et le paysage. Mais il se prête aussi bien au portrait, sous condition de conserver un peu de recul pour ne pas introduire des déformations de perspective — la fonction de bascule permet alors de placer la netteté sur les yeux tout en plongeant les autres parties de l’image dans un flou vaporeux. Certes, il ne s’agit pas d’un objectif facile d’emploi et la maitrise de ses réglages demande un apprentissage lent et laborieux. L’EF 50 mm f/1, 8 continue à me surprendre. Alors qu’il s’agit d’un objectif très bon marché (mais uniquement disponible sur le marché d’occasion), il offre des performances optiques très élevées, sous condition de trouver un exemplaire un bon état. Certes, l’ancien moteur AF-D n’est pas toujours d’une précision à même de produire des images nettes aux grandes ouvertures, mais l’objectif partage cet inconvénient avec son remplaçant, l’ EF 50 mm f/1, 8  II dont la construction mécanique s’avère nettement plus fragile à l’usage.

Canon 5D Mark II, TS-E 45 mm f/2,8, f/11, 1/8 s et 100 ISO.

 Dans la troisième et dernière partie de cette petite saga consacrée aux objectifs standards,  je vous présenterai quelques objectifs signés Leica, Nikon, Pentacon, Zeiss et Zenit. Rendez-vous prochain dans quelques jours !

L’objectif standard revisité (première partie)

La focale standard donne la même priorité aux différents éléments d'une scène, ne privilégiant pas l'un au détriment d'un autre. Cela ne facilite guère la prise de vue car on ne peut plus se fier aux seules caractéristiques de l'objectif pour créer une composition saisissante.

À l’aise dans la proxiphotographie

Grâce à leur formule quasi symétrique, les objectifs standards de type Gauss sont relativement insensibles au changement de la distance de mise au point, permettant d’obtenir des résultats de bonne qualité aux distances les plus proches. Qui plus est, il est même possible de les doter de bonnettes et/ou de bagues-allonge pour s’approcher davantage du sujet. Sous condition de fermer le diaphragme aux valeurs moyennes et de ne pas dépasser le rapport x 1. Pour aller plus loin (et pour obtenir un piqué supérieur), vous pouvez utiliser un des objectifs macro à focale standard. Disposant d’une monture hélicoïdale plus longue et/ou d’un dispositif de mise au point interne, les objectifs en question permettent d’obtenir un tirage de plusieurs centimètres et donc des grossissements plus importants, sans avoir recours aux accessoires cités plus haut. Les objectifs plus anciens autorisent alors à réaliser le grossissement x 0,5, les objectifs plus modernes à atteindre le grossissement x 1. Un objectif macro, excellent à courte distance, conserve sa qualité optique à l’infini. C’est pourquoi certains photographes préfèrent utiliser un objectif macro en guise d’objectif standard, d’autant que le sacrifice en matière de luminosité n’est pas très importante : si un objectif macro ne propose qu’une ouverture entre f/2 et f/4, ses performances optiques sont souvent déjà convenables à pleine ouverture, contrairement à certains objectifs plus lumineux dont le piqué n’est satisfaisant qu’en vissant le diaphragme de quelques crans.

Même sans accessoire spécifique, la plupart des objectifs standard autorisent des grossissements suffisamment importants pour de nombreux sujets (ici un autocollant sur la vitrine d’un restaurant), avec la même qualité qu’à l’infini.

Photographier l’automne

automne-12

Explorez les détails

Si les photos de détails ne font pas partie, à proprement parler, du domaine de la photo de paysage, il serait dommage de laisser votre objectif macro, bague allonge ou bonnette macro au fond d’un tiroir. Même en automne, il y a de nombreux sujets qui n’attendent qu’à être saisis, profitez-en !

Araignée, Colmar, Alsace. Canon EOS 5D Mark III, EF 100 mm f/2,8 L IS USM Macro, f/5,6 et 1/125 s à 6400 ISO.

Feuilles, Lac Noir, Alsace. Canon 5D Mark II, Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM, f/13 et 4 s à 100 ISO.

Toile d’araignée et gouttes d’eau, Colmar, Alsace.Canon EOS 600D, Rodenstock Rodagon 50 mm f/2,8 + soufflet macro, f/8 et 1/10s à 800 ISO.

Piccure + : la suite dans les idées

Piccure + est très efficace pour donner du "peps"  à une image sans pour autant en altérer les tonalités et les couleurs.

En guise de conclusion

Piccure + est un logiciel très spécialisé dont les compétences ne sont pas très nombreuses. Mais est-il vraiment aussi efficace qu’il prétend ? Sur son site Web, Intelligent Imaging Solutions compare une image prise avec un objectif haut de gamme (Zeiss Otus 55 mm f/1, 4) avec une autre prise avec un objectif standard « économique » (Canon EF 50 mm f/1, 8II ou Canon EF 50 mm f/1, 4 USM). Tel qu’il est présenté, le résultat du match ne peut être interprété que d’une seule manière : l’image provenant de l’objectif de qualité inférieure et traitée avec Piccure + égale l’image issue de l’objectif de référence, mais non accentuée pour ce qui est de la restitution des détails. Il s’agit donc dans les faits d’une comparaison particulièrement boiteuse, étant donné qu’il faut appliquer aux images le même traitement pour les mettre sur un pied d’égalité. Afin de mieux cerner leurs qualités, j’ai confronté les algorithmes de Piccure + à mes routines d’accentuation habituelles dans Photoshop. Et là, je parviens à des résultats très proches,  bien que Piccure+ conserve encore une petite avance sur mes traitements manuels (plusieurs étapes d’accentuation avec différentes valeurs USM, suivies d’un masquage des aplats pour ne pas y accentuer le bruit). Voici les résultats, l’image optimisée avec Piccure+ se trouve à gauche et celle corrigée en utilisant  mes propres routines d’accentuation à droite :

Piccure +(à gauche)  produit une image légèrement plus piquée, mais l’écart ne plus aussi important (cliquez pour agrandir).

Piccure + n’est pas particulièrement à l’aise avec des images prises aux sensibilités ISO élévées (>1000 ISO) et le logiciel montre également ses limites avec des images issues de téléphones portables. Il s’agit donc en premier lieu d’une solution  d’accentuation pour des images qui méritent qu’on leur consacre un peu de son temps. A l’image de  l’algorithme PRIME de DxO Optics Pro… .
Pour vous faire votre propre idée des performances de Piccure+ et pour évaluer l’utilité du logiciel pour votre flux de production,  n’hésitez  pas à télécharger une version d’essai valable pendant 15 jours en suivant un des liens suivants : Windows, Mac. Quant au manuel du logiciel (an anglais), il est disponible ici.

Piccure + 1.0 – configuration requise

  • Windows : processeur Core2Duo, AMD Athlon 64 x 2 ou supérieur, 4 Go de RAM (fonctionnalité Lens+), Windows XP, Windows Vista, Windows 7 64 bits, Windows 8 64 bits ou Windows 8.1 64 bits, une version 64 bits étant  fortement recommandée.
  • Mac OS X : processeur Core2Duo, 4 Go de RAM, Mac OS X 10.6, 10.7, 10.8, 10.9 ou 10.10, une version 64 bits étant fortement recommandée.

Le magazine Eyrolles
des techniques photo

Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !