Questions Photo

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM : le nouvel étalon ? (Première partie)

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Exemples pratiques

Si les mesures « scientifiques » s’imposent pour une vue générale sur le potentiel photographique d’un objectif, rien ne vaut de véritables images pour se rendre compte de son rendu. Voici quelques exemples démontrant la qualité optique de l’EF 16-35 mm f/4 L IS USM. Notez qu’il s’agit d’images n’ayant subi aucun renforcement artificiel de la netteté et aucune correction des défauts optiques (aberration chromatique, distorsion, vignetage). De quoi avoir une vision plus claire…

1. Vue urbaine à  20 mm et f/11.

Fontaine à Bergheim/Alsace. Canon EOS 5D Mark III et EF 16-35 mm f/4 L IS USM à 20 mm, f/11, 1/20s et 100 ISO. Trépied, mode Miroir relevé et déclencheur IR.

Extraits à 100% du centre gauche et du bord supérieur droit (cliquez pour agrandir). Image développée dans Capture One Pro sans accentuation ni correction des défauts optiques et affichée dans Photoshop CC 2014.

2. Paysage  à  35 mm et f/11.

Vue sur Hunawihr/Alsace. Canon EOS 5D Mark III et EF 16-35 mm f/4 L IS USM à 35 mm, f/11, 1/50s et 100 ISO. Trépied, mode Miroir relevé et déclencheur IR.

Extraits à 100% du centre et du bord inférieur gauche (cliquez pour agrandir). Image développée dans Capture One Pro sans accentuation ni correction des défauts optiques et affichée dans Photoshop CC 2014.

3. Photo d’architecture à 16 mm et f/4

Château de Chambord. Canon EOS 5D Mark III et EF 16-35 mm f/4 L IS USM à 16 mm, f/4, 1/1600 et 100 ISO. Prise à main levée.

Extraits à 100% du centre et du bord inférieur gauche (cliquez pour agrandir). Image développée dans Capture One Pro sans accentuation ni correction des défauts optiques et affichée dans Photoshop CC 2014.

Découvrez la suite dans quelques jours avec la prochaine et dernière partie de ce test d’objectif, devenu beaucoup plus volumineux que prévu au départ au fur et à mesure de sa rédaction ! 

 

La macro à peu de frais (2) : utiliser une bonnette macro

La profondeur de champ étant très réduite en proxiphotographie, la mise au point est tout sauf une opération facile. Ici, un souffle assez fort nécessitait l'emploi d'une vitesse d'obturation rapide et donc une sensibilité ISO plutôt élevée. Malgré cela, le mouvement de la feuille sur laquelle ce vulcain avait choisi de se poser brièvement a suffi de rendre la plupart des photos d'une série floues. Canon 5D Mark III, Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM, bonnette Canon 500D et flash Canon 580 EXII à 260 mm, f/10, 1/800s et 1600 ISO.

Avantages et inconvénients

Les bonnettes macro présentent plusieurs avantages. D’abord, leur utilisation est très facile puisqu’il suffit de les visser ou de les fixer à la partie avant de votre objectif. Ensuite, elles sont facilement transportables, grâce à leur faible encombrement. Enfin, elles n’influent pas sur l’efficacité du capteur  et celle du dispositif de mise au point automatique de l’appareil photo (pas de perte lumineuse). Ils permettent donc d’explorer le domaine de la proxiphotographie (et parfois même celui de la macrophotographie…) sans pour autant demander un investissement financier conséquent.

Campanule après la pluie. L’utilisation d’un téléobjectif lumineux et d’une grande ouverture ont permis de produire un flou d’arrière-plan très agréable. Canon EOS Mark II, Canon EF 135 mm f/2 L USM et bonnette Canon 500D, 1/100s, f/4 et ISO 800 à main levée.

Toutefois, les bonnettes macro ne sont pas pour autant sans reproches : citons une perte de qualité importante (bonnette simple) ou à peine perceptible (bonnette achromatique) et une plage de distances de travail plus réduite. Une fois la bonnette fixée sur votre objectif, il vous sera difficile de suivre le vol d’un insecte ou de faire la mise au point sur un sujet se situant au-delà de la distance de travail minimale ou maximale imposée. Si vous apercevez un lapin alors que vous êtes en train de photographier un papillon, il faudra d’abord enlever la bonnette avant de pouvoir faire face à la nouvelle situation !

Une coccinelle assise sur une fleur de bourrache. Canon EOS 5D Mark III, Canon EF 100 mm f/2,8 L Macro IS USM, bonnette Raynox DCR-250 et flashs Canon 580 EX II et 550 EX, disposés à gauche et à droite du sujet. F/11, 1/125s et ISO 1250, compensation d’exposition +0,33 IL.

Malgré cela, les bonnettes macro vous rendront de précieux services pour atteindre facilement et sans détour des grandissements entre 0,1 et 1. Et il serait très dommage de vous en priver !

Fujifilm-X, un système expert complet ?

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Des objectifs de très haut niveau

Le pari de Fujifilm a été de développer très vite une gamme d’objectifs que qualité pro mais restant pour la plupart dans la gamme de prix « expert » de la concurrence. Ces optiques Fujinon reprennent en fait une tradition d’excellence en  optiques pour moyens formats argentiques, que ce soit pour des appareils de la marque ou en collaboration avec Hasselblad, par exemple. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la qualité est à la hauteur de meilleurs modèles du marché mondial dans sa catégorie.

La combinaison d’un grand-angle comme le 14 mm (équivalent 21 mm en 24  × 36), d’un angle large  23 mm f/1,4 (équivalent 35 mm) et d’un petit télé 56 mm f/1,2 (équivalent du classique 85 mm à portrait) permet de faire face à la plupart des sujets de reportage social. Les zooms ont bien entendu plus de capacité de cadrage (la gamme couverte en série expert va d’un équivalent 15 mm à un équivalent 300 mm, avec une très haute qualité d’image), mais les zooms pro f/2,8 annoncés avec le X-T1 de reportage n’ont pas encore été mis en vente ; quand ce sera fait, le système sera complet pour tout ce qui est reportage tous terrains, à l’exclusion du sport mécanique ou de la chasse photo qui ne sont pas (encore) la tasse de thé des systèmes Fujifilm, faute de très longues focales disponibles.

De fait, l’autofocus progresse rapidement et est très précis sur les sujets peu remuants avec les capteurs X-Trans II qui équipent le X-E2 et le X-T1, sans être au niveau des boîtiers pros 24 × 36 quatre-cinq fois plus chers pour les sujets très rapides. Cependant, en mise au point continue les résultats sont très honorables, avec une « cadence de tir » atteignant 8 images par seconde sur le X-T1 : s’il arrive que l’appareil perde un instant son sujet, il le récupère rapidement, d’où l’intérêt des rafales assez longues pour des sujets délicats.

 

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Le Fujinon 10-24 mm f/4 est du niveau des meilleurs 16-35 mm pro de même ouverture pour 24 × 36.

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Le Fujinon 23 mm f/1,4 lui aussi à pleine ouverture équivaut à un classique « 35 » de 24 × 36 et fait merveille en photos urbaines, notamment de nuit.

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Le Fujinon 56 mm f/1,2 ici utilisé à pleine ouverture, nous semble un des meilleurs objectifs à portrait du marché.

 


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En conclusion

Les Fujifilm de la série X permettent-ils de constituer un système complet ? Non, mais système en devenir, offrant déjà une base très solide pour la plupart des besoins courants des photographes. Il semblera un peu limité aux amateurs de tirages géants, le potentiel des 24 × 36 de 36 millions de pixels ou des moyens format de 50 millions de pixels étant bien entendu supérieur au X-Trans de 16 millions de pixels. Mais pour des tirages allant jusqu’au format A2 (environ le format photo 40 × 60 cm), on n’aura guère de souci tant les objectifs sont piqués. Fujifilm possède une gamme d’objectifs APS des meilleures, même si elle reste encore un peu incomplète, mais les prochaines sorties sont annoncées. De quoi expliquer que certains amateurs décidés à concilier qualité, légèreté et économies abandonnent la formule reflex pour choisir un hybride Fujifilm.

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Couverture FujifilmX EyrollesCet article est inspiré de l’e-book Les Fujifilm X-Pro1, X-E2 et X-T1 – Réglages, tests techniques et objectifs conseillés, de Jean-Marie Sepulchre, qui sera publié aux éditions Eyrolles le 24 juillet (d’abord en PDF et courant août en ePub), et notamment disponible à la vente sur Izibook.eyrolles.com. ISBN 978-2-212-85433-6, 12,99 €.

Au sommaire :

Chapitre 1 – Fujifilm, de l’argentique au système « X » – Un spécialiste de l’argentique ● Un pionnier du numérique ● Le renouveau de la gamme « X »

Chapitre 2 – Les particularités des Fujifilm « X » – Technologie ● Construction ● Caractéristiques ● Prise en main et ergonomie

Chapitre 3 – Réglages et pratique des Fujifilm « X » – Réglages rapides ● Qualité des fichiers ● Personnalisation des images (espace colorimétrique, simulation de film, sensibilité et réduction du bruit, balance des blancs…) ● Prises de vue (mesure de la lumière, exposition, modes automatiques, autofocus et mise au point manuelle…) ● Tournage de vidéos (mise au point, exposition, enregistrement du son…)

Chapitre 4 – Le post-traitement des fichiers – Traitements dans le boîtier ● Logiciels Fujifilm ● Logiciels tiers ● Montage des vidéos

Chapitre 5 – Performances et essais des boîtiers Fujifilm « X » – Les performances du capteur ● Les mesures de piqué des objectifs ● Les défauts optiques (le vignetage et sa correction, la distorsion, les aberrations chromatiques)

Chapitre 6 – Quels objectifs pour les boîtiers Fujifilm « X » ? – Les critères de choix (focales fixes ou zooms ? Objectifs à mise au point manuelle) ● Les résultats pratiques (maîtriser le stabilisateur, optimiser l’autofocus)

Chapitre 7 – Tests des focales fixes – Zeiss Touit 12 mm f/2,8 ● Fujinon XF 14 mm f/2,8 R ● Fujinon XF 18 mm f/2 R ● Fujinon XF 23 mm f/1,4 R ● Fujinon XF 27 mm f/2,8 ● Zeiss Touit 32 mm f/1,8 ● Fujinon XF 35 mm f/1,4 R ● Fujinon XF 56 mm f/1,2 R ● Fujinon XF 60 mm f/2,4 R Macro ● Fujinon 23 mm f/2 (Fujifilm X100S) ● Fujinon 23 mm f/2 conversion 0,8× (Fujifilm X100S) ● Bague d’adaptation pour monture Leica M

Chapitre 8 – Tests des objectifs zooms – Fujinon XF 10-24 mm R OIS f/4 ● Fujinon XC 16-50 mm OIS f/3,5-5,6 ● Fujinon XF 18-55 mm R LM OIS f/2,8-4 ● Fujinon XC 50-230 mm OIS f/4,5-6,7 ● Fujinon XF 55-200 mm R LM OIS f/3,5-4,8

Pour les objectifs annoncés en 2014 et non encore disponibles en ce mois de juillet, une mise à jour gratuite sera proposée par l’auteur à partir de son site www.pictchallenge.fr.

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Imprimer ses photographies : Transformation noir et blanc et virage couleur dans Photoshop

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L’option Teinte de l’outil « Noir et blanc » : c’est en écrivant ce livre que j’ai découvert cette méthode, par hasard : en cochant cette option, vous pouvez choisir une teinte en passant par le « Sélecteur de couleurs » qui s’applique à toutes les tonalités de l’image.

Application d’un virage couleur à l’aide du Sélecteur de couleurs d’un calque réglage Noir et blanc.
Le panneau Propriétés…

… et le Sélecteur de couleurs.

Le mode Bichromie est une cinquième méthode fort sophistiquée que je n’utilise pas à titre personnel : il permet de reproduire une image noir et avec deux (bichromie), trois (trichromie) ou quatre couleurs (quadrichromie).

  • Le mode Bichromie n’autorise malheureusement pas l’utilisation d’images codées en 16 bits par couche, il impose donc une conversion  préalable en mode RVB 8 bits/couche, suivie d’une conversion en mode « Niveaux de gris » et d’une autre en mode Bichromie, via la commande Image>Réglages>Bichromie.
  • Dans le menu Type de la boîte de dialogue Bichromie, choisissez ensuite le nombre de teintes.
  • Dans le menu « Paramètre prédéfini », sélectionnez effet de bichromie parmi les nombreux qui sont préenregistrés.
  • En cliquant sur les plages colorées, vous pouvez choisir les teintes à appliquer, et en cliquant sur les courbes, vous pouvez modifier la manière dont les teintes sont mélangées.
  • Convertissez l’image en mode RVB une fois que vous avez le résultat que vous désirez.
  • Si l’image est destinée à l’impression offset, vous pouvez la conserver en mode Bichromie, à condition que les teintes choisies correspondent aux encres utilisées par la presse offset. Sinon, convertissez-la en mode CMJN préalablement à son impression.

Conversion d’une image monochrome en mode Bichromie, avec trois encres.

Application d’un paramètre prédéfini dans la boîte de dialogue Bichromie.

 

L’article présent est un extrait de l’ouvrage « Imprimer ses photographies – Optimiser ses images dans Lightroom et Photoshop » de Jeff Schewe qui vient de paraître aux éditions Eyrolles. 978-2212138931-4, quadri, 26 x 19 x 2 cm, 29 €.

Au sommaire de cet ouvrage :

  • Qu’est-ce l’impression numérique
  • La gestion des couleurs
  • Préparer des images pour l’impression
  • Imprimer
  • Optimiser la qualité d’impression
  • Créer un flux de production pour l’impression

 

 

Photographier sous l’eau / (2) Des conseils pour bien débuter

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Conseil n°5 : photographier au plus près des sujets

La principale erreur commise par la plupart des photographes sous-marins débutants est de photographier de trop loin. Quand on utilise un éclairage artificiel, il faut s’approcher au plus près du sujet pour éviter que la lumière émise ne soit absorbée par l’eau (il faut que le sujet réfléchisse cette lumière le plus possible). Plus le photographe sera loin, plus la lumière émise sera absorbée, moins on verra de couleurs sur la photo. En termes techniques, on dit qu’il faut limiter l’épaisseur d’eau pour avoir le plus de couleurs possibles sur les clichés. Ce conseil est valable que vous utilisiez un compact avec son flash interne ou un reflex numérique équipé d’un ou de deux flashs externes.

De même en photographie très rapprochée, plus on est près des sujets moins on aura de particules éclairées entre l’objectif et le sujet. Que vous ayez un compact, un bridge ou un reflex, c’est une règle immuable : il faut s’approcher le plus possible, à la limite de la distance minimale de mise au point, pour obtenir le meilleur rendu des couleurs. C’est pourquoi les photographes sous-marins utilisent des super-grands-angles de type fish-eye ou des focales inférieures à 20 mm. Ces objectifs offrent des distances de mise au point très courtes.

Notez que souvent, en photographie d’ambiance, il n’est pas rare d’avoir le sujet quasiment collé sur le dôme…

 

© Guillen

Un barbier mâle à queue lyre, dans une colonie de coraux durs.

 

Conseil n°6 : documentez-vous avant de plonger !

« On ne photographie bien que ce que l’on connaît bien. » La photographie sous-marine ne déroge pas à la règle. Si vous voulez réaliser de belles images sous l’eau, commencez par connaître les comportements des poissons, des mammifères et de toutes les espèces que vous rencontrerez au gré de vos voyages. Il existe de nombreux ouvrages consacrés à la biologie marine, tous les photographes doivent investir un peu de temps dans cette lecture.Les photographes doivent aussi composer avec l’environnement : apprendre à plonger avec le courant, dans des eaux avec peu de visibilité ou encore faire des plongées de nuit.

Nous avons rencontré de nombreux plongeurs sous-marins qui voyagent partout dans le monde uniquement pour montrer qu’ils ont les moyens de voyager ; mais leurs clichés restent de qualité moyenne. Tout comme en photographie terrestre, c’est en fréquentant souvent les mêmes lieux ou les mêmes milieux qu’on arrive à réaliser les meilleurs clichés possibles. Il faut être persévérant. Ne vaut-il pas mieux montrer dix clichés exceptionnels que 100 clichés médiocres ?

Gobie © Guillen

Gros plan d’un gobie sur un corail dur.

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En conclusion

La prise de vue sous-marine est un domaine photographique complet qui requiert la maîtrise des lumières naturelles et artificielles, des couleurs, de l’exposition manuelle. Mais le jeu en vaut la chandelle et les résultats sont souvent spectaculaires.

Le photographe doit agir comme un chasseur d’images à la recherche de nouvelles proies à photographier : la ruse, la patience, la connaissance du terrain et de l’environnement, sa technique photo sont ses armes. Il doit s’entraîner en permanence et affûter ses connaissances pour pouvoir s’adapter à tous les milieux, quelles que soient les circonstances/conditions de prise de vue. Son seul but est de ramener des souvenirs et de témoigner. Il doit par ailleurs être extrêmement respectueux du monde dans lequel il évolue, ou les sujets disparaîtront à court terme et la pratique de la photographie sous-marine ne sera plus qu’un lointain souvenir.

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Amar et Isabelle Guillen viennent de publier Les secrets de la photo sous-marine aux éditions Eyrolles, ouvrage qui traite en détail toutes les questions techniques liées à la photo sous-marine, et qui fait aussi la part belle à la question de la création d’image, d’esthétique.

ISBN 978-2-212-13904-4, quadri, 280 pages, 28 €.

Au sommaire :

Les bases de la photo sous-marine : éthique de la photo sous-marine, spécificités du milieu, maîtrise de l’exposition, réglages des boîtiers, contrôle des images

S’équiper pour la photo sous-marine : choisir son boîtier, ses objectifs, son caisson, ses autres accessoires (filtres, flashs, dôme, bonnette…)

Photographier sous l’eau : préparer un voyage, planifier une plongée, transporter et entretenir le matériel, photographier en lumière artificielle, en lumière naturelle, mi-air mi-eau

Créer de belles photos sous-marines : placer la lumière, jouer avec les reflets, les rais de lumière, les courbes, les perspectives… Portraits de poissons, photo d’ambiance, de nuit, de biologie, d’écologie, de sujets en mouvement, de grands animaux, de flore et de faune fixes, de plongeurs, d’épaves. Spécificités de la photo en eau sombre, en eau grise et verte, en eau bleue

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Imprimer ses photographies : Résolution d’image, résolution d’impression et rééchantillonnage

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Plug-ins dédiés au rééchantillonnage

Pour rééchantillonner vos images, vous pouvez choisir parmi plusieurs plug-ins tiers tel qu’Alien Skin Blow Up, On One Perfect Resize (anciennement Genuine Fractals) et BenVista PhotoZoom Pro. Il existe aussi des algorithmes de rééchantillonnage plus ou moins exotiques, intégrés ou non dans des logiciels d’impression tels que Qimage
Ultimate (uniquement proposé pour Windows). Si j’ai essayé la plupart de ces solutions, je préfère finalement les fonctions de rééchantillonnage de Lightroom ou Photoshop. Toutefois, cette décision n’engage que moi – n’hésitez pas à essayer les logiciels cités avec vos propres images.

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L’article présent est un extrait de l’ouvrage « Imprimer ses photographies – Optimiser ses images dans Lightroom et Photoshop » de Jeff Schewe qui paraîtra le 22 mai aux éditions Eyrolles. 978-2212138931-4, quadri, 26 x 19 x 2 cm, 29 €.

Au sommaire de cet ouvrage :

  • Qu’est-ce l’impression numérique
  • La gestion des couleurs
  • Préparer des images pour l’impression
  • Imprimer
  • Optimiser la qualité d’impression
  • Créer un flux de production pour l’impression

 

 

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La macro à peu de frais (1) : recycler un vieux zoom

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En guise de conclusion

Alors que le Canon EF 28-80 mm f/3, 5-5, 6 est sinon un objectif bon à rien, tout juste suffisant pour servir de presse-papier ou de jouet « Holga »,  il s’avère plutôt satisfaisant, une fois délesté de son premier groupe optique et employé dans son nouveau domaine d’application, celui  de la macrophotographie. Certes, il ne  faut pas s’attendre à des performances frôlant celles, très élevées et homogènes,  d’un objectif macro dédié. Mais il s’agit d’une solution très économique qui fournit des résultats plus convaincants qu’une bonnette pas chère , tout en étant beaucoup plus facile à utiliser qu’un jeu de bagues allonge « économiques ». En attendant de passer à des choses à la fois plus sérieuses et plus onéreuses !

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/800 s à f/5,6, 400 ISO et 50 mm ; rapport de reproduction 1 : 1. Flash annulaire Canon MR-14EX.

Sachez que la transformation d’un zoom économique en objectif macro ne fait pas partie des secrets bien gardés. En fouillant un peu sur le Web, vous trouverez de nombreux fils de discussion, articles et tutoriels détaillant la procédure de conversion avec différentes versions du Canon EF 35-80 mm f/4-5, 6. En principe, l’intervention n’est pas réservée aux seules optiques de la marque rouge.  Il  existe sans doute d’autres objectifs pouvant être détournés pour la macro : pour s’y qualifier, il leur suffit d’avoir un groupe avant qui se déplace linéairement pour la mise au point.

Photographier sous l’eau / (1) Choisir le bon matériel

© Guillen/Les secrets de la photo sous-marine

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Choisir son caisson

Aujourd’hui, seul Olympus a fabriqué un boîtier compact étanche utilisable à 10 mètres, mais les résultats n’ont pas été probants. Nous considérons que cette expérience a été un épiphénomène qui n’aura certainement pas de suite. La meilleure solution pour réaliser des prises de vue sous-marines est d’enfermer le boîtier dans un caisson étanche.

  • Vous disposez d’un compact ou d’un bridge et que vous ne faites que 25 ou 30 plongées par an, privilégiez les caissons fabriqués par les constructeurs d’appareils (Nikon, Canon, Olympus, Sony). Leur utilisation est limitée à 40 mètres de profondeur, mais cela est bien suffisant pour la plupart des photographes. Comme ces caissons ne disposent pas de connecteur pour le flash externe, seul le mode de communication sTTL par fibre optique est disponible (nous le détaillerons dans le prochain article).
  • Si vous plongez entre 50 et 70 fois par an, nous vous conseillons plutôt les caissons fabriqués en Lexan par le constructeur américain Ikelite. Leur profondeur d’utilisation est limitée à 60 mètres. Leur prix est un peu plus élevé que les caissons constructeurs, mais ils sont plus résistants et disposent d’un connecteur flash pour relier le boîtier au flash externe à l’aide d’un câble.
  • Si vous plongez plus d’une centaine de fois par an et que votre budget le permet, l’idéal est d’investir dans un caisson fabriqué en métal, comme l’aluminium. De nombreux fabricants proposent ce type de matériel : Aquatica, Seacam, Nauticam, Subal, Sea&Sea. Le choix de la marque dépendra des accessoires que vous souhaitez adapter.
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Les caissons sous-marins peuvent sembler imposants et lourds, mais sous l’eau ils sont neutres ou légèrement négatifs.

Choisir son éclairage artificiel

Deux possibilités d’éclairage vous sont proposées pour réaliser des photos sous-marines : le flash et la lumière continue avec lampes LED ou halogènes.

  • Vous êtes débutants et vous souhaitez utiliser votre éclairage pour faire de la vidéo : le système de lampe est idéal pour vous, il est plus facile à positionner sur les sujets.
  • Si vous souhaitez figer le mouvement de sujets très rapides, comme des poissons, nous vous conseillons le flash. Cette solution est plus complexe à mettre en place car elle nécessite d’établir une communication avec le boîtier (ce qui n’est pas nécessaire avec une lampe). De plus, le positionnement est délicat.

L’utilisation d’un flash demande un long temps d’apprentissage pour le placement et la bonne gestion de l’exposition, mais les résultats sont spectaculaires. Le modelé des sujets est bien meilleur. De fait, tous les professionnels utilisent des flashs sous-marins, quelles que soient les conditions de prise de vue.

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La photographie de ce gobie sur un corail fouet a nécessité l’utilisation d’un flash.

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Quelques accessoires indispensables

Pour fixer l’éclairage sur le caisson, le photographe utilise un bras. La solution la plus facile à mettre en place et la moins onéreuse consiste à utiliser des crépidules : ce sont des petits éléments en plastique qui se superposent les uns sur les autres. Le bras est alors constitué d’un seul brin que le photographe peut manipuler sous l’eau pour éclairer correctement son sujet. C’est une solution simple, qui satisfait la plupart du temps les photographes débutants.

Pour les plus exigeants, nous conseillons des bras de flash composés de 3 brins ; ils permettent un placement de l’éclairage beaucoup plus fin. Les 3 brins sont articulés autour de rotules. Le prix d’achat est bien sûr plus élevé qu’avec les crépidules. La meilleure marque pour les bras de flash est sans nul doute Ultra Light Control.

Si vous plongez avec un compact ou un bridge, seul le complément grand-angle vous sera nécessaire comme accessoire optique. Si vous souhaitez investir dans un reflex, vous devrez vous équiper d’un dôme pour pouvoir utiliser des objectifs grands-angles, et d’un hublot pour les objectifs gros plan. En fonction de la longueur de vos objectifs, il vous faudra ajouter ou non une bague d’extension entre le dôme/hublot plan et le caisson.

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En conclusion

La photographie sous-marine est exigeante, et réclame un matériel spécialement adapté au monde marin. Tous les types de boîtiers, du compact au reflex, sont utilisables, les reflex étant adaptés à toutes les situations alors que les compacts sont moins performants pour les photographies d’ambiance. Mais quel que soit le matériel, il est toujours possible de créer de grandes photos à condition de respecter ce conseil que nous donnons aux photographes que nous formons : restez toujours dans les limites d’utilisation de votre boîtier !

Notre prochain article portera sur la prise de vue et sur les comportements à adopter sous l’eau pour réussir ses images.

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Amar et Isabelle Guillen viennent de publier Les secrets de la photo sous-marine aux éditions Eyrolles. ISBN 978-2-212-13904-4, quadri, 280 pages, 28 €.

Au sommaire :

Les bases de la photo sous-marine : éthique de la photo sous-marine, spécificités du milieu, maîtrise de l’exposition, réglages des boîtiers, contrôle des images

S’équiper pour la photo sous-marine : choisir son boîtier, ses objectifs, son caisson, ses autres accessoires (filtres, flashs, dôme, bonnette…)

Photographier sous l’eau : préparer un voyage, planifier une plongée, transporter et entretenir le matériel, photographier en lumière artificielle, en lumière naturelle, mi-air mi-eau

Créer de belles photos sous-marines : placer la lumière, jouer avec les reflets, les rais de lumière, les courbes, les perspectives… Portraits de poissons, photo d’ambiance, de nuit, de biologie, d’écologie, de sujets en mouvement, de grands animaux, de flore et de faune fixes, de plongeurs, d’épaves. Spécificités de la photo en eau sombre, en eau grise et verte, en eau bleue

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Camera Raw et DNG Converter 8.4 : sortie des versions finales

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2. L’outil « Retouche des yeux rouges » (E) arbore une nouvelle option « Yeux d’animaux », permettant de corriger les effets néfastes de l’utilisation d’un flash intégré dans des photos d’animaux. L’option « Ajouter un reflet lumineux » permet d’ajouter de petites surbrillances.

3. L’ajout d’un menu contextuel dans le panneau Histogramme. Celui-ci permet d’activer  les valeurs de couleur en mode  Lab (et ce même, lorsqu’un autre espace couleur a été défini dans la boite de dialogue « Options du flux de production »..) et d’afficher ou masquer les témoins d’écrêtage (sur-et sous-exposition, saturation excessive).

4. L’ajout des boutons « Tout sélectionner « et « Ne rien sélectionner » dans les boites de dialogue « Synchroniser », « Enregistrer les paramètres », « Nouveau paramètre prédéfini » (Camera Raw) et « Coller les paramètres Camera Raw « (Bridge CC).

5. Désormais, le raccourci X permet de changer entre les orientations verticale et horizontale lorsque vous utilisez les outils Recadrage ou Redressement.

6. Lorsque Camera Raw applique automatiquement des corrections optiques en se basant sur les métadonnées du fichier RAW (opcodes), le logiciel  le signale au sein de l’onglet « Profil  » du panneau « Corrections de l’objectif ».

7. L’option « Réinitialiser les paramètres de correction locale » offre une manière rapide de remettre à zéro les réglages des outils « Filtre gradué », « Filtre radial » et « Pinceau de retouche ». Pour  accéder au menu contextuel de l’outil et l’option en question, effectuez un clic droit sur un marqueur de correction locale.

8. L’option « Remplir l’image », accessible à partir du menu contextuel de l’outil « Filtre radial » (effectuez un clic droit sur le marqueur ou à l’intérieur du masque pour le révéler) adapte les dimensions du masque en fonction de celles de l’image.

Pour installer Camera Raw 8.4, passez par l’option « Mises à jour » du menu Aide de Photoshop CS6 ou CC. Pour installer l’utilitaire DNG Converter, suivez les liens ci-dessous :

DNG Converter 8.4 pour Mac OS

DNG Converter 8.4 pour Windows

 

Magic Lantern et Dot-tune : le microajustement malin

La mire Spyder Lenscal de l'éditeur Datacolor se prête parfaitement à l'utilisation de Dot-tune, sous condition de s'approcher davantage que la distance préconisée (50 fois la focale de l'objectif).

Que penser de Dot-tune ?

À ce jour, l’association de Dot-tune et Magic Lantern représente la méthode la plus simple et rapide pour ajuster la mise au point à détection de phase d’un appareil réflex Canon. Dot-tune présente un certain nombre d’avantages. D’abord, il n’est pas nécessaire de piloter l’appareil depuis un ordinateur ou de transférer à ce dernier les images prises avec différentes valeurs de microréglage. En outre, Dot-tune ne nécessite qu’un trépied stable, une mire ou un sujet contrasté et environ deux minutes d’attente. Ensuite, il ne sollicite pas l’obturateur de l’appareil et évite ainsi des déclenchements à vide et à répétition qui l’usent prématurément. Enfin, il ne tient pas compte de l’usure du dispositif AF de l’objectif tout en étant compatible avec des objectifs à mise au point manuelle. Mais Dot-tune est-il aussi performant que les logiciels FoCal et FocusTune en ce qui concerne la pertinence du microréglage ? Le témoin de confirmation AF est-il vraiment suffisamment discriminant pour permettre un micro réglage fiable et précis ?  À première vue, la méthode utilisée par Dot-tune semble prêter à ambigüité : au lieu d’une seule valeur non équivoque, Dot-tune propose une plage de valeurs « acceptables » qui lui sert à calculer la valeur « idéale ». Mais la pratique semble donner raison à l’inventeur de Dot-tune et aux développeurs et intégrateurs de Magic Lantern. Après avoir calibré une douzaine d’objectifs sur mon boitier cobaye, un Canon 5D Mark II,  je ne peux que confirmer l’efficacité du dispositif. Les valeurs de microréglage correspondent peu ou prou à celles trouvées par les logiciels cités plus haut et la procédure est d’une facilité presque déconcertante. Dot-tune a même « ressuscité » deux de mes objectifs dont le décalage de mise au point a été jusque-là impossible à rectifier : un vénérable Canon EF 28-70 mm f/3, 5-4, 5 II avec un moteur de mise au point un peu fatigué et un Voigtländer Ultron SL 40 mm f/2 dont l’énorme décalage de mise au point se situe à l’extérieur de la plage de correction officielle (-20 à + 20). L’Ultron devient enfin utilisable à pleine ouverture, grâce à une valeur de microréglage de + 28 !

Microréglage d’un objectif Voigtländer Ultron SL2 40 mm f/2 à mise au point manuelle. Notez que la valeur appliquée est supérieure à la plage de correction « officielle » de l’appareil. C’est une exclusivité de Dot-tune !

Il n’est pas nécessaire d’installer le micrologiciel Magic Lantern pour bénéficier de Dot-tune. Il est en fait tout à fait possible d’effectuer à la procédure à la main en suivant les quelques étapes détaillées sur cette page. Pour finir, gardez toujours à l’esprit que le microréglage n’est pas à même de compenser des défaillances mécaniques ou électroniques de votre couple boitier/objectif. Ainsi, si la mise au pont automatique est aléatoire ou si la valeur de correction dépasse allègrement les possibilités d’ajustement du système de microréglage, il ne vous  reste plus qu’à recourir au service après-vente du fabricant.

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