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Matériel photo et voyage : prendre l’avion

Comment voyager en avion en toute sérénité avec son matériel photo ? Aujourd’hui, les touristes voyageant avec un reflex étant de plus en plus nombreux, il est peu probable que vous rencontriez le moindre problème. Néanmoins, pour que tout se passe bien, il vaut tout de même mieux suivre ces quelques règles simples. Surtout, ne stressez pas !

Faire son sac avant de partir

Vous devez préparer votre sac en vue de votre voyage en avion. Attention, selon les destinations, les compagnies mais aussi les gens que vous aurez en face de vous, les exigences peuvent varier, ne prenez donc pas de risques.

Votre problème n° 1 reste le poids autorisé du sac en cabine. Même s’il est relativement rare que les bagages soient pesés, il ne faudrait pas être celui à qui cela arrive. Pour plus de sécurité, renseignez-vous au préalable auprès de la compagnie quant au poids et à la taille des sacs admis à bord et n’abusez pas ! Évitez la grosse valise de 30 kg et préférez le sac à dos classique.

Ensuite, tout ce qui a de la valeur et/ou tout ce qui est fragile doit rester avec vous. C’est une évidence lorsque l’on constate l’état des valises à l’arrivée. Je vous conseille de garder en cabine tout ce qui pourrait être cassé ou tordu, comme la prise de votre chargeur.

En ce qui concerne le trépied, il est très rare qu’il soit autorisé en cabine. Si vous ne le rangez pas dans votre bagage qui ira en soute, il est plus que probable que vous devrez le laisser derrière vous à l’embarquement. Même si vous connaissez quelqu’un qui a réussi à passer les contrôles avec, ne tentez pas l’expérience.

Sur le glacier d'Aletsch, en Suisse.

Sur le glacier d’Aletsch, en Suisse.

Justifier de l’achat de son matériel à la douane

Afin de prouver que le matériel que vous embarquez est bien le vôtre et surtout que vous avez bien payé les taxes, il existe plusieurs solutions, certaines plus efficaces que d’autres.

• Vous pourriez envisager de prendre avec vous vos factures, mais c’est une mauvaise idée. Il ne faut jamais les transporter avec son matériel car, en cas de vol, vous offrez ainsi la preuve d’achat au voleur. Par ailleurs, il sera ensuite difficile de vous faire rembourser par votre assurance sans ces justificatifs. Les factures doivent donc rester au chaud (et au sec !) chez vous.

• Il est également possible de voyager avec les photocopies des factures ; c’est toujours mieux que de prendre les originaux. Si vous avez beaucoup de matériel, il vous en faudra une pour chaque objet, ce qui ne sera pas toujours pratique. En effet, entre les billets électroniques, les photocopies des visas et du passeport, les réservations d’hôtels, etc., vous aurez déjà beaucoup de papiers sur vous.

• La meilleure solution reste de se procurer la carte de libre circulation, qui présente les numéros de série de chacun de vos appareils. On en entend peu parler et, pourtant, c’est à la fois beaucoup plus pratique et beaucoup plus officiel que des factures. Gratuite et nominative, elle est établie par la douane, avec son cachet, et est bien sûr reconnue à l’international. Ainsi, en un coup d’œil, la douane saura qu’elle peut vous laisser passer : c’est l’effet tampon officiel ! Pour l’obtenir, c’est très simple. Il vous suffit de vous rendre à un bureau des douanes avec l’intégralité du matériel que vous voulez inscrire et les factures. Ne prenez pas le moindre petit accessoire, concentrez-vous sur ce qui a de la valeur : les objectifs, les boîtiers et, éventuellement, le trépied. Pour le matériel acheté hors Union européenne, vous devrez prouver que vous avez bien payé la TVA dessus, grâce aux reçus que vous aurez bien évidemment conservés. L’employé des douanes va alors contrôler tous les numéros de série et les noter sur la carte. Vous repartirez, 30 minutes plus tard, avec une carte valable 10 ans, qui sera renouvelable.

Carte de libre circulation, véritable passeport de votre matériel – et de n’importe quelle marchandise.

Carte de libre circulation, véritable passeport de votre matériel – et de n’importe quelle marchandise.

 

10 commentaires “Matériel photo et voyage : prendre l’avion

  1. Ajoutons à tout cela:

    – Ne pas laisser dans le sac qui va en cabine de récipient contenant un liquide (de nettoyage par exemple). Vous devrez le laisser sur place. Tout dépend cependant du volume.

    – Quand on vous demande si vous avez un ordinateur dans votre sac (ce qui suppose qu’ils ont quelque chose à craindre), pensez à signaler vos videurs de cartes de manière à ce qu’ils soient également contrôlés à part. Ils contiennent un disque dur, ne l’oubliez pas.

    – Si vous faites de l’argentique, procurez vous un boîtier de protection des films. Même si on vous dit que ça ne craint rien, tout dépend des dispositifs de contrôle plus ou moins bien réglés.

    – Ne croyez pas que vous êtes à l’abri des malfaisants parce que vous êtes dans la file d’attente du contrôle de sécurité (qui se fait d’ailleurs parfois en 2 temps bien avant les salles d’embarquement comme à Istanbul par exemple – donc même les non voyageurs y ont accès). Certains en profitent pour visiter vos sacs : c’est arrivé à un ami à Moscou. Un peu de cohue (provoquée) et on ouvre votre sac pendant qu’il est sur votre dos. Préférez en général les sacs dont le compartiment supérieur s’ouvre vers l’avant (votre dos) plutôt que vers l’arrière (ce qui facilite le travail du pickpocket). Les sacs Kata sont bien pour ça mais il y en a d’autres. cependant, il vaut mieux tenir son sac à la main pendant le contrôle.

    – Dans le sac, les parties fragiles des appareils et objectifs doivent être orientées vers l’intérieur du sac. Ne jamais faire confiance aux parois du sac qui même rembourrées seront de toute façon exposées à des chocs pendant le contrôle ou en cabine. L’organisation des sacs impose en général que l’écran de l’appareil s’appuie contre une paroi. Dans ce cas, il faut ajouter une protection supplémentaire à cet endroit ou bien réorganiser le cloisonnement pour que l’écran soit orienté ves l’intérieur du sac.

  2. En effet il est important comme tu le soulignes dans l’article de bien réfléchir avant de faire son bagage. Car selon la destination et les pays, les objets interdits ainsi que la dimensions et le poids des bagages diffères.

    Cordialement
    Bagagecabine.fr

  3. Je ne prend pas l’avion car je m’y refuse. Ce moyen de transport est le plus polluant qui soit et concernant le bruit une calamité. Le plus aberrant c’est que le carburant n’est même pas taxé, une énormité. Que devient le slogan « pollueur payeur »? Si on taxait le transport aérien à la hauteur de sa pollution les tarifs deviendraient à juste titre dissuasifs. En ne prenant pas l’avion je contribue énormément à la sauvegarde des espèces, afin de pouvoir les photographier encore longtemps. Quand on aura compris que la pratique de l’avion est pour la planète une catastrophe, l’humanité aura fait un grand pas.
    La planète vaut bien un petit sacrifice des besoins égoïstes d’une minorité, sacrifiant la planète au dépends d’une majorité. Et puis il y a tellement de merveilles à voir tout prés de chez nous à condition de savoir les regarder.
    Cordialement.
    Serge

  4. Berjot, tu te trompes de combat. Les gens font bien plus de tort à la planète en mangeant de la viande une fois par semaine ou en votant pour la mauvaise personne qu’en prenant l’avion. De plus, tout le monde ne prend pas l’avion pour le plaisir (il y a des gens qui travaillent, qui vont visiter de la famille, etc.).
    Bref…
    Concernant le matériel photo et l’avion : lors de mes récents voyages, j’ai dû, en passant les contrôles, complètement vider mon sac photo et tout présenter dans un bac séparé (reflex, objos, iPad, etc.). C’est assez stressant, car c’est l’idéal pour les pickpockets. Il faut donc y penser et garder l’œil sur son matériel. Pour cela, c’est mieux d’être 2 (le matériel passe entre les 2 personnes) et éviter si possible de bipper au portique pour ne pas être distrait par la fouille corporelle…

  5. Je note que Berjot à raison. Les 2 personnes qui lui répondent partent du principe qu’il y a pire que l’avion donc, à partir de là, aucun problème de conscience…, avec un début d’argumentaire spécieux, désolé mais l’ensemble n’est que du pur égoïsme.

    Malheureusement je prends l’avion prochainement aussi, par amour (est-ce plus légitime que le plaisir égoïste de la photo nature? presque).

    Pour en revenir à l’article. Vous parlez du trépied qui ne peut, probablement pas, passer en cabine? Je crains que le mettre en soute ne lui soit fatal. Je n’ai qu’un grand sac de voyage qui n’est surement pas une bonne protection. Vous avez déjà eu des problèmes de ce coté là?

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