Au fil des versions d’Optics Pro, la société DxO Labs est passée maître dans l’automatisation de certains algorithmes sophistiqués de traitement d’image. Si la version précédente était déjà très aboutie, DxO Labs rempile et introduit aujourd’hui une septième version de son logiciel de développement RAW qui sera disponible dans une semaine, le 30 novembre 2011.
DxO Optics Pro 7 n’est pas une avancée révolutionnaire, loin de là. Il s’agit d’une version censée améliorer d’une part la vitesse d’exécution et de l’autre le confort d’utilisation. Et au passage, l’éditeur l’a saupoudré de quelques fonctions bien utiles.

DxO Optics Pro 7 : dans la continuité...
Selon DxO Labs, DxO Optics Pro 7 profiterait d’un traitement par lot jusqu’à quatre fois plus rapide, grâce à une optimisation de certains calculs et un portage sous OpenCL pour faire contribuer la carte graphique au travail. Si les essais de l’éditeur témoignent effectivement d’une augmentation spectaculaire en termes de vitesse de traitement, je n’ai malheureusement pas pu reproduire cette aubaine avec des versions non définitives sur mes propres machines. Sur un PC équipé d’un processeur Intel Core 2 Quad Q8400, 4 Go de mémoire RAM et le système d’exploitation Windows 7 Professionnel, j’ai constaté un gain d’environ 15 % lors du développement de 10 fichiers RAW (Canon 1Ds 11 Mpix.) et l’enregistrement simultané aux formats TIFF 8 bits et JPEG. Sur mon MacMini 2.53 GHz, doté de 8 Go de mémoire vive, la durée de développement explose littéralement avec une dizaine de fichiers RAW d’un Canon EOS 5D Mark II. En revanche, le gain correspond à 30 %, ce qui est très impressionnant. Bref, si la progression n’est pas aussi importante que l’annonce laisse penser, elle justifierait un passage à la nouvelle version si vous traitez de nombreux fichiers dans le logiciel.
L’interface utilisateur de DxO Optics Pro 7 bénéficie aussi d’un certain nombre d’améliorations. Tout d’abord, il n’est plus nécessaire de faire glisser quelques images sur la fenêtre de projet pour les sélectionner, puis de faire glisser une image de la fenêtre du projet vers la fenêtre principale pour l’afficher en grand et pour l’éditer dans le module Personnaliser. Désormais, il suffit d’ouvrir un dossier d’images, puis de double-cliquer sur l’une d’elles pour démarrer le travail. Et grâce à de nouvelles fonctions d’édition, il est possible de créer et de renommer des dossiers directement dans DxO Optics Pro. Quant aux images, elles peuvent être déplacées, renommées ou copiées sans passer par l’explorateur Windows. Le module Traiter suit la même logique. Il n’est plus nécessaire d’y faire glisser les images à traiter, il suffit de sélectionner ces dernières, puis de cliquer sur le bouton Traiter.
Alors que la plupart des éditeurs ont su harmoniser l’interface et les fonctionnalités de leurs versions dédiées respectivement à Mac OS X et Windows, la version pour Mac a toujours un train de retard. D’une part, la manipulation des curseurs et le rafraîchissement de l’aperçu me semblent beaucoup moins fluides et d’autre part, certaines améliorations de la version Windows n’ont pas encore trouvé leur chemin jusque dans la version pommée : ainsi, la réinitialisation des réglages à la Lightroom (double-clic sur les curseurs) et le contrôle des curseurs via la molette de la souris ne fonctionnent pas encore sur Mac. Je n’ai malheureusement pas pu tester les nouvelles fonctions Multi-touch destinées aux utilisateurs de Mac OS X 10.7 Lion, étant moi-même encore sur Mac OS X 10.6.8.
En matière d’outils de correction, la septième mouture se dote de deux nouveaux curseurs, situés dans le menu Netteté de l’optique et le menu Masque de netteté. Le premier, Bokeh ne fonctionne pas uniquement avec des images prises à la pleine ouverture. Il s’agit en fait d’une fonction qui permet de protéger les aplats (y compris les zones floues dans l’arrière-plan) d’une accentuation prononcée. Alors que les contours sont accentués grâce à l’action concertée des curseurs Globale et Détails, les aplats de l’image sont adoucis par le curseur Bokeh. Le curseur Bords du menu Masque de netteté (seul outil d’accentuation disponible aux images encore boudées par les modules optiques…) permet d’homogénéiser l’accentuation. Grâce à ce curseur, vous pouvez compenser manuellement une perte de piqué aux bords de l’image, accentués davantage que le centre.
DxO Optics Pro 7 reconnaît les formats RAW des appareils compacts Fuji X100 et Nikon P7100 ainsi que ceux des appareils Sony Alpha 77, NEX-C3 et NEX-5n. Quant aux modules optiques, l’éditeur annonce un gain de productivité impressionnant. Alors qu’il projette la disponibilité de 5000 modules avant la fin de l’année 2011, il annonce même la mise à disposition d’un nombre deux fois plus important de jeux de correction d’ici la fin de l’année 2012.
Le logiciel sera disponible le 30 novembre et fonctionnera sur Mac OS X (10.5, 10.6 et 10.7) ainsi que sous Windows XP, Vista et 7, à la fois en 32 et 64 bits. En guise de cadeau de Noël, l’édition Standard sera commercialisée à 99 euros (149 euros après Noël), l’édition Elite à 199 euros au lieu de 299 euros. Si vous avez acheté une licence de DxO Optics Pro depuis le premier septembre, vous bénéficierez d’une mise à jour gratuite. Consultez le site de l’éditeur pour connaître les mises à jour depuis une version antérieure ou inférieure.