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Mot clé : Nikon

Nikon D5200 : l’autofocus

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Modes de sélection de point AF et suivi du sujet

Outre la distinction entre AF-C et AF-S que nous venons d’établir, le fonctionnement du système AF repose sur le moyen d’indiquer au boîtier sur quel sujet faire le point.

Une des premières opérations consiste à définir le sujet afin que la mise au point puisse s’effectuer dessus. Cette détection prend une double importance dans le cas d’un sujet mobile car, une fois qu’il sera« accroché », le système devra assurer son suivi afin d’ajuster la mise au point pendant ses déplacements. C’est par le biais du choix des cinq modes de zone AF – AF point sélectif, AF zone dynamique (9 points), AF zone dynamique (21 points), AF zone dynamique (39 points) et Suivi 3D ; voir mode d’emploi p. 36 – que nous pouvons adapter les capacités de l’autofocus aux différents sujets et cas de figure.

Le mode AF point sélectif est le plus simple et n’active qu’un seul capteur à la fois. Le sujet doit être placé sous le collimateur représentant le capteur actif pour que la mise au point s’effectue sur lui. Ce mode élémentaire est celui des premiers reflex autofocus et convient très bien aux sujets immobiles.

Pour photographier des sujets en mouvement en assurant leur suivi, il faut que plusieurs capteurs soient activés, permettant ainsi au système AF de détecter le déplacement du sujet dans l’image. C’est le cas lorsqu’en mode AF-C (ou AF-A), les modes de sélection de point AF – AF point sélectif, AF zone dynamique (9 points), AF zone dynamique (21 points), AF zone dynamique (39 points), Suivi 3D, AF zone automatique – sont activés. Dans ces deux derniers modes, l’AF du D5200 utilise conjointement le capteur de reconnaissance de scène (le même servant au calcul de l’exposition) pour déceler le sujet, l’accrocher et le suivre.

En pratique

En mode AF-C, pour assurer un suivi correct, il faut veiller à ce que l’accroche du sujet soit réussie en vérifiant si le point se fait bien sur celui-ci. Si c’est le cas, tant que le sujet restera dans la zone d’analyse de l’un des capteurs, le D5200 sera théoriquement capable de le suivre.

Notez cependant que le D5200 ne dispose pas de l’électronique surpuissante des appareils professionnels, aussi serez-vous confronté à ses limites, surtout si vous êtes adepte de la photo d’action. C’est pourquoi nous vous recommandons vivement de vous entraîner avec des amis, des enfants ou des animaux afin de vous familiariser avec le comportement de l’AF du D5200.

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Les 39 capteurs AF couvrant une grande partie de l’image cadrée, j’ai sélectionné le collimateur le plus à gauche pour indiquer le sujet à suivre au D5200. Une fois « accrochés », le cheval et son jockey ont été parfaitement suivis. 85 mm, 400 ISO, f/5,6, 1/500 s. (Photos M. F.)

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Cet article est extrait de Réussir ses photos avec le Nikon D5200, de Mathieu Ferrier et Chung-Leng Tran (ISBN : 978-2-212-13712-5).

 

Nikon : annonce officielle du D610

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En dépit d’une fiche technique prometteuse, le Nikon D600 a trainé dès sa sortie une lourde casserole derrière lui. Machine trop bien huilée, l’obturateur de nombreux exemplaires de cet appareil 24 x 36 possédait la fâcheuse tendance à projeter de nombreuses taches de graisse sur le capteur. En introduisant un successeur légèrement modifié, Nikon fait table rase de son passé plutôt tumultueux.

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Zeiss : un nouvel objectif standard vraiment « chouette »

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Après avoir introduit une nouvelle série d’objectifs destinés aux appareils hybrides, Zeiss présente le premier représentant d’une série qui ambitionne à battre tous les records en termes de qualité optique. Par ailleurs, l’opticien allemand continue avec les noms d’oiseau : la famille des petits-ducs (Otus) se joigne à celle des touis (Touit).

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Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC : décentrement et bascule

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Conclusion

Samyang ne cesse de nous surprendre : après avoir présenté tour à tour des objectifs fish-eye et superlumineux très performants, le fabricant coréen s’attaque au marché hautement spécialisé et très restreint des objectifs à décentrement et bascule. Mais d’emblée, le nouveau venu souffre d’un sérieux handicap : son prix. Si les premiers produits bénéficiaient encore d’un prix de lancement très intéressant qui pouvait faire pardonner leurs défauts, le coréen semble avoir pris la mesure de son succès bien mérité : les tarifs pratiqués pour les créations les plus récentes ne sont plus si bon marché et les défauts les plus criants, à savoir une réalisation mécanique assez approximative et la fiabilité toute relative qui en découle, n’ont pas pour autant disparus, loin de là. Le Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC fait donc le sujet d’un bilan mitigé : si ses performances optiques sont tout à fait convenables (sans être exceptionnelles), sa réalisation mécanique est assez médiocre et n’inspire pas vraiment confiance en ce qui concerne sa fiabilité dans le temps. L’objectif est commercialisé à un tarif qui n’incite plus vraiment à son achat impulsif : à 1000 euros environ, il faut vraiment avoir l’utilité des fonctions de décentrement et de bascule, d’autant plus qu’ il ne s’agit pas d’un objectif « universel » : plutôt lourd et encombrant, il n’est pas très lumineux.

Le Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC cible les photographes experts et professionnels d’architecture et de paysage. Pour peu qu’ils économisent  un peu plus longtemps, les Canonistes et Nikonistes peuvent acheter (neuf ou d’occasion) l’objectif proposé par leur fabricant : non seulement, celui-ci bénéficie d’une réalisation mécanique plus saine et de performances optiques plus élevées, mais aussi de conditions nettement plus favorables en cas de revente. Pour les utilisateurs d’appareils Sony et Pentax, la situation est différente car il n’existe aucun rival aux caractéristiques similaires. Faut-il vraiment succomber au charme de ce caillou atypique ? La réponse est non si votre unique but est de faire joujou avec une faible profondeur de champ (un Lensbaby sera alors beaucoup moins cher et tout aussi efficace) et oui, si vous êtes à la recherche d’un outil de travail plus économique pour redresser les perspectives et contrôler la profondeur de champ en  architecture et paysage. Sous condition d’être patient et de prendre beaucoup de  soin de votre matériel….

Caractéristiques techniques

  • Focale : 24 mm (équivalent 35 ou 38 mm sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture maximale: f/3,5
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 16 éléments en 11 groupes, 2 éléments asphériques et 2 en verres à faible dispersion, diaphragme à 6 lamelles
  • Angle de champ : 83,5 ° (24×36)
  • Mise au point : manuelle
  • Distance minimale de mise au point : 0.20 m
  • Diamètre de filtre : 82 mm
  • Longueur : 113 mm
  • Poids :535 g
  • Prix: environ 1000 euros en monture EF, N, SA ou PK

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Nikon D600, le coût du changement et des objectifs

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Chercher la bonne occasion

Le marché de l’occasion est un des moyens d’éviter de payer le prix fort lors du passage du DX vers le FX, mais attention aux désillusions : nous ne conseillons pas la plupart des anciens zooms autofocus AF ou AFD, et surtout pas les zooms grands-angles 18-35 et 24-50 mm, même si le 28-105 mm peut encore dépanner et que le 80-200 mm f/2,8 fournit toujours un piqué honorable. Les anciens 70-210 mm et surtout 75-300 mm, que l’on trouve bradés en occasion, le sont tout simplement parce que leur piqué ne peut plus donner satisfaction sur un capteur de 24 Mpix. Du côté des fixes, attentions aux très grands-angles 14 et 18 mm clairement dépassés, mais les focales moyennes de 85, 105 ou 135 mm et les Micro-Nikkor sont encore tout à fait recommandables.

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En conclusion

Pour un usage basique et familial, le passage au format 24 × 36 est un saut financier très important. À définition égale de 24 Mpix, le kit du nouveau D7100 est proposé  à 1 349 € avec le 18-105 mm contre 2 499 € pour le D600 + 24-85 mm. En zooms téléobjectifs, il n’existe pas d’offre d’entrée de gamme en 24 × 36, ni d’offre expert ou pro en DX, d’où là aussi un écart de prix en défaveur du format DX. En revanche, la différence est moins importante en zooms grands-angles et inexistante en gamme pro et en focales fixes ultra-lumineuses, dans la mesure où il n’existe pas de gamme pro en DX Nikon – pour accéder à ces focales fixes sur un petit boîtier on est obligé d’acheter des objectifs FX qui resserviront évidemment en cas de passage du boîtier au format FX.

Pour rendre la transition moins douloureuse, on peut s’adresser aux marques compatibles et au marché de l’occasion, mais attention à ne pas choisir de modèle qui était réputé il y a 20 ans mais qui est aujourd’hui dépassé par la définition du capteur : un film argentique a la capacité de séparer les détails fins comme un 8 Mpix numérique… trois fois moins de résolution optique qu’un D600 en fait. Aucun des modèles qui était déconseillé dans notre livre de tests sur le D700 (12 Mpix) n’est repris dans celui du D600, pour cause de qualité désormais insuffisante. Ceux qui y figurent doivent faire l’objet d’un examen sur leur bon état avant achat, et de ce point de vue les boutiques peuvent être plus rassurantes que les annonces sur le Web.

 

Nikon, Olympus, Panasonic et Sigma : huit nouveaux objectifs

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Après avoir inaugurée à la Photokina 2012 trois nouvelles gammes d’objectifs.  Si la série « Art », dédiée aux photographes amateurs passionnés et professionnels, rassemble des focales fixes lumineuses, les séries « Sport » et « Contemporary » réunissent respectivement des objectifs zoom lumineux et des zooms universels à faible luminosité. La série « Art » gagne quatre nouvelles références. Les objectifs Sigma 2,8/19 mm DN, 2,8/30 mm DN et 2,8/60 mm DN adoptent la somptueuse finition de la série Art et se destinent aux appareils hybrides Olympus, Panasonic et Sony. Ils comportent des éléments asphériques (19 mm et 30 mm) ou à faible dispersion SLD (60 mm) pour des performances optiques hors pair.

Sigma 19 mm f/2,8 DN

Données techniques

  • Focale : 19 mm
  • Luminosité maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 59° (MFT), 73° (Sony E)
  • Construction optique : 8 éléments en 6 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,2 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 7,4
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 79 x 45,7 mm
  • Poids : N.C

Sigma 30 mm f/2,8 DN

Données techniques

  • Focale : 30 mm
  • Luminosité maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 39° (MFT), 50,7° (Sony E)
  • Construction optique : 7 éléments en 5 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,3 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 8,1
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 60,8 x 40,5 mm
  • Poids : N.C

Sigma 60 mm f/2,8 DN

 

Données techniques

  • Focale : 60 mm
  • Luminosité maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Angle de champ : 20,4° (MFT), 26,6° (Sony E)
  • Construction optique : 8 éléments en 6 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,5 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 7,2
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 7
  • Diamètre de filtre : 46 mm
  • Dimensions : 60,8 x 55,5 mm
  • Poids : N.C

 

Le quatrième objectif,  Sigma 1,4/30 mm DC HSM, est une une nouvelle édition d’un bestseller, dédié aux appareils reflex numériques Canon, Nikon et Sigma au format APS-C. Hormis une nouvelle finition beaucoup plus noble, l’objectif bénéficie aussi d’une construction optique revisitée, avec une lentille avec deux surfaces asphériques, destinées à réduire l’aberration sphérique, l’astigmatisme et le coma.

Données techniques

  • Focale : 30 mm
  • Luminosité maximale : f/1,4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Angle de champ : 50,7°
  • Construction optique : 9 éléments en 8 groupes
  • Distance de mise au point mini : 0,3 m
  • Rapport de grossissement max : 1 : 6,8
  • Diaphragme/nombre de lamelles : 9
  • Diamètre de filtre : 62 mm
  • Dimensions : 74,2 x 63,3 mm
  • Monture : Canon, Nikon, Sigma
  • Poids : 435 g

Tous les objectifs seront livrés avec pare-soleil et etui. Quant à leur  prix de vente et  disponibilité, ils sont encore inconnus.

 

La technologie des objectifs

Quelques éléments de la superbe gamme des objectifs Nikkor AF.

Stabilisateur optique

Pour que l’image ne soit pas bougée au déclenchement, on considère qu’il est déraisonnable d’utiliser un objectif de longue focale à main levée et à une vitesse d’obturation inférieure à l’inverse de la focale, plus une valeur d’exposition (1 IL). Avec un téléobjectif de 300 mm, par exemple, la vitesse minimale doit être 1/750 s. Cela est effectivement possible tant que la scène est bien éclairée, que l’objectif a une grande ouverture ou qu’on adopte une sensibilité ISO élevée. Il n’en est plus de même en faible lumière ambiante, quand on doit opérer là où le flash est interdit ou impossible, si l’on est à bord d’un véhicule ou autres conditions opérationnelles difficiles. Dans tous ces cas, le stabilisateur optique (IS) inventé par Canon résout très efficacement le problème.

Canon EF 75-300 mm f/4-5,6 IS. Ce fut le premier objectif zoom pour reflex à stabilisateur optique incorporé.Canon EF 75-300 mm f/4-5,6 IS. Ce fut le premier objectif zoom pour reflex à stabilisateur optique incorporé.

En voici le principe : l’objectif est équipé de deux détecteurs gyroscopiques de mouvements dans les directions verticale et horizontale, et oblique. Les données de détection des mouvements sont rafraîchies à la fréquence de 1 000 Hz. L’image est stabilisée en temps réel par le déplacement parallèle, dans les deux axes, d’un élément optique central de l’objectif. Avec le super-télé EF 300 mm f/4,0L IS, par exemple, on peut opérer sans problème à main levée au 1/125 s, c’est-à-dire à une vitesse 4 fois plus lente qu’avec un objectif sans stabilisateur de même focale.

Super-téléobjectif Canon EF 300 mm f/4L IS. Parce qu’il permet d’opérer à main levée à une vitesse d’obturation au moins quatre fois plus lente, le stabilisateur optique (IS) compense largement une perte de luminosité d’un diaphragme. L’objectif de même focale ouvert à f/2,8 (EF 300 mm f/2,8L IS) coûte presque quatre fois plus cher que cette version f/4.

Au moment où nous écrivons ces lignes, la gamme des objectifs Canon EF comprend 24 objectifs dotés du stabilisateur optique : des super-téléobjectifs à focale fixe (de 300 à 600 mm) et des zooms. Répondant aux mêmes besoins, un bon nombre d’objectifs Nikon sont équipés d’un stabilisateur optique de son propre concept, appelé « VR » (Vibration Reduction System), qui fonctionne de manière analogue et tout aussi efficace. En 2012, la gamme des objectifs Nikon AF-S stabilisés « VR » comprenait 12 zooms et 7 focales fixes.

Principe de la compensation optique des mouvements de l’appareil. L’objectif est équipé de deux capteurs de mouvements en vertical et en horizontal. L’image formée sur le capteur est stabilisée en temps réel par le déplacement, dans les deux axes, d’un groupe optique central.

Fonction mémorisation de mise au point

Chez Canon, cette fonction appelée AF-Stop équipe les super-télé stabilisés (IS) de 300 à 600 mm. Si un objet ou un mobile étranger s’interpose entre l’appareil et le sujet pendant le fonctionnement de l’AF, celui-ci stoppe momentanément afin de maintenir la mise au point initiale sur le sujet. Sur le fût de ces objectifs se trouvent 4 touches AF-stop (AF-S) immédiatement accessibles aussi bien en cadrage horizontal que vertical. On trouve le même système, alors baptisé AF-Lock, sur plusieurs objectifs motorisés AF-S de Nikon, ou encore – sous l’appellation de Focus Hold – sur des objectifs Sony/Minolta de récente génération.

Technologie optique diffringente

L’emploi d’un élément optique diffringent multicouche (DO) à la place d’une lentille classique réfringente permet de réduire la longueur et le poids de l’objectif. Par ailleurs, la résurgence de l’aberration chromatique, habituellement provoquée par la plus grande compacité de l’objectif, est efficacement neutralisée en positionnant l’élément DO dans le groupe antérieur de l’objectif.

Un élément DO incorpore deux réseaux diffringents circulaires concentriques dont les phases sont opposées. Quand la lumière incidente le traverse, presque toute la lumière est effectivement utilisée pour la formation de l’image. La caractéristique la plus significative de l’élément DO est que les positions où les longueurs d’onde se combinent pour former une image sont inversées par rapport à l’élément réfringent antérieur, ce qui corrige l’aberration chromatique résiduelle aussi efficacement qu’avec une lentille en fluorite, beaucoup plus onéreuse. De plus, l’ajustement optimal de l’espace entre les réseaux de diffraction permet de l’associer à des lentilles asphériques assurant une correction poussée de l’aberration de sphéricité et autres aberrations résiduelles.

Principe de la lentille diffringente multicouche (DO). On voit sur ce schéma que l’élément DO a pour effet de focaliser les rayons émergents plus près qu’une lentille réfringente classique, ce qui permet de réduire l’espace la séparant du groupe optique suivant.

Pour l’instant, la technologie DO a été appliquée à deux objectifs Canon EF stabilisés IS : le super-télé EF 400 mm f/4 L DO IS USM et le zoom EF 70-300 mm f/4,5-5,6 DO IS USM. Le tableau ci-dessous donne une idée seulement du gain en longueur ou en poids permis par l’adoption de la technologie optique DO. En effet, le supertélé de 400 mm non DO est plus ouvert d’un diaphragme (ce qui augmente de beaucoup son poids), tandis que le zoom 75-300 mm est plus ouvert d’un demi-diaphragme que le 70-300 mm DO. Il n’en reste pas moins qu’un télézoom de 300 mm aussi compact et léger est d’une maniabilité jamais atteinte. En pratique, le fait que ces optiques DO ne soient pas aussi lumineuses est largement compensé par la présence du stabilisateur IS.

Texte extrait du livre de René Bouillot, La pratique du reflex numérique, 4e édition, en librairie le 24 janvier 2013.
(ISBN 978-2-212-13513-8 | 16,5 × 23 cm | 488 pages | 39,90 €)

Zeiss et Samyang : dans les starting-blocks pour la Photokina

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Alors que le catalogue de l’opticien coréen comprend encore quelques objectifs bas de gamme, Samyang continue à développer sa gamme d’optiques de prestige. Le Samyang T-S 24 mm f/3,5 ED AS UMC est le premier objectif à décentrement et bascule de la marque. Il bénéficie d’une formule optique très sophistiquée (16 éléments en 11 groupes) qui s’appuie à la fois sur des surfaces asphériques et des verres à faible dispersion pour corriger les différents défauts optiques.



À noter aussi la présence d’un traitement multicouche UMC, permettant de réduire le flare et les lumières parasites. La réalisation mécanique de l’objectif rappelle étrangement celle de son alter ego de chez Canon : elle autorise une latitude de 17 mm (+/-8,5) en bascule et de 24 mm en décentrement (+/-12) ainsi qu’une rotation de 90° pour la partie bascule et de 180° pour la partie décentrement. Cet objectif spécialiste ravira sans doute les photographes de paysages et d’architecture à la recherche d’un outil de travail abordable, et notamment les utilisateurs des appareils Sony et Pentax. Malheureusement, il faudra attendre le début du salon pour en savoir davantage sur le tarif et la date de disponibilité de l’objectif. En attendant, parions que celui-ci sera plutôt musclé, au vu de la réalisation mécanique, de loin la plus soignée des objectifs Samyang. Préparez-vous donc à un tarif environ deux fois moins important que celui actuellement pratiqué par Canon et Nikon (autour de 1000 euros TTC)…



Samyang T-S 24 mm F/3.5 ED AS UMC, caractéristiques techniques

  • Focale : f=24 mm
  • Ouverture maximale/minimale : f/3,5 à f/22
  • Construction optique : 11 éléments en 8 groupes
  • Angle de champ : 84 °
  • Distance minimale de mise au point : 0.20 m
  • Mise au point : manuelle
  • Diamètre x longueur : 86 mm x 112 mm
  • Poids : 680 g
  • Diamètre de filtre : 82 mm
  • Monture : Canon, Nikon, KM/Sony, Pentax
  • Tarif : encore inconnu

Oser la photo rapprochée : les outils dédiés (seconde partie)

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Multiplicateurs de focale

Au lieu d’utiliser une bague allonge, dépourvue d‘éléments optiques, il est également possible d’utiliser un multiplicateur de focale, qui propose un allongement de la focale de l’objectif qui lui est associé. Avec un convertisseur 2x, la focale est doublée et la lumière divisée par quatre alors qu’avec un convertisseur 1,4 x, la focale est multipliée 1,4 fois et la perte lumineuse se réduit à un seul IL. Grâce au multiplicateur de focale, vous pouvez pratiquer la télémacrophotographie, l’additif ne modifie pas la distance minimale, mais le grandissement augmente proportionnellement à l’allongement de la focale.

Notez que certains multiplicateurs de focale, et notamment ceux de Canon et Nikon, ne s’adaptent qu’aux objectifs pour lesquels ils ont été conçus (téléobjectifs), mais vous pouvez ruser en intercalant une bague allonge entre le convertisseur et l’objectif macro. Ainsi, vous augmenterez davantage le grandissement obtenu à l’aide de la bague allonge.

Bagues d’inversion et bagues de couplage

Inverser un objectif “standard” à l’aide d’une bague d’inversion permet de le conditionner pour la prise de vue rapprochée. Alors qu’habituellement, la construction optique permet de réduire de grands sujets, elle est alors capable d’agrandir de petits sujets. L’emploi d’une bague d’inversion n’est pas sans difficulté : en montant l’objectif à l’envers, le grandissement très important rend la mise au point délicate, d’autant plus que la communication entre l’objectif et le boitier est interrompue : à défaut d’investir dans la bague d’inversion automatique très onéreuse du fabricant Novoflex, l’utilisateur d’un appareil Canon ne peut contrôler l’ouverture qu‘à l’aide d’une petite astuce à la fois chronophage et peu pratique sur le terrain : monter, puis démonter l’objectif en pressant le bouton de contrôle de profondeur de champ du boitier et en sélectionnant l’ouverture souhaitée sur le boitier. Bref, mieux vaut opter pour l’association de deux objectifs dont l’objectif secondaire, adapté à l’envers sur l’objectif principal, fait figure de bonnette macro sophistiquée. Les automatismes du boitier sont alors conservés (hormis l’AF, inopérant) et l’objectif secondaire est utilisé le diaphragme entièrement ouvert pour laisser entrer le maximum de lumière dans l’objectif principal. Le grandissement est alors calculé en divisant la focale de l’objectif principal par celle de l’objectif secondaire, inversé. Ainsi, plus la focale de l’objectif primaire est longue et/ou plus celle de l’objectif secondaire est courte, plus le grandissement est important. Sur Internet, plusieurs distributeurs de matériel photo distribuent des bagues de couplage plutôt bon marché, pensez simplement à acheter une bague supplémentaire, permettant de protéger la lentille arrière et les contacts électriques de l’objectif inversé.

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