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Mot clé : Optiques

AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G : annonce officielle

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Alors que Canon semble snober les photographes à budget plus modeste, privilégiant la sortie de cailloux « L », plus onéreux les uns que les autres, Nikon semble avoir choisi une programmation moins élitiste pour le renouvellement de sa gamme d’objectifs. Ainsi, l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.4G aura très bientôt un petit frère, un tantinet moins lumineux, mais tout de même très alléchant par ses caractéristiques techniques.

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Canon EF 100 mm F 2,8 Macro : un ancêtre toujours vert

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En pratique

L’EF 100mm F 2,8 Macro peut-il remplacer son successeur, nettement plus confortable à l’usage, grâce à sa motorisation USM et sa mise au point interne ? J’avoue que j’utilise parallèlement deux autres objectifs télé “à portrait”, l’ EF 100 mm f/2 USM et l’ EF 135 mm f/2 L USM. Je dédie donc l’EF 100mm F 2,8 Macro le plus souvent à ses domaines de prédilection, la photo rapprochée et la macrophotographie. Or, lorsque la distance de mise au point est faible, la mise au point manuelle est roi. L’absence de l’USM est alors peu gênante.



La Fecht, Ingersheim/Alsace. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/22, 1/4s, ISO 50.

Le piqué extraordinaire de l’objectif rend son utilisation en tant qu’objectif portrait plutôt délicate – pour davantage de douceur, je lui préfère souvent l’EF 100 mm f/2 USM, utilisé à sa pleine ouverture. Si on fait abstraction de la mise au point un peu bruyante, l’objectif macro se défend avec brio dans la plupart des domaines photographiques. Quelle que soit la distance de mise au point, sa qualité optique est toujours d’actualité , bien qu’il s’agisse d’une conception d’il y a vingt ans.



Héloïse, Colmar/Alsace. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/2,8, 1/1500s, ISO 100.

Pour m’approcher davantage, j’utilise régulièrement une bague allonge EF 25 mm et il m’arrive aussi d’en ajouter une bonnette macro et/ou un Extender 1,4, intercalé entre le boîtier et la bague allonge. Bien qu’en baisse, les performances optiques se maintiennent sur un niveau tout à fait honorables.



Chasseur avec sa proie, Hinterzarten/Allemagne. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro+bague EF 25; f/4,5, 1/350s, ISO 1000


La stabilisation d’image : retour sur une technologie clé

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Le plus souvent, la stabilisation d’image n’impacte pas le piqué d’un objectif. Bien que le groupe supplémentaire et son déplacement augmentent la complexité des objectifs stabilisés, ces derniers bénéficient en même temps de différentes améliorations, permettant le plus souvent de conserver, voire d’augmenter la qualité optique des prédécesseurs non stabilisés.

Toutefois, on recense quelques rares exceptions à cette règle : l’EF 70-200 mm f/2,8 IS L USM de première génération est un peu moins performant que son alter ego non stabilisé, alors que la qualité optique de l’EF 70-200 mm f/4 L IS USM dépasse celle de l’EF 70-200 mm f/4 L USM, presque deux fois moins cher.
C’est aussi l’un des inconvénients des objectifs stabilisés : à des rares exceptions près, ils sont commercialisés à des tarifs bien supérieurs , la différence pouvant même atteindre plusieurs milliers d’euros lorsqu’il s’agit de remplacer un super téléobjectif “classique” par son successeur stabilisé !



A l’intérieur, le stabilisateur optique est très utile pour obtenir des photos nettes et sans excès de bruit.


Mis à part leur tarif, toujours plus élevé, les stabilisateurs d’image tendent aussi à augmenter la fragilité mécanique des objectifs. Certains objectifs se transforment en véritables nids à panne lorsqu’ils se dotent de stabilisateurs. Le stabilisateur de mon Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 IS USM, de deuxième génération (2 IL, modes 1 et 2) affichait un fonctionnement bancal dès le départ, rendant l’âme peu après. Ce fut d’ailleurs le seul parmi mes objectifs Canon qui a nécessité un passage au service après-vente…



Le stabilisateur a ici permis de saisir la posture inhabituelle du canard, sans lui, la photo aurait été soit floue soit beaucoup plus bruitée (EF 100-400 mm f/4,5-5,6 IS USM L, f/5,6, 1/125s à 1000 ISO.


Faut-il pour autant se laisser séduire par les sirènes du marketing, annonçant des gains systématiques et équivalents à quatre diaphragmes ou vitesses d’obturation ? En réalité, les stabilisateurs s’apparentent peu ou prou aux automatismes d’exposition et aux dispositifs de mise au point automatique, lesquels il faut désactiver de temps en temps pour réussir ses prises de vue.



En prise de vue macro, il faut savoir composer avec différents facteurs de flou : le vent, le déplacement du sujet et le flou de bougé du photographe. Le stabilisateur est alors d’une utilité plutôt limitée

  • Utilisez le stabilisateur uniquement quand il le faut. Rien ne sert à l’activer lorsque votre vitesse d’obturation est suffisamment élevée pour ne pas générer du flou de bougé (1/focale (mm) de l’objectif pour un appareil à capteur plein format et 1/équivalent de focale (mm) pour un appareil APS-C). Ainsi, avec un objectif 300 mm, il faudrait une vitesse d’obturation supérieure à 1/300 s avec un appareil à plein format et 1/500 s (1/450 ou 1/480 s) avec un appareil à capteur APS-C. Le stabilisateur agit sur le déplacement d’un groupe optique et celui-ci pourrait ainsi altérer, souvent de manière peu perceptible, les performances optiques et le rendu des zones floues (bokeh).
  • Désactivez-le aux vitesses d’obturation supérieures à 1/500 s. Si la vitesse d’obturation excède la fréquence d’échantillonnage du stabilisateur, celui-ci tend parfois à sur-corriger et à accentuer le flou au lieu de le réduire. Ce qui expliquera pourquoi certaines images souffrent d’un flou mystérieux en plein soleil avec le stabilisateur actif…
  • Conservez une mi-pression sur le déclencheur pour stabiliser toutes les vues d’une série. Initialement, il faut attendre une petite seconde pour laisser au stabilisateur le temps de se réveiller.
  • Apportez toujours une batterie supplémentaire. Le stabilisateur optique augmente, à la manière du mode Live View, votre consommation d’énergie. Le stabilisateur réagit aussi parfois de manière erratique lorsque la capacité de votre batterie est faible : l’image commence alors à sautiller dans le viseur.
  • Ne faites pas confiance au stabilisateur pour neutraliser tous les mouvements. Bien que les fabricants semblent nous faire croire le contraire, le stabilisateur ne compense pas les mouvements de votre sujet. En portrait, il est ainsi illusoire de descendre jusqu’à 1/15 s ou 1/8s puisque votre sujet introduit immanquablement du flou. De même, pour arrêter le mouvement d’un piéton à travers le champ, il faut choisir une vitesse d’obturation supérieure à 1/125s et supérieure à 1/30 lorsqu’il se déplace dans votre direction. En macrophotographie, les mouvements du sujet s’amplifient au fur et à mesure que le rapport de grossissement augmente — là encore, l’apport du stabilisateur n’est pas toujours décisif.
  • Consultez le manuel de votre objectif avant de le fixer sur un trépied. Le manuel de mon Canon EF 100-400 mm f/4, 5-5, 6 IS USM préconise par exemple la désactivation du stabilisateur optique : « …réglez la commande du STABILIZER sur OFF (désactivé) lorsque l’appareil est placé sur un trépied. Si cette commande est réglée sur ON (activé), le stabilisateur optique risque de résulter en erreur… ». À noter que les dernières générations des stabilisateurs sont capables de détecter le positionnement de l’appareil sur un trépied et qu’il est parfois utile de l’activer pour contrecarrer les vibrations du support. En photo de nature, le stabilisateur optique aide ainsi à produire des photos parfaitement nettes, même si le gros télé est solidement fixé sur un trépied. Cependant, je vous conseille de faire vos propres essais pour trouver la bonne démarche à suivre. Et si vous avez un trépied, profitez-en : sa compensation est “infinie” alors que les stabilisateurs les plus performants sont limités à 4 IL.



En photo de portrait, il est plutôt délicat de stabiliser le sujet. Privilégiez alors plutôt une vitesse rapide (ici une 1/250s) et un objectif lumineux, quitte à augmenter la sensibilité ISO. Canon EOS 5D Mark II, EF 100 mm f/2 USM, f/2, 1/250s à 3200 ISO.

L’intégration des stabilisateurs optiques semble se généraliser ces derniers temps chez Canon et Nikon. S’agissant de systèmes complexes, les stabilisateurs actuels ne sont pas pour autant irréprochables et il appartient aux utilisateurs de bien connaître leurs limites et de savoir quand et comment les utiliser. Ne vous laissez pas embrouiller l’esprit par le marketing des fabricants : suivant vos sujets de prise de vue et vos habitudes, leurs avantages ne sont pas toujours aussi substantiels qu’ils le prétendent. Enfin, pensez à désactiver la fonction lorsque la lumière est abondante : d’une part, vous économiserez de l’énergie et de l’autre, vous optimiserez le piqué de vos images.

Canon EF 50 mm f/2, 5 Compact-Macro : un joyau méconnu de la gamme Canon

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Qualité optique

Lors de l’essai du Voigtländer Ultron 40 mm F/2 , j’ai constaté les médiocres performances de mes deux objectifs standard, Canon EF 50 mm f 1.4 USM et Canon EF 50 mm f 1.8 II, montés sur un appareil à capteur plein format EOS 5D Mark II.

Piqué

S’ils proposent dès la pleine ouverture un piqué très honorable au centre (sous condition d’assister la mise au point manuellement en mode Live View…), les bords restent désespérément doux. Les aberrations sphériques sous-corrigées y superposent une image floue à l’image nette et il faut fermer à f/5, 6 pour que la netteté des bords rejoigne celle du centre de l’image. Bien qu’il s’agisse d’une caractéristique commune aux objectifs standard lumineux et notamment ceux de conception « classique », dépourvue d’élements asphériques, le Canon EF 50 mm f 2.5 Compact-Macro souffre beaucoup moins des aberrations sphériques : jusqu’à f/4, les bords sont un peu plus doux que le centre, mais les détails restent toujours parfaitement clairs. Dès f/4,5, l’objectif offre une homogénéité exemplaire qui s’étend du centre jusqu’aux bords de l’image. Qui plus est, les performances sont conservées quelle que soit la distance de mise au point. A noter qu’il n’est pas toujours avantageux de fermer le diaphragme au-delà de f/13 pour augmenter la profondeur du champ. Plus vous vissez, plus le piqué souffre au point de devenir une vilaine bouillie de pixels !



Que ce soit en macro ou à l’infini, l’objectif produit toujours un piqué exemplaire

Distorsions, vignetage et aberrations chromatiques

Si la distorsion est négligeable à l’infini, elle augmente de manière inversement proportionnelle à la distance de mise au point. Pour un usage “reprophotographique”, mieux vaut donc la corriger par voie logicielle. Le vignetage est visible (et gênant) à f/2,5, mais il disparaît dès f/5,6. Quant aux aberrations chromatiques, elles sont quasiment inexistantes – belle performance !

Flare et Reflets parasites

Canon n’a jamais livré et proposé de pare-soleil avec cet objectif. Et pour cause, la lentille frontale se situe au fond du corps avant de l’objectif qui fait ainsi figure de pare-soleil incorporé. Il en résulte une très bonne protection contre les lumières parasites, meilleure que celle de ses concurrents.



Bien qu’il possède une couleur inhabituelle, le traitement antireflet est efficace

Bokeh

Grâce aux six pétales du diaphragme, le bokeh, c’est à dire le rendu des parties hors profondeur du champ (bokeh) des images est nettement plus agréable que celui du 50 mm f 1.8, très « nerveux » lorsque l’arrière-plan est proche. Toutefois, la grande ouverture et le diaphragme circulaire aidant, le 50 mm f 1.4 produit un rendu encore plus moelleux. Toutefois, compte tenu de sa faible ouverture maximale, le bokeh du 50 mm Compact-Macro est plutôt harmonieux.


Créer ses propres profils de correction optique avec ALPC : profilage et « contrôle qualité »

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Création du profil et enregistrement

  • Cliquez sur le bouton Generate Profiles pour créer le profil. ALPC procède ensuite à une analyse de chacune des photos sélectionnées et établit un jeu de corrections pour chacune des ouvertures, qu’il rassemble ensuite dans un profil de correction optique. Pour peu que vous ayez correctement renseigné les caractéristiques de la mire ainsi que les dimensions des damiers, le logiciel travaille de manière complètement autonome et parvient à localiser la mire dans chacune des photos. Sinon, il vous présente un message d’erreur qui vous oblige à abandonner la procédure en cours, puis à la recommencer. Si le temps nécessaire à la création du profil est tributaire de la puissance de calcul de votre ordinateur, comptez au moins vingt minutes par profil.



Encore une fois, Adobe a opté pour le format XMP


Une fois le profil créé, il ne vous reste qu‘à l’enregistrer à l’emplacement prévu. Pour que Camera Raw, Lightroom et Photoshop puissent vous proposer ce nouveau profil, enregistrez-le dans un des dossiers suivants :

  • Mac OS X : Bibliothèque/Application Support/Adobe/Camera Raw/LensProfiles/1.0 (le profil demeure accessible à tous les utilisateurs) ou Nom_Utilisateur/Bibliothèque/Application Support/Adobe/Camera Raw/LensProfiles/1.0 (le profil est uniquement accessible à l’utilisateur spécifié).
  • Windows Vista/7 : C:ProgramDataAdobeCameraRawLensProfilesLensProfiles1.0 (le profil demeure accessible à tous les utilisateurs) ou C : Utilisateur(Nom_utilisateur)AppDataRoamingAdobeCameraRawLensProfilesLensProfiles1.0 (le profil est uniquement accessible à l’utilisateur spécifié).
  • Windows XP : C : Documents and SettingsAll UsersApplication DataAdobeCameraRawLensProfilesLensProfiles1.0 (le profil demeure accessible à tous les utilisateurs) ou C :Documents and Settings Nom_utilisateurApplication DataAdobeCameraRawLensProfilesLensProfiles1.0 (le profil est uniquement accessible à l’utilisateur spécifié).

Vous pouvez affiner un profil existant en ajoutant à un projet de nouvelles images, prises à une distance de mise au point différente. Utilisez pour cela la commande Add Focus Distance Group à partir du menu contextuel du panneau Images. La commande Remove Image from Project sert en revanche à enlever une ou plusieurs images du projet (doublon, image mal exposée, mire coupée, etc.).

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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !