Questions Photo

Mot clé : Optiques

Trust Your Eyes : des tests d’objectifs et d’appareils photo à interpréter soi-même

La mire Trust Your Eyes

Alors qu’il existe déjà de nombreuses sites permettant de se rassurer des performances d’un objectif avant l’achat, une société allemande propose des tests payants qui n’offrent, hormis des fichiers haute résolution aux formats JPEG et RAW, aucune assistance quant à l’interprétation des résultats.

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Canon : un serpent de mer fait enfin surface

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Depuis la sortie en 1998 du Canon EF 100-400 mm f/4, 5-5, 6 L IS USM, le moulin à rumeurs ne cesse de prophétiser l’émergence d’un remplaçant de cette optique pourtant encore très appréciée des photographes animaliers et reporters. Le rêve se transforme enfin en réalité puisque Canon vient de dévoiler les caractéristiques techniques de l’EF 100-400 mm F/4, 5-5, 6 L IS II USM dont le début de commercialisation est programmé pour fin décembre 2014.

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Photokina : trois nouveaux objectifs Canon

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Alors que de nombreux « canonistes » attendaient impatiemment la sortie d’un zoom super télé (EF 100-400 f/4-5,6 L IS II USM) et d’un objectif standard (EF 50 mm f/1,8 IS USM), Canon a préféré présenter trois objectifs que personne n’a vu venir : les optiques EF 400 mm f/4 DO IS II USM, EF 24-105  mm f/3,5-5,6 IS STM et EF-S 24 mm f/2,8 STM.

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Meyer-Optik Görlitz : entre rêve et fiction

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Le fabricant Meyer-Optik Görlitz est surtout connu des « recycleurs de vieux cailloux » pour ses objectifs Trioplan, basés sur une formule optique simpliste et produisant un bokeh aussi beau qu’unique à pleine ouverture. Si l’usine n’existe plus depuis des lustres, la marque fait à nouveau à parler d’elle puisque son nouvel acquéreur, Globell Allemagne, annonce la sortie prochaine de deux nouveaux objectifs à opération entièrement manuelle.

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Zeiss : deux becs-croisés pour les alpha-7

Loxia

L’opticien allemand Zeiss continue à traiter ses objectifs de noms d’oiseaux : après les Touit, destinés aux compacts à objectifs interchangeables APS-C (Sony Nex et Fujifilm X) et l’Otus, véritable monument réservé aux DSLR 24 x 36 de Canon et Nikon, il présente les deux premiers représentants de la série Loxia qui s’adaptent sur tous les boitiers Sony à monture E et notamment les modèles 7/7R et 7S, dotés de capteurs en  » plein format « , c’est-à-dire au format 24 x 36 mm.

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Samyang : un nouvel objectif standard lumineux en versions photo et ciné

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L’opticien coréen Samyang s’apprête à lancer, lors de la Photokina 2014 à Cologne, un nouvel objectif avec une focale de 50 mm et une ouverture maximale de F 1,4 (T 1,5) qui sera décliné en deux versions différentes, Samyang 50 mm f/1,4 AS UMC (photo) et Samyang 50 mm T 1,5 AS UMC (ciné). Si la gamme Samyang dispose d’ores et déjà de plusieurs objectifs grand-angle et télé lumineux, le nouveau venu permettra au fabricant de proposer un ensemble complet.

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Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM : le nouvel étalon ? (Première partie)

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Conception et performances optiques

Canon n’a pas lésiné sur la construction optique de l’ EF 17-40 mm f/4 L USM lequel incorpore trois éléments asphériques et un élément en verre Super UD. Le successeur intègre, quant à lui, pas moins de trois éléments asphériques et deux en verre UD, pour corriger les aberrations sphériques et chromatiques. Si le bokeh ne figure sans doute pas sur la liste des priorités pour un objectif grand-angle, le diaphragme à 9 lamelles  (au lieu de 7 pour les objectifs 17-40 mm f/4 et 16-35 mm f/2,8) contribue à une ouverture circulaire et favorise ainsi un rendu agréable des zones hors mise au point tout en transformant des sources lumineuses en étoiles à 18 branches.

Vélo abandonné, Igé /Basse-Normandie. Canon EOS 5D Mark III et EF 16-35 mm f/4 L IS USM, f/8 et 6,2 s à 100 ISO. Avec ses performances très homogènes, l’objectif sait faire face à tous les sujets et conditions de prise de vue.

Résolution et pouvoir de contraste

Si la plupart des  photographes de reportage ne sont pas particulièrement pointilleux en ce qui concerne le piqué dans la périphérie de l’image, il s’agit là d’une condition sine qua non pour les photographes d’architecture et de paysage. Sur ce point, les objectifs zoom grand angle Canon n’ont jamais su convaincre les utilisateurs exigeants. De nombreux photographes se sont donc rabattu sur un Zeiss Distagon ZE à focale fixe, le Tokina 16-28 mm f/2, 8 AT-X PRO FX ou  l’excellent Nikon AF-S 14-24 mm f/2.8G ED, le dernier étant adapté par l’intermédiaire d’un adaptateur. Ou alors sur un ou plusieurs objectifs à focale fixe de la gamme Canon (24 mm f 1.4 USM L II, TS-E 17 mm f/4 L, TS-E 24 mm f/3, 5 L II, EF 24 mm f/2, 8 IS USM et/ou EF 28 mm f/2, 8 IS USM). Certes, l’EF 17-40 mm F/4 L USM et, à fortiori, l’EF 16-35 mm f/2, 8 L II USM, permet de produire des images d’excellente qualité. Mais pour un piqué satisfaisant dans la périphérie de l’image, il faut fermer le diaphragme à f/8, voire à f/11 aux focales inférieures et égales à 24 mm. Le manque de piqué ne saute alors aux yeux qu’aux formats de tirage supérieurs à A3. Cependant, il faut composer avec une majorité grandissante de photographes qui décortiquent leurs images à la taille réelle de pixels et/ou le nez littéralement collé aux tirages grand format – de pratiques certes douteuses mais devenues monnaie courante.

Avant l’orage, Cepoy. Canon 5D Mark III, EF 16-35 mm f/4 L IS USM, f/ 4, 1/ 400s à 100 ISO, + 2/3 IL. Pour peu que la profondeur de champ coopère, il est tout à fait possible de travailler à pleine ouverture, ici à la focale plus longue.

J’ai photographié une mire aux différentes ouvertures et focales, puis je me suis servi du logiciel Imatest Master pour mesurer la transmission de modulation (FTM 50). Notez que les chiffres relevés ne sont pas comparables à ceux mesurés par d’autres testeurs utilisant le même logiciel (photozone.de, traumflieger.de, etc.), car ils dépendent d’une part du matériel utilisé pour la prise de vue (boitier et éclairage, ici un EOS 5D Mark III et une paire de flashs de studio dotés de parapluies réflecteurs) et d’autre part de la préparation des fichiers utilisés pour l’analyse (ici des fichiers RAW convertis au format JPEG dans Camera Raw 8.6 avec des paramètres par défaut pour l’accentuation).

Résolution (MTF 50) à f/4

Le comportement optique de l’EF 16-35 mm f/4 L IS USM est exemplaire : dès la pleine ouverture, il est possible d’obtenir un très bon piqué au centre de l’image, les bords et les bords extrêmes restant légèrement en retrait, mais sans que cela génère une dégradation visible dans la périphérie de l’image. Curieusement, les performances baissent à fur et mesure que la focale s’allonge — manifestement, l’objectif a été optimisé pour les focales les plus courtes. C’est malin puisque la baisse de régime aux focales plus longues apparait plus rarement, les bords étant très souvent hors profondeur de champ…

Résolution (MTF 50) à f/5,6

À f/5, 6, les valeurs continuent à grimper avec, toutefois, des performances toujours un peu moins élevées aux focales plus longues.

Résolution (MTF 50) à f/8

Le meilleur diaphragme est f/5,6 au centre et f/8 sur les bords et bords extrêmes. Entre 16 et 28 mm et à f/8, les performances sont élevées et remarquablement homogènes, seule la focale la plus longue souffre encore d’un certain manque d’uniformité dans les coins, le plus souvent dissimulée par la profondeur de champ laquelle est particulièrement étroite à 35 mm.

 Résolution (MTF 50) à f/11

À f/11, la diffraction commence à faire son œuvre. Elle provoque ici une légère baisse des performances, sauf dans les bords extrêmes à 35 mm où la fermeture à f/11 augmente le piqué. Je n’ai pas effectué des mesures à f/16, sachant que la diffraction, bien que relativement modérée, tend à réduire la résolution et le contraste, rendant cette ouverture ainsi que f/22 uniquement utile pour obtenir une profondeur de champ maximale.

Dans la pratique, l’objectif est déjà pleinement utilisable à la pleine ouverture et le piqué devient excellent en fermant seulement deux diaphragmes (f/5, 6), puis baisse à partir de f/8 au centre et f/16 aux bords et bords extrêmes sous l’influence discrète mais grandissante de la diffraction. Cependant, l’EF 16-35 mm f/4 L IS USM offre toujours de très bonnes performances, et ce, quelles que soient la focale, l’ouverture et la distance de mise au point — c’est un véritable exploit compte tenu des performances, en demi-teinte, de l’EF 17-40 mm f/4L USM et l’EF 16-35 mm f/2,8 L II USM, aux focales plus courtes.

La macro à peu de frais (1) : recycler un vieux zoom

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En guise de conclusion

Alors que le Canon EF 28-80 mm f/3, 5-5, 6 est sinon un objectif bon à rien, tout juste suffisant pour servir de presse-papier ou de jouet « Holga »,  il s’avère plutôt satisfaisant, une fois délesté de son premier groupe optique et employé dans son nouveau domaine d’application, celui  de la macrophotographie. Certes, il ne  faut pas s’attendre à des performances frôlant celles, très élevées et homogènes,  d’un objectif macro dédié. Mais il s’agit d’une solution très économique qui fournit des résultats plus convaincants qu’une bonnette pas chère , tout en étant beaucoup plus facile à utiliser qu’un jeu de bagues allonge « économiques ». En attendant de passer à des choses à la fois plus sérieuses et plus onéreuses !

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/800 s à f/5,6, 400 ISO et 50 mm ; rapport de reproduction 1 : 1. Flash annulaire Canon MR-14EX.

Sachez que la transformation d’un zoom économique en objectif macro ne fait pas partie des secrets bien gardés. En fouillant un peu sur le Web, vous trouverez de nombreux fils de discussion, articles et tutoriels détaillant la procédure de conversion avec différentes versions du Canon EF 35-80 mm f/4-5, 6. En principe, l’intervention n’est pas réservée aux seules optiques de la marque rouge.  Il  existe sans doute d’autres objectifs pouvant être détournés pour la macro : pour s’y qualifier, il leur suffit d’avoir un groupe avant qui se déplace linéairement pour la mise au point.

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