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Mot clé : Optiques

AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G : annonce officielle

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Alors que Canon semble snober les photographes à budget plus modeste, privilégiant la sortie de cailloux « L », plus onéreux les uns que les autres, Nikon semble avoir choisi une programmation moins élitiste pour le renouvellement de sa gamme d’objectifs. Ainsi, l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.4G aura très bientôt un petit frère, un tantinet moins lumineux, mais tout de même très alléchant par ses caractéristiques techniques.

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Canon EF 100 mm F 2,8 Macro : un ancêtre toujours vert

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Les concurrents

Sur le marché d’occasion, L’EF 100mm F 2,8 Macro est plutôt rare et si vous en trouvez un exemplaire en bon état, son tarif n’est pas forcement très avantageux. Souvent, l’ancêtre est proposé à un prix d’occasion frôlant celui du successeur.



Renoncule asiatique. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/4,5, 1/90s, ISO 250.

Il n’est alors guère raisonnable d’investir dans l’ancien modèle. Mais avec un peu de chance, le vendeur ignore tout des qualités intrinsèques de cette optique : j’ai réussi à en trouver un exemplaire bien conservé pour un prix défiant toute concurrence — le vendeur n’avait simplement pas réalisé qu’il s’agissait d’un objectif macro…

  • Canon EF 100 mm F 2,8 Macro USM. Plus souple d’emploi que l’ancien modèle, il est même un tout petit peu meilleur en termes de piqué. Il représente actuellement le meilleur rapport qualité-prix.
  • Canon EF 100 mm F 2,8 Macro L IS USM. Doté d’un stabilisateur hybride 4 vitesses, cet objectif porte aussi le prestigieux libellé L, promettant une réalisation mécanique somptueuse et des performances optiques inégalées. Dans la pratique, le stabilisateur n’est pas aussi incontournable qu’insinue le message publicitaire du fabricant et la qualité optique pas forcément meilleure que celle du modèle “standard”.
  • Tamron SP AF 90 mm F 2,8 Macro Di. Réalisation mécanique un peu plus légère et qualité optique de haut niveau, le 90 mm de Tamron a gagné sa réputation flatteuse au fil des années et des différentes versions commercialisées. Une valeur sûre, même si la focale un peu plus courte oblige à s’approcher davantage.
  • Sigma EX 105 mm F 2,8 DG. Optiquement à la hauteur des autres, cet objectif souffre un peu d’un système de débrayage AF/MF peu pratique (Dual-Focus) qui nécessite deux opérations distinctes pour passer de la mise au point automatique au mode manuel. Très bon rapport qualité-prix.
  • Tokina AF 100 mm F 2,8 AT-X Pro D macro. Peu répandu en France, cet objectif demeure une excellente affaire grâce à une réalisation mécanique digne des meilleurs et une qualité optique irréprochable. Très bon rapport qualité-prix.
  • Zeiss Makro-Planar T* 100 mm F 2. C’est le meilleur ! Réalisation mécanique somptueuse, qualité optique superlative et luminosité hors pair, cette optique de rêve est aussi particulièrement onéreuse et elle n’atteint qu’un rapport de grossissement de 1/2. Mise au point manuelle oblige.
  • Voigtländer APO-Lanthar 90 mm F 3,5 SL II. Fabriquée au Japon par Cosina, cette réédition d’un objectif presque mythique produit des images piquées dès sa (modeste) pleine ouverture. Mais il ne s’agit pas d’un objectif macro à proprement parler : sa distance de mise au point minimale est de 50 cm et pour s’approcher davantage, le fabricant fournit une bonnette macro dédiée.


La stabilisation d’image : retour sur une technologie clé

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Le plus souvent, la stabilisation d’image n’impacte pas le piqué d’un objectif. Bien que le groupe supplémentaire et son déplacement augmentent la complexité des objectifs stabilisés, ces derniers bénéficient en même temps de différentes améliorations, permettant le plus souvent de conserver, voire d’augmenter la qualité optique des prédécesseurs non stabilisés.

Toutefois, on recense quelques rares exceptions à cette règle : l’EF 70-200 mm f/2,8 IS L USM de première génération est un peu moins performant que son alter ego non stabilisé, alors que la qualité optique de l’EF 70-200 mm f/4 L IS USM dépasse celle de l’EF 70-200 mm f/4 L USM, presque deux fois moins cher.
C’est aussi l’un des inconvénients des objectifs stabilisés : à des rares exceptions près, ils sont commercialisés à des tarifs bien supérieurs , la différence pouvant même atteindre plusieurs milliers d’euros lorsqu’il s’agit de remplacer un super téléobjectif “classique” par son successeur stabilisé !



A l’intérieur, le stabilisateur optique est très utile pour obtenir des photos nettes et sans excès de bruit.


Mis à part leur tarif, toujours plus élevé, les stabilisateurs d’image tendent aussi à augmenter la fragilité mécanique des objectifs. Certains objectifs se transforment en véritables nids à panne lorsqu’ils se dotent de stabilisateurs. Le stabilisateur de mon Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 IS USM, de deuxième génération (2 IL, modes 1 et 2) affichait un fonctionnement bancal dès le départ, rendant l’âme peu après. Ce fut d’ailleurs le seul parmi mes objectifs Canon qui a nécessité un passage au service après-vente…



Le stabilisateur a ici permis de saisir la posture inhabituelle du canard, sans lui, la photo aurait été soit floue soit beaucoup plus bruitée (EF 100-400 mm f/4,5-5,6 IS USM L, f/5,6, 1/125s à 1000 ISO.


Faut-il pour autant se laisser séduire par les sirènes du marketing, annonçant des gains systématiques et équivalents à quatre diaphragmes ou vitesses d’obturation ? En réalité, les stabilisateurs s’apparentent peu ou prou aux automatismes d’exposition et aux dispositifs de mise au point automatique, lesquels il faut désactiver de temps en temps pour réussir ses prises de vue.



En prise de vue macro, il faut savoir composer avec différents facteurs de flou : le vent, le déplacement du sujet et le flou de bougé du photographe. Le stabilisateur est alors d’une utilité plutôt limitée

  • Utilisez le stabilisateur uniquement quand il le faut. Rien ne sert à l’activer lorsque votre vitesse d’obturation est suffisamment élevée pour ne pas générer du flou de bougé (1/focale (mm) de l’objectif pour un appareil à capteur plein format et 1/équivalent de focale (mm) pour un appareil APS-C). Ainsi, avec un objectif 300 mm, il faudrait une vitesse d’obturation supérieure à 1/300 s avec un appareil à plein format et 1/500 s (1/450 ou 1/480 s) avec un appareil à capteur APS-C. Le stabilisateur agit sur le déplacement d’un groupe optique et celui-ci pourrait ainsi altérer, souvent de manière peu perceptible, les performances optiques et le rendu des zones floues (bokeh).
  • Désactivez-le aux vitesses d’obturation supérieures à 1/500 s. Si la vitesse d’obturation excède la fréquence d’échantillonnage du stabilisateur, celui-ci tend parfois à sur-corriger et à accentuer le flou au lieu de le réduire. Ce qui expliquera pourquoi certaines images souffrent d’un flou mystérieux en plein soleil avec le stabilisateur actif…
  • Conservez une mi-pression sur le déclencheur pour stabiliser toutes les vues d’une série. Initialement, il faut attendre une petite seconde pour laisser au stabilisateur le temps de se réveiller.
  • Apportez toujours une batterie supplémentaire. Le stabilisateur optique augmente, à la manière du mode Live View, votre consommation d’énergie. Le stabilisateur réagit aussi parfois de manière erratique lorsque la capacité de votre batterie est faible : l’image commence alors à sautiller dans le viseur.
  • Ne faites pas confiance au stabilisateur pour neutraliser tous les mouvements. Bien que les fabricants semblent nous faire croire le contraire, le stabilisateur ne compense pas les mouvements de votre sujet. En portrait, il est ainsi illusoire de descendre jusqu’à 1/15 s ou 1/8s puisque votre sujet introduit immanquablement du flou. De même, pour arrêter le mouvement d’un piéton à travers le champ, il faut choisir une vitesse d’obturation supérieure à 1/125s et supérieure à 1/30 lorsqu’il se déplace dans votre direction. En macrophotographie, les mouvements du sujet s’amplifient au fur et à mesure que le rapport de grossissement augmente — là encore, l’apport du stabilisateur n’est pas toujours décisif.
  • Consultez le manuel de votre objectif avant de le fixer sur un trépied. Le manuel de mon Canon EF 100-400 mm f/4, 5-5, 6 IS USM préconise par exemple la désactivation du stabilisateur optique : « …réglez la commande du STABILIZER sur OFF (désactivé) lorsque l’appareil est placé sur un trépied. Si cette commande est réglée sur ON (activé), le stabilisateur optique risque de résulter en erreur… ». À noter que les dernières générations des stabilisateurs sont capables de détecter le positionnement de l’appareil sur un trépied et qu’il est parfois utile de l’activer pour contrecarrer les vibrations du support. En photo de nature, le stabilisateur optique aide ainsi à produire des photos parfaitement nettes, même si le gros télé est solidement fixé sur un trépied. Cependant, je vous conseille de faire vos propres essais pour trouver la bonne démarche à suivre. Et si vous avez un trépied, profitez-en : sa compensation est “infinie” alors que les stabilisateurs les plus performants sont limités à 4 IL.



En photo de portrait, il est plutôt délicat de stabiliser le sujet. Privilégiez alors plutôt une vitesse rapide (ici une 1/250s) et un objectif lumineux, quitte à augmenter la sensibilité ISO. Canon EOS 5D Mark II, EF 100 mm f/2 USM, f/2, 1/250s à 3200 ISO.

L’intégration des stabilisateurs optiques semble se généraliser ces derniers temps chez Canon et Nikon. S’agissant de systèmes complexes, les stabilisateurs actuels ne sont pas pour autant irréprochables et il appartient aux utilisateurs de bien connaître leurs limites et de savoir quand et comment les utiliser. Ne vous laissez pas embrouiller l’esprit par le marketing des fabricants : suivant vos sujets de prise de vue et vos habitudes, leurs avantages ne sont pas toujours aussi substantiels qu’ils le prétendent. Enfin, pensez à désactiver la fonction lorsque la lumière est abondante : d’une part, vous économiserez de l’énergie et de l’autre, vous optimiserez le piqué de vos images.

Canon EF 50 mm f/2, 5 Compact-Macro : un joyau méconnu de la gamme Canon

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En pratique

Mise à part sa qualité optique, rien semble prédestiner le 50 mm Compact-Macro à prendre la relève des autres objectifs susnommés. Doté d’un dispositif vieillissant pour la mise au point, il est aussi presque trois fois plus cher que le modèle le plus économique et deux fois moins lumineux. De plus, pour un objectif macro, il ne propose qu’un rapport de grossissement riquiqui et une distance de travail qui fait fuir des sujets même moyennement farouches. Que lui reste t-il ? Pour ma part, ses avantages m’ont incité à me délester de mon Canon EF 50 mm f 1.4 USM qui était séduisant sur le papier mais décevant sur le terrain.



Portrait félin. Bien qu’un peu bruyant, l’AF est suffisamment rapide pour des photos sur le vif.

Je trouve le 50 mm Compact-Macro suffisamment lumineux pour le portrait à main levée et bien adapté à une utilisation généraliste, grâce à une excellente qualité, une distance de mise au point idéale pour des vues rapprochées et une constitution suffisamment costaude pour un usage tout-terrain. Il s’agit en réalité d’un objectif “universel” qui, au lieu de briller dans un domaine précis, réussit assez bien son rôle d’objectif de base…



Très polyvalent, l’objectif permet de passer d’un portrait…



…à une prise de vue très rapprochée – il suffit de tourner la bague de mise au point.

Pour accéder au sacro-saint rapport 1 :1, il n’est pas nécessaire d’acquérir le très onéreux Life-Size Converter EF. Une bague allonge de type EF 25 ou EF 25 II suffit amplement. On perd simplement l’optimisation des performances optiques entre 1 : 2 et 1:1, telle que proposée par le convertisseur macro.



Une rainure à l’avant de l’objectif permet l’adaptation directe, sans bague d’adaptation, d’un flash annulaire MR-14 EX ou flash macro MR-14 EX

Pour s’approcher davantage (attention à l’ombre de l’objectif sur le sujet photographié…), vous pouvez ajouter une bonnette macro (Canon 250D ou 500D) ou alors intercaler un “extender” ou un doubleur entre la bague allonge et le boîtier. Envisagez aussi l’achat d’un objectif macro à focale plus longue (70 mm, 100 mm, 150 ou 180 mm), plus adapté à la prise de vue de sujets craintifs.



Un tube d’extension EF 25 ou EF 25 II convient pour atteindre le rapport 1/1 : l‘échelle sur la partie avant de l’objectif est alors pertinente…


Créer ses propres profils de correction optique avec ALPC : profilage et « contrôle qualité »

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Évaluation du profil

La qualité d’un profil est proportionnelle au soin apporté à la prise de vue et au respect des procédures dans le logiciel. Mais parfois, elle n’est pas au rendez-vous et il faut refaire la séance de prise vue en augmentant le nombre d’images. Dans la plupart des cas, le profil améliore bien les choses : si la correction du vignetage est parfois trop musclée (un défaut assez courant des profils fournis par Adobe), celle de l’aberration chromatique est à de rares exceptions près très juste. Quant à la distorsion,elle est généralement plutôt bien maîtrisée même lorsqu’elle est complexe (c’est à dire en forme de moustache). Cependant, avant d’utiliser le profil et, surtout, avant de l’appliquer à une série d’images, mieux vaut s’assurer de sa contribution bénéfique.


Les panneaux Corrections de l’objectif de Camera Raw et Lightroom

Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire de déployer de grands moyens pour “expertiser” un profil : sélectionnez quelques images représentatives de votre production et examinez-les attentivement dans Camera Raw ou Lightroom. Appliquez le profil (Activer les corrections de profil de l’objectif), puis alternez entre les versions avant/après. Examinez la correction du vignetage et de l’aberration chromatique : les valeurs RVB sur les bords sont-elles proches de celles du centre de l’image ? Les franges colorées sont-elles atténuées au point de disparaître ? Ouvrez une photo d’architecture pour juger de la distorsion résiduelle : les droites sont-elles bien droites ?

Premier exemple




Image avant correction : on distingue sans peine la distorsion (gouttière à gauche et mur à droite) et le vignetage


Pour évaluer la pertinence d’un profil pour l’objectif Voigtländer Color-Skopar 20 mm f/3, 5, j’ai comparé une image corrigée dans Camera Raw à la même, traitée dans PTLens 5.2. Les deux versions se superposent à quelques pixels près et ne se distinguent que par la gestion du vignetage et des aberrations chromatiques : si PTLens convient parfaitement pour corriger le vignetage via deux curseurs dédiés, la correction de l’aberration chromatique demeure très insuffisante. Elle agit en fait sur toute l’image alors que le défaut, lui, est beaucoup plus important dans la périphérie d’image.



Image après correction dans Camera Raw…




…et PT Lens : si la correction de la distorsion est presque identique, le vignetage et les aberrations chromatiques sont mieux gérées par le profil élaboré avec ALPC

Second exemple

Prise avec le même objectif, cette image sort d’un appareil plein format bien plus ancien (Canon EOS 1Ds). La correction des défauts optiques, et notamment de l’aberration chromatique, reste pleinement efficace. Il est impossible d’obtenir d’aussi bon résultats avec les curseurs manuels de Camera Raw et Lightroom !





Image avant correction : l’aberration chromatique est très prononcée…





…mais se corrige automatiquement avec le profil dédié.

Troisième exemple

Cette prise de vue rapprochée exhibe un vignetage important. Là encore, le profil est très utile pour éliminer ce défaut ainsi que la forte distorsion.




Image avant correction : vignetage et distorsion sont très marquées



Image après correction : bien que la distance de mise au point est beaucoup plus proche de celle utilisée pour les images analysées, les corrections sont pertinentes


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