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AccuRaw : le puriste du RAW

Interface utilisateur

L’interface utilisateur d’AccuRaw, actuellement à la version 1.2.2,  est d’une facilité et d’une simplicité déconcertantes : une grande fenêtre d’aperçu est accompagnée d’un panneau d’outils dont la couleur grise fait penser à Camera Raw et la disposition verticale des outils à Lightroom.

La fenêtre principale du logiciel s’inspire vaguement de celle de Camera Raw et Lightroom. Mais en termes de richesse d’outils, AccuRaw est très loin de rivaliser avec eux.

L’inspecteur de métadonnées affiche les EXIF et IPTC les plus courantes, mais il n’en autorise aucune modification.

Pour ouvrir un fichier brut, vous pouvez passer par la commande File>Open de la barre de menus ou par l’explorateur de fichiers (Window>Show Browser). Ce dernier se charge uniquement de l’affichage des vignettes incorporées, boudant carrément l’affichage et la gestion des métadonnées. Vous l’aurez compris, AccuRaw n’a aucune prétention à assurer la gestion de vos images ! En revanche, l’analyse des métadonnées et la création de vignettes et aperçus spécifiques n’étant pas à l’ordre du jour, l’affichage d’un dossier d’images est quasiment instantané. Si l’explorateur de fichiers est à même d’afficher de nombreux types de fichiers (DNG, RAW, TIFF, JPEG, XMP, MOV, etc.), le logiciel ouvre uniquement des fichiers RAW.

L’explorateur de fichiers permet de développer un lot de fichiers en leur appliquant un ensemble de paramètres communs.

10 commentaires “AccuRaw : le puriste du RAW

  1. Certes, c’est bien d’avoir des solutions alternatives qui, parfois, sont de qualité correcte mais le problème, ici, est récurrent.
    Il s’agit d’un petit développeur, a-t-il les épaules assez larges pour assurer la mise à jour, les corrections de défauts, l’évolution et, surtout, la pérennité du produit ?

    D’autre part, le mode de distribution l’exclut d’emblée de la compétition. En effet, ces temps-ci, on critique beaucoup le système de l’abonnement, mais ce dernier donne droit à une période d’évaluation, ce qui est la moindre des choses. Là, c’est achat obligatoire, ce qui n’est pas très normal. L’auteur a-t-il prévu un « money back warranty » ?

  2. Bonjour Gilles,
    bien évidemment, AccuRaw ne s’adresse pas au grand public, mais à une petite minorité parmi les photographes exigeants qui possèdent déjà un ou plusieurs logiciels leur permettant de gérer et développer les images (Aperture, Lightroom, Photoshop/Bridge/ACR). La question de la pérennité se pose donc dans une moindre mesure d’autant plus que le logiciel en question n’emprisonne aucune métadonnée importante (les paramètres de développement ne sont pas cruciaux puisqu’il faut de toute manière enchaîner par un autre logiciel pour combler les manques d’AccuRaw)…
    Pour ce qui est du mode de diffusion, je suis entièrement d’accord avec toi. Par ailleurs, je ne crois pas que les conditions générales de l’AppStore prévoient un retour de la marchandise en cas de non satisfaction. Bon séjour à Graz !

  3. Bonjour Gilbert,
    une fois que l’on a « goûté » au joies du tout intégré, que notre flux de travail est rodé, que les habitudes sont prises (et donc qu’on y a investi à la fois du temps et de l’argent !), il est assez difficile d’en sortir, même pour parfaire ses images au coup par coup.
    Aussi bon soient les dématriceurs indépendants, s’ils ne s’intègrent pas dans un ensemble cohérent, ils risquent fort de rester confidentiels…
    –> à quand une article détaillé sur Darktable ?
    (il intégré tellement de fonctions de réduction du bruit que l’on s’y perd vite !)

    • Bonjour Christophe,
      c’est sur, sortir de son flux de travail habituel, de sa « comfort zone », nécessite de gros efforts 😉 . En fait, j’observe l’évolution de Darktable depuis ses débuts, mais à chaque fois que j’en télécharge puis installe une version (sur Mac et PC), celle-ci ne survit que quelques jours sur mon disque dur – trop de bogues et une ergonomie tellement affligeante qu’on ne se perd pas uniquement dans les options de réduction du bruit….

  4. Bonjour,
    Merci pour cet article très détaillé.

    Qu’en est-il du travail avec les fichiers raw de Fuji? Je ne suis toujours pas tout à fait satisfait des résultats obtenus avec Lightroom sur les images délicates (lumières plates à la prise de vue, sous-exposition, etc.). Et existe-t-il de telles solutions sur PC?

  5. Merci Volker, je vais lire.
    @Gilles: quelles améliorations à venir? J’utilise LR 5 et je trouve que ça donne (parfois) de la purée plutôt qu’une image … 🙂

  6. Bonjour, Je me permets de vous signaler qu’une version lite-gratuite est disponible sur l’AppStore, elle permet de tester le logiciel AccuRaw mais pas d’enregistrer les fichiers. Je profite de mon intervention afin de remercier Monsieur Volker pour ses articles et surtout de m’avoir fait découvrir l’excellent livre de Monsieur Jean Delmas sur la gestion des couleurs. Existe-il un ouvrage équivalent pour le monde de la vidéo professionnelle?

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