Questions Photo

Camera Raw et DNG Converter 8.5 : les versions finales débarquent

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À l’occasion du renouvèlement de la suite Creative Cloud, Adobe publie les versions finales de Camera Raw 8.5, plug-in de développement RAW incorporé dans Photoshop CS6, CC et CC 2014. Alors que les utilisateurs de Photoshop CS 6 doivent se contenter d’une prise en charge de plusieurs nouveaux appareils et objectifs, ceux de Photoshop CC bénéficient de nouvelles fonctionnalités .

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Adobe CC pour les photographes : l’offre temporaire devient permanente

CC

Ces derniers mois, Adobe avait installé une situation de pénurie artificielle en dotant l’offre Creative Cloud destinée aux photographes (Photoshop CC et Lightroom) d’une date limite, prolongée plusieurs fois. Désormais, l’éditeur s’engage et propose le bundle de logiciels perpétuellement, en commençant pour un tarif très alléchant de 12, 29 euros TTC par mois.

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Camera Raw et DNG Converter 8.5 : arrivée des versions préliminaires

L'interface utilisateur de la version 8.5 pour Photoshop CS6 demeure inchangée par rapport à celle des versions antérieures.

Si Camera Raw 8.5 pour Photoshop CS6 ne propose que la prise en charge des appareils et objectifs cités plus haut, la version dédiée à Photoshop CC apporte quelques améliorations très utiles :

  • Le nouveau bouton « Toggle between current settings and defaults for the visible panel only » (l’intitulé reste encore à traduire en français…) permet d’afficher tour à tour les paramètres de développement actuels et les paramètres par défaut pour le panneau actif. L’aperçu affiche donc uniquement les modifications effectuées dans ce panneau (Réglages de base, Courbe des tonalités, etc.) lors de la séance de retouche en cours et les paramètres par défaut de Camera Raw  qui lui sont associé. Il est également possible de choisir la combinaison de touches Ctrl/Cmd + Alt/Option + P pour changer entre les deux états. Celui fonctionne également en mode Comparaison (cliquez sur le bouton « Alterner les vues Avant/Après » ou appuyez sur la touche Q de votre clavier pour y accéder).

Affichage des paramètres par défaut Camera Raw pour le panneau actif…

… et affichage des derniers paramètres personnalisés.

  • Les outils de correction locale Filtre gradué et Filtre radial  offrent désormais un nouveau mode Pinceau permettant de soustraire ou d’ajouter des parties d’un masque de correction locale existant. Son utilisation est très aisée : créez votre masque, puis cliquez sur « Forme » (raccourci Maj+K). Le panneau Filtre gradué ou  Filtre radial  affiche ensuite un menu supplémentaire permettant de définir le mode opératoire (supprimer des parties du masque ou en ajouter de nouvelles au masque) ainsi que les paramètres du pinceau (Taille, Contour progressif, Flux et Masquage auto). En appuyant sur Effacer, vous pouvez corriger les retouches locales du masque, l’option Masque (raccourci Y) permettant de visualiser le masque sélectionné.

Ajout d’une région (rochers au bas de l’image) à un masque de filtre gradué existant (mode Pinceau +).

 

Retouche d’un masque de filtre gradué à l’aide du pinceau en mode Masquage automatique (mode Pinceau -), permettant de supprimer les effets du masque sur les sculptures.

DxO Optics Pro 9.5 et Lightroom : collaboration étroite

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Que penser du nouveau flux de production ?

Incontestablement, DxO Optics Pro 9.5 révolutionne le flux de production de tous ceux qui travaillent conjointement avec DxO Optics Pro et Lightroom.  En quelques clics, un fichier RAW peut effectuer un « aller-retour » entre ces deux logiciels et ce, sans pour autant perdre les métadonnées et notamment  les informations que vous lui avez ajouté (notes, mots-clés, etc.). Qui plus est, en optant pour le format DNG linéaire à la sortie de DxO Optics Pro, il est même possible de conserver une bonne partie de la souplesse de traitement du fichier RAW d’origine. Cependant, ne perdons pas de vue qu’il s’agit de deux moteurs de développement RAW distincts. Les paramètres de développement de Lightroom ne peuvent donc pas être interprétés par DxO Optics Pro et vice versa. Une bonne organisation du travail est ainsi primordiale : si possible, effectuez la majeure partie des corrections des tonalités ( récupération des hautes lumières et tons foncés) et des couleurs (balance des blancs) dans DxO Optics Pro, puis passez dans Lightroom pour effectuer des corrections mineures ou locales sur le fichier DNG linéaire (qui, rappelons-le, a été déjà dématriçé dans DxO Optics Pro…).

Autres nouveautés

DxO Optics Pro 9.5 apporte également une prise en charge des formats bruts de quatre nouveaux appareils photo (Canon PowerShot G1 X Mark II, Nikon 1 V3, Panasonic Lumix GH 4 et Sony A6000), tout en portant le nombre de modules optiques à plus de 18000. A l’occasion de sa sortie , la société DxO Labs propose des prix promotionnels jusqu’au 15 juin 2014 : DxO Optics Pro 9 Edition Standard passe à 99 au lieu de 149 euros TTC et DxO Optics Pro 9 Edition Elite à 199 au lieu de 299 euros TTC.  Les photographes ayant acheté une licence de DxO Optics Pro 8 après le premier septembre 2013 ont droit à une mise à jour gratuite vers la version 9. Vous pouvez télécharger une version d’essai de DxO Optics Pro 9.5, valable 30 jours,  en suivant ce lien.

Configuration matérielle et logicielle requise

  • Windows : Microsoft Windows  Vista (32 ou 64 bits), 7 (32 ou 64 bits), 8 (32 ou 64 bits) ou 8.1 (32 ou 64 bits. Processeur Intel Core 2 Duo, AMD Athlon 64 X2 ou supérieur.
  • Mac : Mac OS X 10.6 Snow Leopard, 10.7 Lion, 10.8 Mountain Lion, 10.9 Mavericks.  Processeur Mac Intel ou supérieur
  • 2 Go de RAM au minimum et 2 Go disponibles sur le disque dur.
  • Pour traiter des images RAW de plus de 20 MPixels, un système 64 bits avec 4 Go de RAM est fortement recommandé.
  • Pour traiter les images RAW du Nikon D800 et du D800E (Edition Elite uniquement), une machine équipée d’un OS 64 bits est requise. Une machine équipée d’un processeur 4 cœurs ou plus est fortement recommandée.

La macro à peu de frais (1) : recycler un vieux zoom

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Quid des résultats ?

Il va sans dire que la qualité d’image n’est pas aussi élevée que celle d’un véritable objectif macro. D’une part, l’EF 28-80 mm f/3, 5-5, 6 ainsi transformé souffre d’une distorsion au coussinet très prononcée, d’autre part, le piqué se dégrade aux bords. À noter aussi la présence d’aberrations chromatiques dans la périphérie de l’image, défaut qui se corrige désormais très facilement dans un logiciel de développement RAW.  Si l’objectif ne se prête donc guère à des applications exigeantes telles que la reproduction d’œuvres d’art et de timbres, il réussit haut la main lorsqu’il s’agit de saisir des fleurs ou des insectes. Avec des sujets en 3D, un manque d’homogénéité entre le centre et les bords se remarque beaucoup moins, au point de devenir invisible dans la plupart des situations. Fait aggravant, la distance de travail est très faible et ne laisse qu’un espace de quelques centimètres entre le sujet photographié et la bague de filtre de l’objectif. Il faut donc ruser pour placer des éclairages et souvent  le seul recours consiste à utiliser un flash macro. Si le flash annulaire Canon MR14EX s’adapte directement sur l’objectif, il touche quasiment le sujet photographié. Qui plus est, son éclairage doux et sans relief produit souvent des reflets disgracieux,  trahissant la forme particulière des tubes flash.

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/200 s à f/8 et 28 mm ; rapport de reproduction 0,8 : 1. Flash annulaire Canon MR-14EX à 400 ISO. Le bokeh est plutôt agréable.

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/100 s à f/10 (-1 IL) et 28 mm. Flash annulaire Canon MR-14EX à 400 ISO.

En utilisant un flash MT-24EX, équipé de deux têtes flash que l’on peut faire pivoter verticalement ou horizontalement sur 80°, il est possible d’obtenir un éclairage plus harmonieux. Pour ma part, j’ai opté pour une barrette flash Manfrotto 330B  et deux flashs Canon, un 550EX et un 580EXII, disposés des deux côtés du sujet. Si une telle configuration ne saurait écarter le risque de toucher le sujet avec la bague de filtre de l’objectif, elle offre davantage de souplesse pour le positionnement des sources d’éclairage. Avec des fleurs, cela fonctionne convenablement, mais avec des insectes, la proximité de l’objectif risque de faire fuir les bêtes les plus impassibles. Un rapprochement lent et progressif  est donc de rigueur pour ne pas effaroucher des sujets non captifs.

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/100 s à f/11 (-1 IL) et 50 mm. Barrette flash Manfrotto avec deux flashs (Canon 550EX et 580EX II) à 400 ISO.

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/200 s à f/13 (-1 IL) et 42 mm. Barrette flash Manfrotto avec deux flashs (Canon 550EX et 580EX II) à 400 ISO.

Canon EOS 5D Mark III, EF 28-80 mm f/3,5-5,6 modifié, 1/200 s à f/13 (-1 IL) et 42 mm. Barrette flash Manfrotto avec deux flashs (Canon 550EX et 580EX II) à 400 ISO.

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